Seuil

  • "Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur ? Éprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison.
    Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l´insatisfaction, la jalousie, la fascination, l´amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste... Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au coeur de l´affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi. Dans l´épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l´écart des regrets et de nos attentes illusoires.
    Cette méditation inaugure un chemin pour puiser la joie au fond du fond, au plus intime de notre être."

  • Beau-fils

    Ariane Le Fort

    « La porte souvre et, cest tellement bête à dire, je sui surprise, étonnée de ne pas chanceler sur place, de rester toute entière. Je le reconnais, cest tout. Sa présence aussitôt efface toute image intimidante et folle, ce nest pas un dragon à sept têtes, ce nest pas Superman enveloppé dans sa cape bleue, cest juste Matthias qui sourit, vêtu de son short en jean et dun T-shirt rayé :- Salut, Lili Je dérange ?Absolument normal, aussi normal quun autre, juste plus beau quun autre, peut-être, et je le regrette un peu. Pour que ma maîtrise soit parfaite et durable, il aurait mieux valu quil soit laid. Mais bon »Lili nest plus aimée de son Marien, quelle décide de quitter. Que reste-t-il alors des liens noués avec Matthias, le fils adolescent de Marien quelle a pris sous son aile comme sil était le sien ? Va-t-elle entretenir lillusoire filiation ? Ou franchir la barrière en imitant Éva, qui, elle, semble succomber au charme du jeune homme ?Avec subtilité, élégance, cruauté aussi, Ariane. Le Fort décrit la naissance dune passion.

  • "En dépit des efforts que nous faisions pour marcher droit, chaque pas nous soulevait du sol, nous projetant l'un contre l'autre, et les chevaux ailés du pont et les réverbères à trois branches, la coupole transparente du Grand Palais et les grands troncs des marronniers avec leur haut feuillage sombre, toutes ces formes s'élançaient dans le ciel pâle, étirées, dansantes, allègres comme notre démarche, tandis que nous croisaient des passants sans épaisseur ni consistance, simples figurants dans notre rêve éveillé. La vie. Être présent à la vie, intensément. Notre amour nous la révélait. Peut-être sa splendeur se tient-elle "prête à côté de chaque être", comme Kafka l'avait écrit dans son Journal, mais - j'avais lu ces lignes avec nostalgie - "voilée, enfouie dans les profondeurs, invisible, lointaine". Je pensais ce jour-là que l'amour est bien cette magie qui nous dévoile l'autre monde - le monde d'au-delà du monde, celui qui en permanence se tient prêt à nos côtés, mais que d'ordinaire nous ne savons pas voir."Lorsque Camille rencontra Julien, elle pensait que rien ne la prédisposait à la passion. C'est pourtant une véritable cérémonie qui se célèbre dans la chambre blanche où les amants se retrouvent. Désirant la possession et s'en défiant tous deux, ils deviennent les acteurs d'un théâtre dont ils croyaient ne devoir être que les témoins. La narratrice, à laquelle, Camille confie son secret et son manuscrit, réfléchit sur l'absolu et le lyrisme de toute passion et l'écueil de la réalité.

  • « J'ai trois préférences : Le parfum parce qu'il renferme le secret des femmes, les femmes parce qu'elles renferment le secret de l'amour, l'amour parce qu'il est la seule prière de l'univers. » MahometL'amour, l'amour sous toutes ses formes : passion, délices et cruauté ; sous tous les méridiens, désir et jalousie. Et toujours l'élégance d'Henri Gougaud qui nous emporte : émotions, érotisme et sagesse. Une ode à l'amour, une ode à la femme à toutes les femmes.

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