• Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux-les humanitaires qui les accompagnaient-mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés. C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée? C'était ça, l'Europe?

  • Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l'agi­tation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convain­cus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrou­ver le bonheur et l'insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n'existent plus, d'oublier les trahi­sons ? Et si c'était en dehors de cette famille, auprès d'autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ? Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions nais­santes comme les relations détruites, les incompréhen­sions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

  • Les chemins de la haine

    Eva Dolan

    Pas de corps reconnaissable, pas d'empreintes, pas de témoin. L'homme brûlé vif dans l'abri de jardin des Barlow est difficilement identifiable. Pourtant la police parvient assez vite à une conclusion : il s'agit d'un travailleur immigré estonien, Jaan Stepulov. Ils sont nombreux, à Peterborough, ceux qui arrivent des pays de l'Est, et de plus loin encore, à la recherche d'une vie meilleure. Et nombreux sont ceux qui voudraient s'en débarrasser. Les deux policiers qui enquêtent sur le meurtre, Zigic et sa partenaire Ferreira, ne l'ignorent pas. N'éliminant aucune piste, le duo pénètre dans un monde parallèle à la périphérie de cette ville sinistrée par la crise économique, là où les vies humaines ont moins de valeur que les matériaux utilisés sur les chantiers de construction. Là où tous les chemins peuvent mener au crime de haine.

  • « Apatrides, sans-foyer.
    Ils sont là.
    Et ils nous accueillent
    Généreusement
    dans leur regard fugitif,
    nous, les oublieux,
    les aveugles.

    Ils passent et ils nous pensent. »

    « Passer. Passer quoi qu'il en coûte. Plutôt crever que ne pas passer. Passer pour ne pas mourir dans ce territoire maudit et dans sa guerre civile. Avoir fui, avoir tout perdu. Passer pour tenter de vivre ici où la guerre est moins cruelle. Passer pour vivre comme sujets du droit, comme simples citoyens. Peu importe le pays, pourvu que ce soit un État de droit. Passer, donc, pour cesser d'être hors de la loi commune. Dans tous les cas : passer pour vivre. Mais là où vous avez fui les murs clos des caves bombardées, vous avez trouvé une frontière close et des barbelés au camp d'Idomeni. »

  • Ils ont toujours été marins. Mais depuis que dans la famille, il n'y a plus que le père et le fils, peu à peu s'est installé le silence. Et ce père, devenu muet, entraîne le fils sur une mer toujours plus déchaînée, comme s'il avait besoin de frôler la mort pour se sentir encore vivre. En dehors de la pêche, il y a un autre commerce auquel le père a décidé de se livrer. Il vend des traversées aux passeurs qui conduisent les migrants des côtes françaises à l'Angleterre. L'équilibre de leur vie est fragile et il ne faudra qu'un incident pour que de manière incontrôlable tout bascule et que la mer devienne le théâtre d'un étrange huis-clos. Patrick K. Dewdney, avec ce roman poétique et puissant, s'impose comme une jeune voix marquante de la littérature française contemporaine.

  • Un faux nom, un petit tube dans lequel sont roulés quelques dollars, un gilet de sauvetage, trois boîtes de sardines, une grande bouteille d'eau, cela suffit à Fabrizio Gatti pour se transformer en Bilal, immigré clandestin imaginaire. Parti de Dakar pour rejoindre l'Europe, il traverse le Sahara sur des camions, rencontre des passeurs sans scrupules et des nouveaux esclavagistes, jusqu'au camp de rétention de Lampedusa.
    «À présent, la Grande Guerre de la Méditerranée a éclaté. Des présidents, des alliances et des dictateurs sont tombés. Mais le long de la route des esclaves, des dunes du Sahara aux vagues qui séparent l'Afrique de l'Europe, rien n'a changé. Depuis qu'en 2003 j'ai commencé à explorer cette route, on estime que plus de 34 000 personnes sont mortes en chemin. Aucun gouvernement, aucune ligne dure n'a jamais empêché leur fuite. Au contraire, ils l'ont rendue plus difficile, plus dangereuse, en abolissant les rares possibilités d'entrée légale dans nos pays. On se demande pourquoi personne ne parvient à enrayer l'exode. Pour le comprendre, il faut partir, faire le même voyage, se mêler à ceux qui l'affrontent. Il faut devenir Bilal.»
    Fabrizio Gatti

  • « Il veut ce qu'il y a de plus simple, que leurs regards se croisent et que se renouvelle ce qui a toujours été. »
    Sur une petite île italienne, chaque été Giulia vient passer ses vacances. Et chaque été, elle y retrouve Salvatore. Au fil des années, l'amourette enfantine se mue en passion flamboyante. Le roman est alors sensuel, poétique. Mais il y a bientôt une ombre à ce tableau idyllique, et pas des moindres. Des naufragés échouent sur l'île. Des « migrants » qui portent en eux toute la détresse du monde, fracassant la bulle qui contient la merveilleuse petite île. Alors les gens se divisent, la politique entre en scène, les vrais visages se révèlent. Et Giulia et Salvatore grandissent, découvrant que le temps a la fâcheuse tendance de compliquer ce qui semblait pourtant évidence...

    Enzo Gianmaria Napolillo est né en 1977. Il vit entre Côme et Milan, et se consacre à l'écriture. Il est publié par les éditions Feltrinelli.

    « Enfin, un vrai nouvel écrivain italien ! » Il Sole 24 Ore

    « Un auteur qui prouve qu'il sait regarder l'âme humaine. » La Repubblica

    « Une prose de véritable écrivain. » La Provincia

  • Le commissaire Kémal Fadil revient à l'occasion d'une enquête sur des assassinats dans la communauté chinoise liés à une histoire de travail d'enfants. Dans ce roman, Ahmed Tiab renoue avec Oran et passe en revue les difficultés d'une société en prise avec une réalité qui la dépasse, et un pays qui n'en finit pas de glisser son histoire sous le tapis, remettant sans cesse à des lendemains incertains l'examen de sa conscience collective.

    Ahmed Tiab vit en France depuis 1990. Il est notamment l'auteur, chez le même éditeur, d'une trilogie se déroulant dans sa ville natale, Oran.

    «Un auteur qu'il est grand temps de découvrir.» Action-suspense

    « Ahmed Tiab, absolument à lire ! » Jean-Pierre Barrel, libraire, France Culture

  • REPÈRES ET CLÉS POUR DÉCRYPTER L'ACTUALITÉ

    Pour quelles raisons les migrants quittent-ils leur pays d'origine ? Comment choisissent-ils leur pays d'arrivée ? Quel impact les migrations ont- elles sur les pays de départ ? Comment les pays d'accueil gèrent-ils l'ensemble des arrivants ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontestée, l'auteure propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de ce phénomène mondial. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.

    "Catherine Wihtol de Wenden permet de comprendre de façon lumineuse l'un des défis stratégiques et sociétaux majeurs du XXIe siècle."
    Pascal Boniface

    NB : cet ebook est édité en couleurs et est adapté aux tablettes, smartphone, PC/Mac. En revanche, sur les liseuses noir et blanc, la lecture des cartes et schémas peut devenir difficilement compréhensible.


     

  • Papiers

    Violaine Schwartz

    "Un jour, j'ai réussi à passer.
    Dans un camion de kiwis.
    J'avais déplacé les cartons de fruits pour me cacher derrière.
    Trente-huit heures, je suis resté dans ce camion fermé.
    Trente-huit heures.
    Toutes les demi-heures, ils allumaient le froid.
    On était deux dans les kiwis, mais l'autre, il est parti en Finlande."

  • " Ça fait débat ! ", la nouvelle collection de livres "pour les Nuls' dirigée par Olivier Duhamel, qui décryptent les sujets d'actualité brûlants.
    Y-a-t-il de plus en plus de migrants ? La population européenne va-t-elle être remplacée ? Le modèle d'intégration français marche-t-il ? L'immigration crée-t-elle du chômage ? L'immigration coûte-t-elle chère ? Quelle est la stratégie européenne à long terme en matière d'accueil des migrants?
    Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur l'immigration depuis quelques années, et auxquelles la spécialiste des questions migratoires Catherine Withol de Wenden apporte des éléments de réponse.
    Fidèle à l'esprit des Nuls, cette nouvelle collection propose d'aider les lecteurs et lectrices à comprendre les enjeux des grands débats d'aujourd'hui et à se faire une opinion.
    Sur chaque sujet, un expert contextualise le débat puis expose les points de vue contradictoires d'une manière simple et pédagogique de façon impartiale.

  • La question des migrants est aujourd'hui une des plus polémiques qui soit, à la fois dans l'ensemble de notre société marquée par une forte insécurité culturelle, mais aussi au sein du christianisme où, malgré l'engagement des différents papes et les injonctions bibliques, elle reste âprement débattue.

    Parti aux quatre coins de la France, Pierre Jova a voulu, au-delà des discours, rendre compte de la réalité. De Briançon à Dunkerque, en passant par Paris, Lyon, Lille, Reims, ou au coeur de la France rurale, dans des abbayes perdues dans la campagne, il a rencontré des « migrants », ces êtres humains qui ont un visage, un passé, et sont en quête d'un avenir. Il a aussi interrogé ceux qui - bénévoles laïcs, prêtres ou pasteurs, mais également hauts fonctionnaires, militaires et même militants FN - les aident au quotidien, ainsi que ceux qui sont hostiles à leur venue, donnant la parole à chacun, dans le respect de chaque histoire et de toutes les convictions. Cette enquête de terrain sans précédent montre à la fois la complexité des situations et la recomposition d'un paysage sociologique et idéologique où les chrétiens sont le condensé de nos doutes et de nos aspirations, et jouent le rôle du diapason de notre société.

  • Trafics d'êtres humains, de stupéfiants ou d'armes, exploitation des migrants ou des matières premières : la criminalité organisée en Afrique est née des désordres de la décolonisation, a grandi sous la guerre froide puis avec la mondialisation. Elle constitue aujourd'hui le précipité de ce que Michel Foucault a qualifié d'illégalisme d'État, véritable gangrène d'un continent. Laurent Guillaume, ancien policier aujourd'hui consultant pour divers organismes internationaux, a réuni pour cet ouvrage des spécialistes universitaires et consultants de terrain. Dans cette étude unique, ils nous proposent de découvrir la frontière des trafics, entre légalité et illégalité. Ils éclairent les dynamiques sociales et politiques qui animent ces réseaux pour comprendre leur organisation matérielle et humaine.

  • De jeunes gens miséreux dans les rues de Niamey. Des cadavres de migrants africains échoués sur les plages d'une Oran devenue tombeau des désespérés. Ahmed Tiab s'interroge : comment les premiers deviennent-ils les seconds ?L'enquête mènera le commissaire Kémal Fadil au coeur d'une organisation de trafic d'êtres humains entre Maghreb et Europe. Sa route croisera l'histoire de son propre pays, toujours en proie à ses vieux démons, et celle d'une jeune femme, qui a laissé le sien - le Niger - derrière elle. Lui essaie de démanteler une filière mortifère, avec l'aide de ses collègues marseillais. Elle se bat pour survivre et fuit une existence sans avenir. La force de ce polar réside notamment dans ce double récit, celui de l'enquête du policier qui déroule les fils d'un système bien huilé et celui de la traversée, longue et douloureuse, d'un Sahara devenu théâtre où se jouent les destins, avec pour horizon le bleu de la Méditerranée.Ahmed Tiab, né à Oran (Algérie) en 1965, vit et enseigne aujourd'hui à Nyons, en France, depuis le début des années 1990. Il a récemment publié, chez le même éditeur, le premier volume de cette série, Le Français de Roseville.

  • Aujourd'hui, plus que jamais, il est insensé de parler d'immigration tout en faisant abstraction des catalyseurs des déplacements de population : le colonialisme, l'impérialisme et le néolibéralisme. C'est là le point de départ que revendique Démanteler les frontières. Alliant théorie politique (Fanon, Foucault, Negri et d'autres) et expérience de terrain, l'auteure aborde la question des droits migratoires dans le cadre d'une analyse critique du capitalisme mondialisé, de l'exploitation et du racisme qui sont à l'origine des frontières et de l'État-nation. Au coeur de cette analyse se trouve le concept d'« impérialisme de frontières », qui désigne le processus de création et de maintien structurel des violences et des conditions de précarité liées aux migrations, et déboulonne le mythe de la bienveillance occidentale à l'égard des migrants. À la fois manifeste, témoignage et manuel de survie, ce livre donne aussi la parole à plusieurs militants et personnes migrantes.

  • Ce premier roman étranger paraît simultanément aux Etats-Unis (Interlink Publishing) sous le titre Dune Song.

    « Je suis venue au Sahara pour y être enterrée. »
    Ainsi commence l'histoire de Jeehan Nathaar.
    Jeehan choisit de quitter New York, où elle a vécu la plus grande partie de son existence, après avoir assisté à l'effondrement des tours du World Trade Center.
    Avec elles, son rêve américain s'écroule : dans le regard des autres elle est devenue une étrangère, comme nombre d'Arabo-musulmans depuis le 11 septembre 2001.
    En quête d'identité, elle retourne à sa terre natale où elle se trouve impliquée dans une autre tragédie, celle des migrants qui traversent le Sahara à la recherche d'une nouvelle vie.
    Cartographie du clivage entre Occident et Orient, le roman oscille entre les débris de Manhattan dans les jours qui suivent le 11 septembre et les sables de Lalla el Aliah, la plus haute dune du désert marocain. C'est pour renaître à elle-même que Jeehan s'y laisse ensevelir.

    Traduit de l'américain par Laurence W. Ø. Larsen

  • La citoyenneté - le « droit d'avoir des droits », comme l'a définie Hannah Arendt - est aujourd'hui refusée à des centaines de millions de personnes - déracinés, réfugiés, apatrides et autres « illégaux ». Pour quelques happy fews, en revanche, les passeports sont des produits de luxe qu'ils collectionnent comme des toiles de maître, pour se simplifier la vie et payer moins d'impôts. Ce reportage montre ce qu'est devenue l'idée de citoyenneté à l'ère des gigantesques mouvements de population et de la privatisation des États. D'un côté, les ultra-riches ont accaparé le titre de « citoyens du monde » et sont les seuls à jouir, avec leurs capitaux, d'une planète sans frontières. De l'autre, des nationalités bradées, comme dans l'invraisemblable transaction conclue entre l'une des nations les plus pauvres du monde, les Comores, et les Émirats arabes unis qui, pour régulariser la situation des apatrides sur leur territoire, ont acheté au prix de gros des dizaines de milliers de passeports comoriens. Une captivante enquête sur les cosmopolites, volontaires ou malgré eux.

  • Sept ans après le déclenchement de la crise économique et financière, le continent européen se trouve confronté à un nouveau défi majeur : celui de l'arrivée de ­centaines de ­milliers de migrants.Si cette crise appelle une réponse européenne concertée, elle a d'abord eu pour effet de mettre à rude épreuve la solidarité entre les États membres.Dans cet ouvrage, Jérôme Fourquet analyse comment les opinions publiques européennes réagissent à l'arrivée de migrants sur les côtes méditerranéennes.Comment comprendre les différences d'attitudes concernant l'accueil des migrants et le fait que certains pays, dont la France, se montrent particulièrement réticents alors même que le nombre des migrants arrivant sur son territoire est faible ? Quelles ont été les conséquences ­électorales ? Comment cette problématique s'imbrique-t-elle avec celle de la menace terroriste et du rapport à l'islam ? Un livre documenté et éclairant.

  • Une Afrique en crise d'identité, hantée par les mirages du modèle occidental. Des villes-capharnaüms dévorées par une urbanisation effrénée. Pour quelques francs CFA on peut acheter un enfant et en faire son esclave, pour un tour en Mercedes se procurer une jeune fille et la mettre dans son lit... C'est dans ce cadre que Ryad Assani-Razaki inscrit un premier roman où plusieurs voix se croisent et se racontent. L'enfant vendu qui porte au plus profond de lui la violence subie. La vieille femme corsetée dans une foi qui la paralyse. La rebelle qui se bat bec et ongles pour s'en sortir. La douce jeune fille qui poursuit son chemin avec détermination. Les raisons qui poussent les migrants à monter dans un bateau et à quitter leur terre au péril de leur vie apparaissent en filigrane. Et, à la croisée des destins, Iman, l'impénétrable métis, symbole de ce désir de fuir et d'un continent écartelé entre deux mondes.

  • Étranger indésirable, pour un jour ou pour toujours, le Sans-papiers est un mythe qui participe aux fondements culturels d'une nation. Avec ses héros, ses luttes glorieuses et ses épisodes dramatiques, le mythe du Sans-papiers renvoie à des enjeux politiques, sociaux et symboliques fondamentaux : qu'est-ce que mener une vie à la fois ordinaire et non-officielle ? Comment le Sans-papiers et l'État s'accommodent-ils, chacun, du légal et de l'illégal, jusqu'à la régularisation, acte de quasi-transsubstantiation par lequel l'État transforme l'inconnu en connu, l'innommable en nommable, l'officieux en officiel ?

  • Il y a le Paris des romantiques et celui des amoureux. Le Paris des Années folles. Le Paris des poètes et le Paris de Dany Laferrière. Il y a aussi le Paris des grandes gares, le Paris des attentats, le Paris de toutes les cultures et celui des migrants. Et il y a ce Paris de tous les jours, dans ses bruits quotidiens et dans l'inattendu des rencontres, ce Paris où Marie Ouellet a vécu 10 ans, ce Paris qui l'habite toujours.

    Accompagnées de 44 dessins de Lisa Burg, ces 44 « courtes scènes », instants fugitifs dérobés au temps qui court, proposent une galerie de portraits captés sur le vif par une promeneuse à l'écoute de la rumeur de la ville. Au fil de ses promenades, elle jette un regard attendri sur les passants qu'elle croise, les vendeurs de journaux au coin des rues, les saltimbanques dans le métro et les Parisiens qui discutent inlassablement dans les cafés.

  • La traverseuse

    Sophie Backer

    Qu'y a-t-il là-bas de si désirable pour que ton regard se suspende dans le vide ?
    Qu'y a-t-il là-bas que tu n'atteins pas ?
    Que tu n'atteins jamais, puisque tu restes si malheureuse ?

    Agnès, Louis, Philippe. Trois êtres que rien ne réunit sinon cette traversée.
    Mus par le chagrin et la peur, ils fuient, bien décidés à laisser le passé derrière eux. À tout quitter pour tout recommencer. Malgré le danger.
    Leur seule protection ? Un drap pour se dissimuler, aussi blanc que l'infinie plaine enneigée qu'il faut franchir pour rejoindre leur avenir.
    Porté par une plume saisissante, découvrez le récit bouleversant d'une émigration, qui marque à tout jamais ceux qui en réchappent.

  • Seydou

    Rick Fapatello

    Après un voyage périlleux, Seydou, un jeune Malien fuyant son pays, débarque à Paris et se réfugie dans la cabane d'un jardin clos. Dans son quartier tranquille, la vie de Mathilde est soudain bouleversée par l'irruption du jeune migrant chez elle.

    Métaphore d'une Europe recluse, ce jardin entouré de murs devient peu à peu le décor d'une tragédie où Seydou et Mathilde rencontrent leur destin.

    Au travers d'une belle histoire, le regard d'un romancier sur la crise migratoire et l'endormissement de nos consciences. 

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