Littérature traduite

  • " Zweig ne donne sa voix qu'aux vaincus, qu'aux fragiles, qu'aux blessés. Il ne traque jamais la grandeur. Surpris, divisés, inquiets, ses personnages s'écartent des héros : loin d'être extraordinaires, ils sont ordinaires ; au contraire des figures hugoliennes, ils n'incarnent pas "une force qui va', mais une faiblesse qui piétine... Qui, dans la littérature mondiale, a brossé des êtres plus proches de nous ? " Éric-Emmanuel Schmitt, extrait de la préface.
    Un soir d'été, dans un hôtel de Monte-Carlo, une femme quitte mari et enfants pour suivre un beau jeune homme arrivé là quelques jours plus tôt. L'événement met tous les pensionnaires en émoi, et bien peu nombreux sont ceux qui tentent de comprendre les raisons de cette fuite. Le narrateur, le seul à prendre la défense de l'infidèle, trouve cependant une alliée, une vieille Anglaise qui lui conte sa propre histoire, faisant de lui le détenteur d'un secret jusque-là inavouable. Les deux récits se croisent sur fond de valse viennoise, au milieu de la salle de jeux d'un casino auquel le jeune homme, objet des passions, est enchaîné.

    2 Autres éditions :

  • Mal de pierres

    Milena Agus

    Au centre, l'héroïne , jeune sarde étrange « aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ». Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... À l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne ; le Rescapé, à l'empreinte indélébile ; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il...
    Par une lecture où la musicalité est essentielle, Sandrine Willems vous fera (re-) découvrir la troublante beauté de Mal de pierres.
    Milena Agus, cette inconnue sarde qui n'avait pas rencontré de succès en Italie, enthousiasme la presse, les libraires et le public français avec Mal de pierres. Ce succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les treize pays où elle est aujourd'hui traduite. Couronnée par de nombreux prix en France et en Italie, Milena Agus poursuit sa route d'écrivain. Le dernier ouvrage de Milena Agus chez Liana Levi, Battements d'ailes, sort en Librairies le 3 février.

    Après un parcours de comédienne puis de cinéaste, Sandrine Willems est aujourd'hui écrivain. Ses lectures comme son écriture rendent « la voix » singulière des personnages, leurs pensées et leurs émotions, par une interprétation où la musicalité est essentielle. Sandrine Willems a publié son dernier livre, A l'espère, le 3 Janvier aux Impressions Nouvelles.
    Durée : 2 h 50 min

  • Eszter est une actrice au sommet de son art, indépendante, mais très seule. Ses fantômes la tourmentent, l'empêchent de vivre. Elle rencontre pourtant l'amour. Jusqu'au jour où elle découvre que l'homme qu'elle aime est marié à Angela, celle qu'elle a tant haïe dans son enfance, la petite fille parfaite de son village natal ! Sa rancoeur, son amertume, la jalousie qui l'ont modelée et « pétrifiée », la conduisent à tout détruire.
    Ce portrait de femme contradictoire, mais lucide, qui ne maîtrise ni ses sentiments ni ses pulsions se dessine comme une tragédie grecque.

  • La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l'art.
    Alors que l'Empire ottoman s'effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
    Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
    du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
    " Qu'est-ce que la beauté ? "
    Il ne sait pas encore qu'il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l'homme le plus riche et le plus puissant de la planète... et le plus grand collectionneur de tous les temps.
    Inspiré de faits réels, L'Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde - et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l'un des grands écrivains contemporains.

    1 autre édition :

  • Après La Symphonie du hasard, Douglas Kennedy nous offre une oeuvre sensuelle, délicate, nostalgique, sur les amours contrariées, le destin que l'on se forge et les regrets qui peuvent jalonner l'existence. C'est aussi sa déclaration d'amour à Paris, ville de tous les possibles et de toutes les réinventions.
    Avant Isabelle, je ne savais rien du sexe.Avant Isabelle, je ne savais rien de la liberté.Avant Isabelle, je ne savais rien de la vie.Paris, début des années 1970.
    Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et... mariée.
    /> Entre Sam et Isabelle, c'est le coup de foudre.
    Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d'une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?

    1 autre édition :

  • Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.
    Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
    Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir.
    Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
    Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne. La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

    1 autre édition :

  • Veuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur. Pourtant, au cours de sa semaine de veille au bord de l'abîme, en attendant quon retrouve le corps de son mari dun jour, La Veuve banche des Chutes (ainsi que la presse la surnommée avant den faire une légende) attire lattention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au cur tendre, très vite fasciné par cette jeune femme étrange.Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans dun bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.Désamour, trahison, meurtre ? C'est aux enfants Burnaby qu'il reviendra de découvrir les secrets de la tragédie qui a détruit la vie de leurs parents. Une quête qui les obligera à affronter non seulement leur histoire personnelle mais aussi un sombre épisode du passé de lAmérique : les ravages infligés à toute une région par lexpansion industrielle gigantesque des années 50 et 60, expansion nourrie par la cupidité et la corruption des pouvoirs en place.Ce roman aussi beau et tumultueux que ces Chutes au charme maléfique a remporté le Prix Femina étranger en 2005.

  • De New York aux splendides paysages du Montana, une histoire d'amour et d'émotion, et un héros extraordinairement attachant, prêt à payer le prix pour vivre sa vie.0300Aux États-Unis, de nos jours.Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l´un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l´avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d´un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d´être photographe, et son couple part à vau-l´eau.Quand il découvre que sa femme a une liaison avec un mauvais photographe, il est dévasté. Il va chez l´amant, leur confrontation dégénère et Ben le tue par accident.Que faire ? Se rendre ou fuir ? Il n´hésite pas : s´arrangeant pour que le corps ne soit pas identifiable, il fait croire à sa propre mort, puis endosse l´identité du défunt et disparaît, ayant pris soin d´envoyer à sa femme une lettre de rupture signée « Gary ». Installé à l´autre bout des États-Unis, dans une petite ville du Montana, il commence une nouvelle vie.Combien de temps pourra-t-il échapper à son passé ?

    1 autre édition :

  • Magique : le nouveau roman de Victoria Hislop nous entraîne en Grèce sur les traces d'un amour perdu. Richement illustré, Cartes postales de Grèce fait chatoyer les couleurs de la Méditerranée. Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d'une simple initiale : A. Ces cartes ne lui sont pourtant pas destinées. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l'expéditeur ? Mystère. Portant l'éclat du ciel grec et l'eau cristalline de la mer, ces missives sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, elles cessent cependant d'arriver. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d'oxygène qui la faisait rêver et voyager. Elle prend alors une décision : découvrir ce pays par elle-même. Le matin de son départ, Ellie reçoit un carnet par la poste. L'odyssée d'un homme, le fameux A, y est racontée. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, leurs coutumes, et ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses savoureuses anecdotes se dessine le portrait d'un homme blessé. Pourrait-il encore croire en l'amour ?

  • Gioconda

    Nikos Kokantzis

    Nìkos, un adolescent, et Gioconda, une jeune fille juive, s'aiment d'un amour absolu jusqu'à la déportation de celle-ci à Auschwitz, en 1943. Un récit lumineux d'une initiation amoureuse, vibrant de naturel et de sensualité malgré la haine et la mort.

  • Un jour, le célèbre romancier R reçoit un étrange courrier. Dans une lettre déchirante de sincérité, une inconnue lui raconte son existence, ses joies, ses espérances, ses échecs, et lui confesse l'amour sans borne qu'elle lui voue. Bientôt le voile se lève sur l'identité de cette mystérieuse confidente, qui ne lui est, peut-être, pas complètement inconnue...

    2 Autres éditions :

  • Au pays des eucalyptus

    Elizabeth Haran

    • Archipel
    • 4 Février 2021

    Quand, en 1910, Nola Grayson, une jeune préceptrice en avance sur son temps, quitte l'Angleterre pour rejoindre les terres hostiles et inhospitalières d'Australie, elle sait qu'elle aura fort à faire pour trouver sa place. Parviendra-t-elle à trouver le bonheur par-delà les océans ? Une saga digne des meilleurs romans de Tamara McKinley et Sarah Lark.
    Nola Grayson est une jeune préceptrice en avance sur son temps. Mais, en 1910, la bonne société londonienne ne veut pas d'une enseignante aux méthodes pédagogiques jugées subversives. Ne prône-t-elle pas, entre autres, l'émancipation de la femme ?
    Aussi, quand Nola se voit proposer un poste à des milliers de kilomètres de chez elle, en Australie, décide-t-elle de tenter l'aventure. Pleine d'optimisme.
    Mais, une fois arrivée sur l'île continent, elle déchante. Les habitants de cette partie reculée du bush attendaient un instituteur. Quelle n'est donc pas leur surprise de voir débarquer une femme... Nola parviendra-t-elle à s'imposer dans cette terre dure et inhospitalière ? Et à trouver le bonheur ?

  • Sonnets

    William Shakespeare

    • Grasset
    • 13 Février 2013

    C'est un monument. L'une des merveilles du patrimoine littéraire de l'humanité. Les 154 Sonnets de William Shakespeare sont peut-être moins connus que ses tragédies, mais pas moins qu'elles, ils n'ont cessé, depuis quatre siècles, d'ensorceler les lecteurs et de passionner la critique, à la fois par leur beauté, expression suprême de l'art poétique élisabéthai, et par leur mystère."C'est le propre de l'oeuvre accomplie, en musique comme en poésie, que de permettre une infine quantité de lectures, de traductions", écrit dans sa préface Jacques Darras qui, après avoir redonné vie et vigueur à l'oeuvre de Malcolm Lowry et à celle de Walt Whitman, nous offre aujourd'hui ces sonnets comme on ne les avait jamais lus - ou, faudrait-il dire plutôt, comme on ne les avait jamais entendus. Car tout l'enjeu de cette nouvelle traduction est bien de nous faire entendre la musique, si singulière, des vers de Shakespeare : une symphonie baroque, échevelée, d'une audace contemporaine et d'une splendeur inépuisable.

  • Peut-on concilier désirs individuels, nécessairement variés, et quête universelle du bonheur ? Peut-on imaginer des principes sur lesquels s'appuyer pour bien vivre ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun, sur lequel fonder en raison le bonheur ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison humaine, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence lui confèrent au contraire une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à perfectionner ses facultés d'entendement pour bien vivre, jouir de son âme, elle-même définie par l'intelligence. Dans le même temps, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose alors les fondements de la sociabilité humaine. Sociabilité qui est une vertu, à laquelle accéder par l'exercice de la raison.

  • Si le coeur a ses raisons, la vengeance aussi. Sous l'emprise de la passion, Montalbano a trop vite oublié cette règle élémentaire... À cause d'une phrase scabreuse prononcée par Livia dans son sommeil, Montalbano doute de sa fidélité. Peu après, à la suite d'une étrange série de cambriolages qui frappe un groupe d'amis de la bourgeoisie de Vigàta, il fait la rencontre bouleversante d'Angelica, vivante incarnation de ses rêves d'enfant. Les fantasmagories et les contradictions du commissaire sicilien ne l'aident guère à affronter une machination que nourrit un vieux désir de vengeance. Et dans ce qui semblait d'abord une somnolente enquête, ponctuée de rougets grillés et de promenades sur le môle, Montalbano, malgré le soutien de sa fine équipe du commissariat, ne verra pas venir la violence et la mort.

  • Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu'il venait tout juste d'apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse et la passion d'un auteur qui a elle-même appris, au cours de son intense et longue vie, à lire le monde autrement. Depuis les expériences sexuelles secrètes de Tolstoï jusqu'aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces essais abordent un très grand nombre de sujets, de cultures, de périodes et de thèmes.
    Peinture de l'âme humaine, de nos espoirs, de nos peurs et de nos désirs, Le temps mord offre un portrait unique en son genre de l'un des auteurs les plus talentueux de notre époque.

    « Dans ces passages résonne cette voix ferme, intransigeante et courageuse qui a fait de Lessing une icône de la liberté de pensée. » Times Literary Supplement Éditeur original : Fourth Estate, an imprint of HarperCollinsPublishers © Doris Lessing, 2004 VO : Time Bites Pour la traduction française : © Flammarion, 2011 Couverture : Doris Lessing © Sophie Bassouls / Sygma / Corbis

  • Brida, une jeune Irlandaise à la recherche de la Connaissance, s'intéresse depuis toujours aux différents aspects de la magie, mais elle aspire à quelque chose de plus. Sa quête l'amène à rencontrer des personnes d'une grande sagesse, qui lui font découvrir le monde spirituel : un mage habitant la forêt lui apprend à vaincre ses peurs et à croire en la bonté de l'univers ; une magicienne lui explique comment danser au rythme du monde et invoquer la lune. Brida part alors à la rencontre de son destin. Parviendra-t-elle à réconcilier sa vie amoureuse et son désir de tout quitter pour devenir sorcière ?
    Ce roman enchanté renoue avec des thèmes chers aux lecteurs de Paulo Coelho : le conteur y tisse un récit qui mêle amour, passion, mystère et spiritualité.

  • Sa connaissance profonde du personnage l'autorise à en parler comme d'un compagnon de pensée : Solmi réussit à faire réfléchir les textes les uns par rapport aux autres, dévoilant l'unité non pas doctrinale mais l'essence de la pensée de celui qu'il désigne parfois par son prénom, Giacomo. Même la présentation de la correspondance de Leopardi éclaire son ancrage poétique dans le monde. Solmi montre qu'il s'agit toujours d'une oeuvre se faisant, d'un cheminement qui s'esquisse à même ses errements face à son destin misérable et dont le Zibaldone reste la preuve la plus éloquente. Tout ce qui fait que l'oeuvre de Leopardi jouit d'une délicieuse et si profonde indétermination est esquissé dans un style fluide qui témoigne d'une expérience approfondie de la vie de l'oeuvre.

    Poète, essayiste, critique, admirable connaisseur de la littérature française, Sergio Solmi (1899-1981), auteur des Méditations sur le scorpion, n'a cessé, tout au long de sa vie, de revenir à Leopardi.

  • « Il y a maintenant trois semaines que nous sommes en mer. C'était peut-être une idée folle de suivre Laura. » Une croisière autour du monde aux côtés de la femme qu'il aime. C'est ainsi qu'Edmund Carr, journaliste d'une cinquantaine d'années, a choisi de passer les derniers mois qu'il lui reste à vivre. Il a délibérément caché à Laura, la jeune veuve dont il est épris, la nature de ses sentiments et le mal qui l'accable. Au fil des jours, Edmund sent la passion grandir en lui, et avec elle, la jalousie. Pourquoi Laura passe-t-elle autant de temps avec le séduisant colonel Dalrymple ? Que faisait-il au sortir de sa cabine en pleine nuit ?
    Huis-clos amoureux dans l'univers confiné d'un paquebot de luxe, La Traversée amoureuse confirme le talent d'observatrice de Vita Sackville-West et son incroyable modernité.

  • Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d'azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l'adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l'alcool et hanté par le passé, recroise la route d'Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d'affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

  • L'une des principales passions humaines. L'un des grands moteurs de nos actions. Et qui pourtant n'avait jamais fait l'objet d'une étude complète. Le livre d'Helmut Schoeck, en nous proposant la première analyse exhaustive de l'envie à travers les temps et selon tous ses modes, a comblé une lacune considérable. Des sociétés traditionnelles aux sociétés modernes, des mythes à l'économie, voici une extraordinaire « coupe » de l'histoire de l'humanité vue à travers ce sentiment essentiel et les comportements qu'il engendre. Le crime peut-il être inspiré par l'envie ? Quels sont les rapports entre l'envie et l'esprit de compétition ? C'est à des questions éternelles aussi bien qu'aux plus contemporaines que répond ce livre. Loué par Karl Popper comme un livre essentiel, cet ouvrage qui puise dans l'histoire, la littérature, la théologie, le droit et la psychologie se lit - presque - comme un roman et permet à chacun de mieux se connaitre. Un texte véritablement fondamental.

    1 autre édition :

  • Lawrence dénonce dans cet écrit sur l'art la maladie charnelle dont, selon lui, la Beauté est atteinte. Les arts y jetteraient un voile pudique en refusant de représenter le corps, surtout dans sa dimension sexuelle, et se spiritualiseraient en choisissant le paysage pour objet. L'art serait devenu ennuyeux, dénué de passion et de sensualité. Lawrence oppose ici les maîtres anglais, de Constable à Turner, aux Impressionnistes français qui, s'ils n'échappent pas au cliché, ont inventé la lumière, et entretiennent un rapport au corps, hygiénique certes, mais jouisseur. Seul Cézanne avec ses pommes échappe aux limites imposées par l'esprit et à célébrer la matière. Avec verve, ironie et cynisme, D.H. Lawrence plaide ici en faveur d'un art libéré de toute entrave.
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  • Sirène, ondine, naïade... Il arrive que les noyées, les suicidées ou les jeunes femmes emportées prématurément par une mort violente se métamorphosent en l'une de ces créatures mythiques que les Slaves nomment Roussalka. Elles charment les hommes par leur chant et les attirent tout près du bord pour les entraîner avec elles. De cette figure universelle, Pouchkine tire un drame à la couleur typiquement russe. La fille d'un meunier aime un prince éperdument. Quand il la délaisse, enceinte, pour en épouser une autre, elle se jette dans le Dniepr et la campagne russe prend soudain des airs de conte fantastique. Le meunier devient fou : sa fille lui parlerait du fond des eaux. Le prince lui-même entend la voix de son enfant. La jeune paysanne l'aime toujours et elle l'attend. Ce ne sont peut-être que des regrets... Mais c'est bien vous que l'envoûtement de La Roussalka pourrait emporter.

  • Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. LHistoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré dAdolf Hitler : parce quil est soumis, à lécole, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute la suite le laisse supposer , parce quil est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans.

    Cest alors quil découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, lantisémite farouche, est dabord séduit par lidée de contrôler le destin dun de ces êtres quil a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui nexprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusquà ce quil se retrouve seul avec sa proie. À la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et quelle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte...

    Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, dune ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe lautre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que lon devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration dun huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe dun livre dune puissance très rare.

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