Mémoire d'encrier

  • Résumé
    L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins
    blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes.
    Ce sont juste des naissances. »

    Extrait de la préface
    Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une
    tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd'hui, c'est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau
    et à Cèdre.

    L'auteure
    Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l'une des grandes voix de la
    littérature des Premières Nations.

    Traduit de l'anglais par Joannie Demers

  • Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de

  • Une déclaration d'amour au fleuve Saint-Laurent. Le Saint-Laurent a fait de nous ce que nous sommes. Aveuglés l'hiver, apaisés l'été par sa lumière. Peuple avec les humeurs du fleuve à sa fenêtre. Peuple en dents de scie telle une tempête sur la pointe extrême d'Anticosti, des vagues déchaînées sur les côtes de Mont-Louis ou de Sept-Îles. Peuple prompt aux réjouissances, passant de candeur à nostalgie comme une mer étale succède aux grains et aux blizzards. Fleuve fou au goût de liberté. Fleuve amer. Fleuve inlassable. L'immense chemin d'eau, qui s'évase en cornemuse, a accompagné nos victoires et nos défaites et tracé son lit dans nos imaginaires, nos âmes et notre être collectif.

  • Le roman Quartz incarne, telle la pierre, une relation au monde animée par l'instinct et les sens. Chloé et Liane, que tout semble séparer, s'attirent l'une l'autre. Méditant sur la nature, l'amour et la vie, Joanne Rochette livre cet ouvrage sensuel et dépouillé qui sonde les strates du corps et du coeur.

  • Réquisitoire sauvage au nom du vivant, La guerre des fleurs - Codex Ferus rassemble les principaux manifestes environnementaux, les déclarations d'artiste de Domingo Cisneros et un texte
    inédit, le Codex Ferus, manuel d'enseignements pratiques et spirituels de la vie en forêt. À l'image des codex mayas, toltèques et aztèques, ces manuscrits peints sur des peaux ou des écorces repliées en accordéon qui permettaient de léguer les connaissances
    aux générations futures, le Codex Ferus de Domingo Cisneros est un chant de passation de pouvoirs au souffle
    tellurique, un livre à l'éclat brut et envoûtant.
    Laure Morali

  • Nous sommes fiers de ce coin de pays nommé Bras-du-Nord. Nous y respirons un air pur, à la fois dense et léger. Nous marchons sur les glaces du mont Gibraltar dominant la vallée, nous canotons sur les eaux frissonnantes de la Bras-du-Nord qui rejoint la rivière Sainte-Anne, juste après Saint-Raymond, et toujours les paysages touchent au merveilleux. Miracle qui nous fait pénétrer dans les zones inhabitées de nous-mêmes. Nous devenons tous des paysages d'eau tendre, de reflets profonds, d'oiseaux qui s'évadent au ciel.

  • Refus de la complaisance et de l'absurde: les mots s'insurgent contre la déprédation et l'indifférence du monde. La poésie nomme et dénonce. Surgit la part humaine, le sens à venir, le combat qui place les mots et les phrases au coeur de nos vies. Citoyens, vos poèmes comme un porte-voix ou une chanson des rues pour éveiller les rêves.je ne sais rien du feuqui dort dans le coeur des pierresles guerres sont aveugles et sourdeselles noircissent l' âme des arbreset laissent les enfants sans visagepar ici les oiseauxne touchent jamais la terreils sont comme des secretschuchotés à personne

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