Christian Bourgois

  • Au milieu de l'hiver, au début de ce siècle, une adolescente en vacances dans un village au coeur de l'Angleterre disparaît. Les villageois participent à sa recherche. Tandis qu'ils sillonnent les landes, la police érige des barrages routiers, des journalistes se rendent dans ce village habituellement calme.
    Il y a beaucoup à faire : des vaches à traire, des clôtures à réparer, des pierres à tailler, des pintes à servir, des lits à faire, des sermons à écrire, une pièce de théâtre à répéter.
    Au fil des saisons, il y a ceux qui quittent le village et ceux qui y reviennent ; ceux qui se retrouvent ou se séparent. Il y a des naissances, des morts ; des secrets gardés et dévoilés ; des emplois créés et perdus ; des petites bontés et des trahisons imprévues. Des chauves-souris sont suspendues aux gouttières de l'église, des hérons montent la garde dans la rivière ; les champs affluent dans l'aubépine ; blaireaux et renards rôdent au fond des bois.

    Réservoir 13 est le récit mesuré de détails et d'émotions pendant les treize années suivant le drame, dans un village en harmonie avec les saisons et la nature qui l'entoure.

  • Des rapaces parcourent le ciel, des chiens gambadent et des couguars se tapissent parmi les arbres. Les plaines sont balayées par les vents, les forêts sont lugubres ou enchanteresses et quand il ne neige pas, c'est qu'il va neiger. Dans La Rivière en hiver, Rick Bass se consacre aux fluctuations météorologiques, à la terre et à ceux qui l'habitent, solitaires et touchants. Que les hommes affrontent la nature ou la négligent, cette dernière les fascine au point de leur couper le souffle. Et si ses personnages s'adonnent à des activités quotidiennes - pister un élan, veiller sur un énorme poisson-chat ou trouver le parfait sapin de Noël - celles-ci se transforment, sous la plume de Rick Bass, en une expédition aux allures mythologiques parfois périlleuse, toujours mémorable.
    Rick Bass, considéré comme l'un des écrivains majeurs de l'Ouest américain, démontre avec La Rivière en hiver qu'il excelle dans la forme courte. Les huit nouvelles de ce recueil ont la densité et la force des meilleurs romans.

  • Plus tard, le soir, le ciel est devenu d'un profond bleu ardoise, identique à celui qui baigne maintenant la base des montagnes, et leurs sommets enneigés, avec leurs tentacules pendants, flottent dans l'espace.

    Toute sa vie durant, Nan Shepherd (1893-1981) a arpenté les montagnes écossaises de Cairngorm. Là-bas, les hivers sont extrêmement rudes, les conditions de vie précaires. La Montagne vivante raconte ses pérégrinations, ses méditations, ses « choses vues » : les rivières, la neige, la faune et la flore, mais également ses camarades temporaires, les autres marcheurs qu'elle a croisés lors de ses explorations.
    Ce récit, écrit dans les années 1940, était resté inédit pendant près de trente ans. Nous pouvons maintenant découvrir la prose poétique et exaltée d'une pionnière du nature writing : Nan Shepherd explore les résonances du coeur humain et du paysage, s'affronte à la grandeur souvent terrifiante de la nature, et nous convie à contempler l'âme du monde déployée sous nos yeux.

    « Le meilleur livre jamais écrit sur la nature et le paysage en Grande-Bretagne. » The Guardian

  • Cloudbursts

    Thomas Mcguane

    Quand le ciel se déchire est la somme de toute une vie de réflexions, de sentiments, d'expériences, et se doit d'être savouré. Ceci étant dit, si vous vous retrouvez à dévorer ces nouvelles en un temps record, je vous encourage à le faire. Vous pourrez toujours les relire plus tard ; ce que vous ferez probablement. The New York Times Book Review
    Merveilleux, essentiel, irrésistible et souvent étonnant. [...] Toutes les nouvelles de McGuane sont empreintes d'humour. En résulte une succession d'histoires exquises. The Los Angeles Times
    Une prose aussi ciselée et impressionnante que les montagnes Rocheuses. [...] L'éclat et l'humour de l'écriture de Thomas McGuane ne manquent jamais de ravir. The Wall Street Journal
    Aujourd'hui, il n'y a plus aucun doute : McGuane est un très grand. Christophe Mercier, Le Figaro
    McGuane [est] l'un des portraitistes les plus fins de l'Amérique profonde. André Clavel, Le Temps
    Pas de sérénité, pas d'équilibre, mais des embardées imprévisibles, soutenues par un rythme qui les accompagne à merveille. [...] Bref, McGuane, spirituel et généreux, nous entraîne dans sa jubilation. Lilian Kerjean, La Quinzaine littéraire

  • Chris de Stoop est né dans la ferme de ses parents au coeur du pays flamand, il présente comme un acte de traîtrise le choix d'entamer des études et d'effectuer une carrière de grand reporter dans le monde entier.
    Après la disparition de son frère, l'auteur décide de reprendre l'exploitation familiale. Il tente alors de décrire un terrain, aussi intime qu'universel, qui se trouve menacé : dans cette partie de la Belgique, les industriels du port d'Anvers ont commencé des négociations complexes avec divers organismes gouvernementaux et associations de défense de l'environnement, l'avènement de la gestion écologique du pays flamand signe la mort de tout un mode de vie rural.
    En dépit de ce danger, avec une énergie puisée dans ses souvenirs d'enfance, l'auteur s'efforce de faire revivre la ferme familiale.
    À travers ce best-seller, Chris de Stoop offre un récit puissant et coloré, vivant, très humain, non dénué d'une certaine portée politique, sur l'usage que l'on peut faire en Europe des paysages hérités de l'histoire ancestrale.

  • « Il faut le dire: on est bouleversé. Au-delà de ses beautés fulgurantes, l'écriture de Lobo Antunes rend réelle cette idée que nous sommes à chaque instant tous ceux que nous avons été. [...] Personne n'écrit comme lui et il écrit comme personne. » Alice Ferney, Le Figaro « Telle est la magie de la phrase chez António Lobo Antunes : elle s'enroule autour de vous et vous attire dans les replis de la conscience. Un tour de force aussi bouleversant qu'addictif. » Florence Noiville, Le Monde « L'addiction à cette littérature est telle, quand on a goûté une première fois ces mots éparpillés dans le temps, l'espace, la faune, la flore, la pensée... [...] Tous les livres d'António Lobo Antunes sont secoués par ces injonctions contraires de la pensée, source d'angoisse et de libération. Comme toujours, la poésie des origines triomphe. » Marine Landrot, Télérama « Il faut plus voir dans le bousculement raffiné de l'écriture et dans le déplacement délibéré des mots dans la phrase la hargne toujours active d'un écrivain dressé contre les conventions de tous ordres. » Muriel Steinmetz, L'Humanité

  • « De livre en livre, Lobo Antunes affine sans cesse un langage d'une puissance inouïe qui fait de la douleur d'individus égarés au bord d'eux-mêmes le symbole même de la condition humaine. » Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire « Il faut entrer [dans l'écriture d'António Lobo Antunes] et s'y laisser couler. Le rythme, alors, vous hante dès que vous y avez goûté. » Florence Noiville, Le Monde des livres « Lire la prose du plus grand écrivain portugais est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. » Bruno Corty, Le Figaro

  • Rêves de train Nouv.

    « Ce livre concis et poétique sent la morille et le bois calciné. C'est une fable transpercée par les hurlements des loups et les jappements des coyotes en délire, un hymne à l'odeur âcre des épicéas géants que des bûcherons loqueteux débitent en billes, là-bas, au fin fond de l'Ouest américain, pour construire, au péril de leur vie, des ponts de chemin de fer en équilibre au-dessus des canyons. [...] Un roman qui vous emporte loin dans le silence et dans l'azur. »
    Florence Noiville, Le Monde des livres
    Au début du XXe siècle, Robert Grainier travaille à la construction des chemins de fer qui, très vite, parcourront l'Amérique. Un combat de l'homme contre la nature dans des paysages à l'immensité sauvage. Mais ce n'est pas le seul combat que mène Grainier : ébranlé par un drame personnel, il tente de donner un sens à un monde qui en a perdu, alors que son pays connaît des années décisives qui transforment profondément son identité.

  • En 1933, trois jeunes et brillants anthropologues se rencontrent sur les berges du fleuve Sepik, dans le Territoire de Nouvelle-Guinée, alors sous domination anglaise. Inspiré par la vie de Margaret Mead, la célèbre anthropologue américaine qui sut donner du souffle à cette science encore si récente dans les années 30, Euphoria est un roman passionnant où il est question d'anthropologie, de tribus indigènes, d'ethnocentrisme et de guerres mondiales, mais aussi et surtout de nature, de désir et de possession... « Énergique, spirituel, férocement intelligent. [...] Un triangle amoureux inattendu. » The New York Times Book Review « Poétique, saisissant. Lily King appréhende la substance du désir d'un homme pour une femme qui a radicalement changé le regard que nous portons sur nous-mêmes. » The Washington Post Sélection des 10 meilleurs livres de l'année 2014 de la New York Times Book Review. Illustration de couverture : Artwork: Geviert, Graphics & Typography Andrea Janas © shutterstock/Norph

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