• Regardez-moi jongler ; l'orgueil Nouv.

  • Un mage en été

    Olivier Cadiot

    Cela commence par une célèbre et très belle photo de Nan Goldin, Sharon in the river, une photo qu´on ne voit pas mais que décrit le narrateur, ce « mage » qui donne son titre au livre et, de fil en aiguille, cela va très loin dans l´espace et dans le temps pour périodiquement revenir à cette photo, centre énigmatique du livre, irradiant de sensualité, avant de repartir encore pour de nouvelles aventures. Un mage ? ou un artiste, et pourquoi pas un écrivain ? Un écrivain, un artiste, un médium, doué d´une perception ultra-pénétrante tout autant des choses matérielles que mentales, imaginaires, mémorielles, présentes et passées. C´est un monologue d´une inventivité inouïe, d´une drôlerie vertigineuse, qui va de l´infiniment petit à l´infiniment grand, du plus intime et du plus autobiographique à l´évocation historique à grand spectacle. C´est une réflexion en mots et en images sur l´art, la représentation, le deuil, la souffrance et l´amour. Abondamment illustré d´images qui viennent baliser ce parcours narratif débridé, cela crépite de toutes parts pour, suprême élégance, masquer le coeur souffrant du livre.

  • L'objet de cet essai porte sur les témoignages de personnes qui ont vécu l'horreur des camps nazis et qui en sont revenues. Celles et ceux qui en reviennent peinent à se définir comme des survivants : ce sont des spectres, des revenants, hantés par le souvenir des morts qu'ils ont laissés derrière eux.

  • Y a-t-il un Christ russe? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer "séparé du Christ".
    Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est-à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.
    À travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle.
    Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, Agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir.

  • Le premier amour

    Amigorena S H.

    J'avais dix-huit ans et j'étais amoureux, Ma vie n'avait qu'un seul but : la traduire. Mais comment trouver les mots justes pour la forme de la forme de ses seins ? pour le secret du secret de son sourire ? pour la profondeur ineffable de son regard sombre ? Je voulais la traduire comme on traduirait un poème d'une langue qu'on aime - mais qu'on ne comprend pas. Je voulais écrire sur elle - et sur elle. Je voulais décrire ses lèvres - et ses lèvres. Je voulais, pour toujours, la tenir tout entière sur le bout de ma langue. Malheureusement, les premiers amours, aussi éloquents soient-ils, ne sont jamais que les préludes des premières défaites.

  • L'écrivain sirieix

    Richard Millet

    Sirieix, solitaire né en hiver, qui n'aime vraiment « la littérature, l'hiver et les paradoxes », est-il l'écrivain qu'il prétend être ? Et l'oeuvre n'existe-t-elle pas seulement dans le rêve qu'il nourrit d'elle, à quoi il soumet sa vie tout entière, rêve prodigieux et dérisoire où il ne cesse de s'inventer ? La lumière qui baigne ce bref récit, écrit dans le respect amoureux de la langue, qui est « l'essence et l'assomption du paysage français », provient tout autant des ciels crus du Limousin qui influent de façon inaliénable sur l'esprit et le corps que de l'éclat sombre d'un personnage qui mêle la morgue à l'humilité, l'imposture à la vérité nue. Avec L'Écrivain Sirieix, Richard Millet poursuit sur le mode romanesque de l'autobiographie, mode qui lui est cher, une réflexion sur l'art et la sainteté qui tend toute son oeuvre.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...» Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • Ce petit livre reproduit deux discours. Celui prononcé par Joël Des Rosiers lors de son intronisation comme membre de l'Académie des lettres du Québec précédé du discours que Pierre Ouellet a livré pour présenter la candidature de Joël Des Rosiers.
    En termes très poétiques, Pierre Ouellet rend d'abord hommage à l'oeuvre majeure de l'écrivain élu à l'Académie des lettres du Québec, puis le nouveau membre de l'Académie qui, en plus d'être écrivain est médecin, rapproche dans un texte documenté, senti et touchant les deux principales activités de sa vie : la littérature et la médecine. Très ancré dans l'histoire du Québec ainsi que dans l'histoire littéraire, ce texte est une véritable pièce d'anthologie digne des meilleures pages de son auteur.
    Un livre qui fait honneur aux lettres québécoises. Il inaugure aussi la nouvelle collection t minuscule des Éditions Triptyque.

  • L´autobiographie, sous ses divers avatars, a connu une expansion sans précédent, au point de devenir le registre dominant de la littérature d´aujourd´hui. Ses frontières génériques sont plus incertaines que jamais et la distance du sujet à lui-même implique un questionnement qui touche inévitablement le nom.
    Par ailleurs, à côté de la linguistique du nom propre, très productive ces dernières années, les travaux sur l´écriture de soi se sont multipliés dans le sillage d´une nouvelle phénoménologie de l´identité. Le nom propre s´est ainsi retrouvé au coeur de la réfl exion sur les limites de la fi ction et de la non-fi ction. Voici qu´il apparaît, à l´égal du sujet ou de la vérité qu´il aurait fonction d´attester, comme une catégorie instable, sujette au doute et aux manipulations. L´être et l´identité sont désormais devenus friables.
    Le moment est donc venu de mettre à l´épreuve le modèle canonique proposé par l´école formaliste et sa confiance dans l´autorité du nom propre.

  • Alors que les Lumières se sont éteintes, la figure romantique du Christ qui se dessine fait du XIXe siècle le siècle pathétique par excellence. Si Dieu n'est pas ou n'est plus, le Christ n'est pas ressuscité, il n'est qu'un homme. Mais cet homme est le Fils de l'Homme, le témoin et le représentant de l'Humanité, dans sa lutte et dans ses souffrances. Aussi le siècle du romantisme est-il partagé entre incrédulité ou nostalgie, d'une part, hostilité ou enrôlement d'autre part. Toujours est-il que Jésus tourmente les poètes et stimule les révolutionnaires, tout en continuant de guider l'imposante cohorte des croyants.
    Dans cet ouvrage, le père Xavier Tilliette présente, sous la forme d'une collection de brèves monographies, un vaste panorama des différentes figures du Christ qui traversent la littérature romantique européenne du XIXe siècle. L'abondance et la diversité des citations (Brentano, Chateaubriand, Dostoïevski, Fichte, Jean Paul, Lamartine, Schelling...) fait de ce livre une véritable anthologie.

  • Pierre Magnan nous donne une nouvelle lecture de dix de ses romans ; il nous distille les paysages et leurs habitants, les vrais et les imaginaires, ces derniers s'inscrivent dans le décor d'une Haute-Provence mise en images par Pierre Ricou.

  • La Touraine de Balzac n'est pas uniquement présente dans ses oeuvres tourangelles. Nous savons aujourd'hui qu'il a mis à profit les souvenirs de sa terre natale dans des oeuvres où on n'aurait pas eu l'idée de les chercher, tels le héros d'Eugénie Grandet, la maison de Balthazar Claës à Douai ou la pension Vauquer du Père Goriot. Contient un choix de textes.

  • Ils sont devenus célèbres, et ils ont tous été des enfants. Ils signent Blaise, Wolfgang, Victor, Franz, Charlotte, Sigmund et ne sont pas encore Pascal, Mozart, Hugo, Liszt, Brontë, Freud. Une sélection d'une centaine d'auteurs parmi lesquels des écrivains, compositeurs, peintres, scientifiques...

  • Présentés selon un classement chronologique, les 120 extraits réunis sont introduits et commentés par J.-P. de Beaumarchais.

  • Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D'abord ce «glissement de terrain» qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s'effondre, signe visible de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays. En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi. Pas d'autre morale, pas d'autre lutte, pas d'autre foi, pas d'autre parole, quand ça vous crie au ventre, que d'échapper à l'étranglement. On veut partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d'une société en perdition. Une maladie qui n'épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe, que nul n'habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants...

  • Ce livre est un monstre. Monstre d'audace, de sophistication, de pittoresque. Écrit en français (ancien, moyen et moderne), québécois, chiac et innu, avec des pointes d'espagnol et de latin, cet énorme roman à la mise en page acrobatique vous fera tour à tour penser à Rabelais, Chrétien de Troyes, Michel Tremblay, James Joyce, Raymond Queneau, Jacques Ferron, Victor-Lévy Beaulieu et Fred Pellerin.

    Ce livre est aussi la chronique extraordinaire et véridique d'un village où le ciel est plus clair qu'ailleurs, les femmes plus belles et les hommes plus larges et plus forts : Saint-Nérée «terre ashini» royaume «shatshitun» sis en bellechassoise contrée. C'est l'histoire d'un héros comme il ne s'en fait plus, champion de fond de rang, géant de rurale appartenance, dont les horribles faits et prouesses épouvantables marquèrent à jamais sa région. Un roman de grand courage et de haute trahison, un hymne au sexe cru, à l'éternel enchevêtrement des langues, «peaux tambours» corps assoiffés, «ivresse aimun» une orgie de mots : un buffet bien arrosé.

  • Ces carnets sont comme le journal d'un essai qui configure la vie multiple d'un être, à mi-chemin entre fulgurance et révélation, entre esthétique et pensée, entre la vie et le scripteur qui prend forme. L'être, le poème, le lecteur, l'enseignant et l'éditeur marchent côte à côte, de front, tous happés par la vie, par l'échéance d'une durée consciente.

  • Aiguillée par une leçon reçue jadis, l'auteure retourne à ses paysages fondateurs. Ces retrouvailles sont l'occasion d'une réflexion sur l'écriture des lieux qui forgent l'imaginaire, de même que sur le dialogue entre essai et poème qui porte cette dernière. Éclairés par la sagesse de l'ours, les parcours intellectuel, artistique et spirituel que l'essai retrace se rencontrent, tandis que passé, présent et futur se brouillent et se fondent à la ligne d'écriture. Ainsi libérée de l'obsession du temps et rendue à la présence, la conscience s'ouvre à la mémoire des lieux.

  • Si la critique littéraire des dernières décennies a réaffirmé avec force la fonction politique de la fiction littéraire et réactivé la notion d'engagement à propos du roman, qu'en est-il des récits non fictionnels qui reposent sur le pacte autobiographique? Cet ouvrage cherche à identifier, à travers l'examen d'une série de textes se situant à la frontière de l'espace privé et de l'espace public, les points de rencontre entre les écritures de soi et des enjeux politiques de la littérature depuis la Seconde Guerre mondiale.

    En interrogeant la part politique des pratiques de subjectivation et des technologies de soi à l'oeuvre dans les écritures autobiographiques, les auteurs cherchent à aller au-delà des références explicites au bruit et à la fureur de l'histoire contemporaine. Quel rapport à la vie politique entretiennent les textes qui aspirent à la transparence d'un dire vrai, à ce que Michel Foucault appelait « le courage de la vérité »? En quoi l'écriture autobiographique, par sa fonction testimoniale, rend-elle lisibles les tensions idéologiques constitutives des subjectivités politiques? Comment le récit de soi contribue-t-il à accroître la puissance d'agir du sujet et sa capacité de résistance aux dispositifs oppressifs du pouvoir? Faisant la part belle à la littérature française contemporaine, ce collectif montre la diversité de stratégies d'élucidation de soi par lesquelles le sujet de l'écriture parvient à démêler le réseau de déterminations identitaires et s'efforce d'infléchir le tracé du devenir collectif.

    Avec des textes de Mathilde Barraband, Yves Baudelle, Bruno Blanckeman, Simon Brousseau, Anne-Renée Caillé, Nicole Caligaris, Éric Chevrette, Laurence Côté-Fournier, Jean-François Hamel, Barbara Havercroft, Élise Hugueny-Léger, Jean-Louis Jeannelle, Audrey Lasserre, Julien Lefort-Favreau, Pascal Michelucci, Joëlle Papillon, Pascal Riendeau, Anne Roche, Françoise Simonet-Tenant et Julie St-Laurent.

  • Cet ouvrage présente une analyse exhaustive de la construction d'Albertine, en cinq temps de Michel Tremblay, depuis ses origines manuscrites jusqu'à ses réalisations scéniques les plus marquantes. Le lecteur pourra y suivre le processus créatif du dramaturge - pour ainsi dire par dessus son épaule - mais aussi de tous ceux qui ont contribué à faire connaître ce chef-d'oeuvre du théâtre québécois au Québec et à l'étranger. S'appuyant sur plusieurs documents inédits ou difficilement accessibles, l'auteure présente une étude génétique commentée de trois états manuscrits de la pièce, un examen de sa création par André Brassard en 1984 et de sa reprise par Martine Beaulne en 1995, ainsi que des entretiens exclusifs qu'elle a menés auprès de ses principaux artisans. Elle analyse également la diffusion et la réception d'Albertine au Québec, mais aussi ses mutations au Canada anglais, aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne.

    Ce livre incontournable s'adresse bien sûr aux professeurs et aux étudiants en études littéraires et théâtrales, mais aussi à tous ceux qui sont tombés sous le charme de l'oeuvre grandiose de Michel Tremblay.

  • Les différents textes rassemblés dans ce recueil abordent, aussi bien dans une perspective critique, l'incidence des récits narrés à la deuxième personne sur l'extrême contemporain que, dans une perspective pratique (réflexive, philosophique), les mécanismes d'écriture spécifiques à cette forme de narration. Le but est d'amorcer les réflexions sur l'écriture au tu, sur la portée de cette instance narrative sur le temps du récit, les jeux esthétiques, les effets de lecture et la conception du sujet.

  • Le langage est le miroir de l'homme. Cette affirmation est acceptée par la plupart, sans contestation. Pourtant, elle prête à interprétation selon la définition donnée au mot « langage ». Réduit-on le mot « langage » à un système de communication ? Si oui, le langage n'est pas le miroir de l'homme, mais celui des animaux en général qui, tous, ont développé des modes de communication leur permettant d'entrer en relation tant avec leurs congénères qu'avec leur environnement. Pour que le langage soit l'expression de l'homme en tant qu'homme, il doit devenir un lieu de manifestation et donc, de création. Cette appropriation du langage comme lieu épiphanique exige, elle également, apprentissage et enseignement. Or, l'école actuelle, à com-mencer par l'université, refuse d'accorder de la place à un tel apprentissage. Pourquoi ? Y aurait-il moyen de redresser la situation ? C'est à ces questions que répond le présent essai.

  • Les collectivités marginalisées ressentent avec une acuité particulière le besoin de négocier les conditions de la mémoire culturelle dont elles sont porteuses et qu'elles donnent à entendre dans leurs discours. Dans ces cas-là, l'identité n'est plus stable, mais elle se déplace, migre vers d'autres codes. Ici, on parlera le corse, le galicien, le français ou le navajo ; là, on choisira de fusionner avec la culture dominante et l'exonomie sera de règle : on parlera le français, l'espagnol, l'anglais. Dans les sociétés minorisées, l'identité collective est liée à cette écologie de l'alternance et à ces rythmes particuliers de la présence et de l'absence. Est-ce une perte ? Oui, sans aucun doute. Une perte de la permanence surtout, une impression de disjonction. Mais cette perte ne doit pas occulter pour nous la merveilleuse complexité des stratégies d'ouverture et des accommodements qui caractérisent les marges fugaces de notre monde.

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