Christian Bourgois

  • La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
    La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir.

  • "Tanja Luci´c est devenue professeure de littérature à l'Université d'Amsterdam après avoir fui la guerre en ex-Yougoslavie. Là-bas, elle donne des cours à une classe composée de jeunes exilés yougoslaves dont la plupart gagnent leur vie en confectionnant des vêtements pour le « Ministère de la douleur », une boutique sadomasochiste. Tous vivent dans la « Yougonostalgie », un attachement sentimental à ce qu'était leur pays avant son éclatement. Pour soigner leur mélancolie, Tanja leur propose d'écrire le récit de leur vie et la façon dont ils ont vécu la désintégration physique et culturelle de cet État. Mais cette méthode pédagogique inhabituelle n'est pas sans conséquences : bientôt, elle s'attire les foudres des uns, et ravive les tensions entre les autres...
    Dans ce roman où l'ironie et l'humour noir sont rois, Dubravka Ugresi´c explore la douleur de la perte, l'isolement et la solitude auxquels ne saurait échapper aucun exilé. Que nous reste-t-il quand on a tout perdu - son pays, son foyer, et même sa langue ?"

  • Mac vient de perdre son travail et se promène tous les jours dans El Coyote, le quartier de Barcelone où il habite. Il est obsédé par son voisin, un célèbre écrivain. Il se vexe chaque fois que celui-ci l'ignore. Un jour, Mac l'entend parler de sa première oeuvre, Walter et son contretemps, avec une libraire, un livre de jeunesse plein de passages incongrus, dont il se souvient vaguement. Il décide alors de modifier et améliorer ce premier récit que son voisin préférerait laisser dans l'oubli. Enrique Vila-Matas examine en profondeur la création littéraire sans renoncer à apporter au lecteur des moments de divertissement. « Vila-Matas revient avec Mac et son contretemps. Attention, ses livres ne sont jamais innocents. » El Mundo

  • Car c'est précisément ce que chacun est qui est son pourquoi, disait Plotin. Ce livre est le portrait, l'autoportrait d'un tel pourquoi. A-t-on une raison d'être ? Comme écrivain et comme poussière d'humanité. La question se pose, elle se pose toujours. On ne peut pas y répondre par des déclarations ou des professions de foi. Mais par des souvenirs, des images de ce qu'on a traversé. Images qui disent je fus et qui sont la matière par laquelle on vérifie qu'on a existé. Mais cette vérification est sans preuves, mais cette matière en même temps se dérobe : le mouvement est sans fin. De ce mouvement ce livre est une esquisse. Jeu de marelle où l'on saute d'une case à une autre, ou toit qui ne se ferme pas, toit d'air, aux tuiles détachées.

  • « Cette oeuvre déborde de beauté et de noire vérité. » Patti Smith

    « Lorsque vous aurez commencé à lire César Aira, vous ne pourrez plus vous arrêter. » Roberto Bolaño

    « Le Congrès de littérature est servi par une écriture limpide et imaginative, il captive par cette sorte de clairvoyance hallucinée qui inonde de poésie les dernières pages. [...] Un divertimento très sérieux, parce qu'il fait germer la littérature. » Ernesto Calabuig, El Cultural

    « César Aira est un des romanciers les plus provocateurs et idiosyncrasiques de la littérature hispanophone. À ne pas manquer. » Natasha Wimmer, The New York Times


    Traduit de l'espagnol (Argentine) par Marta Martinez-Valls

    Illustration de couverture : Goya, titre à préciser

    ISBN : 978-2-267-02960-4

  • Invité à un symposium international sur le roman à Lyon, un double de l'écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas est abandonné dans son hôtel, où personne ne vient l'accueillir. Dans sa solitude, il achète un exemplaire du Magazine littéraire dédié à Julien Gracq et tombe sur un article qu'il a lui-même consacré au Rivage des Syrtes. Cette lecture lui donne l'idée d'élaborer une théorie générale du roman. Il veut mettre en évidence la modernité et l'extraordinaire prescience du roman de Julien Gracq - qu'en son temps une partie de la critique trouvait avait trouvé désuet - puis en déduit les principaux axes de ce que devra être le un roman. Ayant décidé de rentrer à Barcelone, sur le point de repartir de nouveau, il découvre l'inanité de toute théorie littéraire. Dès lors libéré de ce carcan, il écrira et perdra des pays, voyagera et perdra des théories, les perdra toutes.

  • Greenwich Village à la fin des années 1940. Anatole Broyard s'y installe chez Sheri Donatti, une artiste peintre fantasque protégée d'Anaïs Nin. Il s'inscrit à la New School, où il découvre la littérature, la philosophie et l'art moderne. Il réalise aussi son rêve en ouvrant une librairie d'occasion sur Cornelia Street. En chemin, il croise de nombreux artistes et écrivains en devenir, W. H. Auden, Dylan et Caitlin Thomas, Meyer Shapiro... Avec intelligence et mordant, Kafka faisait fureur saisit une époque et rend hommage à une bohème disparue telle qu'elle a été vécue par un jeune avant-gardiste qui cherchait à trouver sa voix, mais aussi sa place, dans un quartier alors unique au monde, avant de devenir l'un des critiques littéraires les plus influents du New York Times. « Un ouvrage plein d'esprit, de compassion, qui livre un point de vue perspicace sur les rouages de la vie et de la littérature. [...] L'esprit de Broyard, son esthétique et sa vision du monde scintillent dans ces mémoires. » Robert Olen Butler, The New York Times

  • Une sorte de « Lettre au père » originale où l'auteur évoque les figures paternelles de substitution qu'il s'est choisies et retrouve l'irremplaçable qui l'a marqué, bien qu'il lui ait fait cruellement défaut au quotidien. Est-ce parce que ce drôle de père a su être présent dans les moments décisifs ? Michel Contat se veut lucide sur leur petite histoire au sein de la grande Histoire dans un pays, la Suisse, qui semble vivre à l'écart. Tenant la part égale entre l'humour et la tendresse, le texte offre une évocation de ce personnage hautement romanesque.

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