Éditions David

  • Andrée Christensen nous invite à pénétrer dans son jardin, véritable atelier à ciel ouvert et source inépuisable de réflexions et de méditations sur le visible et l'invisible. Elle nous dévoile un monde de contrastes entre la terre qui se dépouille et l'extravagance du règne souterrain, alliant les forces intimes aux secrets touffus, parfois violents, de la nature.

    Ainsi je serai devenue jardin là où tout se tait pour mieux percevoir dans l'écho de la beauté l'inaudible du commencement Dans une éclosion d'images, où chaque vers est ciselé avec la précise géométrie d'un flocon, Andrée Christensen nous fait découvrir l'ADN végétal, minéral et animal de l'hiver.

  • Le haïku célèbre ici le quotidien dans tout ce qu'il transporte de lumière et d'ombre. Le petit nuage blanc qui imite la lune, la lumière d'un héron au-dessus d'un embouteillage, des épinettes noires qui étirent le cou, mais aussi la lourdeur d'un dernier rendez-vous dans les yeux bleus d'un ami. Les haïkus de ce recueil témoignent d'un chemin entre deux ciels.

    rencontre matinale
    toutes les forêts du monde
    dans les yeux du cerf

    neige lourde
    ce matin le grand pin
    effleure mon épaule

  • Pour son premier recueil, Sébastien Rock s'est inspiré de la démesure des Prairies, de leurs ciels majestueux et des petites surprises qui nourrissent son quotidien dans une ville aux dimensions encore très humaines.

    excursion scolaire
    les passereaux piaillent
    plus que les élèves

    bleu blanc jaune
    un parhélie tracé
    dans un ciel ouvert

  • Mon fils âgé de deux ans au beau milieu d'un champ de fleurs sauvages. Il est en tête à tête avec un chrysanthème. Il ne le cueille pas, ne le porte pas non plus à son nez. Il le touche du bout des doigts, comme s'il voulait s'assurer de son existence.

    de retour du champ
    des lumières par dizaines
    dans mon pot de verre
    Jimmy Poirier

    échanger quelques mots
    avec une bernache
    début de l'été
    Hélène Leclerc

  • J'écris pour célébrer ce qui reste de beauté dans le monde en cette époque de grands bouleversements. Quand tout s'écroulera, j'écrirai encore sur la lumière qui glisse sur l'eau et sur l'oiseau qui s'envole.

    ciel blanc
    la route invisible
    des oiseaux de mer

    nuit noire
    au loin un grand bateau
    transporte la lumière

  • « Célébrant les noces du corps dans une union extrême qui le projette au-delà du souffle même, Corps sauvage nous dit que le poème est rythme et pollen. [...] Souvent saisissante, la voix du poète rend de façon remarquable l'insaisissable de notre

  • Doué dun sens dobservation aigu, lauteur offre des «instantanés», des «photographies», des «médaillons» qui dépeignent la vie quotidienne avec ses banalités, ses joies, ses insignifiances, ses douleurs et ses moments les plus risibles.

    Dans ce genre bref quil cultive depuis longtemps, Maurice Henrie aborde avec amusement ses thèmes de prédilection : folie du monde moderne, nostalgie du passé, observation de la nature, goût du voyage, absurdité de la vie poursuivant dans ce seizième ouvrage une uvre qui prend racine dans le vrai monde.

    Dire succinctement des choses qui touchent, mais dont on nose parler, voilà lintention qui inspire ces «petites pierres blanches» taillées, avec humour et finesse, pour notre plus grand plaisir.

  • Dans son troisième recueil, Lucie Chéné explore ces « terres fragiles » qui sont le lot de bien des êtres humains, celles de l'attente, de l'absence et de l'abandon. Elle construit un univers onirique, où le corps arrive à surmonter sa peine, son isolement en se rapprochant de la nature et de l'enfance. Ce cheminement intérieur devient, pour l'auteure, une fin en soi l'arrachant au silence trop dense de la perte de l'être cher.

    Terre étroite
    sur ton corps
    l'attente hors de toi
    neige
    seule

    seule et seule
    en moi
    l'aube

    Des poèmes brefs et d'une rare concision, des images saisissantes. Une voix originale à redécouvrir !

  • Souffle épique du Grand Nord... L´homme aux yeux de loup raconte une aventure énigmatique, tendre et impitoyable, vécue par des êtres simples, que les circonstances poussent à se dépasser : un Mexicain dont l´avion est abattu au-dessus du magnifique Parc de Nahanni, un Indien qui revient de la guerre d´Iraq, l´esprit saturé du bruit des bombes et des cris de ses compagnons mourant autour de lui, des chasseurs percés de mystérieuses flèches venues de nulle part punir le non-respect de la vie animale et cette jeune Indienne, révoltée par la triste condition de la femme soumise à l´homme. Autour d´eux, tantôt innocentes proies, tantôt fidèles compagnons, il y a les loups qui finissent par leur ressembler. Ce récit envoûtant, reflet d´un véritable choc des cultures, est inspiré d´une histoire vraie... devenue légende.

  • Crac

    Paul Savoie

    Récupérer le village / le peuple qui disparaît / sous la force inlassable / de la vague dont on ne trouve / plus de trace sauf l'écho / d'une mer / qui recule maintenant / devant ce qu'elle vient d'avaler CRAC, c'est le bruit que la terre ou le coeur font lorsque quelque chose se brise, risque de s'effondrer.
    Ce recueil, c'est l'expression d'une crainte, d'un désarroi devant ce qui, pour toutes sortes de raisons, se trouve menacé ou en voie de disparaître. C'est une façon de dire non à ce qui menace de nous réduire, de nous forcer à plier l'échine, à fausser compagnie.
    Paul Savoie refuse de se faire ensevelir par les forces modernes qui tendent à réduire l'être, à anéantir la conscience, la parole. Crac est son manifeste contre l'ensevelissement, son cri du coeur, son acte d'amour, bref son art poétique.

  • Que serions-nous si du bois des arbres nous n'avions façonné la hampe de nos sagaies, le manche de nos houes, les essieux de nos charrettes, la charpente de nos demeures, la coque de nos navires? Sans le bois, les premiers feux que nos ancêtres allumèrent sur la savane n'auraient été que feux de paille.

    Leurs noms sur une même écorce Blanc et Innue Hélène Bouchard Pour donner à voir toute la symbolique du bois dans nos vies, Bertrand Nayet a lancé une invitation à laquelle soixante-deux auteurs de la francophonie canadienne ont répondu. Leurs haïkus composent ce florilège.

  • Quelques mois après la publication de son premier recueil «Cueillir la pluie» (Tire-Veille, 2014), Jimmy Poirier réalise à quel point le haïku a chamboulé sa vie. Tout doucement, presque imperceptiblement, une agréable lenteur s'est installée dans son quotidien. « Tous les soirs, je revenais chez moi la tête gorgée de sons et d'images, les poches pleines de bouts de papier sur lesquels j'avais gribouillé toute la journée. Après un certain temps, j'ai compris que le haïku s'était enraciné en moi, dans mes yeux et dans mon ventre, et qu'il s'y était installé pour la vie. » sentier d'automne / sous nos pas / le bruit des couleurs L'auteur poursuit ici sa quête de l'instant, attentif au moindre geste de la nature à travers chaque saison, en renouant avec des fragments de son passé. Une grande partie de ce recueil a été écrite chez lui, au bord du Saint-Laurent. Habiter ce lieu inspirant, c'est porter en soi le souffle du fleuve.

  • « La lecture de ce beau recueil de haïkus québécois, où se côtoient l'univers et l'intime, donne au lecteur la mesure de ce temps poétique qui n'a qu'une réalité, celle d'une conjonction entre intensité et immédiateté, car il y a parité absolue entre ce qui est réel et l'instant présent. » Préface d'Alain Kervern Neuf auteurs de la Côte-Nord empruntent la voie du haïku avec des sujets qui leur tiennent à coeur ou qui rejoignent leurs préoccupations. Alors que certains parlent des beautés de la nature, des secrets de la faune et de la vie paisible au chalet, d'autres évoquent des petits moments qui se passent au fil des jours, dans l'ici et l'ailleurs. Finalement, d'aucuns révèlent ce que perçoivent les sens, partagent la réalisation du rêve d'un voyage au Japon ou abordent l'inéluctable. Textes de Gilbert Banville, Hélène Bouchard, Odette Boulanger, Thérèse Bourdages, Claire Du Sablon, Christine Gilliet, Carmen Leblanc, Monique Lévesque et Claude Rodrigue.

  • Sept-Îles se loge dans ce vaste espace que dessine la Côte-Nord, entre mer et forêt. Un lieu où la respiration s'élargit en même temps que le paysage. Un lieu où les expressions «à perte de vue» et «à couper le souffle» sont coutumières. Un lieu d'échanges et de métissage entre cultures. Un lieu où cohabitent nature sauvage et grandes industries. Sept femmes du Groupe Haïku Sept-Îles ont choisi de faire connaître ce milieu unique, à travers de petits poèmes d'inspiration japonaise. une mer d'huile les îles en lévitation ce matin entrée d'hémérocalles et potage de pissenlits s'inviter au Jardin Textes de Micheline Beaudoin, Hélène Bouchard, Marthe Boudreault, Odette Boulanger, Thérèse Bourdages, Diane Cyr et Ginette Simard.

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