Viviane Hamy

  • Le « Bairro », ce célèbre quartier inventé par Gonçalo M. Tavares qui rassemble des Messieurs célèbres, - écrivains, dramaturges, poètes ou scientifiques - accueille cette année de nouveaux voisins : Monsieur Henri, Monsieur Juarroz, Monsieur Breton et Monsieur Eliot.

    Réunis pour la première fois, chaque Monsieur apporte sa vision sur notre monde, à la fois philosophique, surréaliste, ironique, voire absurde jusqu'à l'extrême. Mais tous ont un objectif commun : comme le village d'Astérix, ce « bairro » entend bien résister, coûte que coûte, à l'avancée menaçante de la barbarie.

    Une nouvelle fois, Gonçalo M. Tavares nous interroge, avec le talent qu'on lui connaît, sur notre rapport au quotidien et sur notre capacité à nous adapter ou à nous heurter à la réalité.

    Auteur portugais, Gonçalo M. Tavares est né en 1970. Après avoir étudié la physique, le sport et l'art, il est devenu professeur d'épistémologie à Lisbonne.

    Depuis 2001, il ne cesse de publier (romans, poèmes, essais, pièces de théâtre, contes et autres ouvrages inclassables). Il a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux dont le Prix Ler/BCP (le plus prestigieux au Portugal).

    Il est considéré comme l'un des plus grands noms de la littérature portugaise contemporaine.

  • À l'occasion des 25 ans de Chemins Nocturnes - la seule collection dédiée aux romans policiers français - les Éditions Viviane Hamy vous proposent de découvrir ou de redécouvrir trois classiques hors du commun d'Estelle Monbrun.

    Préparez-vous à plonger dans trois romans policiers hors du commun qui oscillent entre Agatha Christie et David Lodge.

    L'auteur, une éminente spécialiste de l'œuvre proustienne, s'appuie sur des textes littéraires jugés difficiles et complexes – ici Marcel Proust, Marguerite Yourcenar et Colette – pour tisser des intrigues subtiles aux dénouements renversants. En fidèle observatrice du monde qui l'entoure, Estelle Monbrun maîtrise à la perfection l'art de la pointe, et sait décocher des piques redoutables au moment propice.

    Un petit conseil si vous souhaitez percer ces enquêtes : prenez le temps d'observer chaque détail en compagnie d'une tasse de thé et d'une madeleine.

    " Mes livres peuvent être lus comme de simples romans policiers mais si on connaît le texte source sur lequel je m'appuis, on peut s'amuser à reconnaître des citations cachées, des références stylistiques, des noms de personnages codés... C'est comme un clin d'œil permanent, une complicité à trois : un écrivain, une romancière, un lecteur. Toutefois, parodier l'écriture érudite est le plus difficile des exercices de style. " Estelle Monbrun

  • Étonnants Cahiers noirs, témoignage de tous les combats du socialisme unifié d'avant 1920, qui nous livrent également les curiosités d'un esprit sans frontières, les tourments du corps et du sexe, la « merveillosité » du rêve... Député de Montmartre, Marcel Sembat (1862-1922), on l'a trop oublié, fut un journaliste et un orateur hors de pair, militant de toutes les libertés. Paradoxe, 1914 devait faire de ce tribun du pacifisme ouvrier, avocat visionnaire d'une réconciliation européenne, le premier des ministres socialistes de l'Union sacrée. Puis, héritier de Jaurès, face à la scission communiste il défendra la « vieille Maison » de 1905, que Léon Blum, après lui, s'emploiera à reconstruire. Mais il fut beaucoup plus que cela : le pionnier d'une démocratie de la culture, le collectionneur et théoricien le plus précoce de la peinture de Matisse, un inconditionnel du droit à toutes les recherches en art, un lecteur ouvert tant à la nouvelle anthropologie ou à la découverte de Freud qu'aux leçons de Marx, un amateur de Rimbaud, de Proust, de Cendrars... De fait, l'attention aux ressources secrètes de l'imaginaire, chez ce lecteur impénitent, a nourri une singulière sensibilité du regard comme l'audace indispensable à l'utopie sociale. Puisse une époque désenchantée retrouver, à le découvrir, cet « enthousiasme » sans lequel, soulignait-il, il ne saurait être de réelle émancipation ! « Ses neveux m'ont confié que, dans ce haut atelier ouvrant d'un côté sur la Seine, de l'autre sur les bois, ils avaient découvert d'importants fragments de mémoires intimes. Sans doute mettront-ils très haut, à sa vraie place, l'écrivain que fut Marcel Sembat. » Léon Blum, 1925

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