Editions Paulsen

  • Inventeur génial dès son plus jeune âge, amoureux de la nature, grand marcheur, il sillonna le monde à pied et fut le premier à percevoir les dangers de l'exploitation de la nature. John Muir aurait pu être millionnaire, il a choisi d'être vagabond. Il a inspiré Alexis Jenni (prix Goncourt 2011).
    " C'est l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré " disait de lui Theodore Roosevelt.
    Né en Écosse, débarqué à 10 ans aux États-Unis avec son frère et son père, installé dans la région des grands lacs, il travaille sans cesse dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir il invente des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil qui le sort automatiquement du lit à l'heure du lever.
    Très vite John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de forçat, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin et sillonne les États-Unis à pied jusqu'en Californie. Dès lors, il parcourra le monde.
    Figure mythique aux États-Unis, créateur des parcs nationaux, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie.
    Prix Goncourt 2011 pour L'Art français de la guerre (Gallimard).

  • L'explorateur, le médecin, l'aventurier des déserts blancs, célèbre la forêt dans un livre intime et rappelle combien il est essentiel pour l'homme de se rapprocher de la nature.
    Pôle Nord en solitaire, traversées du Groenland, de l'Antarctique en traîneau à chiens... Certes, Jean-Louis Étienne est l'homme des déserts blancs, mais ce voyageur au long cours, bricoleur et bâtisseur dans l'âme, est un amoureux de la forêt et du bois. Il a d'ailleurs installé son port d'attache dans une forêt de son Tarn natal, là où, tout jeune, il s'évadait, où il s'échappe encore pour retrouver la cabane qu'il y a construite.
    À l'instar du philosophe américain Henry-David Thoreau, l'un de ses inspirateurs, Jean-Louis Étienne est en quête d'alliances intimes avec la nature qu'il côtoie depuis son plus jeune âge. Elle est son champ d'observations, d'émotions, de découvertes, d'inspirations, son espace de liberté et d'apaisement.
    C'est ce qu'il nous raconte à partir d'anecdotes et de souvenirs d'enfance, mais c'est surtout le génie de l'arbre qui fascine l'auteur. Ces géants du règne végétal nous gratifient de leurs multiples potentiels : le gîte et le couvert de la biodiversité, les châteaux d'eau entre la terre et le ciel, pourvoyeurs d'oxygène et régulateurs du climat, ils sont les garants de la conservation des sols. Avec passion, et un don pour la pédagogie, l'auteur nourrit notre curiosité de questions inattendues. Pourquoi les racines plongent-elles vers le centre de la Terre ? Un arbre transpire-t-il ? Pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? Qui est le véritable poumon de la Terre ? Il fait également état de recherches prometteuses en biomimétisme, comme la photosynthèse artificielle qui permettra de produire un " carburant solaire ", et expose des solutions pour demain, comme l'agroforesterie et la construction d'immeubles en bois pour séquestrer le carbone.
    Jean-Louis Étienne, homme de terrain et d'expériences, observateur attentif des équilibres minuscules et immenses qui régulent la marche du monde, nous dit avec conviction et réalisme qu'il existe un chemin pour une coévolution durable entre l'homme et la nature. Nous avons tous un rôle à jouer, à chacun de donner un sens à sa vie.

  • Depuis l'enfance, Bernd Heinrich court dans la nature et observe les animaux. Devenu un zoologiste reconnu, il rassemble tout ce que le règne animal lui a appris et se lance un défi impossible, gagner une course de 100 kilomètres. Mais pour lui, il n'y a rien d'impossible si l'on sait partir à la poursuite de son antilope, c'est-à-dire de ses rêves. Running the antilope, le best-seller de Bernd Heinrich, enfin traduit en français.
    Depuis son enfance dans les forêts du Nord de l'Allemagne jusqu'aux laboratoires des grandes universités américaines, Bernd Heinrich a étudié avec passion le règne animal. Pour le plaisir de la connaissance, pour l'amour de la nature... et pour la joie de la course.
    Car ces bêtes, petites ou grandes, à poil, à plume ou à élytres, ont toutes quelque chose à nous apprendre : les oiseaux migrateurs gèrent parfaitement leur nutrition avant leurs grands voyages ;
    le dromadaire est une mine d'astuces pour survivre à la chaleur ; la cicindèle a besoin de muscles chauds pour atteindre sa vitesse de pointe... Mais Homo sapiens a un petit truc en plus. Pour chasser l'antilope en l'épuisant à la course, nos lointains ancêtres ont appris à anticiper, à rêver même. Nous avons tous notre " antilope ", dit Bernd Heinrich, un but lointain, une proie qu'on rêve de faire nôtre. À 42 ans, il part à la poursuite de son antilope : il veut gagner une course d'endurance, le 100 kilomètres de Chicago.
    Bernd Heinrich détient toujours le record du monde de sa catégorie sur cette distance.
    Traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.
    Illustrations de Bernd Heinrich.

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