Flammarion

  • Bel-ami

    Guy de Maupassant

    Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française...
    Ainsi commence l'ascension sociale fulgurante du jeune homme qui assouvira ses ambitions à travers l'argent, le faste et les femmes.
    Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanité mondaine : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami (1885) le roman le plus balzacien de Maupassant.

    Dossier :
    1. L'enfer de la vie de bureau ou les «courbatures de l'esprit»
    2. Lettres d'Afrique
    3. Éloge de l'adultère
    4. Les dangers du vraisemblable
    5. La bourse, la presse, le pouvoir.

    2 Autres éditions :

  • Dvoue sans exaltation et tendre comme du pain frais , Flicit, la servante de Mme Aubain, aime successivement un homme, les enfants de sa matresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet , crit Flaubert. Cette pauvre fille de campagne , hrone ordinaire d'une existence banale, possde pourtant l'extraordinaire bont des coeurs simples et la profonde dvotion des saints. Donnant voir chaque dtail d'une vie minuscule, ce texte, issu des Trois Contes, fait figure de nouvelle raliste exemplaire. Mais, parce que le grotesque s'y mle au sublime, il n'en finit pas de troubler le lecteur par son ironie latente.

  • Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une « cahute » de Hong Kong avec trois amis étudiants - période bénie où « l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et même entreprise ». C'est en souvenir de ce foyer régi par l'échange et l'émulation, surnommé le « studio de l'inutilité », qu'il a ainsi intitulé le présent recueil d'essais. Tous regardent ses trois domaines de prédilection : la littérature, la Chine, la mer.
    Simon Leys s'y laisse aller à la jouissance désintéressée de la littérature. Libre de tout carcan, il partage amours et désamours en matière de lettres, mais toujours en attaquant son sujet par un biais inattendu.
    Il y éclaire tour à tour la « belgitude » d'Henri Michaux, la vie personnelle de George Orwell, la genèse de L'Agent secret de Joseph Conrad, ou encore l'amitié entre Albert Camus et Czeslaw Milosz, brosse les portraits de personnalités remarquables et parfois méconnues - du prince de Ligne, « incarnation du xviiie siècle » à Soon Mayling, la femme de Chang-Kai-Shek -, revisite les heures les plus terribles du génocide cambodgien, dont il décrypte chaque rouage, quand il n'épingle pas, en faisant montre d'une réjouissante causticité, les considérations de Barthes sur son voyage en Chine en plein maoïsme triomphant.

  • Connue pour sa réputation sulfureuse, l'impératrice Joséphine Bonaparte a gardé, de son enfance à la Martinique, un goût certain pour la végétation luxuriante et les plantes exotiques.
    Cette passion pour les végétaux, abritée par le parc de Malmaison, a grandi, jusqu'à devenir objet de fierté et d'ambition.
    À travers cet herbier imaginaire illustré de planches de Redouté, Catherine de Bourgoing nous propose un voyage au temps des expéditions épiques, où la recherche de plantes rares s'apparentait à une véritable chasse au trésor. Elle nous dévoile également une facette de la personnalité de l'Impératrice jusque-là peu connue : femme de savoir, elle a su donner une impulsion novatrice à la science botanique, qui a bouleversé l'art des jardins et de l'horticulture.

  • Ursule Mirouët

    Honoré de Balzac

    A Nemours, Ursule Mirouët, jeune femme croyante et sensible aux ondes mystérieuses, a été adoptée par le docteur Minoret, athé et ex-médecin de l'empereur. A la suite d'une séance d'expériences magnétiques à laquelle il assiste, il se convertit et accorde la plus grosse part de son héritage à Ursule. A sa mort, les héritiers présomptifs vont tout faire pour déposséder la jeune femme.

  • « La philosophie est d'abord l'art de mener une vie philosophique. » Ce journal, tenu au fil de ces dernières années, est une plongée dans l'univers de Michel Onfray.
    On y croise des philosophes qu'il admire, de Diogène à Proudhon en passant par Montaigne. Mais on y parle aussi de politique, de laïcité et d'anarchisme, de littérature, d'art ou de musique.
    Lectures personnelles, réflexions sur l'actualité, rencontres amicales ou souvenirs d'enfance, tout y est matière à s'étonner et à penser. Et à se demander sans relâche : « Comment mener une vie philosophique ? »

  • « Sorcier suprême du reportage » (John le Carré), Ryszard Kapucinski a été traduit dans le monde entier et porté aux nues par Gabriel García Márquez et par Salman Rushdie. Depuis sa mort, en 2007, on ne cesse de redécouvrir le reporter exceptionnel qu'il était. Ce volume rassemble ses plus grands textes ainsi que des extraits d'un recueil de jeunesse inédit en français. Lire « Kapu », c'est rencontrer non seulement un formidable témoin du XXe siècle, observateur inlassable des conflits et des révolutions (de la guerre civile en Angola à la chute des régimes dictatoriaux en Éthiopie ou en Iran, des soubresauts de l'Amérique latine à la désintégration du bloc soviétique), un homme de terrain au regard d'ethnologue, qui a pour maîtres mots curiosité et empathie, mais aussi un écrivain de talent, explorateur passionné de la frontière entre écriture documentaire et littérature, dans la lignée d'un Albert Londres ou d'un Truman Capote.

  • À peine marié, un homme découvre la véritable nature de la femme qu'il a épousée : pingre, étouffante, acariâtre, elle n'est qu'un monstre de froideur.
    Sous la forme d'un mémoire adressé à l'avocat qui devra défendre sa demande de divorce, il confesse son enfer conjugal.
    Un texte surprenant dans lequel Mirbeau s'attaque aux conventions bourgeoises et dresse un portrait de femme aussi habile que misogyne. Les adolescents apprécieront la parole intime qui se délie et triomphe dans la critique sociale.

  • Roman «Le drame, tout de même, pour la maison Combi, serait bien que sous couvert d'authenticité cette bonne vieille plume aille jusqu'à tout consigner, qu'il restitue tout dans l'aspect du réel.» Poissonniers de père en fils, les Combi portent en eux l'histoire de leurs origines et l'amour du grand large. Un jour, l'un des fils a une idée de génie : réaliser une brochure, pour se faire connaître à plus grande échelle et pouvoir vendre plus, toujours plus. Il faudra la rencontre improbable avec un prix Nobel de littérature et tout son talent pour transposer l'entreprise commerciale en un plus vaste projet. Mais attention ! Tout cela pourrait bien finir en queue de poisson !

  • Après le succès d'Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon s'inscrit à nouveau dans le sillage de l'auteur des Essais. Ces entretiens révèlent un homme au parcours atypique et d'une curiosité hors norme : du statut de la citation dans les textes littéraires à Proust et Brunetière, en passant par Montaigne et la littérature « antimoderne » de Joseph de Maistre à Roland Barthes.
    On découvre l'enfance et l'adolescence de ce fils de militaire expatrié, qui a fait très vite des bibliothèques ses vraies demeures. Devenu polytech¬nicien, il se passionne pour la linguistique. Auditeur de Lévi-Strauss, Foucault et Lacan, il raconte ces années décisives et s'attarde sur son amitié pour Barthes et pour Marc Fumaroli. Il explique comment une discipline s'est alors imposée à lui dans les trois sens du terme : l'enseignement, la littérature et une certaine règle de vie.
    Professeur au Collège de France, essayiste et romancier, voyageur infatigable, Antoine Compagnon jette aujourd'hui un regard rétrospectif sur les livres et les figures qui l'ont marqué. Il fait revivre avec brio et humour le Paris intellectuel des années 1970, mais aussi l'effervescence des universités anglaises et américaines. Il se prononce enfin sur la place des études littéraires en France, et sur la littérature contemporaine.

  • Wendy, huit ans, a été élevée par sa marraine, Dolores, une tenancière de cabaret. Sa mère est morte et son père est en prison. En juillet 68, elle se retrouve dans un orphelinat, Les Tilleuls, avec Gladys. Les deux fillettes deviennent inséparables.

    L

  • Quand Wendy Angelier apprit la mort de Wendy Angelier il faisait chaud, c'était le mois de juin, par la fenêtre on entendait les oiseaux chanter et rien, nulle part, n'aurait pu indiquer qu'elle était à la veille d'une aventure surprenante. Wendy Angelie

  • Pourquoi partir ?

    Jacques Chancel

    « Je reviens à la source, je retrouve tous mes sentiers d'évasion, les Pyrénées me reprennent tout entier, collines, montagnes, amitiés confondues.
    L'âge est venu et mon appétit redouble, je ne vois que des soleils jusque dans les jours les plus sombres, je ne sais toujours pas d'où me vient cette résistance à l'ennui, ce bonheur de vivre, cette irrésistible envie de rester auprès de tous les miens. Pourquoi partir en effet ? » Le journal intime de Jacques Chancel des années 2011-2014 nous propose, sur le ton de la confi dence, de revenir sur les grands et les petits événements qui agitent notre monde. Comme toujours, il est question de politique, de sport, de littérature, de musique, de voyages... Et, plus que jamais, de la vie, de la mort, et de demain.

  • Retrouvez dans ce dossier les extraits des ouvrages proposés par les Editions Flammarion pour la rentrée littéraire 2014.

    Éliette Abécassis (Un secret du docteur Freud), Olivier Adam (Peine perdue), Jennifer Clement (Prières pour celles qui furent volées), Pierre Demarty (En face), Jean-Baptiste Gendarme (Splendeurs et misères de l'aspirant écrivain), Monika Held (Sur place, toute peur se dissipe), Ma Jian (La route sombre), Serge Joncour (L'écrivain national), Jean-Marc Parisis (Les inoubliables), Laurence Tardieu (Une vie à soi), Minh Tran Huy (Voyageur malgré lui).

  • Retrouvez dans ce dossier les extraits des ouvrages proposés par les Editions Flammarion pour la rentrée littéraire 2014.

    Éliette Abécassis (Un secret du docteur Freud), Olivier Adam (Peine perdue), Jennifer Clement (Prières pour celles qui furent volées), Pierre Demarty (En face), Jean-Baptiste Gendarme (Splendeurs et misères de l'aspirant écrivain), Monika Held (Sur place, toute peur se dissipe), Ma Jian (La route sombre), Serge Joncour (L'écrivain national), Jean-Marc Parisis (Les inoubliables), Laurence Tardieu (Une vie à soi), Minh Tran Huy (Voyageur malgré lui).

  • À la veille de l'élection présidentielle, le candidat favori des sondages est surpris, alors qu'il se croit seul, dans le bureau de son QG de campagne prosterné sur un tapis en direction de La Mecque. La rumeur ne tarde pas à se répandre : le futur président de la République française serait musulman. En quelques heures, la nouvelle fait l'effet d'une bombe. Le candidat à la magistrature suprême doit s'expliquer.
    Après plusieurs romans à tonalité autobiographique, Abd al Malik s'essaie à un genre nouveau.

  • Dans la lignée de l´Histoire des haines d´écrivains, avec la même verve et une pluie d´anecdotes, ce livre raconte comment les parents d´écrivains du XIXe et du XXe siècle ont réagi à la vocation de leurs rejetons. Pour beaucoup, qui rêvaient d´un métier sérieux ou d´un avenir solide, c´est la disgrâce absolue : Jules Renard n´est qu´un « chieur d´encre » aux yeux de sa mère ; le père de Nerval finit par rompre avec lui. Quant à la mère de Marguerite Duras, elle se désespère : « Tu es faite pour le commerce ! » Car, insiste Mme Gide, il faut bien trouver de quoi « mettre la poule au pot ». D´autres encore sont scandalisés, ou s´agacent d´une imagination jugée débordante. « Poulou n´a rien compris à son enfance », s´écrie la mère de Sartre après avoir lu Les Mots.
    Certes, tous les parents n´ont pas été hostiles : Honoré a souffert sa vie durant de ses rapports avec la terrible Mme Balzac, qui exécrait ses premiers romans, mais il a eu le réconfort d´être le fils de son père ; un Théophile Gautier, une Marguerite Yourcenar ont été encouragés dès l´affirmation de leur vocation. Ce soutien frôle parfois la cocasserie pure : quand, emporté par l´inspiration, Lamartine célébra dans un poème le lierre majestueux, mais imaginaire, qui recouvrait la maison familiale, sa mère s´empressa d´en planter un, afin que nul ne pût prendre Alphonse en défaut...
    Peur de la déchéance sociale, fierté face au succès, rejet d´un milieu qu´on connaît mal, incrédulité, dévotion ou indifférence : souvent savoureuses, ces réactions à l´irruption de la littérature dans une vie nous font plonger dans l´intimité de ces familles à la fois si lointaines et si proches.

  • Eternelle apprentie, Colette essaie, sa vie durant, de transformer ses prisons éphémères en paradis provisoires. L'art qui consiste à changer une prison en paradis, c'est celui qu'elle enseigne à travers son oeuvre où se reflète son existence. De sa naissance à Saint-Sauveur-en-Puisaye en 1873, à sa mort à Paris en 1954, Colette n'a pas cessé d'apprendre. A regarder le monde sous la direction de Sido, sa mère. A écrire sous la férule, moins dure qu'on ne l'a prétendu, de son premier mari, Willy. A éviter les pièges de la politique et de la mondanité en compagnie de son deuxième époux, Henry de Jouvenel. A partager <> avec son troisième compagnon, Maurice Goudeket. Avec ce dernier, elle connaît une intense passion, comme j'ai pu le découvrir en ayant eu accès aux lettres qu'ils échangeaient alors.
    Car l'auteur de Chéri et de Gigi qui passe pour une femme libre est asservie, et contente de l'être, à l'amour et à la beauté qui peut prendre des formes humaines, animales ou végétales. Cette parfaite épicurienne sait en jouir comme personne et, quand vient le temps de souffrir, elle se change en une stoïcienne exemplaire, apprenant à supporter l'insupportable souffrance. Et c'est ainsi que l'éternelle apprentie devient un maître !
    Jean Chalon

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