Le Manuscrit

  • Foucault nous a donné de multiples potentialités pour repenser certaines des questions classiques posées par l'histoire et les sciences des religions. Cet ouvrage fait état des nombreux excursus du philosophe vers les domaines de la spiritualité antique, de l'histoire du christianisme primitif, de l'ascétisme chrétien, ou encore de la question des marginalités religieuses.

    Il est l'occasion, surtout, de réfléchir sur quelques uns des « outils » mis en place par le philosophe et de montrer comment ceux-ci peuvent se révéler pertinents pour saisir les phénomènes religieux de notre modernité. Des phénomènes qui se comprennent à l'intérieur de problèmes historiques, politiques et sociaux, culturels. Seule manière, répète Foucault, de nous protéger contre les synthèses toutes faites et les découpages familiers, mais aussi d'ouvrir la réflexion à l'épreuve de la réalité et de l'actualité.

    Jean-François Bert est Maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne. Spécialiste de l'histoire des sciences humaines, il développe une nouvelle approche qui se veut attentive aux pratiques et aux techniques savantes. Il a codirigé le Cahier de l'Herne sur Foucault (2011), et a participé à l'édition, en Pléiade, des oeuvres du philosophe.

  • Le phénomène complexe de la mondialisation - du fait même de ses implications culturelles et identitaires - intéresse, interroge et met la littérature à l'épreuve, et au défi de se (re)définir des approches nouvelles de son rapport à l'espace, aux lieux et aux genres d'écriture.
    La littérature française contemporaine et les vastes littératures francophones ou allophones reflètent les apories et les paradoxes que la mondialisation fait subir à nos sociétés contemporaines.
    De féconds et impromptus échanges identitaires et interculturels naissent de ces rencontres. Cet ouvrage s'attache à souligner la prégnance des enjeux impliqués dans la littérature en français aujourd'hui.

  • La figure mythique du héros de l'air, téméraire, habillé de cuir, avec son écharpe au vent, est dans tous les esprits. Elle est née des textes que nous ont laissé des écrivains devenus aviateurs par vocation ou nécessité (les écrivains-aviateurs), mais aussi des aviateurs convertis en écrivains de circonstance, par le désir de raconter et enregistrer ce qu'ils ont vécu (des aviateurs-écrivains).

    Les études rassemblées dans cet ouvrage invitent les grands noms de la littérature d'aviation - Antoine de Saint-Exupéry, Romain Gary, Jules Roy, Joseph Kessel, André Malraux, le capitaine W.E. Johns - tout comme le soldat inconnu ou l'aviateur solitaire. Remontant aux sources de l'imaginaire aéronautique, les textes réunis ici évoquent les joies du vol, la recherche de la gloire, l'héroïsme et surtout l'amour de l'aviation.

    Cet amour si bien décrit par Jules Roy : « Mais notre amour à nous, c'est l'aviation. Nous quitterons tout. L'avion remplacera pour nous tout autre amour. Malheur à celui qui n'a pas compris cela ».

  • Se sentir étranger (à soi-même ou aux autres) ou être perçu comme tel relève d'un jeu de perception et de regards multiples que l'art et la littérature ont souvent étudiés : toute une partie de l'histoire littéraire prend assise sur la notion d'étranger, parfois ambiguë. Les contributions regroupées ici étudient les diverses formes que prend la dimension étrangère et son impact sur le champ culturel français et francophone, dans lequel la figure de l'écrivain-artiste, en tant que médiateur, assure le passage entre une culture étrangère et la culture nationale.

    Il s'agit alors d'acclimater l'étranger et le rendre nouveau. L'ouvrage jette un nouveau regard sur le processus de déconstruction des anciennes binarités ici/ailleurs, étranger/national, centre/périphérie, où s'affirment des composantes comme l'hybridité, la polyphonie et la diaspora.

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