• En octobre 1974, Georges Perec s'est installé pendant trois jours consécutifs place Saint-Sulpice à Paris.
    À différents moments de la journée, il a noté ce qu'il voyait : les événements ordinaires de la rue, les gens, véhicules, animaux, nuages et le passage du temps. Des listes. Les faits insignifiants du quotidien. Rien, ou presque rien.
    Les mille petits détails inaperçus qui font la vie d'une grande cité - d'un quartier dans une grande cité. Les innombrables variations imperceptibles du temps, de la lumière, du décor, du vivant. Autobus, chiens, passants, touristes.
    Ce texte magistral dans l'oeuvre de Perec figure à présent au rang des classiques.

  • Guillaume Planchet entame son deuxième trimestre de 6e. Attention : ses notes ne remontent pas, son bulletin est toujours calamiteux, les heures de colle se ramassent à la pelle, les bêtises sont légions.Maths : 3/20 Dort souvent en classe. Devrait compter les moutons, ce serait toujours un bon début pour commencer à faire des mathématiques !Anglais : 2/20 Élève comparable au monstre du Loch Ness : s'immerge profondément pendant les cours, ne resurgit que lorsque la cloche sonne ! Éducation civique : 4/20 Bon sens du devoir. S'en tient toujours à la même note : 4/20. Français : 1/20 Hélaive nul ! Mautivassion zéro ! Aurtograf catastrauphik ! (appréciation retranscrite dans la langue et avec l'orthographe de l'élève, c'est tout dire) !Appréciation globale : Cet élève est un cancre, ça se confirme !

  • Guillaume Planchet entre en 6e 4. Attention ! Mauvaises notes, heures de colle et gros dégâts en perspective ! Français : 2/20 Croit que Molière est une grosse dent, Racine un pied de plante et Corneille un oiseau. O rage ! O désespoir ! Histoire/géographie : 4/20 Connaît par coeur le fond de la classe et le micro-climat de son radiateur, est plus approximatif quand il s'agit de citer la moindre date. Musique : 4/20 Chante comme personne et c'est heureux ! Ferait presque regretter de ne pas être sourde ! Sciences naturelles : 1/20 Au vu de son comportement quasi-minéral, devrait être plus à l'aise avec la géologie.

  • Sea, sexisme and sun

    Marine Spaak

    • First
    • 29 Août 2019

    Un roman graphique puisssant qui décrypte les situations sexistes que vivent toutes les femmes au quotidien !La honte des premiers poils sur nos corps de filles, l'urgence que l'on ressent à tomber amoureuse d'un garçon, les repas de famille au cours desquels nos mères, nos grand-mères et nos tantes s'affairent en cuisine pour découper, rincer, faire cuire, puis débarasser, laver, essuyer, ranger...
    Le sexisme, nous l'expérimentons d'abord intimement, au sein de notre famille, au travers de notre rapport aux autres et à nous-mêmes, dans la rue : nous grandissons avec, sans même nous en rendre compte.
    Mais le sexisme n'est pas qu'une affaire personnelle,
    il est aussi politique ! La bonne nouvelle, c'est qu'on peut le nommer, le décrire, le comprendre. Et surtout, unir nos incroyables forces de femmes pour le faire tomber !
    À travers ses planches drôles et intelligentes, Marine Spaak réfléchit à l'émancipation des femmes et questionne les injonctions auxquelles elles font face tous les jours. Un livre qui bouscule les idées reçues, avec humour et douceur.

  • La famille Potofeu, vous allez l'adorer :
    o Parce que le père est cuisinier à "La truffe des Vosges", mais surtout agent secret.
    o Parce que le fils est un garçon qui dort tout le temps, mais surtout un espion redoutable.
    o Parce que les trois filles sont des premières de classe, mais surtout des professionnelles de la filature, du crochetage de serrures et de l'écriture de faux documents.
    o Parce que la grand-mère se déplace avec son déambulateur, mais court surtout comme un lapin de garenne.
    o Parce que la cuisine est une cuisine, mais surtout une salle de commande ultra-perfectionnée.
    o Parce que la mère ne sait rien du tout de la double vie de tous les membres de sa famille.
    o Parce qu'ils adorent les listes et qu'ils réalisent tous vos souhaits.
    o Parce que surtout, avec eux, vous n'êtes pas au bout de vos surprises !

  • Bruce Bégout a relevé le défi fou de passer une semaine en immersion dans des aéroports internationaux, entre Roissy, Istanbul, Amman, Bangkok et Amsterdam. Dans la continuité de son exploration du monde urbain et quo- tidien, il nous livre ses observations à travers une série de chapitres courts. Il en ressort un récit entre l'essai et la fiction, et un portrait poétique de ce non-lieu pour certains, ou hyper-lieu pour d'autres, qu'est l'aéroport.
    C'est une sorte de « voyage sans voyage, de voyage pa- radoxal et impossible ». Au coeur même du monde de la mobilité et de la vitesse, du mondial et du local, Bruce Bégout s'est arrêté dans ces espaces gigantesques, en apparence uniformes, pour observer, interroger et imaginer le monde en devenir. Comme un spectateur immobile, un peu désorienté, au centre du flux mon- dial des passagers, des idées, et des marchandises.

  • Laissant libre cours à ses "désirs d'histoire", le chercheur Philippe Artières propose un recueil d'une trentaine de textes courts. On y trouvera des idées brutes, des pistes incongrues, des ébauches d'enquête, nées à la lecture d'une source ou d'une archive inspirante. L'historien se fait ici explorateur de l'ordinaire, rêvant d'étudier tour à tour la cloison, la ceinture, la banderole, un immeuble, la biographie d'un "salaud" ou d'un aïeul à travers ses modestes papiers.

    Outre un florilège de sujets potentiels, cet ouvrage illustré offre une leçon de curiosité intimement raisonnée, un outil pour déplacer les questionnements et révéler des objets ignorés. C'est enfin pour l'auteur l'occasion de faire récit ou, du moins, envie d'un récit.

  • Six Feet Under est l´équivalent des grands romans français, russes ou allemands de la fin du XIXe siècle. Elle nous dévoile des vies sans destin, qui sont aussi les nôtres. Autour de la famille Fisher, gérante d´une entreprise de pompes funèbres, cette série suit le parcours d´une poignée de personnages dont la mort est le métier. Une dizaine d´individus de la classe moyenne américaine s´aiment, travaillent, et tous cherchent à tâtons un sens dans un monde qui les laisse libres de croire, ou non, à un Salut.
    Mêlant des réflexions toujours nuancées sur la sexualité, les genres, la famille, la religion, la politique ou la psychologie, la série d´Alan Ball laisse se refléter nos incertitudes actuelles dans le miroir de la mort afin de dresser le portrait de notre humanité. OEuvre discrète, mais qui a bénéficié d´un succès critique considérable, elle est devenue la matrice d´un nouveau réalisme empathique.

     

  • à un cheveu

    Lise Syven


    L'amour et la popularité, ça ne tient parfois qu'à un cheveu...

    En terminale dans un lycée parisien, Matthéo était un garçon tout à fait ordinaire... jusqu'à ce que la calvitie s'installe et le transforme en sosie de Michel Blanc, la moustache en moins. Depuis, sa vie est un enfer. Non content d'être la bête noire du lycée, Matthéo a perdu tout espoir d'attirer l'attention de la belle Suraya.
    Résolue à l'aider, sa cousine le force à essayer un postiche, et, là, c'est la transformation : il est carrément craquant !
    Pourtant, pas question de porter ses nouveaux cheveux au lycée : en attendant d'être à la fac, dans une ville où on ne le connaît pas, il en profitera pendant le weekend. C'est décidé : il se fait passer pour Paul, le cousin de Matthéo le loser. Peut-être que lui saura plaire à Suraya...

  • Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que lordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici lun de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques sentremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire limportance dêtre au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de lhumanité

  • Afin de savoir pourquoi l´euthanasie fait toujours débat, il faut analyser la demande personnelle d´euthanasie, sa revendication collective en étant attentif à l´expression et aux situations des gens ordinaires de la vie. Il s´agit d´examiner les différentes positions et les témoignages tout en maintenant l´angle éthique, de montrer que le raisonnement normatif, bien que nécessaire, n´est pas la seule voie possible d´exploration de la situation et du sens de l´expérience morale. Il s´agit alors d´appliquer une éthique descriptive fondée sur l´attention aux intonations et aux expressions singulières. Penser l´euthanasie, ce n´est donc pas seulement raisonner sur ce sujet ; c´est également entendre et voir ce qui est important dans une situation donnée. L´enjeu de cette réflexion est donc de faire redescendre la problématique sur le sol raboteux de l´ordinaire. La mort y apparaît-elle encore comme la seule réponse possible pour celui qui est empêché de vivre ? Rien n´est moins sûr.

  • Pourquoi vouloir, aujourd'hui, retourner aux sources du pragmatisme américain et à sa conception de la croyance et de l'enquête ? Essentiellement pour mettre en évidence le parallélisme de son effort pour dépasser l'idéalisme de l'héritage cartésien et kantien avec celui opéré par la sociologie naissante à la même époque. Nous découvrons alors que le rapport de ce courant de pensée aux sciences sociales en général, à la sociologie en particulier, est interne. Car s'il est un aspect essentiel dans le pragmatisme, c'est la reconnaissance de la constitution sociale de l'esprit et de l'antécédence de la société sur le soi. Le « facteur social » est Inscrit au plus intime de la croyance et de l'enquête, de la connaissance et de l'action, de la conscience et de la conscience de soi. Et le principe de la société est à chercher non pas dans le psychique, mais dans les processus de la communication humaine. C'est sur un tel constat que doit se fonder tout projet de naturalisation de l'esprit.

  • La stratégie du hérisson

    Jane O'Connor

    • Milady
    • 11 Septembre 2019

    « J'ai profondément aimé ce roman à l'héroïne attachante. Je crois réellement qu'il y a un peu de Sylvia en chacun de nous ! » - Laura N Books
    Sylvia Penton vit une existence ordinaire, tournée vers son travail dans une université locale. Le week-end, elle aide dans un sanctuaire pour hérissons, un havre de paix qui lui permet d'échapper quelques heures à une soeur qu'elle aime plus que tout, mais dont les tentatives pour lui trouver un petit ami sont étouffantes. Sylvia cache en fait un secret : elle est amoureuse de son patron, le professeur Lomax, depuis des années et attend patiemment qu'il quitte sa femme. Mais lorsqu'une brillante étudiante attire l'attention du professeur, Sylvia voit ses rêves s'envoler et doit prendre des mesures drastiques. Elle a peut-être vécu toute sa vie comme une somnambule, mais les choses sont sur le point de changer, car il est grand temps de sortir de l'hibernation...

    Un roman qui séduira les lecteurs de Graeme Simsion, Ruth Hogan et Gail Honeyman

    « Une lecture captivante ! » - The Thumbed Page
    « Un roman qui fait réfléchir sur la manière dont chacun d'entre nous vit et traite ceux qui nous entourent. » - READING WITH KT

    Extrait :

    « Les hérissons sont recouverts de plus de cinq mille piquants qui leur servent de mécanisme de défense. S'il se sent menacé, le hérisson peut se rouler en boule pour protéger les parties vulnérables de son corps des prédateurs tels que les blaireaux ou les renards. Hélas, les hérissons se roulent aussi en boule en cas de forte circulation, ce qui explique qu'un grand nombre d'entre eux finisse tué sur les routes. »
    Copyright © Jane O'Connor, 2019
    © Bragelonne 2019, pour la présente traduction

  • Moustache

    Pierre Gagnon

    Voici une ode aux mères de ce monde, à leur destin de femmes. Un homme, ayant franchi la soixantaine depuis peu, se donne pour mission d'écrire un bouquin sur sa mère. Celle-ci est loin d'être une héroïne. C'est une femme ordinaire, dont les journées s'écoulent sans éclat ni étincelles. Or, à travers le récit rétrospectif de ce fils narrateur, elle incarnera une figure presque mythique, et sublime dans toute sa banalité. Une histoire à la fois délicate et touchante, traversée par les différents âges de la vie, où se distillent les parfums amérindiens de ceux ayant vécu en Beauce, les Abénaquis.

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