• Ce deuxième tome, de la trilogie Frank Zappa, s'attarde sur les principales fresques orchestrales, sur les innovations jazziques de l'artiste.
    Malgré, ces évolutions, Frank Zappa parvient à préserver et conserver un rock satirique voire marginal. Christophe Delbrouck explore le bestiaire fou, les provocations récurrentes, les conflits et les procès de cet artiste incontournable de la musique du XXe siècle. Il démontre également les avancées solistes, les compromis surprenants et s'attarde sur le surréalisme des productions.
    Entre les déraisonnables métamorphoses esthétiques et les préjudices de « l'establishment », l'entreprise Zappa poursuit son cap dans les années 1970.

  • À l'aube du XXe siècle qui sera celui des États-Unis, marginaux, ingouvernables et tous ceux qui n'entrent pas dans le jeu de la prospérité mènent une vie dangereuse. Ils sont harcelés par les policiers de toute sorte, expédiés en taule par les juges, lynchés par les bons citoyens. En prison, écroués pour avoir voyagé ou mangé sans payer, pour avoir trop bu ou pour avoir tué, les vagabonds du rail et autres délinquants devenus oiseaux en cage racontent leur vie pour ne pas se laisser engloutir par le silence, en attendant la liberté ou la mort. Jim Tully, maître oublié des écrivains vagabonds, raconte ici les mois qu'il a passés en prison lorsqu'il était jeune hobo. Alliant humour noir, critique sociale et empathie, il relate les exploits de Nitro Dugan, le célèbre monte-en-l'air; la folie de Dippy, le pyromane; les hallucinations de Hypo Sleigh, l'héroïnomane; et les harangues du charlatan frère Jonathon, inventeur du Donneur de vie. D'abord publié en français en 1931 dans une traduction un peu tronquée signée Titaÿna, le roman de Jim Tully est ici offert en français pour la première fois dans sa version intégrale

  • Napoléon, punk, dépressif...héros Nouv.

    Nous avons tous en nous un peu de Napoléon sans pour autant être mégalomanes. Mais ce n'est pas l'aspect glorieux, militaire, conquérant le plus fascinant chez lui ; ce sont ses échecs. De Napoléon, Chateaubriand a écrit qu'il était « le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l'argile humaine ».
    Ses fêlures, ses échecs sont des leçons de résilience, de renaissance. Il y a en lui un écorché vif, un marginal, un rebelle, un mélancolique, parfois suicidaire, mais d'une volonté sans faille et d'une force de travail sans limite.
    Dans ce livre, sans doute l'un des plus originaux et percutants de cette année de commémoration napoléonienne, Philippe Perfetinni raconte comment Napoléon lui a sauvé la vie. Né à Ajaccio, à deux pas de la maison des Bonaparte, Philippe Perfettini a eu une adolescence d'écorché vif et multiplié les échecs scolaires. Dans sa jeunesse de punk, il ne s'est nullement intéressé à Napoléon jusqu'à un jour de 1997 où, presque par hasard, il lit une biographie de l'Empereur. Plus qu'une révélation, c'est une révolution. En quelques années, Philippe Perfetinni va devenir le responsable des collections napoléoniennes du musée du Palais Fesch à Ajaccio, commissaire de plusieurs expositions et, surtout, l'un des meilleurs connaisseurs de l'Empereur salué par les spécialistes académiques.  
    L'âme de Napoléon est une source infinie d'inspiration bien supérieure à tous les manuels de développement personnel.

  • Entrelacs de vies marginales à la lisière de la mangrove ou dans les squats des quart iers périphériques de Nouméa, dans une Nouvelle-Calédonie où le bulldozer trace droit, inéluctablement, la route coaltarée de la modernité, boostée par l´exploitation du nickel...

    Se croisent, pour le meilleur - et pour le pire -, un employé municipal, qui ent ret ient amoureusement les tombes de ses morts, une Miss Sunshine tout de blanc vêtue, accro... au lait en poudre, un toubib en délicatesse, un rasta singulier, un ingénieur  faussement écolo, une journaliste affriolante, un broussard, pas tendre du tout et une femme trop amoureuse..., chacun avec ses zones d´ombre et de lumière, de mystère et de poésie, de violence et de générosité...
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    Des destins tragiques, souvent.
    Auteur reconnu tant par ses romans que ses recueils de nouvelles, Claudine Jacques signe ici un roman féroce inspiré des travers de la société néo-calédonienne. Le lecteur y retrouvera le style fluide qui caractérise son écriture et qui donne envie de tourner les pages jusqu´à la dernière.

  • Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande, il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit « notre » Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.

  • Ruby, jeune guerrière solitaire et marginale, se lie d'amitié avec Luna, supposée être l'une de ses ennemies ancestrales. Désormais hors la loi, elle se réfugie au château sous le nom d'Azur, identité qui la mènera à des révélations dissimulées par sa propre mère, depuis sa naissance. Dans ce contexte agité, Ruby apprend que l'homme le plus craint de toutes les terres connues est sur sa piste... Pourquoi la cherche-t-il ? Qu'adviendra-t-il de sa relation avec Luna ? Les aventures de Ruby ne font que commencer...
    Dans le monde créé par JM Guiblain, les apparences se révèlent souvent trompeuses. Magie, loups, combattants héroïques, rien n'est jamais tout à fait ce qu'il paraît. Roman foisonnant, « Ruby Ever » est une ode à l'imaginaire.

  • Ce n'est pas précisément un recueil de nouvelles. Appelons plutôt ça un recueil de monologues dynamiques, conçus pour la scène, mais lisibles dans le confort reposant de son foyer. Danser a capella, c'est sept personnages délicatement marginaux qui se livrent en vrac, ne lésinant pas sur leur désarroi ordinaire et ludique. On côtoie entre autres un caissier de Jean-Coutu costumé en chauve-souris qui tente de séduire un vampire, un v.-p. de boîte d'assurance pris de compassion pour une danseuse vedette peinturée dans un coin en pleine entrevue télévisuelle, une femme en peine d'amour qui fuit en Russie et participe à un marathon sur talon aiguille, sans oublier cet homme, ce Simon, alter ego de l'auteur, qui révèle comment il a perdu la foi, en muant live en plein coeur de son solo chanté à l'église paroissiale, devant les fidèles consternés. Sept monologues, donc, qui donnent viscéralement envie de danser et de courir jusqu'à l'épuisement, mais surtout de vivre son unicité jusqu'au bout. Qu'il y ait musique ou pas.

  • Louvrage invite le lecteur à découvrir lhistoire contemporaine de la construction de la politique de développement de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie. Surtout, lanalyse détaillée du processus de fabrication de la politique de développement met en évidence les enjeux du fonctionnement dune gouvernance multi-niveaux enfin ouverte aux Kanaks, mais aussi aux contraintes dun espace daction publique de plus en plus mondialisé

  • Bandoulière

    Alain Plaisant

    Bandoulière, un mot qui chante plus qu'il ne parle, pour célébrer les maquisards, francs-tireurs et autres déserteurs de la pensée unique et du libéralisme le plus outrancier. Ceux qui dans les lisières, les friches ou les contre-allées, appellent de leurs mots, de leurs images à un monde debout, sorti de sa gangue.

  • Si la figure du marginal s'avère très répandue dans la littérature, la notion même de marginalité appelle quelques éclaircissements. Ce numéro des Recherches sur l'imaginaire entend éclairer les multiples facettes de la marginalité et appréhender un peu mieux la figure du marginal dans le paysage littéraire.

  • En examinant l'impact des politiques sociales et l'évolution du marché du travail, les auteurs évaluent les pratiques professionnelles d'intervention ainsi que les enjeux suscités par les notions d'intégration et d'insertion des chômeurs, des assistés sociaux, des jeunes de la rue, des toxicomanes et des ex-détenus.

  • « Bête du pouvoir. Bête tout court.
    Entre l´étreinte de la rue et la fièvre des cafés, à écrire, à lire, à peindre, à marcher, à vadrouiller, à parler avec mes enfants, mes amis, les corneilles et les petites bêtes autour de moi, j´ai espoir qu´un jour toute cette beauté l´emportera sur le pouvoir de la bêtise, en commençant par la mienne.
    Bras-dessus, bras-dessous, je respire mieux à nicher dans le maquis.

    [...] Sans autre exutoire que la marche, je parcours à pied les rues quiètes ou en retrait, les chemins de travers, les ruelles par lesquelles se succèdent les dérives vers d´autres cieux plus dégagés.
    Pas à pas, je marche à me narrer, à m´égarer, à m´ignorer, à me rapprocher du prochain jour à marcher.
    Je gîte en moi à marcher. »

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à

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