Écosociété

  • Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

  • «Condamné au vagabondage pour manque de conformisme, j'ai appris les leçons silencieuses des environnements que j'ai fréquentés.»
    Dans cet ouvrage autobiographique, Thierry Pardo raconte les voyages qui ont contribué à son éducation et à celle de ses deux enfants, hors des sentiers battus de l'école. Du Népal au Nunavik en passant par La Paz et Marrakech, il décrit comment les paysages naturels et humains lui ont appris bien plus que n'importe quelle institution scolaire. Le mystère des forêts, le tumulte des villes, le silence des déserts, l'ivresse des montagnes, la profondeur des mers... Tous les éléments sont convoqués pour incarner ce pouvoir de transformation que le voyageur recherche.
    Il en ressort une méditation sur la condition humaine, le rapport à l'autre, la solitude et la liberté, mais aussi sur le tourisme de masse, les moyens de transport et la photographie. Rédigé en hommage au poète Kenneth White et inspiré d'auteurs tels que David Thoreau, Elisée Reclus ou Gaston Bachelard, cet ouvrage nous invite à retrouver notre intimité avec la nature et notre solidarité avec l'univers.
    «Le vagabondage est un cadeau que j'offre à mes enfants parce qu'au-delà des multiples apprentissages, de l'ouverture sur le monde et sa mosaïque de cultures, l'aventure au quotidien procure un rapport apaisé aux risques et aux aléas de la vie.»

  • Il n'est plus possible d'ignorer le changement majeur qui s'opère dans les consciences et dans le regard que les humains portent sur eux-mêmes, et sur leur mode de vie destructeur. Aujourd'hui, un nombre croissant de personnes cherchent un moyen de vivre en harmonie avec leurs valeurs et avec la nature. En plus des populaires coopératives d'habitation, saviez-vous qu'il y a un nombre croissant de projets d'écovillage ?

    Vivre autrement se base sur l'expérience de dizaines de pionniers-fondateurs pour proposer des outils concrets qui vous aideront à concevoir, organiser et poursuivre votre audacieux projet, en évitant les erreurs et les pièges pouvant mettre votre rêve en péril. Cette mine d'infor-mation recueillie par une icône du mouvement des éco-villages démontre la viabilité de ces derniers.

    Cette nouvelle édition, revue et mise à jour, réaffirme toute la pertinence de l'expérience des communautés intentionnelles dans la configuration d'un monde qui place le vivre-ensemble au coeur de ses priorités.

  • Partout, l'heure est à l'intensification de l'exploitation industrielle des «ressources naturelles». Forêts, eau douce, minerais, sable, rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages grandioses: tout y passe! La justification de ces efforts est partout la même: cette exploitation est un facteur de croissance essentiel dont il serait fou de ne pas profiter alors que les emplois manquent et que les États sont endettés. C'est le choix de l'extractivisme. Si ce phénomène suscite des débats, ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l'exploitation de ces richesses: qui va vraiment profiter de ces ressources? Comment ne pas faire trop de dégâts en les mettant à profit? Est-ce le bon moment de les exploiter? Et si, au lieu de se préoccuper de la bonne façon de partager ce «gâteau» (sans trop salir la nappe), on s'interrogeait plutôt sur la pertinence même de le consommer? Avons-nous vraiment besoin d'harnacher de nouvelles rivières, d'exploiter toujours plus de gisements de pétrole et de minerais, d'ouvrir de nouveaux territoires aux touristes, d'intensifier les cultures et l'élevage animal? Ne s'agit-il pas d'une fuite en avant, sur un chemin qui ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat terrestre et de nos sociétés? Ne pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, sans pratiquer ce type d'exploitation? Si oui, à quelles conditions? Les auteur.e.s s'attaquent à ces questions difficiles en dénonçant la logique de l'extractivisme avant d'en souligner les principales limites physiques. Les effets destructeurs et irréversibles du processus économique sur les ressources naturelles dites «non renouvelables» (énergies fossiles, minerais, etc.) étant déjà à l'oeuvre, les auteur.e.s s'attellent à décrire les alternatives possibles à ce «modèle de développement»: low-tech, transition énergétique, résistance autochtone et philosophie du buen vivir... Ils nous invitent à changer de paradigme pour penser les pistes d'actions nécessaires dans un futur post-extractiviste. Car à force de creuser, nous arrivons bel et bien aux limites de notre unique planète.

  • Le modèle de société fondé sur le dogme de la croissance économique infinie, s'essouffle. La course effrénée à la productionde richesses matérielles entraîne une dégradation de la biosphère très préoccupante pour la survie des générations futures,sans garantir des conditions de vie décentes aux générations actuelles. Les auteurs de cet ouvrage partagent un même souci d'agir «pour la suite du monde », mais ne s'accordent pas sur les moyens à mettre en oeuvre. Un riche échange et une réflexion entre les défenseurs d'un « développement durable » et ceux d'une « décroissance soutenable ».

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