La Gibecière à Mots

  • Guy de Maupassant (1850-1893)
    "Lorsqu'il fut sur le trottoir, il demeura un instant immobile, se demandant ce qu'il allait faire. On était au 28 juin, et il lui restait juste en poche trois francs quarante pour finir le mois..."
    Georges Duroy, arrivé à Paris depuis peu, veut réussir à tout prix. La rencontre fortuite d'un camarade de régiment lui met le pied à l'étrier, en l'introduisant dans le journalisme.
    Georges, étant arriviste, comprend très vite que, pour arriver à son but, il doit se servir des femmes. Aussi il n'hésite pas, quitte à paraître amoral et cupide.

  • Officier de marine et grand voyageur, Pierre Loti fut énormément inspiré par l'Orient.
    C'est en 1894 qu'il relate son séjour à Jérusalem, la ville sainte, qui était alors en Palestine ottomane. Lui qui était agnostique pensait, et même espérait, y trouver la trace d'un Messie qui lui redonnerait une "espérance unique" contrairement au Messie des "religions humaines"...
    Est-ce à cause de sa déception spirituelle que certains de ces propos sont à la limite de l'antisémitisme ? Il est vrai que ce sentiment éait courant à l'époque.

  • Pierre, officier de marine, a pris en amitié Yves, un matelot porté sur la boisson mais très bon gabier. Du jour où la vieille mère d'Yves implore Pierre de veiller sur son fils comme il le ferait d'un frère, Pierre n'a de cesse de mettre son "nouveau frère" dans le bon chemin.
    "Mon frère Yves" est le journal de Loti, contant son amitié avec Yves : une amitié virile, une amitié fraternelle et parfois une amitié naïve. Ce sont aussi des descriptions des marins à bord des navires, de la société paysanne, du Brest (quartier à l'entour du port) des marins, de la misère.
    Avec "Pêcheur d'Islande" et "Matelot", "Mon frère Yves" fait partie des trois romans maritimes écrits par Pierre Loti.

  • Nous sommes au XVIIIe siècle... Jacques Ménétrier, surnommé Jacques Tournebroche car c'est sa fonction dans la rôtisserie paternelle, raconte ses heurs et malheurs au "pays" des alchimistes, des philosophes, des sylphes et des salamandres... Sur son chemin initiatique, Jacques rencontre des personnages hauts en couleur qui font de son aventure un véritable jeu de l'oye... "La rôtisserie de la reine Pédauque" est un roman historique digne du XVIIIe siècle, "siècle des lumières" lors duquel les sciences ésotérique et spagyriques étaient en vogue.

  • Au fin fond de la Transylvanie, le berger Frick aperçoit une fumée sortant du vieux château abandonné et maudit, selon les villageois de Werst. Ces derniers, terrifiés, envoient le courageux forestier Nick, accompagné du "docteur", en reconnaissance. Après une longue et pénible marche, les deux hommes arrivent au château mais sont victimes d'étranges phénomènes... Entre le fantastique et le scientifique, ou la rencontre des croyances ancestrales et du progrès technique.

  • Charles Baudelaire (1821-1867). Ecrire des poèmes en prose était, à son époque, un style peu utilisé. Charles Baudelaire, s'il n'en fut pas l'inventeur, sut tout au long de son oeuvre instaurer une confontation entre la prose et la poèsie... mélange des genres ou osmose ? "Le spleen de Paris" ne fut publié dans son intégrité que deux ans après sa mort.

  • Emile Zola (1840-1902) Ce sont dix ans après les "contes à Ninon", en 1874, qu'Emile Zola publie les "nouveaux contes à Ninon". De styles divers (historiettes, souvenirs et même une nouvelle qui aurait pu être la trame d'un roman), cet ensemble littéraire nous offre la palette de styles utilisés par l'auteur... un avant-goût de ses oeuvres futures.

  • Contes à Ninon

    Emile Zola

    Emile Zola (1840-1902) Ecrits entre 1859 et 1864, les "contes à Ninon" est la première oeuvre publiée par Emile Zola qui se sent, à l'époque, poussé vers le merveilleux à travers lequel il a déjà un regard critique de la société. Il finira, par la suite, par lâcher ce merveilleux pour dépeindre cette société et "créer" le naturalisme.

  • Maurice Leblanc (1864-1941) D'Enneris... Barnett... Lupin... Qu'importe son identité pourvu qu'il soit gagnant ! Rendre leur honneur aux Mélamare, retrouver les diamants volés et ravir le coeur de la charmante Arlette ! Encore une aventure palpitante. Et puis quand on évoque Jim Barnett, l'ineffable inspecteur Béchoux n'est pas loin ! Bref, une aventure d'Arsène Lupin pur jus !

  • Maurice Leblanc (1864-1941) Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur, se heurte encore une fois à une énigme comme il adore. Une mort inexpliquée... un vol non résolu... une jolie blonde : Antonine ou Clara ?... Innocente ou criminelle... et les certitudes de l'inspecteur Gorgeret ! Et toujours l'amour...

  • 1799. Aux marches de la Bretagne, les chouans harcèlent une troupe républicaine commandée par Hulot. La noblesse française, installée en Angleterre, complote pour le retour du Roi. Elle envoie en Bretagne comme chef charismatique celui que l'on nomme le "Gars". Marie de Verneuil, espionne du ministre de la police, Fouché, est chargée par celui-ci de séduire le "Gars" afin qu'il tombe dans un piège tendu par Corentin, un émissaire du ministre ambitieux et sans scrupule. C''est sans compter sur l'attirance amoureuse qui s'exerce entre le "Gars" et Mlle de Verneuil. Edité en 1829, "Les chouans", que Balzac considérait comme une cochonnerie de jeunesse, est plus qu'un roman historique ou politique, plus qu'une histoire d'amour ou une tragédie ; c'est une véritable peinture réaliste.

  • Le loup blanc

    Paul Féval

    Paul Féval (1816-1887) Nous sommes en Bretagne, en 1719... un vieux gentilhomme breton part, avec son écuyer, défier le régent Philippe. Sachant qu'il ne rentrera pas sur ses terres, il passe un accord avec son cousin afin de préserver l'héritage de son petit-fils... Paul Féval publie en 1843 "Le loup blanc", roman qui nous conduit dans la forêt rennaise dans laquelle le peuple se bat pour défendre ses droits et sa liberté. Leur chef, le loup blanc, tout en menant ses troupes contre l'ennemi français, recherche l'héritier disparu de son ancien seigneur. Filiation et indépendantisme : deux thèmes chers à Féval !

  • Adolphe, jeune bourgeois désoeuvré, séduit la maîtresse du comte de P***, Ellénore, qui en devient follement amoureuse. Malheureusement, Adolphe est trop faible pour rompre cette passion vouée à l'échec, une passion qui va faire d'eux des victimes, chacun différemment : Ellénore, victime de son aveuglement amoureux qui lui fait oublier ses vrais devoirs et Adolphe, victime de sa propre faiblesse et de sa culpabilité dans la déchéance d'Ellénore.
    Benjamin Constant traite l'histoire comme s'il n'en était pas l'auteur... un cahier oublié sur une route italienne...
    "Adolphe" est le seul roman achevé de l'auteur. Un petit chef-d'oeuvre de la littérature romantique.

  • Deux maîtres dans leur matière ! Arsène et Herlock nous offrent un combat de titans ! Austerlitz ou Waterloo ? Ah ! si ces deux-là unissaient leur génie... peut-être la réconciliation de la France et de l'Angleterre... une véritable entente cordiale ! "Arsène Lupin contre Herlock Sholmès" est constitué de deux histoires : "La dame blonde" et "La lampe juive".

  • Maurice Leblanc (1864-1941) C'est la première aventure d'Arsène Lupin et sans doute eût-elle été publiée avant les autres s'il ne s'y était maintes fois et résolument opposé... Publié en 1924, soit 17 ans après la parution de la première histoire du célèbre gentleman-cambrioleur, "la comtesse de Cagliostro" relate les 20 ans de Raoul d'Andrésy qui n'est pas encore Arsène Lupin. Mais déjà il promet ! Et si sa capacité à résoudre les énigmes ne fait aucun doute, celle de comprendre les femmes est déjà absente ! Josine ou Clarisse ? La raison ou la passion ?

  • Alexandre Dumas (1802-1870)
    Un jeune cadet de Gascogne, pauvre mais rempli d'espoir et d'orgueil, monte à Paris pour devenir mousquetaire et servir le roi... Il fait la connaissance de trois mousquetaires : Athos, Porthos et Aramis...
    Alexandre Dumas publie en feuilleton, dans le journal "Le siècle", ce joyau du style "cape et épée", inspiré du célèbre Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan.
    Voici le tome premier (d'après l'édition de 1910).

  • Arsène Lupin ! On ne présente plus l'empereur de la cambriole, ce mystérieux personnage mi-aristo mi-populo qui est aussi à l'aise dans le haut vol que dans la résolution d'énigmes. Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur, se confie à nouveau à son biographe et ami : Maurice Leblanc. En neuf aventures, nous apprendrons qu'Arsène Lupin ne cambriole pas seulement les coffres... mais les coeurs aussi !

  • George Sand (1804-1876) "Je ne suis point né d'hier, disait en 1828, le père Etienne. Je suis venu dans ce monde, autant que je peux croire, l'année 54 ou 55 du siècle dernier." "Les maîtres sonneurs" est découpé en 32 chapitres que George Sand nomme veillées. Lors de ces veillées, le berrichon Etienne Depardieux - surnommé Tiennet - raconte sa jeunesse avec ses amis Brulette, Joset, Huriel et Thérence. Tout en nous faisant connaître son pays de prédilection, le Berry, avec une excursion dans le Bourbonnais, George Sand nous permet de pénétrer de mystérieuses fraternités comme celles des bûcherons, des muletiers ou des sonneurs. "Les maîtres sonneurs'" est un roman champêtre, géographique et musical.

  • Emile Zola (1840-1902) Emile Zola écrivit "Naïs Micoulin" lors de d'un séjour à l'Estaque où il tentait d'oublier le scandale provoqué par son roman "l'Assomoir". Ce recueil de 6 nouvelles nous montre un Zola bien différent de celui des "Rougon-Macquart". Mais quels portraits de la femme nous peint-il ! froide, calculatrice et vampirique même ! "Naïs Micoulin et autres nouvelles a été publié en 1884.

  • "Tu seras un enfant toute ta vie" lui avait prédit l'abbé Germane. Daniel Eyssette - surnommé, avec dédain, le petit chose - est si naïf qu'il a du mal à appréhender l'âge adulte s'il n'est pas encadré. Pourtant, il possède une noble ambition : reconstruire le foyer familial détruit par la faillite et le malheur. Mais Daniel est rêveur et poète ! et plus il s'éloigne du soleil du midi, plus il semble s'égarer, à l'inverse de son frère Jacques qu'il appelle affectueusement "Mère Jacques". Combien de cruelles déceptions devra-t-il endurer afin de trouver sa place ?


  • François René de Chateaubriand (1768-1848)


    Chateaubriand est l'un des initiateurs du romantisme français.


    Le personnage de René, à l'instar de Werther pour le romantisme allemand, est devenu le héros emblématique de ce courant.


    "Atala" n'est pas seulement une simple histoire d'amour tragique et impossible aux accents exotiques, c'est aussi une apologie du christianisme dans tout ce qu'il possède d'amour, de sacrifice et de simplicité.
    "René" a toujours été édité à la suite d'"Atala". En effet, si dans "Atala" Chactas raconte son histoire à René, dans "René", c'est René qui raconte son histoire à Chactas, une histoire de solitude, de chimère, d'amour fraternel, d'un pâle héros torturé par l'existence.

  • Georges Sand (1804-1876) Poussé par son beau-père, Germain doit se remarier. Veuf et père de trois jeunes enfants, il n'accepte que pour le bien-être de ceux-ci. Il s'en va donc rencontrer une veuve, dans la contrée d'à côté, et en profite pour accompagner une jeune bergère, Marie, chez son nouveau maître. Ils sont rattrapés en chemin par Petit Pierre, l'un des enfants de Germain, qui refuse de quitter son père... "La mare au diable" fait partie de ce qu'on peut nommer les romans champêtres de George Sand. Elle y célèbre son pays : le Berry, ses paysans, leurs coutûmes et, bien sûr, les amours champêtres !

  • Ce recueil de nouvelles, lettres et contes, nous promène à travers la Provence et nous livre quelques portraits de personnages pittoresques et attachants, tels que le meunier, le douanier, le "félibre" ou encore le curé gourmand. Il ne manque plus que le chant des cigales.
    "Les lettres de mon moulin" reste l'oeuvre la plus connue d'Alphonse Daudet.

  • Victor Hugo (1802-1885) On ne saura pas son nom... on ne saura pas pourquoi il est condamné à mort... La seule chose que le lecteur saura : cet homme a rendez-vous avec la guillotine. Ce sont ses dernières pensées qu'il nous livre dans ce journal. Victor Hugo a publié cette "plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés", anonymement, en 1829. Le livre fut mal compris. L'auteur fut même accusé d'être morbide et "d'horreur gratuite". Très vite l'identité de l'auteur fut connue.

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