Revue des Deux Mondes

  • -> Grand entretien avec Alain Finkielkraut : « Qu'avons-nous fait du 11 janvier? » Alain Finkielkraut considère le 11 janvier 2015 comme un grand moment d'unité nationale et de division. Pour le philosophe, la France n'est pas coupable envers les enfants de l'immigration. La faute revient au délitement de l'idéal républicain. En ce sens, ...

  • -> Grand entretien : Michel Onfray persiste et signe Michel Onfray s'insurge contre le principe d'ingérence : « Si l'on devait se faire le gendarme du monde au nom des droits de l'homme, il y aurait cent pays dans lesquels il faudrait intervenir. [...

  • -> Dossier : Les femmes, Élisabeth Badinter : « La gauche n'a jamais été aussi soumise aux injonctions religieuses... Grande figure du féminisme universaliste, Élisabeth Badinter retrace l'histoire des femmes depuis la Révolution française jusqu'à l'émergence de l'islam politique. ...

  • Plaire ou déplaire - Jean-Pierre Chevènement n´aime pas plaire. Quand il n´est pas content, il le fait savoir. Quand il a une idée en tête, il ne l´a pas ailleurs. Depuis quarante ans, il martèle que la République française a besoin d´autorité et que le modèle doit venir de haut. Sa ligne n´a jamais varié, ce qui lui confère une aura particulière dans notre France post-janvier 2015, brouillée avec ses repères républicains. Première leçon : « L´école est faite pour transmettre le savoir, le sens de notre histoire, le patriotisme, le civisme. Si on se décharge sur l´élève du soin de construire ses savoirs, tout est faussé. » Michel Onfray n´a pas peur de déplaire. Dans son article « Marx augmenté du Coran », il interroge le rapport entre la gauche française et l´islam. « Par anticapitalisme et anticolonialisme, la gauche islamophile se fait anti-sémite et anti-sioniste, misogyne et phallocrate, homophobe, puis théocratique : elle abolit tous les combats qui furent ceux de la gauche issue de la Révolution. » Vertigineux. L´armée française n´a plus peur de plaire ou de déplaire. On mesure subitement son impérieuse nécessité quand les ennemis de la République attaquent le sol national. Elle est à l´honneur dans ce numéro de mai. Mais l´armée française est-elle prête à affronter ses nouveaux enjeux ? Sait-elle s´adapter aux groupuscules terroristes et aux milices fanatiques dans cette « guerre asymétrique » que décrit Renaud Girard, reporter de guerre, qui a vu sur le terrain les militaires évoluer face à l´ennemi ? Oui, répond le général Bentégeat, ancien chef d´état-major des armées. À condition que les militaires et les politiques fassent preuve de confiance réciproque. À condition aussi de dépenser les sommes nécessaires à sa modernisation, rappelle François d´Orcival : « les avions ravitailleurs sans lesquels nos Rafale et Mirage ne pourraient pas bombarder leurs objectifs en Irak ou dans le Sahel ont plus de 50 ans »... Et à condition que « l´Europe de défense ne soit pas l´alibi du déclin », poursuit Christian Malis. Aujourd´hui la guerre mondiale « est en miettes », constate Michel Goya, ancien colonel des troupes de marines : « Sur les quatre cents soldats français tombés au combat, aucun n´a été touché par un projectile issu d´une armée régulière. » Sur le sol français enfin, la lutte contre le terrorisme, rappelle Bernard Cazeneuve, ministre de l´Intérieur, « est un enjeu sécuritaire mais aussi une mise à l´épreuve. Un test pour notre société ». Allons-nous le réussir ? Quitte à déplaire aux ennemis de l´autorité. Valérie Toranian

  • Grand entretien avec François Bayrou : « Le saccage de l'école est un crime social » -> Déresponsabilisation du citoyen, prolifération administrative, blocages, trahison du projet éducatif républicain, François Bayrou dresse le portrait d'une démocratie à bout de souffle. Il évoque son amour des livres qui sont « sa drogue et sa substance ». Dossier : Tocqueville, la démocratie face à ses démons -> Tocqueville, homme de gauche par Michel Onfray Pour Michel Onfray, Tocqueville est un homme de gauche, une gauche ni communiste, ni socialiste, ni libérale, une gauche « inassignable », celle d'un Normand attaché plus que tout à la liberté. -> Tocqueville, les Français et les passions démocratiques par Ran Halévi De la royauté à la république en passant par le régime bonapartiste, Tocqueville prend à contre-pied tous les systèmes, analyse Ran Halévi. Si le philosophe approuve l'avènement de la démocratie, il en décrit aussi les dangers (tyrannie de la majorité, de l'opinion...). -> Un passeur entre deux mondes par Brigitte Krulic Brigitte Krulic explique comment et pourquoi Tocqueville, aristocrate de naissance, s'est démarqué des convictions légitimistes de son milieu. -> Tocqueville, le Coran, l'islam et la colonisation par Jean-Louis Benoît Au moment où la France s'engage dans la colonisation de l'Algérie en 1830, Tocqueville étudie l'islam et le Coran. Ses jugements sont sévères, démontre Jean- Louis Benoît. -> Et aussi Jacques de Saint Victor, Laurent Gayard, Jean-Paul Clément, Robert Kopp, Brice Couturier et Frédéric Verger. Littérature -> Inédit. Lila Azam Zanganeh : « Sometimes a start is all we ever get » La romancière franco-iranienne revient sur ses rencontres avec des pays, des animaux, des astres, des textes, des hommes et sur la passion de sa vie : partir. -> « Après nos batailles » par Sébastien Lapaque Sébastien Lapaque croise la réflexion de l'américain Chris Hedges sur la guerre (La guerre est une force qui nous octroie du sens, Actes Sud) avec celle de Maurice Genevoix. -> Journal de Richard Millet Richard Millet a lu et aimé le roman fleuve de Donna Tartt, le Chardonneret (éditions Plon).

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