• «J'ai dévoré bien des livres, vécu grâce à eux d'inoubliables instants. Ils me transportaient, m'exaltaient, me laissaient anéanti, ne cessaient de me triturer, m'aidaient à me connaître, à m'ouvrir mon chemin... Par la suite et au long des années, ils ont eu à combler ma faim, une faim qui réapparaissait aussitôt qu'assouvie. Toutefois, après les avoir ingérés, comment me séparer d'eux alors qu'ils avaient eu pour moi une telle importance? Il fallait absolument que j'en garde quelques bribes. D'où ma manie de prélever ces mots, ces phrases qui m'avaient dévasté, embrasé, poussé à aller plus avant. Manie d'autodidacte qui s'acharne à creuser toujours plus profond, qui tient à ne rien perdre de ce qu'il a acquis, qui veut pouvoir mâcher encore et encore ces mots où puiser force, lumière, énergie.
    Les phrases et textes rassemblés dans ce volume sont tirés des carnets où se trouve thésaurisée cette nourriture qu'aiment à consommer ceux qui se cherchent, cherchent un sens à la vie.» Charles Juliet.

  • Gratitude

    Charles Juliet

    "Intrusions dans l'intime, retours à l'enfance, doutes, interrogations, réflexions diverses, notes sur des personnes rencontrées..., ce Journal répond au besoin que j'ai de retenir ce qui m'échappe, cette vie qui me traverse et dont je tiens à garder la trace. Certes, le temps emporte tout, mais donner forme à ce que je veux ne pas perdre, c'est mieux me comprendre, c'est dégager le sens de ce qui m'échoit. Et au terme de la moisson engrangée, c'est offrir les mots rassemblés à cet autre qui se cherche. En espérant le rejoindre dans sa solitude et lui être ce compagnon qui chemine à ses côtés."
    C.J.

  • Nul ne sait d'où vient cet homme qui marche ? Julien Letrouvé, colporteur, fut un enfant abandonné ? nul ne sait non plus où il va, sinon, peut-être, rejoindre, au bout de son errance, une femme qui l'attend dans son imagination égarée : celle qui lit les livres.
    Car la première des deux rencontres éblouissantes et décisives qui nous sont contées dans le récit, est celle d'une paysanne dont la voix et la présence, dans la chaleur souterraine de l'écreigne, enchanta les veillées de son enfance tandis qu'elle faisait la lecture, à une petite assemblée de femmes occupées à filer, des petits livres de colportage de la Bibliothèque bleue.
    La seconde aura lieu près du champ de bataille de Valmy ? dans les premières années de la République, menacée sur ses frontières, et déjà saisie par le sombre pressentiment de la Terreur ?, cette fois avec un jeune homme, déserteur de l'armée prussienne. Elle fera basculer son destin.

  • Ce livre est une plongée dans les lectures de mon enfance : livres de classe, romans pour enfants ou que j'ai lus enfant, contes, poèmes. L'amour des livres est un amour d'enfance. Non seulement l'enfant a des impressions plus vives, mais il comprend avec une pénétration instinctive qu'il perd en devenant adulte. Même ce qu'il ne comprend pas, il le comprend mieux que quand il le comprendra. Seuls les enfants savent lire.

  • La librairie de la place aux Herbes à Uzès est à vendre ! Nathalie saisit l'occasion de changer de vie et de réaliser son rêve. Devenue passeuse de livres, elle raconte les histoires de ses clients en même temps que la sienne et partage ses co

  • « Quels sont les trois livres que vous emporteriez sur une île déserte ? » : c'est la question qu'a posée François Armanet à deux cents écrivains du monde entier.Sa joyeuse enquête est un manuel de survie du naufragé, une invitation à la découverte de livres ignorés, une bibliothèque idéale élaborée par ceux dont l'écriture est la vie.Rassemblant les réponses des plus grands auteurs contemporains, ce recueil est illustré par Stéphane Trapier, dont l'univers onirique pimente cette traversée de l'océan littéraire.

  • Chacune à leur façon, les oeuvres de ce numéro parlent de photographie et d'images analogiques en les transposant dans d'autres moyens d'expression artistique (simulation numérique, film, vidéo, sculpture, peinture). L'empreinte de la lumière se retrouve ainsi matérialisée dans des formes abstraites et épurées qui multiplient les registres de référentialité des images tout en relativisant le lien privilégié de la photographie au réel. Les grandes images de Thomas Ruff, réalisées avec des logiciels d'imagerie numérique en 3D, les images animées de Lorna Bauer et Jon Knowles, l'installation vidéo et les sculptures de Jacinthe Lessard L. ainsi que les images abstraites d'Henri Venne sont au coeur de ce dossier.

  • Ciel variable numéro 97 nous présente une « Galerie de portraits » bien particulière. En effet, que peuvent bien avoir en commun les portraits de ces gens ici rassemblés (gitans, mineurs, aristocrates, modèles, noctambules...), si ce n'est que les moyens mis en oeuvre par les photographes leur confèrent une certaine dignité? Les trois artistes présentés ici - Pierre Gonnord, Christian Tagliavini, Gabriel Coutu-Dumont - sont aussi unis par une démarche singulière : le croisement de références et de savoir-faire photographiques et picturaux qui s'incarne dans les clairs-obscurs, les cadrages, les poses, les textures et le drapé des vêtements, les ports de tête et, par-dessus tout, les regards. Reposant sur une grande maîtrise des moyens, le travail de ces artistes témoigne d'un regard aigu et sensible sur la multiplicité des existences.

  • Toute l'année liturgique du 2 décembre 2018 au 1er décembre 2019, en un volume en un volume : Liturgie de la messe - Prières liturgiques - Lectures bibliques tirées du nouveau Lectionnaire - Introductions - Indications pour les animateurs - « Chanter, prier, célébrer » - Calendrier liturgique - Fêtes à souhaiter - Textes pour la méditation - Prières du chrétien

  • «La neige tombait de plus en plus. Avec elle, s'amoncelaient les angoisses, les doutes ; Hugues s'emmitouflait dans la froide distance avec les autres. Le temps des fêtes approchait, lui s'éloignait. Il craignait les rapprochements. Il aurait aimé s'endormir, s'engourdir comme un ours et ne se réveiller qu'après la mort du sapin de Noël. Mission impossible. Les enfants allaient venir, les invitations de la famille et des amis allaient se faire de plus en plus pressantes, alors comment y échapper ? Il redoutait les regards remplis de pitié et encore plus les conseils des uns et les "j'ai connu quelqu'un" des autres. Il finit par se dire que c'était un mauvais moment à passer et qu'il pourrait toujours évoquer la fatigue comme excuse à un départ précipité.
    Machinalement, il étira le bras jusqu'à la pile de livres et en ramena un comme il aurait ramené une couverture sur lui pour se tenir au chaud, se protéger des assauts humains.»

  • Nietzsche lisait ? Mais quel écrivain ne lit pas ? Les auteurs réunis ici ont choisi de mettre de l'avant cette évidence afin d'en mesurer les conséquences méthodologiques, puis d'en tirer profit. Nietzsche lisait. Fort bien. Mais que lisait-il ? Et quand ? Mais surtout : pourquoi ? Comment ses lectures nourrissaient-elles sa réflexion ? Qui répondait à l'appel de ses textes ? Et quel type de lecteur fut-il lui-même ?

    Cet ouvrage s'intéresse au Nietzsche lecteur, écrivain et auteur lu. Il analyse, d'une part, la pratique nietzschéenne de l'écriture philosophique à l'aune de sa pratique de la lecture et, d'autre part, les mécanismes de définition et d'appropriation de ses idées à partir de la réception de ses textes.

    Martine Béland est titulaire d'un doctorat en philosophie (EHESS, Paris). Elle est professeure au Département de philosophie du Collège Édouard-Montpetit (Longueuil) et chercheure associée au Centre canadien d'études allemandes et européennes (Université de Montréal).

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