La Musardine

  • Le manifeste d'une travailleuse du sexe afroféministe pour la liberté des corps et le droit à une sexualité décomplexée.
    Après la vague MeToo et la libération de la parole autour de la sexualité féminine, de nouvelles voix du féminisme pro-choix s'élèvent. Bebe Melkor-Kadior est l'une d'entre elles.
    À seulement 24 ans, c'est son expérience déjà étendue de travailleuse du sexe et sa vision inclusive de la condition des femmes qui l'ont amenée à développer sa philosophie de vie :
    les grands principes qui président à l'art d'être une salope ; une critique acerbe de notre société " coincée du cul " ; un plaidoyer pour l'éducation sexuelle des plus jeunes et l'avènement d'une masculinité positive.
    Au fil du texte, l'auteure pose les fondations de son monde idéal : une société où le sexe ne serait plus un tabou mais un sujet comme un autre, enseigné à l'école pour former des citoyen.ne.s éclairé.e.s.
    Un témoignage incarné, qui trace les contours d'une pensée féministe inédite, qui bouscule, en accord avec son temps.

  • Le récit d'une passion lesbienne dévorante...
    Lolita vient de perdre beaucoup de poids et redécouvre son corps comme objet de sensualité. Elle croise la route de Martine, de 27 ans son aînée, qui mène une vie de solitude et d'écriture. Aimantée par cette personnalité hors normes, la jeune femme tombe sous le charme de Martine ; entre elles naît bientôt une relation passionnelle. Elles iront aussi loin dans l'abandon que dans l'exploration de désirs neufs. Mais si leurs corps s'attirent, leurs aspirations amoureuses divergent : l'une résume leur passion à du sexe, quand l'autre voudrait la transformer en histoire. De cette joute amoureuse, qui de Lolita ou de Martine sortira gagnante - et qui cherche quoi, au juste ? La jeunesse l'emporte-t-elle toujours à ce jeu-là ? Pas si sûr...
    Révélée en 1988 lors de la parution de son premier livre Elle (Phébus), Martine Roffinella poursuit une route singulière en littérature, tant dans le domaine de la fiction que dans celui des essais. Auteure d'une vingtaine d'ouvrages, elle touche à tous les genres littéraires avec une seule et même obsession : l'exploration de l'humain dans ce qu'il possède d'illimité. Elle livre ici un texte fort et poignant, qui donne à relire la complexité de la relation amoureuse, la différence d'âge et la passion charnelle.



  • Comment faire d'une insulte un étendard féministe.


    " Salope, va ! " Si vous êtes une femme, vous avez certainement déjà entendu ce nom d'oizelle dans la rue. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est l'insulte la plus utilisée à l'encontre des femmes dans l'espace public.
    Si le terme est récent, sa signification toute féminine ne l'est pas. De Cléopâtre à Mata Hari, en passant par Messaline et les sorcières, nombre de femmes ont été conspuées en raison de leur soif d'indépendance, forcément synonyme de débauche. Qu'elles soient de puissantes figures politiques, des rebelles féministes, des journalistes à la langue trop pendue, ou encore des femmes dont la seule revendication est de pouvoir se promener librement dans la rue, toutes ont été confrontées, au moins une fois dans leur vie, à cette insulte. Si être traitée de salope est le prix à payer pour être une femme libre, il semble que ce mot ne soit pas près de disparaître, alors pourquoi ne pas s'en emparer ?
    Adeline Anfray mène une enquête passionnée auprès d'expert·e·s et d'anonymes. Cet ouvrage en faveur de l'égalité et de la liberté sexuelle, rend hommage à tou ·te·s celles et ceux qui se sont battu·e·s et se battent encore pour que chacun·e puisse jouir sans entrave.

  • Henriette et Jean mènent une vie paisible. Jusqu'au jour où Georgette et Edmond, deux amis, leur confient Buster, chien aussi encombrant qu'affectueux, le temps des vacances. Le quotidien du couple s'en trouve bouleversé, leur sexualité également.
    Il y a dans la langue de Léo Barthe, jusque dans les dialogues entre les personnages, quelque chose de parfait, une évidence, qui rend la situation irréelle, en même temps qu'authentique et " banale " ; et ce tour de magie permet tout - tous les tabous.

  • Trois coeurs

    Eric Jourdan

    À travers le portrait touchant de Johann, l'auteur dessine la quête identitaire de chacun et la complexité des relations humaines.
    Un homme, une femme, leur petit garçon : tout semble pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais le soir de son bac, Johann parle à son père. Il lui révèle son homosexualité et leur monde s'effondre. Lui qui a toujours fait le bonheur de ses parents, les a tant aimés et a tant été aimé d'eux, se voit banni du cercle familial en un instant. La vérité, la sienne, ne lui semble pourtant pas si dure à entendre : l'amour n'est pas un mal.
    Johann va d'aventures en aventures, avide de tendresse, mais aussi de compréhension. Sur son chemin, lui est révélé le secret brûlant que dissimule son père. Cette découverte bouleversante lui fait réaliser que la vérité n'est pas toujours simple à appréhender. Commence alors pour Johann une vie sans repères qui ne bat que pour une conviction : aimer et l'être en retour.
    Roman initiatique, Trois coeurs est l'oeuvre la plus autobiographique d'Éric Jourdan. À travers le portrait touchant de Johann, l'auteur dessine la quête identitaire de chacun et la complexité des relations humaines.
    Postface de Jean-Paul Garnaud

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