• Le maccarthysme a beau déferler sur l'Amérique au tournant des années cinquante, Ira Ringold se croit à l'abri de la chasse aux sorcières. Non seulement parce que son appartenance au Parti communiste est ignorée même de ses amis, mais surtout parce que l'enfant des quartiers pauvres de Newark, l'ancien terrassier au lourd passé, s'est réinventé en Iron Linn, vedette de la radio, idéale réincarnation de Lincoln, et heureux époux de Eve Frame, ex-star du muet. Mais c'est compter sans la pression du pouvoir, sans les aléas du désir et de la jalousie, sans la part d'ombre que cachent les êtres les plus chers. Car si Ira a changé d'identité, Eve elle-même a quelque chose à cacher. Et lorsqu'une politique dévoyée contamine jusqu'à la sphère intime, les masques tombent et la trahison affecte, au-delà d'un couple, une société tout entière. Ne reste alors aux témoins impuissants, le frère d'Ira et son disciple fervent, le jeune Nathan Zuckerman, qu'à garder en mémoire ces trajectoires brisées, avant enfin, au soir de leur vie, de faire toute la lumière sur une page infâme de l'Amérique.
    À l'instar de Pastorale américaine, J'ai épousé un communiste rend justice à ces individus détruits par la tourmente des événements et décrit avec une rare puissance comment l'Histoire ébranle la trame même de nos existences.

  • Atomic film Nouv.

    Années 1950. Dans le désert du Nevada, les États-Unis expérimentent leurs bombes atomiques. Alentour, on s'extasie de ces démonstrations de la puissance américaine. Les écoles organisent des sorties pour admirer les champignons atomiques, les enfants joue avec cette «neige» qui retombe sur leur jardin...Et c'est ce cadre que choisit Howard Hughes pour y tourner avec John Wayne et Susan Hayward son film Le Conquérant... Mais bientôt dans la région, on commence à remarquer de curieux phénomènes ; les bêtes d'abord puis les éleveurs et leurs familles sont touchés. La Commission de l'Énergie atomique se veut rassurante : aucun risque, les radiations sont bien trop faibles et ces troubles médicaux peuvent avoir tant de causes...Et puis, dans cette zone il n'y a après tout que quelques mormons, des éleveurs, des Indiens et, de passage, une équipe d'Hollywood.
    Vivianne Perret, dans ce récit romancé, redonne vie aux stars victimes d'un tournage maudit comme à ces anonymes qui avaient le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment de l'Histoire.

  • Le magicien

    Magdalena Parys

    • Agullo
    • 17 Janvier 2019

    " Dans l'État de Brandenbourg, sur les vingt-six députés de gauche au Landtag, un sur quatre avait jadis travaillé pour la Stasi. "
    Opérations secrètes, chantage et vengeance personnelle s'entrelacent dans ce roman à mi-chemin entre "noir" et roman historique, qui entremêle habilement réalité et fiction.
    Dès 1970, la Stasi et les garde-frontières bulgares montent une opération pour arrêter tous ceux qui tentent de fuir le bloc communiste. Opération qui sert également à assassiner des opposants politiques au régime...
    En 2011, dans un immeuble abandonné de Berlin squatté par des Roms, on retrouve le cadavre atrocement mutilé de Frank Derbach, employé aux archives de la Stasi.
    Au même moment, Gerhard Samuel, photo-reporter, meurt dans d'étranges circonstances à Sofia, où il enquêtait sur la mort d'un de ses amis, disparu en 1980 à la frontière entre la Bulgarie et la Grèce.
    Kowalski, le commissaire chargé de l'enquête berlinoise, est rapidement écarté au profit de la police fédérale et des services secrets. Mais Kowalski est un rebelle et il décide de poursuivre ses investigations discrètement, aidé par la belle-fille de Gerhard. Ce qu'ils vont découvrir pourrait mettre en cause un homme politique allemand très en vue...
    Opérations secrètes, chantage et vengeance personnelle s'entrelacent dans ce roman à mi-chemin entre "noir" et roman historique, qui entremêle habilement réalité et fiction.
    - Lauréat du Prix de littérature de l'Union européenne.
    - Le rpécédent roman de l'auteur, 188 mètres sous Berlin, a reçu le prix littéraire de la ville de Quimper.

  • Voici une histoire totale et inédite des instants où le monde manqua être détruit par la bombe atomique. Des explosions nucléaires au Japon en 1945 à la récente escalade entre l'Iran et les États-Unis, en passant par la crise du détroit de Formose entre Taïwan et la Chine populaire (1954), Dien Bien Phu (1954), celle des missiles du Cuba (1962) ou encore la guerre du Kippour (1973), Jean-Marc Le Page dévoile les coulisses des moments où l'humanité retint son souffle. Au cours de cette enquête sans précédent, on croise les principaux dirigeants des soixante-dix dernières années - Truman, Staline, Mao ou encore de Gaulle - mais aussi des femmes et hommes des services secrets, James Bond méconnus et géniaux qui ont parfois permis d'éviter le pire. Odyssée glaçante et fascinante, ce livre est aussi une contribution sur les doctrines nucléaires, lesquelles éclairent de façon décisive les tournants de l'histoire de la seconde moitié du XXe siècle.  

  • Staline

    Oleg Khlevniuk

    « Cela fait plus de vingt ans que je me consacre à l'étude de Staline et des mécanismes qui ont sous-tendu son action. Une action qui aboutit à la destruction de millions de vies humaines. Malgré le caractère éprouvant, sur le plan émotionnel, de ce travail, je m'y suis tenu avec constance », écrit Oleg Khlevniuk en introduction à cette nouvelle biographie saluée par la critique internationale. Unanimement reconnu comme le plus éminent spécialiste russe du stalinisme, fort d'une connaissance exceptionnelle des grands fonds d'archives soviétiques, l'auteur suit la vie et le parcours de ce dictateur hors catégories. Il pose un regard neuf sur le « système de règles » de Staline, les mécanismes politiques de son ascension, les ressorts d'un mode de gouvernance fondé sur un interventionnisme de tous les instants et un travail quotidien titanesque.
    Cette biographie brillante et captivante a reçu le prestigieux Prose Award 2016 décerné par de grandes universités américaines.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Généalogie d'un monde multipolaire

    De 1945 à nos jours, Pascal Boniface retrace de façon directe, claire et vivante 75 ans de relations internationales. Il met ainsi en lumière les précédents, les choix et les biais géopolitiques qui permettent de décrypter l'actualité et de percevoir le monde dans sa globalité.
    Foisonnante et explosive, la période contemporaine ne cesse de nous surprendre : cet essai didactique - mis à jour à l'aune des récents événements (élection de Jair Bolsonaro, dernières décisions radicales de Donald Trump, crise du Covid-19...) - constitue la référence indispensable des lecteurs désireux de prendre du recul pour aborder la mondialisation de façon éclairée et le présent en connaissance de cause.
    Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • En 1979, Honecker, dirigeant de la RDA, et Brejnev, chef de l'U.R.S.S., se donnent un baiser sur la bouche. La photographie de ce "baiser de la fraternité socialiste" fait le tour du monde. En 2016, une artiste d'origine polonaise, Sonia, le reproduit en peinture. Une exposition de ses toiles sur ce motif doit ouvrir ses portes dans une galerie à New York. Or, deux toiles présentent des coulures sur leurs bords que Sonia souhaite effacer avant le vernissage. Elle les embarque dans un Uber. Mais... Patatras ! Elle les y oublie. S'ensuivent des péripéties rocambolesques pour tenter de les retrouver... Or, Uber est un mur infranchissable, inébranlable. Ben Lerner réussit le tour de force de poser des questions politiques à partir d'une histoire presque triviale : un baiser volé.

    Né en 1979 à Topeka dans le Kansas, Ben Lerner enseigne la littérature au Brooklyn College. Il est l'auteur de recueils de poèmes et de deux romans, parus en français chez l'Olivier : Au départ d'Arocha (qui lui a valu aux États-Unis le Believer Book Award) et 10 : 04. En 2017, les éditions Allia ont publié La Haine de la poésie.

  • Annexion de la Crimée, ingérence dans les élections américaines, empoisonnement de Sergueï Skripal : les services secrets russes sont bel et bien de retour. Mais, au fond, sont-ils vraiment partis ?

    Du « parapluie bulgare » au Novitchok, de l'espionnage atomique à la cyberguerre, du KGB au FSB, Andreï Kozovoï brosse une vaste fresque peuplée d'agents aux multiples facettes, lesquels ont acquis au fil des ans une expérience sans équivalent, mais aussi un considérable pouvoir de nuisance. Pilier du régime, les services secrets permettront- ils à Vladimir Poutine de maîtriser le monde ou seront-ils le monstre de Frankenstein qui provoquera sa chute ?

  • Le 8 juin 1978 Alexandre Soljénitsyne disait aux étudiants de l'université de Harvard :
    « Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour transformation de la nôtre. (...) Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. À l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l'Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n'est même pas le fait du monde éclaté, c'est que les principaux morceaux en soient atteints d'une maladie analogue. »

    Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne est né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk (Russie). Mobilisé en 1941 dans les rangs de l'Armée rouge, il est arrêté à la veille de la victoire pour avoir prétendument insulté Staline dans une lettre à un ami, et purgera huit ans de détention et trois de relégation. En 1962, la parution d'Une journée d'Ivan Denissovitch, peinture véridique de l'univers du Goulag jusque-là tabou, révèle un écrivain au monde entier. Le Premier Cercle puis Le Pavillon des cancéreux assureront sa gloire. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1970. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L'Archipel du Goulag, tableau de la terrible répression exercée en Union soviétique sur des millions de citoyens. Le scandale est énorme : en février 1974, Soljénitsyne est déchu de sa citoyenneté et expulsé de son pays : il se fixera d'abord en Suisse puis aux États-Unis. À la chute de l'URSS, sa nationalité lui est restituée et il rentre en Russie, près de Moscou, où il vivra jusqu'à sa mort, survenue le 3 août 2008.

  • Son enfance, elle l'a passé dans un petit pays d'Amérique centrale. Seuls perdurent de ces lointaines années tropicales quelques souvenirs heureux. Jusqu'au jour où une image aperçue sur un écran de télévision fait tout tanguer. Au beau milieu d'un reportage sur les services secrets français, cet homme qu'elle reconnaît, qui « travaillait avec son père ». Ses parents auraient-ils pu être liés au service de renseignement à la fin de la guerre froide ? Son paradis enfantin baigné de soleil cacherait-il un arrière-fond plus trouble ? Ne lui reste plus qu'à fouiller sa mémoire et à remonter le temps, suivre les pistes des vieilles connaissances pour découvrir la vérité. Nathalie Peyrebonne, dans ce roman sur la quête de l'enfance et de ses rêves étincelants, interroge les mystères de la mémoire, ses pièges et ses tours de force.

  • «Le tiers-monde n'était pas un lieu. C'était un projet.» Alors que les pays du Sud s'effondrent sous le poids des dettes et des effets délétères de la mondialisation, on oublie trop souvent que les peuples colonisés ayant conquis leur indépendance au XXe siècle s'étaient efforcés de mettre en oeuvre un programme politique axé sur la paix, la justice, la liberté, l'anti-impérialisme et le changement social.
    Quelles ont été les dynamiques culturelles, sociales et politiques à l'origine de ce mouvement décolonialiste dans les pays communément appelés du «tiers-monde»? Comment leur rêve d'émancipation a-t-il pu mener au renouvellement cynique de l'exploitation et des rapports de domination? Les damnés de la terre sont-ils condamnés à demeurer inaudibles en cette ère de néolibéralisme?
    Une histoire politique du tiers-monde relate les événements du point de vue de ces «nations obscures» qui, à partir des années 1950, ont réclamé une place dans la gestion des affaires du monde, tout en se dissociant des blocs de l'Est et de l'Ouest de l'époque. De Bandung au Caire en passant par Abuja, Bali et La Paz, Vijay Prashad pose un regard à la fois rigoureux et personnel sur les grands débats et les figures politiques qui ont marqué le Mouvement des non-alignés, restituant le souffle extraordinaire de libération qui les a animés. Qui, aujourd'hui, portera ces rêves de liberté, d'égalité et de paix?
    Avec une nouvelle postface de l'auteur et un texte inédit d'Omar Benderra sur le mouvement citoyen en Algérie qui a débuté en février 2019.

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité

    Ni tout à fait en Europe ni tout à fait en Asie, la Russie interroge : quelle est sa stratégie politique ? Quels développements économiques envisage-t-elle ? Comment se positionne-t-elle face aux États-Unis et face à cette nouvelle grande puissance qu'est la Chine ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.


    "Jean de Gliniasty dénoue l'énigme russe et porte un éclairage édifiant sur des réalités loin d'être monolithiques"
    Pascal Boniface

  • La France a pleinement participé à la guerre froide. Mais à la différence d'autres pays, l'« atlantisme » y a presque toujours été minoritaire et, dans le domaine politique comme sur le plan militaire, elle a imprimé à cet affrontement sa marque particulière, sans tomber dans l'hystérie antisoviétique ni dans le rejet de la Russie en tant que telle.
    Présente dans toutes les grandes crises, elle a, avec davantage de détermination que ses alliés, cherché à maintenir dans ce conflit nouveau (conflit de puissance et conflit idéologique à la fois) le système international classique dans le cadre d'une « double sécurité » (aussi bien face à l'URSS que face à une éventuelle résurgence du problème allemand), ou même elle s'est employée à promouvoir un nouveau système européen permettant de relativiser les différences entre les deux parties du continent. Malgré le confort que la situation aurait pu lui procurer, elle a tenté, avec des variantes et des responsables aussi différents que de Gaulle, Bidault, Robert Schuman, Mendès France, Mitterrand, d'imaginer une sortie qui ne serait pas le résultat d'une victoire pure et simple. Sortie qui passerait par le retour au primat de l'intérêt national à l'Est ou bien par la convergence des modèles de société.
    Au total, si la France n'a pas « gagné » cette guerre de cinquante ans, elle ne l'a pas « perdue ». Étant donné la lourdeur des problèmes de la décolonisation et la profondeur de ses divisions internes sur la politique à suivre envers l'URSS mais aussi envers les États-Unis et l'Allemagne, c'est déjà beaucoup. Appuyée sur le dépouillement méthodique des archives du Quai d'Orsay et des autres grandes chancelleries, la plupart inédites, des témoignages et des Mémoires de multiples protagonistes, cette somme historique sans précédent renouvelle fondamentalement notre vision du second XXe siècle.

  • "Dès la fin des années 1950, les services secrets français préparent leur politique africaine en vue des indépendances. Mais, même eux ne peuvent pas tout se permettre et c'est là que les « barbouzes » entrent en scène, pour assumer cet illégalisme d'État. Leur passé importe peu, seules leurs compétences anticommunistes constituent le critère de sélection. Cependant leur liberté d'action et leur pouvoir ont un revers : la République française niera officiellement avoir eu connaissance de leurs agissements. Et pour cause, ils représentent la face cachée de l'histoire de France depuis la Libération : ce sont d'anciens épurés, des employés des officines clandestines de la IVe République, des activistes des complots du putsch d'Alger, des collaborateurs de Foccart ou des agents clandestins.
    La décolonisation de l'Afrique a été synonyme, pour la France gaullienne, de lutte anticommuniste et de défense de son domaine réservé. En 1960, le Congo devient le point de fixation de la guerre froide. Face aux Américains, aux Soviétiques et à la Tricontinentale (organisation regroupant les forces anti-impérialistes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine), la France entend mener sa politique depuis Brazzaville.
    Jean-Pierre BAT est archiviste paléographe (École nationale des chartes), agrégé et docteur en histoire (Université Paris Panthéon-Sorbonne). Il est chercheur affilié au CNRS (Institut des mondes africains) et chargé d'études aux Archives nationales.
    Collection « Le Grand Jeu » Dirigée par Olivier Forcade et Sébastien Laurent, la collection « Le Grand Jeu » rassemble des travaux de recherche sur l'histoire du renseignement et des services secrets. "

  • Par un éminent professeur de droit et diplomate émérite, connaisseur des grandes écoles de géopolitique et rompu à l'histoire du monde, le grand traité attendu sur le nouvel ordre planétaire appelé à devenir un classique.
    Pourquoi a-t-on cru que l'effondrement du communisme allait marquer la fin de l'histoire ? Pourquoi à l'affrontement entre l'Est et l'Ouest a succédé l'opposition entre le Nord et le Sud ? Pourquoi est survenu le nouvel affrontement Djihad contre Mc World ? Pourquoi le choc des civilisations a-t-il semblé inéluctable ? Pourquoi assistons-nous au retour des religions, au réarmement des empires, au réveil des populismes sur fond de reconstructions identitaires, de vagues migratoires et de crises environnementales ? Pourquoi, depuis l'Antiquité, le Moyen Âge, les Grandes découvertes, l'âge des colonialismes, l'ère des décolonisations, le temps des idéologies, le monde, l'histoire et l'homme ne nous sont jamais parus aussi chaotiques et aussi illisibles ?
    C'est en historien, juriste et diplomate que Jacques Huntzinger répond ici à ces questions et instruit le traité magistral de relations internationales et de géopolitique fondamentale qui manquait au lecteur de langue française. Relisant les leçons cruciales des cinq derniers millénaires, déchiffrant les peuples, les cultures et leurs rapports depuis les origines, éclairant à la lumière du passé les ombres d'aujourd'hui, il montre en quoi la mondialisation inédite que nous connaissons promeut l'appropriation du monde par chacun et par tous. Car notre monde n'est pas chaotique mais se complexifie.
    Un antidote aux simplismes et aux complotismes.
    Un éloge de l'intelligence humaine et de la complexité démocratique.
    Une somme indispensable.

  • Historama

    Francois Reynaert

    Les relations tendues entre les États-Unis et la Russie signent-elles le retour de la guerre froide ? Quelles sont les racines de la guerre en Syrie ? Quand a-t-on inventé le poste de président de la République ? En quarante textes, François Reynaert jette des ponts entre le passé et le présent pour expliquer l'actualité par l'Histoire.
    Grâce à son art de la synthèse, son sens de la pédagogie, l'originalité de ses points de vue et la diversité de ses sujets - de l'histoire millénaire de Mossoul à une brève histoire du poil en politique -, François Reynaert donne à l'actualité la profondeur de champ qui lui manque trop souvent. Historama nous entraîne dans un voyage distrayant, stimulant et passionnant.

  • La politique étrangère des États-Unis d'Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale expliquée par le professeur et militant Noam Chomsky, exemples à l'appui:
    Au Viêt-nam, les États-Unis n'ont pas perdu la guerre: ils ont laissé un pays en ruine, divisé, qui ne pourra jamais s'en relever. En Amérique latine, les États-Unis se sont affairés à écraser toute esquisse de démocratie ne cadrant pas avec leurs intérêts économiques. L'Europe de l'Est, tombée sous le joug de l'Ouest après la chute de l'Union soviétique, est maintenue dans un état de sous-développement.

    Avec la complicité des médias, Washington manie un double langage constant auprès de sa population peuple afin de justifier sa politique étrangère.

    Court, accessible et très incisif, Les dessous de la politique de l'Oncle Sam est devenu un classique des relations internationales et présente un condensé des analyses géopolitiques, économiques et sociales de Noam Chomsky.
    Le tiers monde doit apprendre que personne ne peut redresser la tête. Le gendarme de la planète poursuivra sans relâche tous ceux qui commettront ce crime inqualifiable.
    - Noam Chomsky

    Certains pourraient assimiler le travail de Chomsky à celui de la recherche d'un complot (les méchants Américains). Or Chomsky amène des faits [...] pour nous rappeler que le pouvoir ne se reproduit pas sans conscience de lui-même.
    - Combats

  • Réédités pour la première fois depuis leur parution en 1958, ces Mémoires du maréchal Montgomery racontent l'ensemble de sa carrière militaire, depuis ses débuts dans l'armée coloniale en Inde jusqu'à la victoire contre le nazisme et l'entrée dans la guerre froide. C'est pendant la retraite de Dunkerque que son génie militaire se révèle dans toute sa dimension, avant que ses campagnes victorieuses en Afrique du Nord puis en Italie ne lui assurent la postérité. La fin de sa carrière fut plus contrastée, « Monty » ne parvenant pas à s'imposer dans les méandres politiques d'après-guerre. D'une franchise confinant parfois à la brutalité, ce récit dévoile un officier orgueilleux, plus proche de ses hommes que des hautes sphères politiques et militaires. Il valut à son auteur de se brouiller avec Eisenhower, accusé d'avoir inutilement prolongé la guerre d'une année. C'est aussi dans ces Mémoires que le maréchal Montgomery a exposé sa conception du leadership, texte aujourd'hui encore lu et enseigné dans les écoles militaires du monde entier.

  • "S'il est un nom fameux parmi ceux qui ont « fait » la CIA, c'est bien celui de James Angleton. Myope, courbé et toujours vêtu de noir, cet ancien étudiant en littérature est devenu pendant la Guerre froide une figure incontournable du renseignement américain. Incarnation de l'espion, qui inspira nombre de mythes romantiques, Angleton intégra l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale puis contribua à la victoire des chrétiens-démocrates aux élections de 1948 en Italie. Remarqué à Washington, il intégra la jeune CIA au Bureau des opérations spéciales, assura la liaison avec le renseignement israélien, avant de créer le Bureau du contre-espionnage de l'Agence. Il veilla pendant vingt ans à empêcher toute pénétration du KGB tout en devenant l'ami d'un agent double britannique, Kim Philby. Et c'est en 1962 qu'il eut à gérer la grande affaire de sa carrière : la défection de la « taupe » soviétique Anatoli Golitsine. Dix ans plus tard, sa chasse à l'ennemi l'amena aux frontières de la folie et provoqua son renvoi. Document indispensable sur la CIA et le monde du renseignement, cette première biographie en français dresse le portrait d'un homme complexe et ambigu et dévoile un pan méconnu de la Guerre froide. "

  • Administrations clandestines, organisations en marge de la loi ou violant les libertés individuelles, espionnage industriel, surveillance des communications, torture... sur chacun de ces sujets, les idées reçues qui emballent les imaginations promptes à toutes les suspicions et spéculations ne manquent pas ! Qu'il s'agisse de renseignement militaire ou civil, de la lutte contre le terrorisme ou la criminalité financière, des écoutes téléphoniques ou du fichage informatique, nous n'avons finalement qu'une vision très réductrice des services secrets, souvent faussée par les films, romans ou autres reportages à sensations.
    Dépassant les clichés de James Bond, Mata Hari ou autre Jack Bauer, l'auteur détaille ici ce que sont ces services de renseignement. S'appuyant autant sur des données historiques que sur les informations de l'actualité, il en décrit le rôle et leur évolution au cours de ces dernières décennies.

  • Théorisée par Marx, l'idéologie communiste a inspiré au xxe siècle une multitude de partis et de régimes qui, à leur apogée, ont régenté un quart de l'humanité. Bureaucratie, répression et censure sont les symboles de leur domination, toujours violente sans jamais être absolue. De Lénine à Mao, Pol Pot et Castro, la même utopie se décline sous bien des latitudes.
    De l'espoir des débuts au désastre final, le communisme a éveillé des passions et des idées reçues qui ont la vie dure. Malgré son effondrement, il est encore présent dans nos mémoires et nos débats. Ce livre sans concession, nourri des travaux les plus récents, est une référence indispensable pour en comprendre à la fois les origines, la puissance et la chute.


  • Sur l'un des grands écrivains suisse du 20e siècle, Bernois d'une originalité inouïe, puissant dramaturge et démiurge de langue allemande, il manquait un essai de synthèse. Le voici, par un excellent connaisseur. L'existence de Dürrenmatt, ce bon

  • Pour les rares juifs survivants ou revenus à Berlin après la Shoah, l'après-guerre fut une période marquée par de profondes incertitudes quant à la possibilité même d'une existence juive sur le sol allemand. Harassés par douze ans de persécutions, les juifs berlinois se trouvent par ailleurs confrontés une fois de plus à une absurdité de l'Histoire : la division du monde en deux. Malgré les nombreuses déclarations officielles affirmant l'impartialité et l'indépendance du judaïsme, l'analyse de la vie quotidienne dans le Berlin d'après 1945 révèle une tout autre image : à la différence des églises protestantes, qui se sont efforcées de maintenir une unité au moins jusque dans les années 1960, les juifs allemands entérinent dans les années 1950 la séparation en deux communautés distinctes : celle de l'Est et celle de l'Ouest. Mais, au-delà de clivages indéniables, nombre de valeurs et de préoccupations restent communes aux juifs des deux Berlin : même cheminement de retour à l'identité juive, même prise de conscience de l'horreur de la Shoah, mêmes détours par un judaïsme culturel ou religieux.

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