L'école des loisirs

  • Vous entendez les informations qui arrivent de partout pour dire que la planète va mal. Vous êtes des enfants, vous possédez une grande quantité de neurones pour apprendre, comprendre et retenir. Vous êtes créatifs et courageux. Et vous ne pourrez pas faire comme certains de vos aînés : regarder ailleurs, vous boucher les oreilles et hausser les épaules. Vous n'aurez pas le choix. Il faut que vous conserviez quelques-unes de ces qualités, au lieu de les laisser s'éteindre en grandissant. Vous deviendrez de meilleurs adultes, pour vous, pour les autres et pour la planète.

  • L'écart

    Amy Liptrot

    Grande, fine, intrépide et avide de passion, elle vacille, tel un petit navire dans la tempête, elle hésite entre deux destins : se laisser emporter vers le sud, vers ce Londres qui brille, dans la nuit violente qui fait oublier le jour où l'on est trop seul, où tout est trop cher, où le travail manque.
    Ou se fracasser contre les falaises de l'île natale, dans cet archipel des Orcades battu des vents dont la vie rude lui semble vide et lui fait peur.
    Elle l'ignore encore mais il existe une troisième voie : écouter résonner l'appel qui la hante, qui vient toucher cette part d'elle assoiffée de grand large, de grand air, de grande beauté. Non pas rester mais revenir. Choisir.
    Troquer la bouteille assassine contre une thermos de café fort, troquer l'observation narquoise et éperdue de la faune des nuits de fêtes tristes pour la contemplation des étoiles et des nuages, et l'inventaire des derniers spécimens de râle des genêts, un oiseau nocturne comme elle, menacé comme elle, farouche comme elle.
    Sa voie s'appelle l'Écart. C'est l'humble nom d'une bande côtière où les animaux sauvages et domestiques peuvent se côtoyer loin des regards, où folâtrent des elfes ivres d'embruns.
    C'est le nom fier de son premier roman.

  • Le Bout du Monde, c'est là qu'est partie habiter la grand-mère d'Hannah. Un endroit perdu à l'est de l'Australie. La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne. On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens. Des secrets qui ont la forme d'empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

  • Avoir un coin à elle, rien qu'à elle, Ruby en rêvait. Alors, pourquoi ne pas annexer le cagibi, tout près de son lit ? Adossée à la planche à repasser, à l'abri de sa chipie de soeur, elle peut enfin lire, écouter de la musique, chiller... Sauf ce soir ! À peine installée, Ruby a senti une bourrasque et s'est retrouvée assise au bord d'une clairière. Comment ? Mystère. Si c'est un rêve, c'est hyper réaliste. Ça sent bon par ici, un parfum de fleurs invisibles et de feuilles fraîches. Ruby aperçoit même, à côté d'une jolie maison éclairée par la lune, un garçon et une fille qui s'embrassent comme s'ils étaient seuls au monde. D'ailleurs ils le sont puisqu'elle n'appartient pas à leur monde. Car elle va bien finir par se réveiller, non ?

  • Quelques empreintes de pattes dans la neige, une carcasse de daim abandonnée un peu plus loin... et Felitsa avait compris en un éclair à qui elle avait affaire. C'était bel et bien une tigresse que sa mère et elle venaient de repérer. Et à y regarder de plus près, une tigresse qui attendait des petits. En dépit de la fatigue et de la température glaciale, Felitsa ne regrettait plus d'avoir accompagné sa mère dans sa tournée d'inspection. Alissa était garde forestière au bout du bout de la taïga russe, une zone de trafic intense avec la Chine voisine et un beau terrain de chasse pour les braconniers. De l'autre côté de la frontière, la dépouille d'un tigre de Sibérie valait des dizaines de milliers de dollars. Si Felitsa et sa mère avaient repéré la tigresse, les braconniers n'allaient pas tarder à faire de même. Il fallait trouver le moyen de sauver sa peau...

  • « Imagine. C'est l'été, les vacances. Tu visites la plus belle grotte préhistorique. Le lendemain, un orage éclate. Une sorte de faille spatio-temporelle s'ouvre, et tu remontes le fleuve du temps, à toute allure. Tu es dans la préhistoire ! Tu décides de remonter le fil des générations pour percer le mystère de tes origines. C'est le début d'une incroyable série de rencontres avec des êtres vivants de plus en plus lointains et différents de toi. Chacun d'eux te révèle ce qu'il a transmis à ses descendants, et donc à toi : Marcher debout. Porter ses bébés dans son ventre et échapper aux dinosaures. Vivre hors de l'eau... Tu rencontres même la toute première cellule vivante - dont tu descends, comme toutes les plantes et les animaux. Tu poursuis ton voyage plus loin encore. Car pour savoir d'où tu viens, il faudra remonter jusqu'au début du monde ».

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