Editions de l'Aube

  • Dans la communauté très unie du Paradis, un bidonville délabré caché au milieu des gratte-ciels luxueux de Bangalore, cinq jeunes filles à l'aube de l'âge adulte forgent des liens indestructibles. Musulmanes, chrétiennes, hindoues, homosexuelles ou hétérosexuelles, toutes pleines de vie, ces filles s'aiment, s'acceptent sans réserve et partagent le peu qu'elles possèdent. Jeunes femmes marginalisées, elles sont déterminées à se transcender. Lorsque le gouvernement local décide de raser leurs huttes de tôle afin de construire un centre commercial, les filles et leurs mères s'y opposent. Ensemble, elles partent en guerre contre les bulldozers envoyés pour détruire leurs maisons et contre la municipalité qui aimerait que les familles comme les leurs restent à jamais cachées !

    Mathangi Subramanian est éducatrice et auteure. Née dans le Minnesota, elle a vécu plusieurs années à New Delhi. Diplômée de Brown et de Columbia, elle a déjà publié trois livres jeunesse/jeunes adultes. Les toits du paradis est son premier roman pour adultes. Elle est l'une des membres fondateurs de l'institut UNESCO Mahatma Gandi d'éducation pour la paix.

  • En 1957, Albert Camus reçoit le prix Nobel de littérature. Il prononce à Oslo un discours personnel, puissant, engagé, qui marque les esprits. Il y évoque notamment l'idée qu'il se fait de la littérature et du rôle de l'écrivain. Il revient sur le mythe de l'écrivain solitaire (« L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. ») et sur son engagement (« Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. ») Aujourd'hui comme hier, ses mots sonnent si juste...

    Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal Combat à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment L'étranger (1942) et La Peste (1947). Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne. Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

    Olivier Weber est écrivain, auteur notamment de L'Enchantement du monde, La Confession de Massoud, Le Barbaresque et L'Arrière-pays. Ses romans et essais ont remporté plusieurs prix, notamment le Prix Joseph Kessel, le Prix du Livre Européen et Méditerranéen, le Prix de l'Aventure, le Prix Albert Londres et le Prix des Romancières.

  • Entre les mains Nouv.

    Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle). Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

    Juliana Leite, née à Petrópolis en 1983, est diplômée de littérature et vit à Rio de Janeiro. Entre les mains, son premier roman, a rencontré un beau succès et lui a permis d'être l'une des auteurs du comité brésilien du Printemps Littéraire 2019 à l'initiative de la Northwestern University de Chicago et de l'Université Columbia de New York. Elle a également été invitée à intervenir par la Chaire de Lecture de l'UNESCO au Brésil sur le thème « Lecture, développement et intégration sociale ».

  • Mai 1967, sur les bords du Tibre... Le groupe Potere Rosso, "le Pouvoir Rouge" est fin prêt à passer à l'acte. Les attentats se dessinent spectaculaires. Mais la révolution n'est pas un exercice facile, surtout lorsque toutes les attentions sont focalisées sur d'autres évènements d'importance : la sortie de l'album "Sergent Pepper" des Beatles, la guerre des six jours en Palestine, les querelles intestines à l'ambassade américaine, la pusillanimité des communistes du Lazio, les désordres gastriques du responsable local de la CIA, les cours de tango argentin dans les salons de Trastevere et les doutes existentiels de Pietrino Belonore, en croisade viscérale contre les soldats yankees. Surtout lorsque l'amour qui déboule fait plus de dégâts que toutes les bombes à retardement.

    Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est écrivain, musicien, scénariste, réalisateur et dessinateur.

  • "Romain Gary est de ces écrivains, avec une peau en moins, hyper-sensibles aux vibrations de l'époque. Dans Les Racines du ciel (1956), plaidoyer pour la sauvegarde des éléphants, il fait de la défense de l'environnement une cause majeure et déjà urgente. Dans Éducation européenne, même au milieu - ou parce qu'au milieu - de la mitraille, il dit sa foi dans une Europe unie et pacifiée (...) De quoi plonger les yeux bien ouverts à la source Gary. Pour s'y désaltérer. Et y revenir sans se lasser." Éric Fottorino

    Dirigé par Éric Fottorino, cet ouvrage rassemble les contributions de Mireille Sacotte, Olivier Weber, François-Henri Désérable et Julien Bisson.

  • Ce roman est le récit de la vie d'une femme d'Afrique Centrale, Niwalie. Son père, chasseur de léopard, se retrouve engagé par la Première dame comme garde du corps. Bonne élève, presque toujours seule avec sa mère, Niwalie grandit en nous racontant le monde qui l'entoure avec poésie et humour. La narratrice nous relate l'existence de ses proches, et dépeint l'Afrique qui l'entoure. L'Afrique qu'elle connaît et à laquelle elle appartient, celle de la souffrance, celle de la rue, qui n'est pas dupe des claques dans le dos que s'échangent les puissants, du règne sans partage de quelques-uns au détriment de tous les autres. Défaite des mères car en Centafrique, la fête des mères est la plus grande des fêtes. Et c'est aussi le récit d'une sanglante fête des mères que nous fait Niwalie...

    Adrienne Yabouza exerçait comme coiffeuse à Bangui avant de fuir la République centrafricaine en 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique.Yves Pinguilly est né à Brest en 1944. Fin connaisseur du continent africain qu'il fréquente depuis quarante ans, il est l'auteur de nombreux romans ou récits ayant pour cadre l'Afrique.

  • Cet ouvrage rassemble les contributions d'Erik Orsenna à l'hebdo Le 1, mêlant des réflexions sur des sujets aussi divers que la fraternité, le travail, l'ailleurs, la mondialisation... auxquelles s'ajoute un dialogue avec Éric Fottorino, consacré notamment à l'un des sujets de prédilections d'Erik Orsenna : les moustiques ! Revenant au fil de l'entretien sur son parcours, ses voyages, ses rencontres, le philosophe nous transmet sa curiosité, son ouverture sur le monde, sa vivacité d'esprit revigorante.
    Pour cette édition, Pascal Lemaître s'est saisi de ses crayons pour venir illustrer le propos.

    Erik Orsenna est philosophe et écrivain, membre de l'Académie française depuis 1998.

  • Il y a l'histoire du chat ramené de la prison des Baumettes - incroyablement forte. Celle qui tient lieu d'hommage à la mère de l'écrivain - profondément émouvante. Celle inspirée de la passion de l'auteur pour le football - absolument savoureuse...
    Ces six nouvelles de René Frégni ont toutes un ton, une atmosphère, admirablement dépeints et incarnés. Ensemble, elles constituent ce court ouvrage dans lequel le lecteur appréciera se promener, plongeant ainsi dans l'univers de leur auteur.

    « Giono est toujours vivant. Il s'appelle Frégni et habite Manosque, comme feu le Titan de la Provence. » Franz-Olivier Giesbert, Le Point
    « Lire René Frégni, c'est se régénérer. » Le Sens critique

    René Frégni est un écrivain français. L'essentiel de son oeuvre est publié aux éditions Gallimard.

  • "Depuis mon adolescence, un portrait de Simone Veil est accroché au-dessus de mon bureau. Sur cette photographie, elle porte un chemisier blanc et ses longs cheveux noirs sont détachés. Son regard fixe l'objectif avec une détermination qui impressionne. Elle est belle comme une star de cinéma. C'était mon héroïne à moi."
    Dans ce texte lapidaire, Leïla Slimani rend hommage au parcours de Simone Veil, à ses combats, à son engagement. Illustré par Pascal Lemaître, ce texte est fort, bouleversant. L'ensemble constitue un très bel objet à offrir et à s'offrir, pour ne pas oublier.

    Leïla Slimani, née à Rabat en 1981, a publié deux romans aux éditions Gallimard, Dans le jardin de l'ogre et Chanson douce (prix Goncourt 2016). Elle a également publié, dans la collection Le 1 en livre aux éditions de l'Aube, l'ouvrage Le diable est dans les détails.

  • Dans l'hebdo Le 1, « Le mot de... » Robert Solé est lecture incontournable. Et ils sont nombreux, ses mots ! Rassemblés ici - d'asile à zoologie, de boulette à valse, de courbe à palmes -, l'écrivain pose son regard sur ce qui nous entoure et nous en propose sa lecture, jouant avec les mots, les images et les concepts. Souvent drôle, toujours juste, Robert Solé nous réjouit, nous alerte et nous donne à penser.

    Robert Solé, né au Caire où il a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans, s'est installé en France en 1964. L'ancien journaliste au Monde a consacré de nombreux livres à son pays et sa ville d'origine. Il est notamment l'auteur d'un Dictionnaire amoureux de l'Égypte (Plon, 2001) et d'une biographie de Sadate (Perrin, 2013). Son dernier roman, Hôtel Mahrajane, a paru au Seuil en 2015.

  • Hizya

    Maïssa Bey

    Hizya est une jeune femme comme les autres, tellement comme les autres ! Ce qui se confirme - si besoin en était - à l'écoute des confidences entendues dans le salon de coiffure où elle a finalement trouvé du travail, malgré son diplôme d'interprète de la fac d'Alger. Toujours chez ses parents, sous l'oeil attentif de ses frères, elle rêve à une vie de liberté et à un grand amour... comme au cinéma !C'est cette réalité qu'Hizya nous révèle, la sienne, celle du quotidien de la société algérienne, celle de la désespérance d'une jeunesse qui suffoque dans un pays immobile. Elle nous raconte l'être femme aujourd'hui et là-bas, alors que sa vie d'adulte se construit.À travers de somptueuses fulgurances poétiques, Maïssa Bey se jette tout entière dans la bataille : puissent toutes les Hizya - d'Algérie et du monde - s'appuyer sur elle, sa force, sa liberté !«

  • La famille Sabas vit dans la banlieue d'Amman, la capitale jordanienne. Elle connaît enfin l'aisance matérielle grâce à l'acquisition judicieuse d'une truie. Hussein Sabas fait fortune lorsqu'il commence à vendre du porc aux chrétiens de la ville, sans cesser de fournir en agneau et en boeuf la population musulmane. Cependant, l'extrémisme religieux qui gangrène les pays voisins envahit peu à peu la ville et le boucher se sent menacé. De leur côté, les femmes de la famille résistent vaillamment à la pression ambiante. Fadhma veille au bien-être de chaque membre de la famille. Laila continue à enseigner. Samira rejoint un groupe d'activistes syriennes réfugiées en Jordanie. Muna, fraîchement arrivée d'Amérique, découvre ce pays qui est aussi le sien.

  • Elles sont deux écrivaines nées dans le même pays. C'est le Viet-nâm... et ce n'est pas le Viet-nâm. C'est le Pays sans nom. À partir de ce fil, Anna Moï déambule avec Marguerite Duras dans des lieux qui leur sont mythes communs - le passage Éden, le bac, les bungalows, les voitures de légende, le Mékong - revisités de nos jours. En filigrane s'écrit une histoire d'amour avec un homme auquel Anna Moï s'adresse en creux, sans jamais le nommer. Ce texte, écrit avec toute la malice et la tendresse qui caractérisent son auteure, est un vrai délice pour tous les amoureux de la littérature, du Viet-nâm, d'Anna Moï et de Marguerite Duras. Anna Moï est née à Saigon (Viet-nâm) en 1955. Styliste et écrivaine, elle vit entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Nostalgie de la rizière et, aux éditions Gallimard, Riz noir et Le Venin du papillon.

  • 1945. La guerre se termine, l'Italie fasciste est en pleine débâcle. À San Catello, le fief des Belonore, il ne reste que peu d'habitants. Parmi eux, la belle Vittoria et son jeune garçon, la dévouée Addolorata, Lucio, l'ingénieur paraplégique et le patriarche, celui par qui tout a commencé, Volturno. C'est une lutte pour leur survie et celle du village qu'ils vont devoir mener, une lutte qui les oppo­sera à leur ennemi juré, le condottiere Tancredi Crevalcore, bien décidé à venger la mort de son fils...1964. Addolorata mène la visite guidée annuelle du village abandonné de San Catello où elle raconte la légende des Belonore et la construction du barrage. Cette année-là, de drôles de randonneurs font la balade...Brillamment mené, ce roman nous plonge dans l'Italie du lendemain de la guerre, qui panse ses plaies et invente son lendemain.Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est un écrivain d'origine italienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Virtuoso Ostinato et Retour à San Catello chez le même éditeur.

  • Dans ce recueil, Ali Erfan met en scène l'Iran où les règles deviennent loi divine - ou l'inverse - dans une terrifiante métaphore de la vie et de la mort.

    « Des nouvelles rapides, troublantes, sombres et ­ironiques qui nous viennent d'un pays dont la réputation littéraire n'est plus à faire. » Thierry Bayle, La Croix
    « Beaux, déroutants, inquiétants parfois, ces quatre contes sont une manière de découvrir un autre Iran, revivifié par la mémoire de l'exil. Ali Erfan excelle dans l'art de raconter des histoires. » Le Monde ­diplomatique

    Ali Erfan, né à Ispahan (Iran) en 1946, écrit son premier roman à 15 ans, un texte très politique qui le mènera en prison. Cinéaste et écrivain, il est réfugié en France depuis 1981. Il a publié ­plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dont Sans ombre et Ma femme est une sainte.

  • Dans un institut qui se dresse au centre de São Paulo, des drôles de thérapeutes reçoivent des patients endormis auxquels ils suggèrent des rêves à l'aide de miniatures très diverses, allant du tigre... à un ovaire?! Las?! la machine s'enraye lorsqu'un des onirocrites se retrouve en charge de deux membres d'une même famille, ce qui est rigoureusement interdit. Commence alors un stupéfiant récit à trois voix?: celle de la mère qui se bat pour garder le goût de l'existence, celle de son fils adolescent bien décidé à tracer son chemin et celle de l'onirocrite, complètement obsédé par leur destin.
    Une ambiance digne d'un Kafka à la sauce brésilienne?: détonnant et savoureux !

    «?Andréa del Fuego apporte un souffle d'air frais à la littérature contemporaine. ?» Folha de Pernambuco
    «?Une prose parmi les plus excitantes des auteurs de langue portugaise d'aujourd'hui.?» Express

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Auteure de romans et de contes déjà traduits en plusieurs langues, elle est lauréate du prestigieux prix José Saramago (attribué à l'unanimité !).

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Elle a déjà publié plusieurs contes et livres pour enfants. D'origine indienne, elle se sert admirablement des croyances et coutumes indiennes dans ses écrits. Ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Lauréate du prestigieux prix José Saramago (à l'unanimité !), Andréa del Fuego est considérée comme l'une des écrivains brésiliens contemporains les plus talentueux.

  • Marguerite est institutrice en Loire-Atlantique. La retraite venue, elle accepte l'offre d'un ancien élève devenu médecin et s'installe dans une maisonnette à côté de sa propriété. Un jour, elle entend des coups de feu. Le médecin, sa femme et leur fille ont été tués dans des conditions abominables. Crime passionnel et suicide ? Meurtre sordide ? Ancienne vengeance, programmée de très loin ? L'enquête sera menée par Marguerite avec le concours un peu lent du commissaire du coin, un autre ancien élève, blond, rougissant, homosexuel et franc-maçon. Mais le premier narrateur est un corbeau - Bleu -, qui sera vite révoqué pour parti-pris, mais ne pourra pas se retenir d'intervenir à nouveau, de temps à autre, non seulement dans la narration, mais aussi dans l'action, où son rôle sera décisif.

    Pierre Chiron est universitaire, spécialiste de grec ancien. Bleu, Marguerite et l'abominable L. est son premier roman.

  • "Non, pas de sexe ni de vin. Seulement des livres, déclara Hunter, et il se plongea entièrement dans les paragraphes descriptifs de Jules Verne."Habitants et objets engloutis par la forêt, réserve de chasse sans le moindre gibier, un grossesse par Internet, Jules Verne qui tient tête à Brigitta...L'écriture d'Alexandre Seline est rapide, caustique, drôle et en même temps pleine d'empathie pour ses personnages, qu'il crée puis malaxe et triture pour mieux illustrer son propos essentiel : la Russie - le monde - tourne à l'absurde !Une révélation.

  • « Nous étions aussi las de l'enfer que du paradis, de la foi, de la patrie, du supplice que du pardon. »
    Guerre Iran-Irak, chiites contre sunnites. Dès les ­premières pages, ce cadre vole en éclats. C'est de la guerre en général qu'il s'agit. Celle du souffle suspendu dans les tranchées et des membres arrachés sur le champ de bataille.
    L'écrivain a quitté l'Iran depuis longtemps. Il n'est pas certain de comprendre ce qui pousse ces jeunes à ­marcher sur des mines pour ouvrir une route, à mourir sans même la consolation d'accomplir un acte héroïque. Face au carnage, il ne sait plus si être écrivain se justifie. Alors il prête sa plume aux protagonistes, recueille leurs paroles, comme Antoine Galland a compilé les récits des Mille et une nuits. Il leur offre l'écriture comme ultime refuge, scintillante comme une apparition divine ou une bombe au phosphore.

    Ali Erfan, né à Ispahan (Iran) en 1946, écrit son premier roman à 15 ans, un texte très politique qui le mènera en prison. Cinéaste et écrivain, il est réfugié en France depuis 1981. Il a publié plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dont Les ­damnées du paradis et Ma femme est une sainte.

  • «?Qu'elle évoque son enfance pauvre, le rôle assigné aux femmes, la casse dans l'agriculture paysanne, ses escapades de jeunesse en Bretagne ou ses réflexions de citoyenne face à l'univers politique, Irène Frain sait nous parler comme en confidence. À travers des textes ciselés, humains, d'une vérité frappante, la romancière montre un talent rare pour raconter avec un sens exacerbé du détail juste. Un regard perçant au service d'une écriture farouchement libre. C'est un don et un art que de savoir ainsi capter l'attention. Elle écrit et on la suit, elle aligne des mots comme autant de cailloux blancs ou noirs, et nous voilà embarqués dans un univers tout sauf artificiel. Irène Frain nous fait un cadeau qui n'a pas de prix?: une émotion sans pareille qui va avec la sincérité quand elle s'unit au talent.?»
    Éric Fottorino, Directeur de l'hebdomadaire Le 1

    Entrée en littérature avec Le Nabab en 1982, Irène Frain est notamment l'auteure de L'Inimitable (1998), une biographie de Cléopâtre, et de Beauvoir in love (2012). Elle a également écrit de nombreux portraits de femmes pour la presse et a participé à la fondation du Women's Forum for the Economy and Society.

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