• Une flânerie poétique à travers les plus belles images et métaphores de la langue française !
    Les métaphores sont la poésie de notre quotidien ! Avoir la bouche en coeur, aller au petit bonheur, se creuser la cervelle, rire à gorge déployée... la langue française foisonne de belles images pour rendre compte de la richesse de nos vies !
    Dans ce livre illustré en couleurs, Daniel Lacotte vous propose de les redécouvrir et de remonter leurs origines parfois étonnantes !

  • Vingt-six récits, présentés selon l´ordre alphabétique, mettent à la portée de tous 90 expressions imagées se rapportant à autant d´animaux, par exemple, « avoir le bourdon », « peigner la girafe » ou encore « raconter des canards ». C´est une fête du langage pas bête du tout !

  • Le discours économique et politique contemporain est truffé de métaphores et de trompe-l'oeil masquant la réalité et la complexité des phénomènes sociaux. On dira par exemple que le marché est déçu d'une annonce politique, ce qui n'explique d'aucune manière les mécanismes et les rapports de pouvoir sous-jacents à la dynamique de la finance internationale. À force de répéter ce genre de métaphore, on en vient à nous faire croire que le marché possède une vie propre et autonome. Nous croyons alors que les phénomènes économiques sont hors de notre contrôle, à l'instar des dieux ou de la météo.
    Ces métaphores et trompe-l'oeil sont les passagers clandestins du discours économique : ils tirent profit d'une apparence de vérité sans payer leur dû de réflexion et d'explication de la réalité. Nous devons nous objecter à ces stratégies rhétoriques car elles laissent croire qu'un autre monde n'est pas possible. Ce livre propose la déconstruction de ces métaphores et trompe-l'oeil, première étape nécessaire à la réappropriation du langage et à la construction d'un nouveau discours économique.

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s´étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n´a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l´origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L´amour, l´espoir, la poésie n´y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d´une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l´inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L´ouvrage est précédé d´une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l´auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l´ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l´oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

    L'ouvrage paraît dans la collection Bibliothèque canadienne française.

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