Éditions Prise de parole

  • Pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Raoul Denonville trouve refuge dans la forêt entourant River Valley, dans le Moyen-Nord ontarien. Il y passera l'essentiel de sa vie à piéger des animaux sur sa ligne de trappe et à bûcher dans les camps, un dur quotidien auquel il se fait. Les villageois, occupés à mener leurs affaires dans cette région grouillante d'activité, respectent cet homme discret qui a choisi de vivre à l'écart, dans sa cabane au fond des bois.

    Seuls l'énergique père Bradley et le jeune Dr Patenaude connaissent le secret que Raoul porte en lui, secret qui sera révélé après sa mort. Et alors tous se demanderont comment cela avait été possible.

    Ce sympathique roman tiré d'un fait vécu possède la fluidité, les couleurs et les qualités qui ont fait des oeuvres de Doric Germain des incontournables du corpus scolaire franco-ontarien. Il ouvre une fenêtre sur la vie des trappeurs et des bûcherons dans la première moitié du siècle dernier et fait découvrir les habitants d'un village francophone prospère, véritable plaque tournante pour les travailleurs du bois et des mines situées plus au Nord.

  • Profitant d'une année sabbatique à Paris, Anne Grimm se consacre tout entière à l'écriture de ses mémoires. Mère, soeur, amante, professeure, femme, elle livre sans pudeur mais toujours en nuances un parcours singulier qui se déploie sur trois continents et trois mariages. Femme de tête et de coeur, elle raconte avec lucidité ses passions amoureuses - qu'elle poursuit jusqu'à en perdre la tête - et sa naissance à l'écriture.

    OEuvre protéiforme, ce premier roman de Marguerite Andersen annonce, dès sa parution en 1982, la trajectoire exceptionnelle d'une grande écrivaine.

  • Études en marge de «La distance habitée» de François Paré En 1993, François Paré remportait le prix du Gouverneur général pour «Les littératures de l'exiguïté» (1992), un essai sur les cultures et littératures francophones minoritaires au Canada et dans la francophonie mondiale. Dans «Théories de la fragilité» (1994) et «La distance habitée» (2003), il a prolongé et enrichi son thème de prédilection. De nombreux chercheurs se sont inspirés de ses travaux.

    Les articles regroupés ici s'inspirent des grands thèmes de l´essayiste pour éclairer des oeuvres de genres aussi divers que la chanson, le roman et l'essai et d´artistes aussi divers que France Daigle, Michel Ouellette, Daniel Poliquin, Gabrielle Roy, Michel Tremblay et Gisèle Villeneuve. Des réflexions sur la langue, la mémoire, la migration et les frontières tant culturelles, linguistiques que textuelles sont menées par huit chercheurs de l'Ontario, du Québec, de l'Est et de l'Ouest canadiens, dont Catherine Leclerc, Johanne Melançon et Jean Morency. En postface, François Paré prolonge cette réflexion qu´il développe depuis une vingtaine d'années.

  • La société Charlevoix, fondée à Sudbury en 1992, est une amicale vouée à létude de lOntario français. Elle se compose duniversitaires appartenant à des disciplines différentes (sociologie, littérature, histoire, économie, ethnologie) et provenant de Sudbury, dOttawa et de Toronto. Elle honore la mémoire du jésuite Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761) qui a laissé des observations remarquables sur le territoire ontarien. Cette société publie les « Cahiers Charlevoix » depuis 1995.

  • Marguerite Andersen a huit ans quand Hitler prend le pouvoir, quinze quand la Seconde Guerre mondiale éclate, vingt au lendemain de l'armistice. Yeux baissés devant l'horreur, toute à sa soif de vivre, elle tourne fin 1946 le dos à cette Allemagne. Enceinte, elle suit en Tunisie l'amant français qui deviendra son premier mari.

    Ainsi s'amorce un parcours qui l'amènera, au fil de ses amours et de ses aventures, sur trois continents. Elle s'installe définitivement au Canada en 1958.

    À la suite de Jean-Jacques Rousseau, ces confessions au féminin : l'auteure/la narratrice, en retraçant les moments importants de sa vie, spécialement ceux en rapport avec ses enfants, en lien avec son rôle de mère, questionne ses choix, fait l'aveu de ses erreurs. Moments choisis, fragments, présentés de façon chronologique et nourris par des réflexions actuelles sur ces souvenirs. La prose se fait parfois hachurée - angoissée ? - mettant à profit le blanc - pause, silence - parce que l'émotion, à travers le souvenir, le commande.

    2 Autres éditions :

  • L´ouvrage réunit une collection de courts textes (quelques lignes, quelques paragraphes, parfois deux pages tout au plus) qui portent un titre en un seul mot, comme s´il agissait d´une entrée dans un lexique personnel. Il se présente comme un carnet de réflexions détendues portées par l´humeur du moment et l´esprit d´un homme de lettres.

    Les thèmes y sont des plus divers: souvenirs de voyage, d´enfance ou de lectures, réflexions sur les travers de la société ou encore sur sa pratique de l´écriture. Mais cette diversité est traversée par l´aspiration de cerner une sagesse personnelle que les années et l´expérience ont apportée.

    Maurice Henrie a déjà signé des recueils de textes courts, mi-nouvelles, mi-essais, qui ont connu du succès. Celui-ci, cependant, pourra sembler encore plus personnel et authentique que les autres. On a l´impression d´y feuilleter un carnet, un journal intime.

  • Depuis les « dead ducks » de René Lévesque jusqu´aux « cadavres encore chauds » d´Yves Beauchemin, plusieurs ont annoncé la disparition des Franco-Ontariens. Belle politesse, le cortège funèbre est là avant l´heure. Car « Le Dernier des Franco-Ontariens » vit toujours. Il s´en excuse. Mais il ne décevra personne. À ceux que ça intéresse, à ceux qui s´en fichent, il annonce sa disparition. / Par accident, contre son gré, il doit accomplir seul, comme un bouc émissaire, le destin de son peuple. Puisque son drame ennuie tout le monde, lui-même en premier, l´auteur honnête doit écrire un livre que personne ne voudra lire. / Son écriture volontairement inélégante se veut tout le contraire de la « vraie littérature ». Puisqu´il doit s´immoler, à l´autel de la société comme à l´hôtel du coin, l´écrivain emporte le langage à sa perte avec lui. / Mais de cet anti-poème surgit un anti-destin. Encore un livre sur la difficile survivance des Franco-Ontariens. Vous en avez ras le bol ? Alors, réjouissez-vous : c´est le dernier.

  • Deux femmes, libérées des plumes qui les ont définies, prennent la route et s´inventent un destin. La jeune aliénée, Nadja, ressuscitée des pages d´André Breton, parcourt le monde en âme errante à la recherche de la Vérité, de l´Amour et de la Justice sociale. Matilda, femme-organique de Pablo Neruda se libère de ses contraintes d´épouse modèle. Elle cherche un sens à sa vie, autant qu´un remède aux maux qui affligent ce monde. Les deux vies se croisent en Amérique latine, foyer mondial du réalisme magique. En utilisant toutes les permissions que donnent l´irrévérence, l´ironie et l´intelligence, « la Delphinée » s´attaque aux idées reçues sur l´Histoire, la Littérature, la Justice sociale et l´Amour et rompt avec la structure formelle du récit. Un roman tendre, généreux et dissident.

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