Editions du Cerf

  • Figure essentielle dans la tradition française des intellectuels engagés, Jacques Julliard revient en historien, en philosophe et en chroniqueur sur la cosmogonie intime du Général pour le 50e anniversaire de sa disparition. Péguy, Bernanos et Mauriac, lui aussi décédé le même automne 1970, forment la trinité littéraire du Commandeur. Un éclairage passionnant.
    Alors que la France commémore le cinquantième anniversaire de sa disparition, et que se multiplient les interprétations occasionnelles ou opportunistes sur son héritage, c'est à Charles de Gaulle écrivain que revient Jacques Julliard. Et ce, afin de ressaisir le génie du Général dans son intimité même : là où sa parole et son action se sont nourris de ceux qui furent vraiment les siens. À savoir : Paul Claudel, Georges Bernanos, François Mauriac -; et surtout Charles Péguy.
    Pourquoi la politique a-t-elle besoin de la poésie ? Et comment réagirent certains de ces auteurs devant un si illustre lecteur ? Révélant ce pan méconnu de la généalogie spirituelle du Commandeur, Jacques Julliard entre lui-même en dialogue avec ces écrivains passionnés par les Saintes Écritures.
    Un beau remède contre toutes les réductions contemporaines.
    Une leçon inspirée de mémoire vivante.

  • Traversant la Révolution, le plus immoraliste des moralistes français, maître du fragment et de la maxime, aura été le précurseur de Nietzsche, Cioran et Camus qui en faisait " l'apôtre de la sainteté désespérée ". Un portait éblouissant pour redécouvrir un contemporain inattendu.
    On pourrait lire Chamfort comme on lirait un compte Twitter. Son recueil de Maximes et pensées, le seul de ses ouvrages passé à la postérité, est une mine de bons mots, de traits d'esprit, de phrases frappées en médailles, qui ne sont pas beaucoup plus longues que 280 caractères...
    Ce livre, qui tient à la fois de l'essai et du portrait, se propose de relire la vie et l'oeuvre de cet écrivain au parcours singulier, correspondant de Voltaire, ami de Beaumarchais et Diderot. Alors qu'il était, pendant les années 1770, l'archétype de l'homme de lettres d'Ancien Régime, pensionné par le roi, s'illustrant dans les genres classiques, il se métamorphose, à la fin des années 1780, en un écrivain révolutionnaire, rejetant l'académisme pour redonner à la littérature sa dimension politique, et n'hésitant pas à prêter sa plume à des hommes aussi influents que Sieyès ou Talleyrand, et surtout Mirabeau dont il fut tout à la fois l'ami intime et l'éminence grise.
    Traversant la Révolution, le plus immoraliste des moralistes français, maître du fragment et de la maxime, aura été le précurseur de Nietzsche, Cioran et Camus qui en faisait " l'apôtre de la sainteté désespérée ". Un portait éblouissant pour redécouvrir un contemporain inattendu.

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