• La naissance d'un roi...Charles de Valois, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'est pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il mène la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapte aux circonstances, tire parti des conflits entre les princes, s'appuye sur ses " bonnes villes " et sur la papauté, crée des institutions administratives et militaires efficaces. Autre innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi et enfin une forme de sentiment " national ". La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que prend ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations.

  • Louis XIV domine son époque. Sur le plan international, il étend les frontières du royaume, établit des colonies en Amérique, en Afrique et en Inde, et contribue à faire de son petit-fils le roi d'Espagne. Il est l'un des plus grands mécènes de l'histoire européenne - Molière, Racine, Lully, Le Brun, le Nôtre travaillent pour lui, Versailles et ses satellites à Marly sont jalousés. Partout Louis encourage la danse, la chasse, la musique, la conversation, en particulier avec les femmes, dont le pouvoir est l'un des thèmes les plus originaux de ce livre. Obsédé par les détails du gouvernement, Louis XIV fut un roi politique, même si ses choix de ministres et généraux se sont avérés désastreux, notamment après la mort du très compétent Colbert. C'est de cette figure hypnotique bien qu'imparfaite, incarnation idéale du grand monarque, que Philip Mansel brosse le portrait, en s'appuyant sur les toutes dernières recherches tant en France qu'en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Il porte une attention particulière à la culture de cour et à la politique étrangère du roi, réintroduisant dans l'histoire européenne puis mondiale un roi de France aux prétentions universelles.

  • La Chine et l'Europe relèvent de deux traditions politiques différentes. En retraçant leur histoire et en les comparant, Billeter en arrive à une compréhension profonde de l'une et de l'autre, précisément au moment où celles-ci entrent en conflit. Depuis un siècle en Chine, les forces du progrès se sont continûment inspirées de la tradition européenne. Or, l'ambition du pouvoir actuel est de les vaincre et d'entraver leur action partout ailleurs. Quand le pouvoir se réclame de la grandeur passée de la Chine, il lance un défi à l'Europe, défi que celle-ci se doit de relever, puisqu'elle dispose des ressources nécessaires. Encore faut-il qu'elle tire de son histoire un nouveau projet politique et philosophique. Billeter en pose les principes, ceux d'une véritable... "révolution culturelle".

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • À 72 ans, le Prince Charles se prépare à monter sur le trône. Avec toute la patience qu'on lui connaît. Mais qui donc se cache derrière ses sourires diplomatiques et ses apparitions médiatisées ? La première biographie française consacrée au prince Charles depuis 25 ans. C'est un homme qui attend dans l'antichambre, mais la porte n'est pas encore ouverte. Patienter toute une vie doit sembler long. Mais Charles paraît ne jamais s'ennuyer.
    Le prince de Galles préside quatre cents organisations charitables, affiche un sourire aimable et offre un mot gentil à chacun. Son apprentissage de futur roi relève de la formation permanente. Il voyage, serre des mains, coupe des rubans. Sérieux en public, facé- tieux en privé, il travaille, peint des aquarelles, cultive ses lubies et ses jardins, s'intéresse aux religions d'autrui, et le climat l'inquiète.
    Enfant, il a connu tous les chagrins. Jeune homme, il a gouté tous les plaisirs. Le polo, les jeunes filles, l'Aston Martin décapotable, les études, Shakespeare, apprendre le gallois et jouer du violon- celle, flirter, porter l'uniforme, des kilts écossais et des costumes sur mesure.
    Ce dandy a cherché l'amour, chose compliquée. Il l'a finalement trouvé avec une certaine Camilla Shand, mais on lui conseilla Diana. Leur union fut un désastre.
    Né en 1948, Charles a son idée sur l'architecture, l'agriculture bio, la médecine douce et l'économie circulaire. Il agace les experts, mais cet antimoderne fut en avance sur son temps avec l'écologie et le changement climatique. Enquête sur un grand enfant bientôt roi, qui cultive sa part de mystère.

  • Révolution et religions ; le peuple français reconnait l'être suprême et l'immortalité de l'âme Nouv.

    La décennie révolutionnaire fut le théâtre d'un conflit politico-religieux passionné dont l'histoire ne retint souvent que les outrances, celles de prêtres pourchassés, d'églises vandalisées et d'un catholicisme malmené et banni. S'il n'a pas lieu de le nier, la question religieuse pendant la Révolution est néanmoins trop ambiguë pour amalgamer antireligion et anticléricalisme. Un gouffre opposa en réalité le fanatisme de quelques-uns de ceux qui dénonçaient les conséquences néfastes de l'intrusion du clergé aussi bien dans le domaine public que privé. Reste qu'en s'attaquant de front à l'Église catholique de France pour la mettre au pas, les révolutionnaires ont froissé une partie de la société en ne prenant pas le poids de l'attachement populaire à l'institution et à ses hommes. Leur volonté de contrer l'influence et la puissance cléricales déboucha sur une crise d'une ampleur rare dont Christine Le Bozec livre, en historienne, les tenants et les aboutissants.  

  • Le vainqueur des Arabes à Poitiers, en 732.Sa victoire contre les arabo-musulmans à Poitiers, en 732, est à peu près tout ce qui reste de Charles Martel dans la mémoire collective, qui le considère avant tout comme le " marteau des Sarrasins ". L'enjeu de cette fameuse bataille connaît d'ailleurs un regain d'intérêt dans le contexte actuel, et fait l'objet de vifs débats : simple escarmouche, ou choc des civilisations qui a sauvé l'Europe de l'islamisation ? Cependant, Charles Martel ne se réduit pas à cette seule date, aussi célèbre soit-elle. Grand-père de Charlemagne, il assure la transition entre la dynastie moribonde des Mérovingiens et celle des Carolingiens. Guerrier avant tout, il est devenu, par ses nombreuses victoires, mais aussi par sa collaboration avec les missionnaires et par son entente avec le pape, le prince le plus puissant de son époque, le sauveur de l'unité du monde franc, et le rempart de la chrétienté. Maître d'un immense territoire, tout en restant simplement " maire du palais ", il prépare l'accession au trône de son fils Pépin le Bref. Si Charles Martel reste pourtant mal connu, en raison du caractère lacunaire et laconique des chroniques de cette époque, de nombreux documents, privés et publics, sur la société franque permettent de lever en partie le voile sur cet étonnant personnage, et de mieux comprendre l'homme et son oeuvre.

  • Mack Hopper, agent de la CIA, arrive au Korach en 1957 avec sa femme et leur fils Terry. Sa mission est de tisser des liens avec le jeune roi de ce pays sans ressources, mais déterminant pour l'influence américaine au Moyen-Orient. Il se rapproche peu à peu du souverain plein de charme jusqu'à ce que ce dernier soit mystérieusement assassiné. Quarante ans plus tard, Terry, devenu historien, entreprend des recherches sur ce qui s'est passé au Korach. Petit à petit, il explore souvenirs et archives de cette petite Amérique du bout du monde pour trouver la clé du mystère qui entoure la mort du roi et, surtout, découvrir quel fut le rôle de son père dans cette affaire. Little America questionne la politique étrangère américaine, mais ce roman envoûtant met surtout en scène la quête d'un fils cherchant à comprendre qui est réellement son père.

  • Tout bougeait au xvie siècle : les institutions les plus anciennes vacillaient, les royaumes se disloquaient, l'Église explosait. Dans cet univers chaotique des guerres de Religion, les apparences trompeuses, les mensonges et les ruses furent souvent nécessaires à la survie. Pour mieux le comprendre, cet ouvrage propose une plongée dans les tensions qui marquèrent la noblesse française dans le second xvie siècle. Il examine ainsi, à travers les portraits d'hommes et des femmes de pouvoir - Guy de Lanssac, les Guise, Mme de Montpensier, Anne de Joyeuse, etc. - les différentes formes de contestation de la légitimité politique et d'Henri III. L'auteur retrace ainsi les étapes de la construction des principales forces d'opposition à l'autorité du monarque, qu'il s'agisse de la nébuleuse constituée autour du duc d'Anjou ou des associations catholiques radicalement opposées à l'idée qu'un hérétique puisse prétendre à la couronne. À l'issue de ce parcours, c'est bien le fascinant portrait kaléidoscopique d'un royaume que dessine Nicolas Le Roux.

  • Une personnalité secrète enfin réévaluée par l'un des meilleurs biographes des rois de France des XVIIe et XVIIIe siècles.A cinq ans, en 1715, Louis XV succède à son arrière-grand-père Louis XIV dans une France affaiblie. Après la Régence et le ministère du vieux cardinal de Fleury, ce n'est qu'en 1743 qu'il commence à gouverner. Le " Bien-Aimé " devient assez vite le Mal-Aimé. Il le resta longtemps aux yeux des historiens qui lui ont reproché sa faiblesse devant ses ministres et favorites, ses frasques du Parc-aux-Cerfs, la perte du Canada et de l'Inde... Aujourd'hui on commence à mieux comprendre ce souverain timide, secret, ayant sans doute du mal à assumer son métier de roi, mais profondément bon, sensible, cultivé, passionné par les sciences et ne manquant parfois pas d'autorité.
    En ce siècle des Lumières, où l'esprit public évolue fortement, où les idées nouvelles foisonnent, Louis XV, dans Versailles rayonnant d'un éclat incomparable, demeure le monarque le plus prestigieux d'Europe jusqu'à sa mort en 1774.

  • Pierre le Grand ou la naissance de la Russie moderne.Pierre le Grand est une des figures les plus extraordinaires de l'histoire de la Russie. Né en 1672, tsar de 1682 à 1725, il a modernisé son empire à marche forcée, réformé tout à la fois l'armée, l'État et l'Église, créé de toutes pièces une marine de guerre et initié une véritable révolution culturelle dont la Russie actuelle est l'héritière. Parmi les premiers chefs d'État à nourrir une vision géopolitique globale, il a porté ses ambitions conquérantes vers la mer Noire et la Baltique, mais aussi vers la Sibérie, l'Asie centrale et la Perse, et jusqu'à l'Inde et l'Amérique du Nord.
    Thierry Sarmant, d'une plume brillante et passionnée, s'appuyant sur les travaux les plus récents des chercheurs russes, allemands, français et anglo-saxons, brosse avec brio la vie de ce géant bâtisseur - dont Saint-Pétersbourg reste assurément le plus bel écrin - en le confrontant notamment à ses " collègues monarques " à la charnière des xviie et xviiie siècles, Louis XIV, Guillaume d'Orange ou encore Frédéric-Guillaume de Prusse. Ce faisant, il s'interroge aussi bien sur les troubles de l'identité russe que sur les ressorts de l'occidentalisation du monde et livre une biographie de haut vol appelée à demeurer une référence incontournable.

  • La Russie ne cesse de renouer avec son passé impérial. Sans haine ni a priori, le temps des tsars sort de l'oubli organisé, pour être reconsidéré après les mensonges et la désinformation imposés par la Révolution, puis la guerre civile et la dictature.
    Avec son talent coutumier, Jean des Cars raconte comment la dynastie des Romanov, qui régna de 1613 à 1917, a construit la Russie impériale et bouleversé l'histoire du monde.
    De Pierre le Grand à Nicolas II, en passant notamment par la Grande Catherine et Alexandre II, il dépeint l'histoire et la personnalité de ses souverains, soulignant l'extraordinaire de leurs destins où la grandeur côtoie presque toujours la tragédie.
    " A chacun, Jean des Cars restitue sa juste place et sa personnalité propre.
    Quelle famille, quelle destinée, quelle nation aussi ! " Laurent Theis, Le Point.
    Nouvelle édition

  • Le crépuscule de la Cour.La cour de France n'est pas morte avec l'Ancien Régime. Au contraire, elle n'a cessé de renaître de ses cendres et de se métamorphoser sous les quatre rois - Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe - et les deux empereurs, Napoléon Ier puis Napoléon III, qui ont occupé le pouvoir de 1789 à 1870.
    Écrit à partir de nombreuses archives inédites, ce grand livre raconte la vie quotidienne des souverains successifs et de leurs courtisans. D'une plume alerte, l'auteur transcrit leurs voyages, leurs fêtes et représentations publiques, mais aussi le coeur de leur intimité, à la fois au zénith de leur apogée, puis dans la brutalité de leur chute.
    Charles-Éloi Vial explique enfin la permanence d'une tendance à l'enfermement et d'une volonté politique d'ouverture, paradoxe fondateur de la cour et plus largement de la vie politique nationale.
    " Plaisant et instructif. "
    Le Monde des livres " Un livre brillant, qui régénère l'histoire de la cour. "
    Histoire et civilisations

  • Rois et reines dans la tournmente des deux guerres mondiales.À l'été 1914, l'Europe est très majoritairement monarchique : sur vingt-deux États, dix-neuf sont des royaumes, des empires, des principautés ou des grands-duchés. Circonstance exceptionnelle : leurs souverains, qui vont s'unir, se combattre et parfois se trahir, sont presque tous parents, liés par le sang et les mariages (Romanov, Habsbourg, Hohenzollern, Windsor...). Ainsi la " guerre des rois " sera-t-elle un incroyable règlement de comptes familial à l'échelle d'un continent, puis du monde.
    Au lendemain des deux guerres mondiales, que sont devenus les monarques ? Quels sont ceux qui sont toujours en place ? Ceux qui ont abdiqué, ont été banni ou ont choisi l'exil ?
    Avec le brio qui le caractérise, Jean des Cars nous conte le " crépuscule des rois ", un demi-siècle durant lequel la peur côtoie la grandeur, et la barbarie la geste héroïque.
    Jean des Cars est l'historien des grandes dynasties d'Europe et de leurs plus illustres représentants. Parmi ses grands succès : La Saga des Romanov ; La Saga des Habsbourg ; La Saga des Grimaldi ; La Saga des Windsor ; Nicolas II et Alexandra ; François-Joseph et Sissi.
    Citations dans le cartouche couleurs :
    " Passionnant ! "
    Le Parisien " Jean des Cars, éminent spécialiste des sagas dynastiques, expose les faits, pays après pays, décennie après décennie, dans un ouvrage vivant, et documenté, d'autant plus plaisant à lire qu'il se compose de près de 170 sous-chapitres qui racontent chacun une histoire. "
    Le Figaro Magazine

  • À la publication du Métronome de Lorànt Deutsch, les médias saluent unanimement le travail d'un passionné d'histoire sachant se mettre au niveau du public. Pourtant, son approche fait l'apologie de la monarchie, évoque avec nostalgie un passé fantasmé et réduit les révolutions à des instants de terrorisme sanglant. Les auteurs s'inquiètent ici du réveil de cette histoire nationale dont Lorànt Deutsch est le poste avancé et tirent la sonnette d'alarme contre les replis identitaires diffusés par ces « historiens de garde ».

    William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Gaudin sont historiens.William Blanc et Christophe Gaudin ont également publié Charles Martel et la bataille de Poitiers (Libertalia, 2015). William Blanc est l'auteur de l'essai Le Roi Arthur, un mythe contemporain.

  • Paul Ier

    Alain Blondy

    La tragédie d'un tsar fou.L'Histoire et les Russes se sont empressés d'oublier Paul Ier. Fils illégitime de la grande Catherine II, il fut pourtant tsar de Russie de 1796 jusqu'à sa mort, en 1801. Homme fantasque, marqué sa vie durant par les stigmates d'une enfance douloureuse, il n'accéda au pouvoir qu'au décès de sa mère, après avoir été tenu à l'écart de tout pendant quarante-deux ans.
    Prenant le contrepied du règne précédent, il réforma le pays et durcit la politique à l'égard de la noblesse. Ses mesures, nombreuses et vétilleuses, mécontentèrent à la fois la cour, l'armée et le peuple. À l'extérieur, il se brouilla avec ses alliés, notamment l'Angleterre, en raison de sa marotte qui lui fit se proclamer maître de Malte.
    Passé maître dans l'art de se faire des ennemis, Paul Ier fut sordidement assassiné par un groupe d'officiers de son entourage, dans la nuit du 21 mars 1801. Ce tsaricide, dû à la lassitude de la haute société russe, apparut aussi comme le résultat d'une sourde manoeuvre de l'Angleterre.
    Se fondant sur de multiples sources, Alain Blondy ressuscite le destin shakespearien de ce tsar mal aimé dont les actes traduisirent autant son désir névrotique de revanche que son génie à tisser sa propre apocalypse.

  • La première véritable biographie de Mohammad Réza Pahlavi, le dernier shah d'Iran." Laissons à l'histoire le soin de juger Mohammad Réza Pahlavi en tant que gouvernant ", a déclaré le président Sadate lors des obsèques de son ami, en Égypte. Le dernier shah d'Iran (1919-1980) est en effet un des monarques les plus controversés du XXe siècle. Défendu âprement par les uns, qualifié de dictateur par les autres, cet homme réservé qui a succédé à son père en pleine Seconde Guerre mondiale a modernisé à marche forcée son pays, s'aliénant les tenants de la tradition et les puissances étrangères jusqu'à ce que la révolution islamique de 1979 provoque sa chute et le contraigne à l'exil.
    Forts de leur connaissance des événements et des acteurs, Houchang Nahavandi et Yves Bomati livrent un portrait lumineux et dépassionné de cet empereur au destin hors du commun.
    " La première vraie biographie du shah, remarquable tant par l'art du récit que par la pertinence des jugements sur une personnalité secrète, complexe, paradoxale à certains égards. "
    Éric Roussel,
    Le Figaro littéraire


  • Aimer l'Histoire à travers les timbres.

    " Lorsque j'étais enfant, ce sont les timbres que collectionnaient mon grand-père et mon père qui ont éveillé mon imaginaire et façonné ma connaissance de l'histoire et de la géographie. À travers ces petites vignettes colorées et dentelées, vignettes que je classais avec application dans des albums, j'ai appris à connaître les pays, à découvrir les monuments et les villages, mais aussi à me familiariser avec les personnages illustres, à commencer par les rois de France. "
    Stéphane Bern

    Conquêtes et espoirs, alliances ou trahisons, ce livre retrace la vie de nos monarques et permet de découvrir les grands noms de l'histoire de France en s'amusant.
    La véritable et passionnante épopée des rois de France racontée avec les timbres, c'est désormais possible grâce à Stéphane Bern et à son insatiable culture offerte aux petits comme aux grands, en partenariat avec l'Adphile.
    L'Adphile est une association agréée par le ministère de l'Éducation nationale comme association complémentaire de l'enseignement public, qui conçoit des outils pédagogiques et des actions pour sensibiliser le grand public au loisir philatélique.

  • Un ouvrage collectif sans précédent qui raconte et fait revivre les cours les plus prestigieuses à travers le monde, de l'Egypte antique à l'Europe du XXe siècle, et qui en livre l'histoire, les rites et usages.
    Véritable voyage dans le monde prestigieux et mystérieux des anciennes cours, ce volume offre à ses lecteurs l'insigne honneur d'être reçu à la cour de Pharaon en Égypte, à celle des empereurs de Chine et du Japon, à celle du roi des rois perse - de Darius au dernier shah d'Iran -, à celles de Rome et de Byzance, de la Sublime Porte, des Grands Moghols indiens, du Vatican, de France bien sûr, mais aussi à celles d'Angleterre, d'Autriche, d'Espagne et de Russie, ou encore dans les royaumes et principautés allemandes, scandinaves et balkaniques. Comment elles ont été constituées, comment elles ont évolué, qui les compose - famille, domesticité, dignitaires -, quel est leur écrin - Versailles, Westminster, le sérail de Constantinople, la Cité interdite de Pékin... -, quels en sont les rites et les usages - le souverain est un être sacré, devant qui la prosternation, " proskynèse " en Europe et en Asie, " kow-tow " en Chine, est de rigueur -, quels sont leurs liens ; enfin pourquoi et comment - pour la plupart - elles ont disparu : pour la première fois, les meilleurs spécialistes, réunis par Victor Battaggion et Thierry Sarmant, répondent à toutes ces interrogations et brossent d'une plume alerte et érudite l'histoire de ces cours, tout à la fois instrument et manifestation du pouvoir, de l'Égypte antique à l'Europe contemporaine.

  • Reine de France à l'âge de neuf mois, veuve du roi François II à dix-huit ans, Mary Stuart regagne son pays, l'Écosse, pour y être accusée du meurtre de son mari, d'adultère avec le comte Bothwell et d'idolâtrie par ses opposants protestants. Ayant franchi la frontière anglaise, la souveraine déchue est faite captive, puis jugée et accusée de trahison par celle qu'elle vénère et dont elle convoite la couronne : sa cousine Elizabeth Ier d'Angleterre.
    Victime ou coupable, Mary Stuart a toujours clamé son innocence. À défaut d'avoir réellement régné, elle fut l'enjeu d'un triple duel opposant les catholiques aux protestants, les Stuart aux Tudor et les Anglais aux Espagnols... Décapitée à quarante-quatre ans, elle devint martyre de la foi au lendemain de son exécution, le 8 février 1587. Sa fin héroïque la transformait en mythe.
    De la couronne de France abandonnée à la couronne d'Écosse confisquée, l'histoire de Mary Stuart est semée d'énigmes. A-t-elle voulu attenter aux jours d'Elizabeth Ier et favoriser un débarquement espagnol ? Son destin brasse près d'un demi-siècle de confrontations dynastiques, de soulèvements nationalistes et de conflits religieux, que dépeint également Luc Mary dans cette biographie.

  • Après plus de deux siècles de république, les noms des souverains français continuent à hanter nos mémoires et notre imaginaire.
    De clovis à napoléon, de charlemagne à louis xiv, bernard phan dresse un portrait haut en couleurs des rois qui ont fait la france, dans sa géographie comme dans son histoire. tous les rois, mais aussi les reines, lorsqu'elles ont eu un rôle politique, sont répertoriés, leur règne analysé et leur talent à exercer le pouvoir, à l'étendre ou à le conserver jaugé et jugé. c'est une histoire de france à travers ses souverains qui est ainsi dessinée, avec à l'appui cartes et arbres généalogiques des différentes dynasties.
    Un guide pour ne plus jamais visiter versailles, fontainebleau ou les châteaux de la loire en ignorant tout de ceux qui y ont vécu.

  • Les procès du cardinal de Richelieu: droit, grâce et politique sous Louis le Juste Chalais, décapité à Nantes en 1626; le duc de Montmorency exécuté à Toulouse en 1632; de Thou et Cinq Mars à Lyon en 1642... Au cours du règne de Louis XIII, les procès politiques nombreux, souvent spectaculaires et sanglants, ne cessent d'interpeller l'opinion: «on dit qu'il n'a jamais pardonné à personne», écrit Pierre Vacherie, un greffier de Limoges, à propos du cardinal de Richelieu qu'il rend responsable de tous les malheurs d'un «règne de sang, de fer et de cruauté».Rassemblés, commentés, combattus dès le moment de leur déroulement, ces procès nous permettent d'observer et de comprendre les pratiques d'un pouvoir politique alors en pleine mutation, un pouvoir qui a fait de la puissance exécutive du prince et de la raison d'État le principal mode de gouvernement. Ces pratiques, qui paraissent scandaleusement nouvelles à bien des contemporains, s'inscrivent pourtant dans l'histoire longue de la monarchie depuis le Moyen Âge.À partir de sources nombreuses, diverses, souvent inédites, Hélène Fernandez-Lacôte éclaire pour la première fois cette impressionnante série judiciaire qui a marqué la construction de l'État absolu.Dans ce livre consacré aux grands et aux moins grands procès organisés par «l'homme rouge», la monarchie d'Ancien Régime, qui fut avant tout un État de justice, est observée sous la lumière crue des châtiments du roi.

  • C'est grâce à la monarchie que le Maroc constitue une exception dans le monde arabe. C'est en mêlant tradition et modernité que le jeune roi l'incarne afin de faire de son pays un pont entre l'Orient et l'Occident. Les secrets d'un règne.
    Face aux nombreux défis du monde moderne et aux périls qui menacent la région maghrébine et sahélo-saharienne, le Royaume du Maroc tient le cap d'un projet global, ayant pour objectif un plus grand développement politique, social et économique. Le Maroc est en marche, avec tout ce que cela implique d'efforts dirigés dans un but déterminé : la modernisation totale du pays dans le respect de ses traditions et de son identité. Du même coup, le Maroc peut encore renforcer son rôle central pour la stabilité au sud de la Méditerranée et la nécessaire progression du dialogue entre les deux rives.
    Ce résultat est tout entier l'oeuvre du Roi Mohammed VI, intronisé le 30 juillet 1999. L'ouvrage expose comment la vision du Souverain permet la transformation du Maroc et l'ouverture au monde tout en sauvegardant une identité nationale millénaire. Le lecteur ne doit pas s'attendre ici à un récit mais à un point de situation sur la vision de l'homme d'État pour son pays et sur l'action du Roi. Voici donc une réflexion d'envergure sur l'autorité créatrice du pouvoir politique, sur l'art de la politique et sur le lien entre la tradition et le progrès.

  • Le traité de Versailles (1783), préparé par Vergennes, constitue la plus belle réussite politique de l'Ancien Régime à son couchant. Non contente d'affaiblir l'Angleterre, la France porte un coup d'arrêt à la domination de la Royal Navy sur les mers et impose en Europe un équilibre des forces qui lui est très favorable. Le royaume est à son apogée et jouit alors d'un grand moment de prestige. Cette gloire, c'est à Vergennes que le roi Louis XVI et le royaume la doivent. Avec ses origines provinciales, son atavisme protestant, sa formation de juriste, son train de vie modeste, sa force de travail et son insensibilité aux modes, Vergennes est un non-conformiste. Peu soucieux de « faire sa Cour » à Versailles, il est d'abord un diplomate de terrain et occupe plusieurs grands postes. Dévoué seulement aux institutions de la monarchie, il prend des positions courageuses et sert sans états d'âme en ne répugnant pas aux basses oeuvres (ambassadeur à Stockholm, il prête la main à un coup d'État pro-français). C'est un grand novateur. À l'hégémonie, il préfère le concept d'« équilibre des forces », s'appuie sur le « droit public » et estime que les traités de commerce facilitent les relations internationales. De sa nomination aux Affaires étrangères en 1774 jusqu'à sa mort en 1787, il est la « solidité » de Louis XVI en exerçant sur lui une influence sans guère de partage. Mais si, en politique extérieure, il le délivre de son indécision pathologique, l'autorité du roi sera trop faible pour qu'il réussisse à réformer la monarchie. Revisitée par un grand diplomate, documentée par de nouvelles sources d'archives, éclairée par les travaux de chercheurs britanniques (nombreux à s'être intéressés à ce ministre), cette biographie donne à Vergennes sa vraie place dans l'Histoire et constitue bien davantage qu'une réhabilitation : une révélation.

  • Chez la fille aînée de l'Eglise, on ne compte plus les princes condamnés par Rome. Riche en portraits et en anecdotes, voici une histoire de France hérétique. Une autre manière de lire la laïcité.
    Hugues Capet - Robert II - Philippe I - Louis V - Louis VII - Philippe II - Louis VIII - Louis IX - Philippe IV - Charles V - Charles VII - Louis XI - Louis XII - Henri III - Henri IV - Louis XIV
    La France fut peut-être " la fille aînée de l'Église ", mais les rois de France ne furent pas toujours des fils obéissants.
    Entre le Xe et le XVIIIe siècle, alors que régnaient les Capétiens, seize d'entre eux ont ainsi subi les foudres ecclésiastiques : l'interdit, ou pire, l'excommunication. Tous - même saint Louis ! - se sont un jour ou l'autre opposés à Rome, rejetant par exemple le concile de Trente, ou allant jusqu'à récuser l'infaillibilité du pape. Certains ont même refusé de participer aux croisades.
    C'est de cette volonté manifeste des rois de France d'imposer leur propre souveraineté, de leur refus radical d'être soumis à tous les pouvoirs étrangers (même aux puissances internationales de ces époques que furent le Saint-Siège ou l'Empire), qu'est née l'identité singulière du pouvoir politique dans notre pays.
    C'est cette histoire d'amour et d'aversion, entre la religion et la politique, l'intemporel et le temporel, que raconte ici François-Marin Fleutot, avec une érudition époustouflante.

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