• Kisanga

    Emmanuel Grand

    Joli coup pour Carmin. Le fleuron minier français signe un partenariat historique avec la Chine afin d'exploiter un exceptionnel gisement de cuivre au Congo. Annoncé en grande pompe par les gouvernements respectifs, soutenu par les banquiers d'affaires, le projet Kisanga doit être inauguré dans trois mois. Un délai bien trop court pour Olivier Martel, l'ingénieur dépêché sur place pour le piloter, mais en principe suffisant pour les barbouzes chargées de retrouver un dossier secret susceptible de faire capoter toute l'opération s'il tombait entre de mauvaises mains. Celles de Raphaël Da Costa par exemple, un journaliste qui s'est déjà frotté par le passé à Carmin et aux zones grises du pouvoir. Trois mois, le temps d'une course-poursuite haletante au coeur de la savane katangaise et sur les pistes brûlantes du Kivu, pour découvrir ce que dissimule le nom si prometteur de Kisanga. Du suspense, du rythme et un réalisme redoutable irriguent ce thriller implacable sur les nouveaux jeux d'influence en Afrique.

  • En mission dans la périphérie de Bagdad, le lieutenant Emma Fowlers, compétente et droite, fait de son mieux pour assurer les bons choix tactiques, motiver sa section, être aussi juste que possible. Mais aujourd'hui, elle doit récupérer le corps de son adjoint près d'une maison éventrée. Elle le sait : cette mort est le résultat d'erreurs et de magouilles. Remontant alors le temps, le roman revient sur les évènements qui ont conduit au désastre. L'attentat qui a tué deux soldats, et qui, peut-être, aurait pu être évité. Des informateurs suspects, des renseignements douteux - "la guerre est une saloperie", certes, - mais que faire si l'ennemi se trouvait aussi dans son propre camp ? A quel moment l'enchaînement tragique aurait-il pu être arrêté ?

  • Le tantale est un métal rare, précieux et très
    recherché. Que nous apprendrait-il s'il pouvait
    nous révéler son histoire ?
    Découvrez son voyage et ses aventures depuis
    la République démocratique du Congo, où il est
    extrait, en passant par l'Asie où il est transformé pour arriver jusqu'à nos téléphones cellulaires.
    Et après ? Qu'est ce qu'il devient ?
    Tantale nous raconte tout.

  • Partout, l'heure est à l'intensification de l'exploitation industrielle des «ressources naturelles». Forêts, eau douce, minerais, sable, rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages grandioses: tout y passe! La justification de ces efforts est partout la même: cette exploitation est un facteur de croissance essentiel dont il serait fou de ne pas profiter alors que les emplois manquent et que les États sont endettés. C'est le choix de l'extractivisme. Si ce phénomène suscite des débats, ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l'exploitation de ces richesses: qui va vraiment profiter de ces ressources? Comment ne pas faire trop de dégâts en les mettant à profit? Est-ce le bon moment de les exploiter?

    Et si, au lieu de se préoccuper de la bonne façon de partager ce «gâteau» (sans trop salir la nappe), on s'interrogeait plutôt sur la pertinence même de le consommer? Avons-nous vraiment besoin d'harnacher de nouvelles rivières, d'exploiter toujours plus de gisements de pétrole et de minerais, d'ouvrir de nouveaux territoires aux touristes, d'intensifier les cultures et l'élevage animal? Ne s'agit-il pas d'une fuite en avant, sur un chemin qui ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat terrestre et de nos sociétés? Ne pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, sans pratiquer ce type d'exploitation? Si oui, à quelles conditions?

    Les auteur.e.s s'attaquent à ces questions difficiles en dénonçant la logique de l'extractivisme avant d'en souligner les principales limites physiques. Les effets destructeurs et irréversibles du processus économique sur les ressources naturelles dites «non renouvelables» (énergies fossiles, minerais, etc.) étant déjà à l'oeuvre, les auteur.e.s s'attellent à décrire les alternatives possibles à ce «modèle de développement»: low-tech, transition énergétique, résistance autochtone et philosophie du buen vivir... Ils nous invitent à changer de paradigme pour penser les pistes d'actions nécessaires dans un futur post-extractiviste. Car à force de creuser, nous arrivons bel et bien aux limites de notre unique planète.

  • Le sel est associé à l'alimentation et au traitement du verglas sur les routes. On le suppose issu des marais salants. Ces deux aspects ne sont pourtant qu'une petite partie de ce que représente le sel. En effet, la plupart du sel utilisé provient de couches géologiques profondes et un de ses principaux utilisateurs est l'industrie chimique, notamment pour fabriquer tous les plastiques en PVC. Tel est l'objet de ce petit livre que nous avons voulu accessible à un large public.

  • «Mais qui vous a dit que ces populations avaient besoin de vous?» Cette question, posée par un homme du nord du Burkina Faso, révèle toute la complexité que peuvent revêtir les projets d'aide internationale pilotés par les grandes institutions internationales et les ONG. Car qui sommes-nous pour penser intervenir dans les pays du Sud? Tenons-nous vraiment compte de la réalité des populations locales? Comment s'assurer de leur coopération pour réaliser des projets qui soient durables?

    Avec un sens hors pair du récit, Jacques Claessens, qui a parcouru l'Afrique pendant une trentaine d'années, relate les aventures entourant des missions d'évaluation qu'il a menées au Burkina Faso entre les années 1980 et 2010 pour le compte du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). De la gestion des troupeaux des Touaregs du Sahel à l'aménagement des forêts du Sud, en passant par l'exploitation d'une mine d'or par une compagnie canadienne se présentant comme «socialement responsable», le consultant en coopération internationale confronte une à une les prétentions de ces «développeurs».

    Dans une chronique qui mêle habilement analyse du système de l'aide internationale et récit de vie des coopérants en Afrique, Jacques Claessens raconte les espoirs et les déceptions, les réussites et les erreurs des gens qu'il a croisés sur sa route, mais aussi les jeux de coulisses dans les institutions, le racisme ordinaire, la violence politicienne... En refermant cet ouvrage, une question s'impose: le développement n'est-il qu'un miroir aux alouettes?

  • Le secteur minier apparaît depuis quelques années comme un élément central et fondamental dans le processus de développement de bien des pays, dont ceux de l'Asie du Sud-Est. En effet, il s'impose de plus en plus comme un atout stratégique pour les pays de la région. Sources de richesses et de rivalités, les ressources minières sont ainsi intégrées dans les politiques nationales de développement.

    Cet ouvrage traite du développement du secteur minier en Asie du Sud-Est, particulièrement en Indonésie, au Laos et au Viêt Nam, ainsi que des menaces et des opportunités qu'offre ce secteur aux pays de la région en tentant d'ancrer l'analyse dans leurs contextes mondiaux, régionaux, nationaux et locaux. Pourquoi les ressources minières de l'Asie du Sud-Est sont-elles de plus en plus convoitées ? Quels rôles joue l'industrie minière dans les politiques développementalistes instaurées par les gouvernements de la région ? Quelle en est la forme juridique ? Quelles sont les formes que prend le débat géopolitique sur la manière de gérer les ressources minières ? Quelles sont les retombées économiques, sanitaires et environnementales de l'extraction minière pour les communautés ? Les auteurs apportent des réponses à ces questions, afin d'expliquer la géopolitique minière qui caractérise les pays de l'Asie du Sud-Est et agit sur les populations, ainsi que les solutions (ou règles) que les gouvernements tentent d'appliquer.

  • Être mineur fait partie des emplois les plus à risque pour la santé. Comment les mineurs de fond perçoivent-ils les risques inhérents à leur métier et comment réagissent-ils en situation de travail? À partir des résultats d'entrevues semi-dirigées avec des mineurs de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Beaupré lève le voile sur cette question.

  • Série de petits ouvrages visuels couleurs qui lèvent le voile sur les arcanes de Mars.
    L'Espace ne pouvant faire l'objet d'aucune appropriation nationale, quels qu'en fût les moyens, le Traité sur l'Espace relatif à son l'utilisation fut signé en 1967. Mais en 2015, sous la pression du lobbying d'un groupe d'entreprises issu de l'industrie minière spatiale, le président des États-Unis Barack Obama a promulgué le « Space Act », un texte de loi allant à l'encontre du Traité sur l'Espace de 1967 en autorisant l'exploitation minière des corps célestes, ce qui inclue les planètes du système solaire.
    Le « Space Act » ne pourrait être qu'une normalisation d'une situation bien antérieure. C'est ce qui semble apparaître si on se base sur les différents clichés mis à disposition par la NASA. Il en ressort que certaines prises de vue pourraient valider le fait même que des industries minières exploitent les ressources minières de la planète Mars depuis fort longtemps.

  • La huitième édition de Cinélekta, série de numéros de la revue Cinémas consacrés à l'actualité de la recherche, est marquée par la présence de jeunes chercheurs et un biais transdisciplinaire fort. Emmanuelle André cherche à situer la définition de l'effet spécial dans une histoire plus large du cinéma et de l'histoire de l'art. Nicolas Appelt traite, lui, de l'usage de références historiques dans le cinéma syrien après 2011. Isabelle Dame vous propose une lecture existentielle du film Bleu de Krysztof Kie´slowski. Marie Fallon, elle, recense les diverses formes de citations littéraires dans la critique cinématographique de Jean-Luc Godard. Maurizio Guercini étudie le réalisme dans la réflexion théorique d'André Bazin et Nadège Mariotti, elle, se penche sur l'évolution de la relation ouvriers et machines dans les films miniers et sidérurgiques (1930 -1960). Claire Mouflard présente une étude comparative des films Les revenants et Caché, alors que João Vitor Resende Leal discute du jeu des acteurs dans la construction de personnages d'androïdes dans les films de science-fiction

  • Pour la première fois depuis bien longtemps, Liberté accueille un reportage en ses pages.
    Retour à Fermont, fer de lance du Plan Nord, ville à l'avant-garde du développement minier. L'eldorado mordique se construit-il au détriment d'une communauté déjà bien vivante?
    Paru dans la revue Liberté No 298.

  • À la faveur de la demande toujours croissante des métaux et minéraux, l'industrie minière ne cesse d'étendre ses activités vers des régions éloignées des grands centres souvent mal desservies en matière de services publics et habitées par des populations parfois marginalisées. Cette expansion amène une intensification des débats portant sur la responsabilité sociale qu'ont - ou que devraient avoir - les entreprises extractives à l'égard des communautés locales et nationales qui accueillent leurs projets d'investissement. Ce mouvement n'est pas étranger au besoin de redéfinir les formes d'encadrement de cette industrie de pointe ni à l'importance d'ouvrir des espaces de débat sur cette question, surtout dans le contexte de la libéralisation des économies et de désengagement des États.

    Cet ouvrage propose un portrait des débats entourant la responsabilité sociale des entreprises. Il présente un état des lieux des stratégies des acteurs privés, publics et multilatéraux par l'entremise d'études de terrain effectuées dans certains pays miniers d'Afrique. En se penchant sur des initiatives qui ont comme objectif d'assainir les pratiques minières au Ghana, au Mali et en République démocratique du Congo, les auteurs soulignent l'importance de l'ouverture d'espaces politiques par l'implication des acteurs auparavant exclus - communautés locales et pouvoirs publics -, en promouvant une plus grande transparence, la reddition de comptes, et l'accès à l'information. Car c'est à partir de tels éléments, et notamment la participation des populations aux processus de décision, de suivi et, si nécessaire, de redressement, que les enjeux de légitimité des activités des compagnies pourront être résolus de manière durable.

  • En mai 2011, le gouvernement du Québec lançait un projet de développement économique visant la mise en valeur et l'exploitation des ressources naturelles dans le nord de la province : le Plan Nord. Parmi les réactions qu'a provoquées l'annonce de ce projet controversé, des voix autochtones se sont fait entendre, notamment celles des femmes innues.

    Le présent ouvrage s'intéresse à la résistance des femmes innues à ce projet, plus précisément dans un contexte d'exploitation minière. L'analyse proposée découle d'une étude réalisée à Uashat mak Mani-Utenam et à Matimekush-Lac John, des communautés dont l'histoire est intrinsèquement liée au déploiement de l'industrie minière au nord du Québec. L'auteure s'attarde en particulier aux parcours des actrices engagées dans les mouvements de résistance et les situe dans leurs dimensions sociale, culturelle et historique. En conjuguant les théories féministes autochtones, la notion de résistance au quotidien et l'étude des carrières militantes, cet ouvrage vise à démystifier certaines dimensions des voix politiques féminines innues investies dans la défense du territoire.

  • Pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Raoul Denonville trouve refuge dans la forêt entourant River Valley, dans le Moyen-Nord ontarien. Il y passera l'essentiel de sa vie à piéger des animaux sur sa ligne de trappe et à bûcher dans les camps, un dur quotidien auquel il se fait. Les villageois, occupés à mener leurs affaires dans cette région grouillante d'activité, respectent cet homme discret qui a choisi de vivre à l'écart, dans sa cabane au fond des bois.

    Seuls l'énergique père Bradley et le jeune Dr Patenaude connaissent le secret que Raoul porte en lui, secret qui sera révélé après sa mort. Et alors tous se demanderont comment cela avait été possible.

    Ce sympathique roman tiré d'un fait vécu possède la fluidité, les couleurs et les qualités qui ont fait des oeuvres de Doric Germain des incontournables du corpus scolaire franco-ontarien. Il ouvre une fenêtre sur la vie des trappeurs et des bûcherons dans la première moitié du siècle dernier et fait découvrir les habitants d'un village francophone prospère, véritable plaque tournante pour les travailleurs du bois et des mines situées plus au Nord.

  • un amas
    de métaux
    obscurs

    recouvre
    le côté droit
    de ma tête.

    j'en extrais
    mes idées

    les rends
    malléables

    les fais fondre
    avec le réel.

    Dans «Premier quart», la poétesse revisite le Nord, lieu de sa naissance, à travers le voyage et les souvenirs. Au long de son parcours, elle tentera de comprendre les drames et réalités à l'oeuvre dans le rude climat nordique. Elle sera ainsi ramenée à ses propres combats, à la solitude, à la tristesse, à l'angoisse, et à l'hiver qui invite à l'introspection. La nature et l'écriture lui permettront d'inscrire sa quête dans un vaste héritage familial et littéraire.

    Ce premier recueil de Véronique Sylvain tisse la nordicité en contrepoint d'une identité féminine et urbaine. Il s'inscrit dans la lignée de poètes établis (Robert Dickson, Patrice Desbiens, Michel Dallaire, Gaston Tremblay) et émergents (Sonia-Sophie Courdeau, Daniel Aubin) ayant contribué à forger l'esthétique poétique du Nouvel-Ontario.

  • Au début du XXIIe siècle, les réserves naturelles de la Terre s'étaient raréfiées à tel point, que même l'extraction minière des astéroïdes s'avérait insuffisante. Alors que les chances de sauver la civilisation s'amenuisaient, une perspective de survie émergea de l'exploration de Vénus. D'antiques et gigantesques machines motrices abandonnées à sa surface. Lorsqu'on comprit leurs véritables fonctions, elles prirent le nom de MANDUCARE.
    Cette découverte aussi incroyable qu'improbable, relança l'industrie minière en l'obligeant à s'adapter à une technologie extraterrestre. Des équipes de mineurs furent recrutées pour être envoyées sur Vénus à l'entretien des manducares.
    Mais l'opportunité d'avoir accès aux richesses du sous-sol de Vénus attisa complots et convoitises.

    Au-delà des conditions infernales, l'exploitation de Vénus par les manducares promettait d'autres surprises bien plus terribles encore.

  • À qui profitent les ressources du Québec ? Qui contrôle nos forêts, nos mines et les produits de nos terres agricoles ? Qui choisit la voie qu'empruntera notre développement hydro-électrique ? Qui décide du sort de nos réserves d'eau potable ? Si, depuis la Révolution tranquille, nous sommes vraiment «maîtres chez nous», d'où vient ce sentiment que nos ressources sont encore pillées?

    Dépossession répond à ces questions persistantes, attaquant l'idée - chère à l'imaginaire québécois - selon laquelle le projet de souveraineté économique des années 1960-1970 est accompli. L'histoire ici retracée est celle d'une perversion, d'une corruption au sens propre du terme. Est-il en effet possible que la Révolution tranquille ait contenu en germes le néolibéralisme que l'on connaît aujourd'hui ?

    Parcourant l'histoire de l'agriculture, de la forêt, des mines, de l'énergie et de l'eau, cet ouvrage met à nu les racines du malaise profond qui perdure depuis plus de quarante ans lorsqu'il est question de nos ressources naturelles. Il sera suivi d'un deuxième tome sur les services publics.

  • Comment le développement minier doit-il se faire, où et à quelles conditions? Les auteurs tirent des leçons de l'expérience canadienne concernant les modes de régulation des projets, notamment les ententes contractuelles prises entre les compagnies minières et les populations autochtones.

  • Destins de diamants

    Nicolas Mietton

    Taillés en coussins, en poires ou en marquises, blancs, jaunes, bleus ou roses, parfois même verts ou rouges, les diamants les plus célèbres sont apparus dans des circonstances inattendues : au fond de temples indiens, dans la jungle brésilienne ou les mines sud-africaines. Souvent, ils ont été acquis par la fraude ou le crime.
    Toujours convoités, ils sont passés de main en main au cours de rocambolesques aventures, puis ont disparu mystérieusement pendant de longues périodes, avant de réapparaître. Ils ont été portés au cours d'événements glorieux ou ont été associés à des moments dramatiques. Aujourd'hui, certains ont achevé leur course dans des musées, mais d'autres poursuivent leurs aventures.
    Fasciné par le destin de ces pierres fabuleuses, Nicolas Mietton nous raconte ici leur incroyable épopée.

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