• Une odyssée familiale puissante et passionnante. Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.
    Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
    Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
    consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir

  • Le piège

    Emmanuel Bove

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Sous l'Occupation et le régime de Vichy, voici la tragédie d'un homme quelconque aux prises avec l'absurdité d'un pouvoir sans visage, qui frappe dans l'ombre faute d'être capable d'aller jusqu'au bout de sa logique totalitaire. Le drame de Bridet, gaulliste et résistant, est de ne pouvoir se battre à découvert contre un adversaire qui se dérobe. La souricière se met inexorablement en place autour de ce héros négatif dont on ne saura jamais les véritables mobiles.

    Mais qui est donc ce Bridet ? Un pauvre type, un retors subtil, un lâche obnubilé par sa peur, un orfèvre dans l'art du double jeu ? L'écriture dépouillée de l'auteur donne plus de force à l'horreur de cette guerre civile larvée et impitoyable. Un réalisme terrible, un décor vide quasi irréel, une minutie de détails concrets, une conspiration silencieuse qui accable les personnages. Un roman kafkaïen, une nasse qui se referme inexorablement dans la nuit et le brouillard de ces héros, de ces victimes et bourreaux, dans un paysage sans mémoire. Un roman noir, angoissant, qui laisse des traces.

  • Juin 1940 : la France est coupée en deux et la Normandie subit l'occupation allemande. Joséphine et ses filles n'échappent pas aux orages de la guerre. Pendant que Raymonde attend le retour de son mari, celui de Juliette s'engage dans la Milice, alors qu'Yvonne, elle, tombe follement amoureuse d'un officier allemand. Quant à Joséphine, mère courage, elle héberge pendant un été deux enfants juifs qui ont échappé à la rafle de juillet 1942.
    La guerre mettra-t-elle fin à l'harmonie familiale ?

  • Bruxelles occupée

    Georges Lebouc

    Il existe des livres sur l'occupation en Belgique mais aucun n'a jamais été écrit sur l'occupation à Bruxelles.
    Bruxelles qui connut pourtant des événements exceptionnels comme ce marché noir dans la célèbre rue des Radis ou la fermeture de l'ULB dont les étudiants avaient eu la « mauvaise » idée de parodier l'invasion ratée de l'Angleterre en organisant une attaque du chalet Robinson au Bois de la Cambre !
    Bruxelles subit aussi un bombardement dévastateur qui ravagea quantité d'immeubles de l'avenue de la Couronne mais, pour redonner courage à la population, le pilote de Sélys-Longchamps attaqua avec une audace inouïe le bâtiment de la Gestapo, précédant la parution du Faux Soir, énorme « zwanze » (plaisanterie) qui coûta, hélas, la vie à plusieurs de ses initiateurs.
    La fin de cette occupation fut marquée par l'incendie (volontaire) du Palais de Justice, heureusement compensé par un pseudo « enterrement » d'Hitler en plein coeur des Marolles.
    Tous ces événements sont replacés dans leur contexte socio-économique : rationnements en tous genres, Secours d'Hiver, coupures de gaz et d'électricité mais aussi divertissements.
    Il était temps de recueillir les souvenirs de témoins, oraux ou écrits, et d'en faire une synthèse sur ce que furent les quatre années pendant lesquelles Bruxelles vécut des heures qui resteront parmi les plus amères de sa longue histoire.
    EXTRAIT
    Il m'arrive souvent de parler de la deuxième guerre mondiale à des « jeunes » et, à mon âge, une personne de quarante ans est un « jeune ».
    Je suis toujours sidéré par leurs questions et je me demande souvent comment peuvent-ils ignorer tant de « choses » au sujet de cette guerre qui fit soixante-cinq millions de morts ! Au fond, cette « ignorance » n'est pas très différente de celle que j'affichais (sans ostentation) au sujet de la guerre de 14-18. Très vite, on s'en aperçoit, les douleurs, les angoisses, les entassements de morts appartiennent au passé, à un passé qui s'enfonce à une vitesse telle qu'il semble presque appartenir au Moyen Âge.
    Pire encore, si les « hauts » faits d'armes subsistent dans les livres d'histoire, évoquant quelques terribles batailles, la vie quotidienne des populations semble, elle, tout à fait oubliée.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "Un ouvrage qui fait la part belle aux témoignages de témoins directs et aux anecdotes qui rendent la grande histoire un peu plus humaine. L'écriture se veut agréable avec un auteur qui apprécie les bons mots et l'ironie. Les événements racontés sont replacés dans le contexte socio-économique de l'époque dans un livre qui apporte sa brique au devoir de mémoire. (...) [Ce] document centré sur l'anecdote et les témoignages se lit avec grand plaisir. - L'Echo, Philippe Degouy
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Georges Lebouc est né à Bruxelles en 1936. Diplôme en philosophie et lettre de l'Université Libre de Bruxelles, l'auteur compte aujourd'hui de nombreux ouvrages à son actif, notamment dans le domaine de la linguistique.

  • Face à l'invasion allemande le recteur Georges Lyon décide en 1914 de rester à la tête des structures scolaires et universitaires de la partie occupée de l'académie de Lille pour mieux les maintenir en vie. Il rédige pendant la guerre ses Souvenirs qui constituent un témoignage d'une grande richesse pour saisir la vie des habitants. Membre de l'élite culturelle, en lien avec les autorités d'occupation et avec les notables - dont le maire de Lille Charles Delesalle, l'évêque Monseigneur Charost, et de nombreux universitaires -, Georges Lyon décrit les exigences allemandes, la vie difficile des Lillois marquée par les pénuries et les réquisitions, voire les déportations. Il s'intéresse aussi aux rapports qui se nouent entre les occupants et les occupés, montrant certaines accommodations mais aussi l'importance du refus. L'ouvrage, outre une présentation des apports majeurs des Souvenirs, est constitué de la retranscription annotée des feuillets manuscrits de Georges Lyon.

  • Les départements du Nord et du Pas-de-Calais, entre 1914 et 1918, vivent une situation très difficile. Environ 70 % du département du Nord et 25 % de celui du Pas-de-Calais connaissent une terrible occupation allemande. À l'ouest de la ligne de front, le territoire devient une zone stratégique pour les armées alliées, débarquant par Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque. Comment dans de telles conditions, marquées par la densité de la présence militaire et par la proximité du front, une activité scolaire et universitaire peut-elle se maintenir et pour quelles finalités ? Organisé autour de dix-neuf contributions et d'une présentation introductive, cet ouvrage décrit la manière dont les acteurs et les structures éducatives réussissent, au milieu des pires difficultés, à maintenir leurs activités, à la fois dans la zone occupée et dans la zone « alliée », luttant pour leur survie. Lorsque sonne l'heure de l'armistice, la lourdeur du bilan est obsédante pour l'École septentrionale qu'il faut reconstituer.

  • Retrouvez les personnages de la saga des Brusses pour de nouvelles péripéties !
    Cette fois, ils vont devoir vivre à la douloureuse époque de l'occupation allemande à Alès en 1944.
    Ce roman n'est donc pas une exacte continuation de la saga des intrigues villageoises au village des Esquinades, composée des quatre premiers titres, mais en quelque sorte le bouquet final dans le cadre de la guerre de 1939-1945.
    Voici donc Gustin, Lucien et Linette confrontés à la guerre, à la Résistance, dont leurs fils aînés vont se trouver, bien malgré eux, partie prenante, avec beaucoup d'autres. Dans ce tragique contexte, comment va finir l'histoire du vieux Mas des Brusses et celle de ses habitants ?

  • Frania est une jeune Polonaise courageuse qui, après avoir perdu sa mère, a pris soin de ses cinq jeunes soeurs. Elle a connu le drame de la guerre, de l'occupation allemande avec tous ses dangers, et a dû encore faire un deuil, celui de son frère, mort lors d'une charge insensée de la cavalerie polonaise contre les blindés de la Wehrmacht. Ses malheurs continuèrent quand son père exigea qu'elle épouse un homme qu'il avait choisi. Frania prit alors la fuite, quitta la Pologne et arriva en France. Elle trouva un emploi de serveuse dans un café-restaurant. Mais sa beauté ne laissait pas de marbre certains clients irrespectueux, allant jusqu'à la violence d'une tentative de viol. Heureusement, Frania trouvera protection auprès de Jean, un Polonais naturalisé, qui deviendra son mari. Le jeune couple connaîtra le bonheur, auquel s'ajoutera la naissance de leur fille unique. Pourtant, la vie leur réservera encore son lot de surprises et, surtout, de schémas qui, étrangement, se reproduiront... De sa plume dentelée de douceurs, René Bard relate à merveille les allégresses de l'amour et de ses émotions. Avec talent, il nous susurre de ne pas oublier nos premiers émois amoureux, afin de ne pas interdire à nos enfants ce que nous avons aussi vécu passionnément à leurs âges...

  • Les six années du conflit mondial des années quarante s'éloignent de nous de plus en plus. Elles restent néanmoins très proches encore : les traces qu'elles ont laissées demeurent sensibles ; des acteurs et des témoins qu'elles ont mis en situation restent connus ; enfin des « faits divers » rappellent des controverses passionnées. Afin que ni l'oubli ni le préjugé, aussi injuste l'un que l'autre, n'érodent les événements, il convient de mettre à la disposition de chacun la documentation accessible. Ce petit livre a été réalisé dans ce but, réunissant des témoignages, souvent inédits jusqu'ici, recueillis par Martine Chauney, et des photographies, choisies dans des collections privées et publiques : le lecteur pourra suivre l'envahissement, l'occupation, les résistances, la libération, invité par un texte de liaison à mettre chaque élément à sa place.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Non-lieu

    Emmanuel Bove

    Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.

    « Bove a comme personne le sens du détail touchant. » - Samuel Beckett
    Ce magnifique roman d'Emmanuel Bove nous plonge en pleine France occupée par les allemands où l'on retrouve les milieux troubles de la collaboration et les incertitudes de l'époque. Ce décor sert de dernière toile de fond à une difficulté d'être qui n'aura cessé d'habiter cet auteur qui s'est attaché à décrire, ici comme dans toute son oeuvre, la situation impossible de l'homme, pris au piège d'un monde qui l'asphyxie, emporté par une vie de souffrance et de turpitudes.
    Écrit sous l'occupation et publié post-mortem en 1946, ce texte puissant nous amène subtilement à des réflexions intérieures sur la solitude, la mort et la notion de liberté.
    Il est la suite du roman Départ dans la nuit mais peut se lire indépendamment car l'action débute juste à l'arrivée du personnage principal en France, soit à la fin du premier livre qui lui raconte la fuite de douze prisonniers de guerre d'un camp allemand et leur terrible voyage pour rejoindre la mère patrie.

    EXTRAIT : « Une semaine s'était déjà écoulée depuis mon arrivée à Paris.


    Je suivais le boulevard de Courcelles, me dirigeant vers les Ternes. Il était désert. Je ne m'étais jamais rendu compte comme cette après-midi-là combien, depuis l'occupation, la famille, l'amitié, le fait de se trouver dans sa ville natale, avaient perdu de leur importance. Jadis, dans une situation difficile, il y eut eu mille possibilités pour moi de me tirer d'affaire, de me créer de nouveaux amis, de me loger, de trouver des appuis, des secours. Mais, dans la détresse présente, plus rien ne comptait, ni les recommandations, ni les garanties, ni même la parenté. Tout le monde était sur ses gardes. Je venais de m'en apercevoir. Je sentis un vide affreux. J'avais vu beaucoup de mes amis. Mais il suffisait que je retournasse chez eux pour qu'ils devinssent plus froids à mon égard.


    Où aller ? Dans les récits de la Révolution on lit que les fugitifs rassemblent de la paille, se font des litières dans des kiosques à musique ou bien vont coucher dans les bois de Meudon, mais, aujourd'hui, cela n'était plus possible.


    Je regardais les Allemands que je rencontrais. Certains étaient accompagnés de femmes que j'avais peine à m'imaginer se donnant à eux tellement elles avaient un air dur. Comme personne ne faisait attention à eux, ils avaient adopté une attitude invariable avec tout le monde, qui était de paraître se croire seuls au monde. »

  • Joseph Oberlé est un riche industriel qui s'accommode de la tutelle allemande et envoie son fils faire ses études de droit en Allemagne. Il envisage pour sa fille Lucienne un mariage avec un Allemand. Pourtant, sa femme, Monique, et son fils Jean ne sont pas de ce point de vue. Eux partagent l'opinion majoritaire de résistance aux Prussiens. Ils vont s'opposer aux projets de Joseph...

  • Pendant l'occupation allemande de la Seconde guerre mondiale, Flore, Cabri, Sciano et Claudio, quatre adolescents italiens, vivent en France cachés dans le sous-sol d'une maison bombardée. Avec l'aide d'une famille de fermiers, ils parviennent à organiser leur communauté, à trouver des petits emplois dans les champs, et à survivre tant bien que mal, malgré la rigueur d'un hiver particulièrement froid, et la maladie qui les menace à tout instant. Peu à peu, ils apprennent le métier d'agriculteur, et jettent ainsi les fondements d'une vie nouvelle et meilleure. Ce roman ne relate pas les exploits de héros de guerre, ni la bravoure des résistants, mais le courage ordinaire et admirable de ces jeunes gens qui, malgré des conditions de vie difficile, réussissent à rester soudés dans l'adversité. On découvre leur vie quotidienne, ses tracas mais aussi ses joies - ils y puisent la force qui leur permet d'avancer et de surmonter les obstacles. Mais ce roman est aussi l'histoire de cette famille de fermiers qui prend les jeunes italiens sous son aile, et leur témoigne une bonté simple et gratuite, d'autant plus extraordinaire qu'elle est offerte en période de crise pour les communautés rurales. "Les Secrets de la ferme abandonnée" est la suite de "L'Amitié pour seul abri", premier tome de la saga écrite par Claude Souchon.

  • Le 28 juin 1940, le grondement des avions ennemis emplit le ciel au-dessus des îles anglo-normandes. Cette attaque fait 29 morts à Guernesey et 11 à Jersey. C'est le début d'une occupation qui va se poursuivre jusqu'au 9 mai 1945, et faire des îles de la Manche le seul territoire du Royaume-Uni à subir la mainmise du Troisième Reich. Les rapports d'abord courtois entre insulaires et occupants, avant que la situation ne se dégrade, les actes de résistance payés de leur vie par des patriotes, la déportation en Allemagne de plusieurs centaines de personnes sont ici contés. Avec l'humour des habitants qui ne perd jamais ses droits, même dans les pires circonstances. Sur les falaises, le long des plages, dans les clos et les chemins creux, quelque 50 000 occupants fortifient leurs défenses. Après le débarquement allié en Normandie, la situation se durcit. Les villes françaises sont libérées l'une après l'autre, mais les Allemands refusent toute reddition des îles et le spectre de la famine se profile. Après avoir réussi une extraordinaire attaque de commando sur Granville, les occupants capituleront deux mois plus tard. Qui se souvient encore de ces dramatiques événements ? Documenté, précis, passionnant, le livre de Jean Mabire vient à son heure nous rappeler un des épisodes les plus étonnants de la seconde guerre mondiale.

  • Dans un bel enchâssement de récits, de sa plume rare, maîtresse de phrases cadencées et musicales, Christophe Vieu distille savamment l'atmosphère des premiers pas de la Seconde Guerre mondiale en France. Dans ce contexte particulier, il nous fait vivre l'amitié interdite entre un adolescent français et un jeune occupant allemand. Des descriptions de personnages fines et légères sur une toile de fond historique aux tons sombres nourrissent un récit sensible à la douceur dérangeante.
    Cet ouvrage envoûtant tranche avec ses précédentes oeuvres, et nous découvrons avec bonheur une nouvelle facette de son talent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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