Presses de l'Université du Québec

  • L'intérêt et la pertinence de la littérature inuite se trouvent non pas dans le nombre de ses productions, mais bien dans le fait qu'elle s'est constituée - de l'extérieur pour l'essentiel - en une institution symbolique qui a valeur d'expérience universelle pour l'être humain. Pour les Inuits, cet engagement témoigne à quel point il est aujourd'hui nécessaire de prendre la parole par l'écriture, pour transmettre et faire connaître leur vision des choses.

    L'essai que nous offre Nelly Duvicq a un caractère pionnier, documentaire et synthétique, à la manière des grands ouvrages publiés par Maurizio Gatti pour les littératures des Premières Nations du Québec au début des années 2000, qui avaient enfin éveillé l'intérêt des lecteurs.

    La plupart d'entre nous connaissent peu le contexte culturel inuit contemporain : ce remarquable ouvrage de Nelly Duvicq doit donc être vu comme une chance, pour nous, lecteurs, de comprendre l'émergence d'une littérature jusqu'ici peu connue, une occasion de partir à la découverte d'auteurs qui dévoilent une vision du monde inédite sur le Nunavik, le Québec, le monde inuit et l'Arctique.

    Avec une présentation de Daniel Chartier.

  • Tourné vers l'avenir du Groenland, dans un « rêve » qui ouvre à la fois sur les inquiétudes de ses citoyens et sur l'utopie d'une sociétéégalitaire, ce premier roman de la littérature groenlandaise - Sinnattugaq, d'abord publié à Copenhague en 1914, puis traduit en danois par le célèbre Knut Rasmussen l'année suivante - permet au lecteur d'aujourd'hui de renverser son regard sur le monde inuit et de décou-vrir enfin une voix « de l'intérieur », qui recentre la représentation sur cette immense île de l'Arctique. Ce roman progressiste revendique pour les Groenlandais savoir, éducation, reconnaissance. Selon Karen Langgård, qui en signe l'introduction,l'auteur a écrit ce roman avec un objectif politique, notamment envers les Danois qui colo-nisaient le pays : « Son idée du rôle des Danois était que les Groenlandais devaient collaborer avec les Danois les plus progressistes, capables de les respecter. » Avec une introduction de Karen Langgård, professeure à l'Université du Groenland. Traduction du danois par Inès Jorgensen et validation linguistique à partir du texte original groenlandais par Jean-Michel Huctin.

  • Quel sens donner aux notions d'espace mais aussi d'univers, de lieu ou de pays dans le cadre du roman et comment les décliner pour l'étude de la topographie fictionnelle ? Une quinzaine de chercheurs des deux côtés de l´Atlantique et un écrivain féru de géographie imaginaire tâchent d´apporter des éléments de réponse.

  • L´ouvrage mène le lecteur dans un périple fascinant sur le chemin des fées, périple qui remonte aux balbutiements de la conscience narrative et suit l'évolution du conte entre oralité et écrit. Des images originales, empreintes de poésie et de candeur, viennent ponctuer le travail d´analyse.

  • D´inspiration philosophique, ce livre est un ensemble polyphonique invitant à mieux entrevoir à quel point la réalité fondamentale du merveilleux peut nous rejoindre. La pluralité des contributions (art, science, philosophie, théologie, etc.) démontrent assez la richesse et la complexité d´un thème appelé à alimenter plus que jamais la quête de sens, toutes disciplines confondues.

  • Le détournement : ce geste d´appropriation, entre citation, plagiat et pastiche, s´inscrit dans l'histoire de plusieurs avant-gardes. Au fil des contributions rassemblées dans ce livre, le lecteur verra se dessiner l´histoire et l´évolution de cette pratique, de Dada à l´extrême contemporain.

  • Dans lensemble de la production contemporaine, trois uvres font ici lobjet détudes systématiques : celles de Samuel Beckett, de Romain Weingarten et de Jean Genet. Une interview inédite dEugène Ionesco complète louvrage.

  • Le célèbre dictionnaire Littré définit le froid comme une absence de chaleur. Cette définition, donnée par un regard du Sud et à partir d'un point de vue tempéré, dit beaucoup de notre méconnaissance du monde froid. Elle révèle aussi la complexité que revêt une réflexion sur « le froid » - que l'on souhaiterait ici autodéfinitoire -, réflexion qui doit de plus tenir compte de champs de savoir variés et divergents. Historiquement perçu comme dangereux, hostile et menaçant pour la vie, le froid est aujourd'hui devenu, en raison des changements climatiques, la quintessence de nos inquiétudes et le symbole d'une bataille pour la survie de l'humanité. Le froid est ainsi au coeur des réflexions contemporaines. Pourtant, nous avons constaté que peu d'ouvrages s'y étaient consacrés, et encore moins dans la perspective pluridisciplinaire que nous proposons ici, qui aborde de front la question des effets, de l'adaptation, des représentations et de la production du froid.

  • Cette bibliographie annotée et bilingue dresse le bilan des magazines, revues, journaux et bulletins publiés par les Inuits du Canada ou à leur sujet depuis plus de 100 ans - plus précisément depuis la parution du tout premier périodique canadien en inuktitut, Aglait Illunainortut, au Labrador en 1902.

  • Vous regardez les danseurs évoluer sur la piste, fascinés par les motifs que tracent agilement leurs pieds sur le sol. Puis, votre regard remonte lentement leurs corps enlacés et pénètre, pour quelques moments, leur intimité. Au-delà des costumes flamboyants et des pas de danse, vous comprenez que le tango cache en lui les délicats mécanismes des rapports humains. C´est également ce qu´a compris France Joyal en initiant, il y a trois ans, un cycle de colloques et de publications universitaires sur le tango. Poursuivant le travail accompli dans Tango, corps à corps culturel (2009), elle met ici à contribution les expertises scientifiques et professionnelles de chercheurs d´origines diverses - française, argentine, roumaine et québécoise - et de domaines variés - psychologie, géomatique cognitive, musique, psychiatrie, histoire, littérature, sociologie, danse et éducation artistique. Ensemble, ils offrent un panorama du tango, de ses fondements, de son caractère improvisé, de ses incidences sur le mieux-être de l'individu et de son extraordinaire potentiel métaphorique. Les chercheurs de tous les domaines, les intervenants en santé, de même que les professeurs, danseurs et amateurs de tango, se sentiront interpellés par cet ouvrage qui marque les prémisses de la « tangologie », d´une science du tango. Assurément, le tango n´a pas de frontières.

  • Des activités d'apprentissage emballantes qui plairont à tous les utilisateurs - Des références nombreuses qui vous dirigeront vers les organismes ou les services spécialisés - 25 secteurs d'activités - 100 activités différentes - Des milliers d'heures amusantes d'apprentissage - Arts plastiques - Audiovisuel - Littérature - Musique - Danse - Théâtre - Collections - Jeux - Fêtes et festivals.

  • Pour redécouvrir la poésie québécoise à travers l'imaginaire de seize poètes québécois, leur époque et leurs valeurs. Un livre au caractère éminemment accessible pour les étudiants du collégial et de l'université.

  • Beau Sauvage - Le Jardin des Oliviers - Cendrouillonne - Tit-l'Ourson - Le Prince des dorés - La Belle et la Bête - Les Trois Grues - Le Ruban vert - Le Cheval Bavard - Poilue - L'Eau de la Fontaine de vue - La Tourtonne - Rosalie ou L'Assiette d'or - Tit-Jean et les cachettes - Le Cheval Fallada - Grand Jack - Tit-Page et la princesse Maranda - Résumés des contes déjà publiés - Résumés des contes incomplets - La sociosémiotique et le français parlé au Québec.

  • Les auteurs de cet ouvrage s'intéressent également au contexte actuel de nos pratiques de lecture, marqué par une diversité toujours plus grande de textes aux formats variés, et réfléchissent sur les erreurs que nous pouvons commettre et sur leur utilisation dans une lecture on ne peut plus singulière. Ils analysent ensuite le concept d'interférence, le rôle que jouent les images mentales et l'imagination dans la lecture, ainsi que les présupposés et postulats proposés dans un contexte littéraire des études cinématographiques. Ils étudient enfin la spectature comme une lecture au même titre que toute autre étude de ces signes complexes que sont les productions culturelles.

  • Toute perspective de lecture est liée à un ancrage géographique. Chaque lecteur est habité par des paysages. Pour Rachel Bouvet, ce paysage est celui de l'océan tel qu'on peut l'observer le long des côtes bretonnes, cette force gigantesque, sublime, mais aussi porteuse d'une douceur infinie. Les auteurs Kenneth White, Victor Segalen et J.-M. G. Le Clézio partagent eux aussi cet ancrage breton : White vogue principalement entre les Côtes-d'Armor et l'Écosse, Segalen naviguait surtout entre le Finistère Nord et le Pacifique, Le Clézio voyage entre le Finistère Sud et le Nouveau-Mexique en passant par l'océan Indien et la Méditerranée.

    Consciente de son attachement breton, provoquant chez elle une sensibilité accrue aux paysages maritimes et désertiques, le désir de la géopoétique et un questionnement sur l'altérité, Rachel Bouvet réfléchit à la dimension géographique de l'acte de lecture. Par son analyse des oeuvres de Kenneth White, de Victor Segalen et de J.-M. G. Le Clézio, elle montre que la géopoétique peut donner lieu à une approche singulière des textes littéraires. Faisant souvent appel à la géographie, aussi bien à la géographie physique qu'à la géographie humaine, avec les questions de paysage, de carte, de territoire, d'archipel, de frontière, elle illustre de quelle manière une interprétation basée sur les principes essentiels de la géopoétique peut se déployer.

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