Religion & Esotérisme

  • Il est depuis toujours un élément qui, lorsqu'il vient à l'esprit des uns et des autres, déclenche les réactions les plus contradictoires, allant de la haine à l'empathie : la judéité.
    Or l'histoire de notre littérature, lorsqu'on la contemple dans le miroir de notre société et de son Histoire, étonne sur ce point par l'ampleur du phénomène. De Céline à Barthes en passant par Sartre, le Juif fait figure d'élément dérangeant, inquiétant, prescrivant les défoulements ou les refoulements les plus divers. Car cet outsider rappelle tout un chacun à une vigilance nécessaire face aux représentations stéréotypées, aux désinformations et aux idéologies partisanes qui continuent de nous menacer. C'est dans ce cadre qu'on comprend mieux ce que fut l'écriture pour Perec, Gary, Cohen, Wiesel, Modiano, mais aussi Duras ou Blanchot. La judéité aura été pour eux une épreuve et un défi, un garde-fou contre les débordements de l'Histoire, tout comme une nécessité de réinvention de soi et de l'oeuvre.
    A l'heure où les tensions identitaires augmentent, où la mémoire des camps est suspectée d'abus et de monopoles, où l'antisémitisme revient en force, il semble ainsi nécessaire de se retourner sur les relations singulières, faites de partialité, de silence ou de fantasme, entretenues entre la judéité et la littérature, si l'on ne veut pas céder aux cécités les plus indéracinables, aux illusions les plus gratuites, aux excès les plus dangereux, dont notre société est aujourd'hui encore la proie.

  • Y a-t-il un Christ russe? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer "séparé du Christ".
    Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est-à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.
    À travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle.
    Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, Agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir.

  • Ce livre rassemble une cinquantaine de textes d'écrivains, artistes, hommes politiques? ayant écrit de manière plus ou moins explicite sur la franc-maçonnerie : Laclos, Goethe, Casanova, Dumas, Kipling, Jaurès, Pierre Dac? et bien d'autres encore.
    Ces textes sont tirés d'archives inédites (notamment celles du Grand Orient, revenues en France après leur saisie par la gestapo et le KGB), de revues occultes, ou d'oeuvres célèbres dont nul n'avait jusqu'à présent dévoilé la dimension maçonnique.
    Chaque texte fait d'abord l'objet d'une présentation succincte (vie de l'auteur, contexte de l'époque?). Des explications détaillées livrent ensuite la clé des symboles et des références maçonniques, signalés dans l'extrait cité par un astérisque.
    A l'instar de la démarche maçonnique, les textes sont classés par degré de difficulté, du plus « accessible » (exposant des notions de base) au plus « codé » (contenant des allusions plus discrètes que seul un oeil expert est en mesure de repérer et d'interpréter).
    Au final, cette anthologie commentée constitue une véritable initiation au monde de la franc-maçonnerie, qui intéressera aussi bien les profanes amateurs de sociétés secrètes que les initiés souhaitant parfaire leur formation.
    Préface de Pierre Mollier, directeur du service Bibliothèque-Archives-Musée/Études et Recherches maçonniques du Grand Orient de France

  • À la fin du Second Empire, un polémiste français, Henri-Roger Gougenot des Mousseaux, dénonce pour la première fois dans un volumineux ouvrage la parenté entre les juifs, les francs-maçons et les occultistes et leur prétendue collusion pour détruire le monde chrétien. Cet amalgame trouve progressivement sa place au sein de la littérature contre-révolutionnaire et antimoderniste catholique. Alors même que ces milieux catholiques ne semblent pas encore très bien savoir quoi faire de cette « formule », elle leur est brutalement dérobée par des propagandistes aux motivations idéologiques incertaines et dont la seule raison d'être est l'« antisémitisme ». Épuré de ses aspects religieux et de ses éléments les plus complexes - notamment de ses considérations anti-occultistes -, l'amalgame devient, aux mains des antisémites, un slogan, « francs-maçons et juifs », dont les termes ne tardent pas à s'inverser dans l'unique vocable de « judéo-maçonnerie ». Cette diffusion de l'antijudéo-maçonnisme, sous forme de propagande bon marché, ne marque pourtant pas la fin des recherches théoriques et des études absconses, qui n'hésitent pas à s'aventurer sur le terrain de l'occultisme et à se laisser aller à d'étonnantes rêveries. Fruit d'une décennie de recherches, la présente étude retrace l'histoire de cette étrange littérature, de ses tenants et des mouvements qui s'en réclament. Elle restitue les enjeux qui éclairent leurs actions, relie leurs itinéraires aux comportements collectifs de leur temps et met en lumière certains phénomènes historiques qui dépassent le cadre étroit des milieux anti-occultistes et antijudéo-maçonniques. Emmanuel Kreis est historien, docteur de l'École pratique et des hautes études (section sciences religieuses). Ses travaux portent sur l'antijudéo-maçonnisme et le conspirationnisme. Il est notamment l'auteur d'une anthologie de textes conspirationnistes : Les Puissances de l'ombre.

  • Alors que les Lumières se sont éteintes, la figure romantique du Christ qui se dessine fait du XIXe siècle le siècle pathétique par excellence. Si Dieu n'est pas ou n'est plus, le Christ n'est pas ressuscité, il n'est qu'un homme. Mais cet homme est le Fils de l'Homme, le témoin et le représentant de l'Humanité, dans sa lutte et dans ses souffrances. Aussi le siècle du romantisme est-il partagé entre incrédulité ou nostalgie, d'une part, hostilité ou enrôlement d'autre part. Toujours est-il que Jésus tourmente les poètes et stimule les révolutionnaires, tout en continuant de guider l'imposante cohorte des croyants.
    Dans cet ouvrage, le père Xavier Tilliette présente, sous la forme d'une collection de brèves monographies, un vaste panorama des différentes figures du Christ qui traversent la littérature romantique européenne du XIXe siècle. L'abondance et la diversité des citations (Brentano, Chateaubriand, Dostoïevski, Fichte, Jean Paul, Lamartine, Schelling...) fait de ce livre une véritable anthologie.

  • La Canalisation par l'Écriture inspirée est un pas vers la Médiumnité. C'est un processus organique de Guérison qui libère les entraves à l'Inspiration. Elle peut aussi conduire à la Création d'Un Livre en Soi.

    Écrire, c'est guérir les parties de soi et les expériences de son incarnation. Écrire, c'est créer sa vie, son oeuvre, sa mission. Écrire, c'est aimer, c'est apprendre l'amour de soi, l'amour des autres, l'amour du Tout.

    Dans cet ouvrage, vous apprenez à vous ouvrir et à lâcher prise. Vous apprenez à reconnaître d'où, ou de qui, vient l'Inspiration et comment elle circule à travers vous. Vous transformerez vos peurs et vos tensions en libérant votre potentiel créateur. Vous créez dans votre vie l'espace et le temps pour écrire.

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