• « Esclaves, ne maudissons pas la vie. » Lire Arthur Rimbaud vous condamne à partir un jour sur les chemins. Chez le poète des Illuminations et d'Une saison en enfer, la vie s'organise dans le mouvement. Il s'échappe hors de l'Ardenne, cavale dans la nuit parisienne, court après l'amour en Belgique, se promène à Londres puis s'aventure à mort sur les pistes d'Afrique. La poésie est le mouvement des choses. Rimbaud se déplace sans répit, changeant de point de vue. Son projet : transformer le monde par les mots. Ses poèmes sont des projectiles, des bouquets de feu : cent cinquante ans plus tard, ils nous atteignent encore. Qu'avons-nous fait de nos douleurs ? Au temps où le monde était paralysé par un virus chinois, Sylvain Tesson a cheminé une saison avec Arthur Rimbaud. La marche - état suprême de la poésie - est, avec la littérature, l'antidote à l'ennui.

  • « Village de bord de mer, Dont les ruelles ensablées Dégringolent vers la plage. Chemins nus perdus sur la crête des dunes. Parterre d'aiguilles et de sables mêlés. Une haleine de sable et d'écume. Un pin et son couvre-chef vert Baigné de bleu. Tout est vaste ici, tout respire. » Venteux et iodés... Chauds et ensoleillés... Brûlants et enivrants les poèmes de J.-F. Lavergne qui immerge sensoriellement son lecteur dans les paysages landais, dans sa flore, à l'écoute de sa faune, en bord d'océan ou en lisière de pinède. Recueil brut, tout en roulements, bruissements et illuminations, « De sable et d'azur » nous confronte ainsi pleinement à un territoire comme étourdissant.

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