Le Mot et le reste

  • David McCae, écrivain new-yorkais en mal d'inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l'Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny. Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l'ouvrage d'un chapitre élogieux : le célèbre alpiniste Dick Carlson, ami de longue date, aurait de belles choses à raconter sur leurs aventures. Direction Valdez pour David, vers le froid, les paysages sauvages et un territoire qui l'est tout autant. Plus adepte du lever de coude que de l'amabilité, l'alpiniste n'en est pas moins disert et David en apprend beaucoup. Trop. Devenu gênant, la violence des hommes, et celle d'une nature qui a préservé tous ses droits, va s'abattre sur lui et l'obligera à combattre ses démons pour survivre.

    Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays du Mont-Blanc et Prix « Récit de l'Ailleurs » des lycéens de Saint-Pierre et Miquelon) et Denali.

  • Lassée de participer au cirque social qu'elle observe quotidiennement à Montréal, Anouk quitte son appartement pour une cabane rustique au Kamouraska, là où naissent les bélugas. Encabanée dans le plus rude des hivers, elle apprend à se détacher de son ancienne vie et renoue avec ses racines. Couper du bois, s'approvisionner en eau, dégager les chemins, les gestes du quotidien deviennent ceux de la survie. Débarrassée du superflu, accompagnée par quelques-uns de ses poètes essentiels et de sa marie-jeanne, elle se recentre, sur ses désirs, ses envies et apprivoise cahin-caha la terre des coyotes et les sublimes nuits glacées du Bas-Saint-Laurent.

    Gabrielle Filteau-Chiba écrit, traduit, illustre et défend la beauté des régions sauvages du Québec. Encabanée, son premier roman inspiré par sa propre vie dans les bois du Kamouraska, a conquis un vaste public ici et à l'étranger. Avec Sauvagines, son livre suivant (finaliste au prix France-Québec 2020), elle continue son exploration de la place de l'humain dans la Nature.

  • Bernie et sa femme ne se remettent pas de la mort soudaine de leur fils. La douleur, insubmersible, a eu raison de leur histoire. À quelques encablures de là, Sylvain et Élodie jouent de malchance lors des premiers remous du mouvement des gilets jaunes. Dans un accès de panique, cette dernière a mortellement renversé la mère du jeune garagiste, qui devra lui aussi composer avec le deuil. Plus bas dans la vallée, Édith fuit vers l'inconnu. Son compagnon a levé une fois de trop la main sur elle mais le hasard la mènera sur la route de Bernie, ermite devenu sauveur. Dans ce nouveau roman, André Bucher déploie une galerie de personnages, unis dans le chagrin, que le hasard des chemins des Alpes-de-Haute-Provence rassemblera, leur offrant un espoir de guérison, une chance de tordre la douleur.

    André Bucher est né en 1946. Après avoir exercé mille métiers (bûcheron, docker, berger), il s'installe à Montfroc, dans la Drôme, en 1975, où il vit toujours. Il est l'une des voix les plus singulières de la littérature française contemporaine. Tordre la douleur est son dixième roman.

  • Fortes de leur travail de longue haleine sur l'oeuvre de Henry D. Thoreau - la publication inédite de l'intégrale des essais en 2007, suivie de la traduction par Brice Matthieussent de Walden en 2010 et d'une anthologie du Journal en 2014 - les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche et numérique ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste de Henry Thoreau : Michel Granger. Premier d'une série de douze ouvrages, Marcher réunit les deux visages de l'écrivain naturaliste et révolté, son amour pour la nature et sa défiance envers la société des hommes.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • C'est en rêvant devant une carte que l'idée est venue à Jean-Luc Muscat: débuter une randonnée, de Vézelay à Figeac, sans autre moyen de locomotion que ses jambes. Une traversée de ce que les démographes appellent Diagonale du vide. Ce cheminement de 660km s'entortille, entre les chemins balisés, ou non, les routes hostiles aux piétons ou celles destinées aux pèlerins. En suivant cet itinéraire de la solitude, notre observateur traverse des zones à très basse densité de population; peu de commerces, peu de services, c'est à la fois tranquille et austère, poétique et triste, ordinaire et beau. Au plaisir de la marche, se mêle la découverte d'une réalité que le randonneur ne peut ignorer et c'est avec beaucoup de sensibilité qu'il dépeint son expérience à la fois sensorielle et sociale.

    Jean-Luc Muscat, né en 1954, a appris le métier de forestier. Il a quitté l'Office National des Forêts très tôt parce qu'il ne parvenait pas à se résigner qu'il lui fallait éliminer les arbres tordus. Dès lors, il a exercé toute une kyrielle de métiers. Aujourd'hui, il se consacre à la marche en solitaire au long cours, et à l'écriture, une passion de toujours, dans une cabane perchée dans un pin sylvestre. Il a déjà publié Voyage du côté de chez moi (2019) aux éditions Le mot et le reste.

  • Dans La Vie dans principe, Thoreau critique les fondements d'une société qui, trop exclusivement centrée sur le négoce, l'industrie et l'agriculture, oublie les fins d'une existence pleinement humaine et sacrifie la spiritualité à l'argent. Chercher à élever sa vie, l'enrichir au contact de la nature et résister à l'emprise de la société, tel est l'appel dicté par l'Américain dissident.

  • C'est décidé, Tom, Luna et leurs parents descendront le canyon de la Tara en raft. Une belle étape de plus dans leur vie nomade. Pourtant, malgré les paysages monténégrins époustouflants, la complicité familiale et la présence rassurante de Goran, leur guide serbe, la tension envahit peu à peu le canyon et le drame frappe, sans appel. Du haut de ses 15 ans, Tom prend de plein fouet la violence du deuil et de la solitude. Dans l'errance qu'engendre le délitement de sa famille, il découvre la grande douleur, celle qui fissure les barrières et ouvre les portes à ceux qui savent s'engouffrer dans la détresse d'autrui. Mais, en dépit du chaos, Tom ne peut s'empêcher de retracer les événements et le doute s'immisce : ne sont-ils pas les victimes d'une Histoire bien plus grande que la leur?

    Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, il est déjà l'auteur de trois romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays du Mont-Blanc 2017 et Prix « Récit de l'Ailleurs » des lycéens de Saint-Pierre et Miquelon 2018), Denali (Prix Lire Élire Nord Flandre 2018) et Terres fauves (finaliste du Prix des Libraires 2019).

  • Dans la continuité du passage de Walden en poche, nous mettons à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste Michel Granger. Troisième d'une série de douze ouvrages, Une promenade en hiver emporte le lecteur aux côtés de l'écrivain qui décrit une journée d'errance dans les territoires enneigés de" la Nouvelle-Angleterre. Par ses qualités d'observations et une restitution affûtée des sensations, Henry D. Thoreau décrit admirablement l'expérience d'arpenter une nature métamorphosée, vivifiante, dormante mais pleine de vie.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Alice, la quarantaine passée, secrétaire de la scierie, entend quitter son mari et échapper à la tyrannie de ses frères. Vladimir, le bûcheron clandestin, fuit son passé. Daniel et Richard, deux vieux frères un peu rock'n'roll qui vivent reclus dans la ferme du Val triste, ont des comptes à régler avec leur enfance. Tous vivent dans un coin de la Drôme, déserte et sauvage. Tous sont des échoués. Mais à force de rêves, ces écorchés-volant parviendront à dénouer le fil de leur existence... pour un hiver de toute beauté !

    Écrivain-paysan, André Bucher est né en 1946. Après avoir exercé mille métiers (bûcheron, docker, berger), il s'installe à Montfroc, dans la Drôme, en 1975, où il vit toujours. Il est un des pionniers de l'agriculture bio en France. Il est aussi l'une des voix les plus singulières de la littérature française contemporaine. Son écriture mêle célébration de la nature sauvage et étude psychologique en un phrasé scandé, haché, ourlé d'images à l'inquiétante beauté.

  • Fortes de leur travail de longue haleine sur l'oeuvre de Henry D. Thoreau - la publication inédite de l'intégrale des essais en 2007, suivie de la traduction par Brice Matthieussent de Walden en 2010 et d'une anthologie du Journal en 2014 - les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche et numérique ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste de Henry Thoreau : Michel Granger. Arpenteur infatigable de la nature, Thoreau a collecté sa vie durant des observations sur les bois et les forêts et en a extrait un véritable tableau vivant, Teintes d'automne.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • À l'hiver 2015, Gwenaëlle part trois mois dans le sémaphore de l'île d'Ouessant. C'est pendant, et à la suite de ce séjour, qu'elle écrit ce récit. Là, sous le grand phare du Créac'h, se racontent un voyage immobile et une expérience d'immersion au contact des éléments et des îliens. Elle explore les lieux et rencontre les habitants, les derniers marins de commerce, les guetteurs-sémaphoriques et gardiens de phares, et les femmes, gardiennes des lieux, qui occupent une place prépondérante sur cette île du Ponant. On découvre cet espace à part, territoire de l'extrême entretenant un rapport particulier à la noirceur et à la mort. Face à la mer et sous les faisceaux du grand phare, l'auteure vit cette expérience comme une renaissance dans le passage et l'exil que représente l'écriture.

    Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Elle est une voix de France Inter. Elle présente pendant plus de vingt ans des émissions de grands reportages où elle raconte ses voyages à travers le monde. Depuis plusieurs années, elle s'est tournée vers l'écriture littéraire tout en continuant d'intervenir sur les ondes (Radio France et la RTS) et dans différentes revues comme ArMen .

  • Ce livre rassemble deux séries de lettres que Gilbert White a adressées à Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps, et à Daines Barrington, juriste et naturaliste amateur. White y rend compte de ses observations minutieuses de la faune et de la flore, et surtout des oiseaux aux alentours du village de Selborne où il a passé la quasi totalité de son existence. La rigueur scientifique est ici servie par une prose simple et lumineuse, qui rend l'ouvrage accessible à tous. À côté de la description de ses découvertes, White donne aussi à voir des pans de sa sensibilité avec humour et modestie. Un ouvrage clé et fondateur de la pensée écologiste. Il préfigure le paysage éditorial actuel qui donne la part belle aux publications mettant en avant le rôle essentiel de l'éco-système.

    Gilbert White (1720 - 1793) est un naturaliste et un ornithologue britannique qui compte parmi les fondateurs des sciences naturelles modernes et de l'écologie. Il est, entre autres, un des premiers à avoir appuyé sa réflexion sur une observation en pleine nature.

  • Kenneth White nous emmène sur les petites îles de l'Atlantique tropical, cet archipel à la courbe gracieuse qui s'étend de la côte du Venezuela à la Floride : les Antilles. Il les a fréquenté de longues années durant, sillonnant l'espace marin, les arpentant à pied. Tout commence dans l'Archivo General de Indias à Séville, où White tombe sur un vieux livre où il était question des premières approches de ces îles : la Deseada, Marigalanta, La Dominica, Barbados etc. C'est comme une musique lointaine à ses oreilles. L'Archipel du songe est une histoire de migrations, de langues diverses, de rencontres avec des conteurs et des pêcheurs, d'expériences diverses vécues à travers les territoires, de moments de sensation et d'extase dans des solitudes en compagnie d'iguanes et de flamants roses.

    Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 pour La Route bleue. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de six récits et de trois essais.

  • C'est dans un esprit similaire à celui de Thoreau que J.-L. Muscat appréhende le monde. Il ouvre la porte de sa maison et l'aventure est là. Sept jours de marche et de flânerie l'emmènent des forêts du Ségala au Causse du Quercy après avoir traversé et retraversé Lot et Célé. Il emprunte les sentiers forestiers, suit des bribes du chemin de Saint Jacques, observe attentivement la nature mais plisse aussi les yeux pour se créer des tableaux impressionnistes, se reposant dans des gîtes désertés ou à la belle étoile. Cet ancien forestier imprégné de nature se réclame de l'escargotisme, réfléchit sur cette mobilité effrénée où l'on veut découvrir le monde avant de connaître la proximité de son jardin. Il écrit pour nous faire voyager avec lui, si loin, qu'on en oublierait être si proche.

    Auteur de guides, Jean-Luc Muscat est un marcheur au long cours, constructeur de cabanes et amoureux des arbres.

empty