• De nos jours, il est devenu dangereusement banal d'affirmer que notre monde est en crise. Crise économique, crises humanitaires, crise de confiance envers les institutions, aggravation des inégalités sociales, précarité économique, montée de l'extrême droite : autant de symptômes d'un monde qui ne tourne pas rond.
    Dans ce contexte, plusieurs ressentent l'urgence d'agir, lancent une panoplie d'initiatives et suscitent une recrudescence des mobilisations pour la défense de l'égalité et de la dignité. À l'heure où les gens ne croient plus aux changements politiques « par le haut », cet ouvrage se veut un antidote à l'épuisement des énergies utopiques et à la morosité ambiante, en offrant un guide pratique pour aider à surmonter les multiples défis de notre temps.

  •   « Faire cohabiter des seniors et des jeunes en formation, quelle belle idée ! Mais... vous arrivez vraiment à trouver des candidats ? » 
    Oui, et ils en tirent généralement un réel profit en étant simplement présents l'un pour l'autre. 
    L'association « Vivre Avec » nous livre dans cet ouvrage l'étendue de son expertise dans le domaine de l'habitat intergénérationnel solidaire. Les auteurs montrent aussi l'intérêt de la « méthode Vivre Avec » dans le cadre de l'aide aux aidants, de la prévention et de l'accompagnement du vieillissement, du développement social et de l'élaboration d'une société inclusive. Ils vous invitent à découvrir l'histoire de Coumba et Carmela et à vous initier à l'esprit « jugaad ».

  • Pour le dernier numéro de sa trilogie 75e anniversaire, Relations a choisit le thème de « La puissance de la création ». L'acte de créer, d'innover, d'initier de nouveaux commencements est au coeur de l'existence humaine et au coeur du combat pour une société juste. Souhaiter un monde meilleur passe inévitablement par l'acte d'imaginer un monde différent et de lui donner corps. De l'art à la religion en passant par le politique, l'économique et le social, la création est un mouvement d'expressivité et une quête de liberté qui se déploie dans tous les domaines de l'activité humaine. Elle s'ancre dans un héritage qu'elle tente de renouveler, dans une tension qui accouche sans cesse du monde. Aussi dans ce numéro, un débat sur l'avenir du Bloc québécois avec Claudette Carbonneau et Marc Chevrier, un article de Denise Couture sur la Fédération des femmes du Québec, un article d'Eve B. Araoz sur les paradoxes du gouvernement d'Evo Morales en Bolivie, sans oublier le Carnet de Bernard Émond et la chronique poétique de Natasha Kanapé Fontaine.

  • Le présent ouvrage est le fruit du travail d'une cinquantaine d'auteurs, professeurs et autres professionnels, associés aux diverses composantes de l'Université du Québec, réseau qui célèbre en 2018 son 50e anniversaire. Le fil conducteur de ce collectif est le développement de l'enseignement et de la recherche dans les constituantes de l'Université au cours des cinquante dernières années.

    Fille de la Révolution tranquille et de l'État-providence, l'Université du Québec s'est donné une mission axée sur l'accessibilité sociale et géographique. Elle propose une gouvernance plus collégiale par rapport à celle de l'institution universitaire classique et un rapport à la connaissance différent qui se traduit aussi bien dans l'enseignement que dans la recherche. L'Université du Québec est une création institutionnelle, mais c'est surtout une communauté qui s'est construite peu à peu, une construction collective.

    Le réseau est aujourd'hui formé de six universités constituantes, d'une université affiliée, de deux écoles universitaires et d'un institut de recherche regroupant lui-même quatre centres. En 2016-2017, l'Université du Québec regroupait tout près de 7 000 employés : 2 800 professeurs, 1 300 professionnels, près de 1 200 employés de bureau, plus de 1 000 techniciens, 350 cadres de direction et près de 300 employés des métiers et services, en plus de compter quelque 4 200 chargés de cours. En 2016, elle a délivré plus de 26 000 diplômes aux trois cycles d'études supérieures et a géré plus de 185 millions en fonds de recherche.

  • Pour qui s'intéresse à l'évolution du travail au Québec, le passage à un régime néolibéral au tournant des années 1980 renvoie à un concept : la flexibilisation. Trente ans plus tard, avec la montée en flèche du nombre d'emplois atypiques, force est de constater que flexibilité rime aussi avec précarité, l'emploi atypique se distinguant trop souvent par une moindre rémunération et un accès restreint aux multiples formes de protection sociale. Comment le syndicalisme peut-il s'ajuster aux besoins différenciés d'une main-d'oeuvre de plus en plus diversifiée et employée sur des marchés du travail toujours plus segmentés ?

    L'auteur nous invite à penser le marché du travail à partir de sa périphérie, et à réfléchir à l'innovation syndicale à partir des pratiques, des stratégies et des revendications d'organisations de travailleurs se situant sur les marges de la société salariale. Dans une démarche qui vise le rajeunissement, voire la métamorphose du syndicalisme, il porte attention aux possibilités d'innovation sous-tendue par la nouvelle configuration du travail dans le capitalisme d'aujourd'hui.

    Pour ce faire, il présente un état des lieux du travail sur les marchés périphériques au Québec, en accordant une place prépondérante aux expériences des travailleurs, puis expose des pistes de réflexion sur le renouvellement de la théorie syndicale et sur le redéploiement de l'action syndicale au Québec. Enfin, il propose cinq études d'expériences portées, ici et maintenant, par des travailleurs atypiques et des organisations syndicales soucieuses de répondre à leurs besoins différenciés en matière d'organisation collective.

    L'ouvrage nous montre que les organisations de travailleurs demeurent déterminantes et constituent l'une des pistes majeures à explorer afin de repenser l'articulation des mobilisations et l'émancipation sociales à l'ère de la mondialisation néolibérale.

  • Ouvrage clé permettant de comprendre le rôle politique des fondations subventionnaires, le présent collectif est la première grande synthèse de l'histoire de la philanthropie canadienne et québécoise.

    Dès le début du XXe siècle, la dimension sociopolitique des organisations philanthropiques a été remise en question : quelle légitimité d'action pouvaient avoir des acteurs privés fortunés dans le domaine de l'entraide ? Cet ouvrage répond à cette question en se basant sur une variété de travaux dirigés par différentes équipes de recherche.

    Plusieurs thèmes centraux sont abordés : survol historique et comparatif du rôle des fondations, au Québec, au Canada et ailleurs ; proposition de classification théorique et empirique des fondations ; caractérisation des relations entre les différents acteurs de l'éco­système philanthropique ; identification des stratégies mobilisées par ces différents acteurs ; réflexions sur le rôle des fondations dans la création de politiques publiques... Ce livre propose une vue d'ensemble éclairante du secteur de la philanthropie subventionnaire qui, malgré son champ d'action restreint, demeure fondamental dans les reconfigurations sociales en cours.

  • La crise du fordisme et l'essor de la société du savoir appellent un changement des relations entre la science et la société. Afin de penser de nouvelles politiques sociales et économiques et de favoriser l'innovation, il faut briser les vieux schémas de production des connaissances et construire de nouveaux liens entre le producteur et le consommateur de savoirs. Le chercheur n'est plus le seul à interroger le réel ; les acteurs sociaux s'immiscent dans la dynamique de la recherche. Dans ce contexte propice à la reconnaissance des différentes formes de savoirs et à la collaboration, la recherche partenariale prend une importance grandissante.

    Cet ouvrage porte d'ailleurs sur la recherche partenariale. Il présente un ensemble de contributions qui incluent à la fois des réflexions théoriques sur le processus de recherche partenariale et des comptes rendus de recherches réalisées par des chercheurs du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) en collaboration avec des acteurs de la société civile. Il illustre la richesse d'une méthode de travail dont la portée se mesure à l'aune d'une volonté affirmée des chercheurs qui y recourent de participer au processus de démocratisation de la production des connaissances.

  • Les auteurs analysent les formes daction collective novatrices qui émergent depuis la crise de 2008 et posent les jalons dun nouveau modèle de mondialisation construit autour de linclusion, de la solidarité et de lécologie. Leurs contributions sont issues du 3e colloque international tenu par le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) en avril 2011.

  • Avec la crise, la société québécoise, comme la plupart des sociétés, traverse une période de mutations profondes, une période lourde en défis mais fertile en innovations. Ce livre montre comment l´économie sociale participe à l´invention d´un autre modèle de développement.

  • Depuis quelques années en sciences sociales, le territoire émerge comme une dimension d´analyse importante. Les auteurs relève le défi de recomposer les définitions, les perspectives théoriques et les outils d´analyse afin d´élaborer une approche territoriale panoptique qui permette d´observer les différentes dimensions du territoire.

  • Les innovations sociales, à la manière de bougies d'allumage, engendrent des actions collectives qui proposent des solutions différentes de celles des pratiques dominantes en mettant l'économie au service des personnes et de la société. Or la simple multiplication des innovations sociales ne peut générer la transformation sociale à elle seule. La mise en relation des mouvements sociaux et de leur visée émancipatoire est nécessaire pour façonner de nouvelles normes et règles et mettre en place de nouveaux sentiers institutionnels. Ce sont certains de ces nouveaux sentiers que montrent les textes regroupés dans cet ouvrage. Fruit du ive Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales, il expose les enjeux que pose la trans-formation sociale par l'innovation sociale et les documente par des illustrations ciblées sur des thématiques ou des expériences précises. Une discussion théorique sur le lien entre l'innovation sociale et la transformation sociale est d'abord proposée, puis les méthodes d'analyse de l'innovation sociale, le partage de connaissance entre les chercheurs et les acteurs sociaux, le rôle de l'État et des politiques publiques, l'économie solidaire et la place de l'entreprise sociale sont abordés. L'ensemble des textes analytiques et des textes illustratifs de cet ouvrage offre des pistes de réflexion sur la transformation sociale par l'inno-vation sociale, c'est-à-dire sur la façon dont certaines expérimen-tations aboutissent à la transformation de la société. L'ouvrage met ainsi de l'avant le rôle des citoyens et des organisations qui travaillent pour le bien-être des collectivités en expérimentant des solutions à leurs problèmes et en se mobilisant pour exiger leur reconnaissance. Il vise à poser les jalons pour comprendre et participer à la reconstruction sociale déjà à l'oeuvre, dans le but de la renforcer.

  • En cet âge de l'information, les systèmes d'information et de communication devraient être mis au service des personnes et des collectivités pour que la culture participative se consolide. S'appuyant sur des recherches d'envergure visant à observer les phases de développement des communautés virtuelles afin de comprendre les facteurs qui contribuent à leur dynamisme, cet ouvrage jette les bases du design communautique.

  • L'innovation est un processus continu qui peut être propulsé, ou freiné, par le système d'emploi. L'organisation du travail, les solutions technologiques utilisées, le mode de gestion des ressources humaines, tout participe au processus d'innovation.

    C'est sur la base de cette vision multi­dimensionnelle du processus d'innovation et de l'importance de la prise en compte des ressources humaines que l'auteure aborde l'innovation technologique, organisationnelle et sociale. Les premiers chapitres visent à renforcer l'appréhension théorique du concept d'innovation sur les plans socio­logique et économique. Des études de cas viennent ensuite illustrer la diversité des types d'innovation, mais aussi la multiplicité de ses manifestations, de ses effets et des éléments à prendre en compte dans son analyse.

    Qu'il s'agisse d'adaptation de pratiques d'organisation du travail « à la japonaise » au Québec, de l'importance des réseaux et de la coopération interentreprises pour l'innovation ou des effets de changements techno­logiques et organisationnels sur les hommes et les femmes de différents milieux de travail, l'ouvrage cerne toute la complexité de l'innovation et la variété des évolutions possibles.

  • Comment s'est construite l'approche québécoise de l'innovation sociale, qui aujourd'hui fait école? Cet ouvrage présente la trajectoire intellectuelle empruntée par Benoît Lévesque et divers collaborateurs proches des milieux sociaux pour étudier et expérimenter d'autres façons de produire de la richesse.

empty