• Le renvers Nouv.

    Ces nouvelles présentent des personnages aux instants de leur vie où tout se joue, quand on ne se résout plus à être ce que l'on était, quand on prend le risque, peut-être fatal, d'un pas de côté.Autant d'expériences fortes dont on ne revient pas, ou plutôt si, mais au sens de l'expression commune : "Je n'en reviens pas", un étonnement, parfois une sidération qui marquent une seconde naissance, une vraie entrée dans le monde quand on n'était, avant, qu'en sa périphérie.Robert Alexis : «Ces nouvelles touchent du bout du doigt le prisme de mon être. J'aime tous ces textes, je les ai aimés, rêvés, écrits, je ne veux pour eux qu'un héritage digne : celui qui les efface tout en les complétant. Il n'est aucun auteur sans suivant.»

    Romancier et nouvelliste, Robert Alexis n'en finit pas de multiplier les figures d'une personnalité ambiguë, plurielle, autant de facettes qui empêchent de le catégoriser. Son oeuvre est l'exact reflet d'un renouvellement sans fin. La vie, a-t-il souvent dit, exige le mouvement permanent, le brassage de cartes et, pour les plus audacieux, l'exploration des coulisses. Il a choisi de n'écouter que vaguement ce qui se passait sur scène et de provoquerr des possibilités en pratiquant le scandale.

  • Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d'intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l'arrivée d'enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d'où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu'ils parlent et qui n'appartient qu'à eux ? D'abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l'ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d'événements ayant conduit au drame.
    Dans une échappée à l'ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l'enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.

  • Un roman loufoque et inquiétant où s'entremêlent solitude et folie douce.
    Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu'il a perdu son emploi. Sergio O'Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
    Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s'occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ?
    " Une fable morale et politique, irradiée d'humour. "
    El País

  • Un virus, une contamination et plus de civilisation. Cela fait trois ans que le monde des hommes est tombé et que les morts se relèvent dans l'Après.
    Rien n'avait préparé Heath, Julian et Reed à partager ce voyage. Bien que tout les sépare, ensemble, ils affrontent cette nouvelle ère aux lois morales abrogées.
    De squares abandonnés en cours d'école vides de rires, leurs liens se renforcent au point que rester unis devient la principale raison de leur survie. Pour le meilleur... et pour le pire.

  • Traverser les jours moroses pour créer une bulle d'air, assainie de la lourdeur et des ombres ambiantes. C'est à cette ambition que répondent les poèmes de ce recueil. Lyriques et intemporels, ils sont la pure expression d'une aspiration à la paix.

  • Du haut de ses vingt-trois ans, Aoede pense qu'on a loupé la recette lors de sa conception. Un peu trop de sarcasme, un prénom tordu et un ange gardien carrément flemmard : c'est assez pour se demander si le sort ne s'acharne pas contre elle. Surtout quand son quotidien, déjà dans un équilibre précaire, se voit chamboulé par l'arrivée d'un nouveau colocataire au regard perçant et au sourire craquant.
    Elle qui n'aime pas les gens, la voilà servie ! Et le sort en remet une couche quand sa route croise celle d'un motard aussi agaçant qu'attachant, bien décidé à devenir son ami.
    La solitude était sa compagne d'errance, mais peut-être qu'elle faisait fausse route ? Peut-être que pour guérir et affronter ses démons, il suffit d'accepter de vivre et de se laisser porter.

    Attention : ce roman parle d'une fille un peu paumée et à la langue acérée, d'un colocataire charmant et d'une patience à toute épreuve, d'un motard au grand coeur prêt à tout pour ceux qu'il aime.

  • DESAUBRY la compil

    Jeanne Desaubry

    • Ska
    • 1 Septembre 2017

    Jeanne Desaubry, romancière, s'adonne aussi aux petites formes littéraires comme la nouvelle noire avec une réussite éclatante et sombre en même temps.. Voici quelques nouvelles compilées illustrant son talent...
    « Ils sont venus me cueillir aussi, plus tard. Ils ont emmené Léna en foyer. Je me suis sentie soulagée. C'est vrai que ces endroits-là, c'est pas ce qui se fait de mieux, mais ma gamine, au moins, elle était enfin en sécurité. Loin de Richard. J'ai avoué tout ce qu'ils voulaient. Ils n'en revenaient pas. J'ai vu les gendarmes, le juge, l'assistante sociale, un avocat commis d'office. Je leur ai tout raconté. Sans rien cacher. Comment il nous battait. »

    Artiste du genre recherchée pour animer des ateliers d'écriture, son style est tranchant, sec, limpide... du noir à l'éclat de diamant...

  • « Depuis le jour des temps » est la récolte d'éclats d'amour, de rires, de larmes, de mains tendues, de blessures, d'espérance. Yves Durlin vous invite à respirer toutes ces fragrances de la Vie.
    Yves Durlin signe ici son cinquième recueil publié chez Bookless Editions (cinq recueils en un volume à retrouver au format papier sur Amazon). Dans la lignée des précédents, « Depuis le jour des temps » regroupe trente-sept magnifiques poèmes, parfois sombres et plongeant dans un passé noir, parfois enjoués, pleins d'amour et d'espoir. Chacun y trouvera son compte dans ces lignes qui ne pourront que vous procurer un moment de parfait bien-être.

  • L'Année en pente raide

    Recueil Collectif

    • Ska
    • 23 Novembre 2020

    25 auteurs, 25 regards sur l'année écoulée, entre catastrophe climatique, terrorisme, pandémie et confinements. Une évocation en noir, en rose, en rouge sang...
    Une année en pente raide ? À coup sûr titre judicieux quand on dresse la liste suivante : pandémie - confinement - déconfinement - laisser aller total, tout va bien, chère marquise - 2eme vague - reconfinement et panique à bord. Sans compter les catastrophes climatiques... Et que dire des actes terroristes qu'il faut ajouter, commis par les fascistes islamistes qui décapitent un prof, qui tuent des fidèles dans une cathédrale, ou encore qui endeuillent les rues des capitales ? Vraiment raide la pente ! Que faire en pareil cas pour rester debout et refuser de s'ensevelir la tête dans le sable ? Chacun trouvera les ressources du sursaut en lui-même ou en elle-même. Mais l'on connait un remède, qui ne résout rien, mais qui donne des perspectives, des chemins... au bout de la création : lire, écrire, résister de toutes les forces qu'offre la littérature.
    SKA, toujours aussi réactive, connectée à son époque et attachée à l'expression littéraire éclectique devait offrir cette voix juste, posée où il faut, avec le bon recul. L'insolence, l'intelligence et le talent de ses auteurs font le reste.

  • « D'un terreau de fraternité éclôt une rose blanche au parfum de vanille où tes pétales blancs s'émerveillent au soleil levant pour te voir resplendir sous l'arc-en-ciel de nos amours. Rien au monde ne se mettra entre toi et moi, afin de te rendre grâce en te dédiant ce joli poème. » De la déclaration d'amour à l'introspection, de l'étincelle de vie à la noirceur de la dépression, "Les Sept Couleurs de l'arc-en-ciel" embrasse la vie dans toute son immensité, dans toutes ses contradictions. Armé d'une plume lyrique, Farid Gherbi ouvre son âme pour nous offrir avec sincérité un véritable kaléidoscope d'émotions.

  • L'Intégrale des Chroniques de la Mort Blanche regroupe les 4 tomes de la saga, Avant les ténèbres, Noir Saphir, Dragon des brumes et Le Maître des oiseaux, et vous entraîne dans un univers d'une grande richesse et d'une sombre violence, où rien n'est complètement blanc ou noir. Les magiciens, garants de la paix dans l'Archipel, désertent les Marches de l'Orlandie pour se réfugier dans leurs domaines des Franges féériques. Pourtant ils n'y trouvent pas la paix. La mort blanche, fléau inexpliqué et implacable, qui ne décime que les êtres doués de magie, les infecte les uns après les autres. Derniers porteurs d'espoir, deux jeunes magiciens, un troll puissant et un limier humain se mettent en route vers la Tour d'Émeraude où ils pensent pouvoir trouver les clefs de ce mystère. Délaissé par les magiciens gardiens de l'ordre, le reste de l'Orlandie est à la merci du féroce seigneur Endrew qui se proclame Haut-Roi et menace de destruction tous les territoires qui refusent son autorité. De dangereux alliés l'assistent dans ses noirs desseins et l'Archipel sombre dans une guerre sanglante...

  • Poésie éparse

    Gérard Courtade

    « L'espérance se dénoue peu à peu Elle s'enfuit tout le long de la Seine M'abandonne avec mon corps de vieux Parmi tous ces êtres remplis de haine La victoire était mon espérance Elle se meurt atrocement dans ma vie Me torturant d'une façon intense Aux chacals qui hurlent je fais envie » C'est en homme seul, abandonné, irrémédiablement exilé des autres que se peint le poète G. Courtade dans ce recueil aux notes amères et aux tonalités crépusculaires. « Poésie éparse » est ainsi de ces oeuvres au noir qui disent, sans concession, la rupture consommée entre un homme et le monde, et ceci à l'aide de mots d'une désarmante justesse. En somme, une sombre pépite poétique...

  • « Polly n'osait bientôt plus l'appeler, elle laissait des messages sur le répondeur de son portable, il ne décrochait pas, il ne l'aimait donc plus à présent. Polly avait pleuré, c'était la première fois de son existence, elle ne s'arrêterait plus, elle était devenue défaillante, comme une pile qui s'use, elle ne savait plus où donner de l'énergie, alors elle s'enfermait chez elle et cherchait Aurélien, dans son coeur son esprit et son ventre. » Un recueil de nouvelles à la fois beau et dérangeant, superbe et sanglant. Les courtes histoires et les personnages mis en scène ici sont autant de projections noires des pensées sombres de l'auteur, ses êtres évoluant dans un monde où l'on n'aime pas sans souffrir, où bonheur rime forcément avec douleur, et inversement. L'écriture cependant y est éclatante, et justifie à elle seule cette exposition de noirceur et de perversion.

  • "Donc j´étais sous l´arrêt du bus et j´ai vu une flaque d´eau. Là. Posée sereinement au milieu de la route. Comme tombée d´un ciel ensoleillé pour s´écraser dans un trou remonté de l´Enfer. Un fossé au centre de la rue déserte. Une porte miraculée s´ouvrant sur un monde inconnu, une autre dimension. Un dernier espoir de mort juste devant moi. Uniquement pour moi, n´attendant qu´un geste de ma part. Alors je me suis levée du banc métalliquement froid de l´abri bus et j´ai marché jusqu´à cette flaque. Elle avait la taille d´un océan ! La tombée de la nuit y reflétait la lumière du réverbère et de la pleine lune avec une insouciance incroyable et irrespectueuse. Avec mes bottes et mon long manteau noir j´ai eu l´impression d´être la Grande Faucheuse méritant elle aussi un long repos. Les semelles de mes bottes se blottirent juste au bord du gouffre. Je me suis penchée un peu au dessus de la flotte pour y fixer mon reflet. Un reflet pâle et détestable. Mes cheveux blonds tombaient comme des cadavres desséchés devant mes épaules. Même mes yeux n´étaient plus des yeux mais juste deux trous sombres et nauséeux."

  • Ils avaient tué son frère de la manière la plus ignoble qui soit. Il décida donc de réunir les meilleurs pour les écraser, les exterminer, juguler la terreur par une encore encore plus dévastatrice. Ils formèrent donc à leur tour un rouleau compresseur qui avançait inexorablement, broyant tout sur son passage. Qui donc pourrait les arrêter? Ouvrages tous refusés par la plupart des maisons d'éditions en raison de leur noirceur et violence extrême. Polars d'action mais aussi d'émotion dont la thématique s'articule autour de quatre thèmes : Amitié, Affrontements, Souffrance, Dévastation. Romans d'hommes et parfois de femmes, virils, sans manichéisme aucun. Mélange de polars hardcore, westerns modernes, survivals urbains, légendes de samouraïs actuels. Poésie du désespoir. Vision radicale du monde contemporain. Parcours crépusculaire de personnages aux destins tragiques, face à l'inéluctable. Radioscopie d'un monde en pleine décomposition.

  • « À te lasser de mes douceurs Je devenais encenseur Involontaire de tes noirceurs Jusqu'à ce que ma tendre imprudence Perde son innocence Dans une inconnue arrogance L'attention tourna en désir Sur tes déplaisirs À me dessaisir Naissaient des ardeurs qui se jouent des raisons Pour mieux jouir des poisons De fougueuses trahisons » Pour certains, il est difficile d'être amoureux ou de vivre un sentiment amoureux. L'amour traîne aussi dans son ombre les noirceurs de l'âme humaine. Envie, jalousie, domination, égoïsme... soulèvent les questions suivantes : qu'en est-il de ma liberté si je dois dépendre de quelqu'un ? Aimer signifie-t-il ne plus être libre ? Jusqu'où suis-je prêt à aller pour aimer ? Les textes de ce recueil évoquent ainsi la rage d'aimer ou d'être aimé jusqu'à l'acharnement : l'amour avec Alain Duvauchelle devient une lutte pour la vie.

  • « La mère était plongée dans ses pensées, après avoir reçu une partie du dossier de l'enquête sur la mort d'André. Elle laissait s'évader ses pensées sur certains détails restés dans l'ombre. Qui était cette jeune femme blonde, avec une Clio rouge, qui avait rendu visite à André, deux jours avant sa mort ? Cette inconnue avait notamment été vue par la voisine d'André. Pourquoi l'arme trouvée à côté de son corps était-elle en position sécurité, si le bouton de sécurité "fonctionnait normalement", comme c'était mentionné, après l'examen de fusil ? Pourquoi avaient-ils trouvé des résidus de poudre sur la main du demi-frère, qui confirmait ne pas être entré dans la maison le 13 juillet 2011 ? Pourquoi la date de décès n'était-elle pas claire ? » Illustrations de la faiblesse humaine et des trahisons en général, ces nouvelles explorent la face cachée de notre psyché. Entre la France, la Hongrie et les États-Unis, histoires de famille, romances et faits divers, l'auteur élargit son champ d'investigation pour révéler une ressemblance entre les éléments captés et analysés avec l'exactitude de la science et le courant caché, invisible et imprévisible qui traverse nos pensées : une proposition nous amenant à trouver notre propre « matière noire ».

  • Ce recueil comporte quinze nouvelles subtilement liées les unes aux autres, dessinant autant de portraits de femmes troublants : de la femme passionnée à la femme criminelle, en passant par la femme meurtrie, la femme désabusée... Des femmes singulières et plurielles à l'âme tourmentée et au coeur enflammé. La femme est un mystère qui ne cesse de captiver...

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