• Suite à une bévue, Ai Kitazawa perd son travail, son mari et ses enfants. Sans ressources, elle ne peut que retourner vivre dans sa maison familiale, nichée dans une banlieue saumâtre. Elle y retrouve sa famille dysfonctionnelle. Takako, sa mère alcoolique, vient de poignarder Yasu, la grand-mère. Heureusement la blessure est sans gravité. Ai se tourne vers la gentille Miyako qui prend soin de son grand-père. Mais cette voisine ne cacherait-elle pas un secret ?

    Née en 1970, Hika Harada, grande admiratrice de Haruki Murakami, connaît une fructueuse carrière de scénariste avant d'abandonner cette voie pour se consacrer au roman. Une grande famille (publié en janvier 2019 au Japon) marque l'entrée, saluée unanimement par la critique, de cette romancière versatile dans le roman noir.

  • 1942. À l'aube de ses dix-huit ans, Cécile Veilleux doit quitter la ferme de ses parents, dans la Beauce, et son fiancé Jérôme, pour dissimuler une grossesse qui jetterait l'opprobre sur sa famille. Au même moment, à Québec, la jeune Rolande Comeau est envoyée à l'hôpital de la Miséricorde pour dissimuler une grossesse tout aussi honteuse. Recluses à l'orphelinat, les deux jeunes filles vont subir les affres du silence. Le silence à garder sur leurs blessures et leur déshonneur, qu'il faut à tout prix cacher. Le silence qui marque brutalement la fin de leur jeunesse. Dans la tourmente, l'amitié entre les deux jeunes filles pourra-t-elle les aider à surmonter ces épreuves ? Et l'amour entre Cécile et Jérôme survivra-t-il, malgré l'absence et la guerre qui se profile ? Une saga romanesque où deux héroïnes sont confrontées aux ravages du silence

  • Révélée

    Renee Knight

    Catherine ne sait plus comment ce livre lui est parvenu, mais depuis qu'elle l'a commencé, elle ne dort plus. Angoissée, obsédée par cette lecture, elle ne parvient pourtant pas à la terminer, terrifiée par ce que la fin pourrait révéler. Car le personnage de ce livre, c'est elle. Elle en est convaincue. Et l'auteur, E. J. Preston, y expose un secret qu'aucune personne vivante n'est censée connaître.
    Derrière ce pseudonyme, se cache Stephen Brigstocke. Cet ancien professeur voit sa vie déraper doucement et sûrement depuis le décès de son épouse. Jusqu'au moment où il découvre dans les affaires de celle-ci les photos d'une femme sur une plage et posant nue dans une chambre d'hôtel. Stephen n'a alors plus qu'un but : voir sombrer celle qu'il juge être la source de son malheur...

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Qui connaissez-vous le mieux ?
    Votre plus vieille amie ? Votre enfant ? Ou bien vous-même ?
    Holly participe activement à la sensibilisation des jeunes sur le thème du consentement sexuel. Par principe, elle prend le parti des victimes. Avec férocité. Mais quand son fils est accusé de viol par la fille de sa meilleure amie, elle prend sa défense, persuadée qu'il n'est pas coupable. Pendant ce temps, Jules doit venir en aide à sa fille de treize ans, traumatisée et peut-être enceinte.
    Tandis que les deux mères tentent de comprendre sur quoi se fonde l'accusation sans impliquer la police, d'autres secrets bien gardés refont surface. Toutes leurs certitudes s'effondrent et leur amitié menace de voler en éclats. Quand l'un des adolescents disparaît, l'histoire prend un tour plus sombre encore. À qui peuvent-elles vraiment se fier ?

  • Éloignement, disputes, violences... À Paris, le couple de Pascal et Sophie, policiers tous les deux, implose. Lui songe au divorce, tandis qu'elle décide de partir au soleil avec leurs quatre enfants. Lorsqu'elle lui apprend enfin la nouvelle, c'est le drame... Obligée de l'abattre, elle décide de faire disparaître le corps. Elle emménage bientôt à Saint-Jean-de-Luz, où elle a réussi à obtenir une mutation, avec ses anatolis et le cadavre de son cher et tendre... car il faut bien nourrir les chats, n'est-ce pas ? Tandis qu'un collègue de Paris mène l'enquête sur la disparition de Pascal, elle profitera d'un jeune voisin amoureux pour l'aider... Les voisins, retraités experts en commérages, découvriront-ils la vérité ? Des personnages qui ont tous quelque chose à se reprocher, des félins qui nous aiment jusqu'après la mort, sans oublier la douce mélodie du hachoir électrique... C'est le cocktail aussi drôle qu'horrible que nous sert Laurence Hautekeur, entremêlant avec un enthousiasme contagieux histoire sordide et guerre de voisinage. Elle signe avec La Voisine aux cent chats un thriller à l'humour noir savoureux qui ravira les amateurs du genre.

  • Depuis des millénaires, vampires et humains tentèrent de cohabiter. En l'an 47 av. J-C, une paix durable fut signée entre les deux races, permettant ainsi une entente plus ou moins harmonieuse, après une guerre aussi rude que meurtrière pour les deux camps.
    De nos jours, Etats-Unis.
    Je me nomme Akira Hanasawa, étudiante à Blue Hill, en Caroline du Nord. Ma différence est un atout, mais également une lourde charge à assumer. Laissez-moi vous raconter cela ....

  • Chez Nous

    Louise CANDLISH

    • Lizzie
    • 9 Avril 2020

    Entre Desperate Housewives et Les Apparences, Chez nous est un thriller redoutablement addictif, qui tient son lecteur en haleine jusqu'à la dernière minute.Ils pensaient s'être séparés " intelligemment ". Ils avaient, en tout cas, trouvé un accord : ils habiteraient à tour de rôle avec leurs enfants dans leur belle demeure de Trinity Avenue, dans le sud de Londres. Mais l'histoire a mal tourné. Très mal tourné.
    Un jour d'hiver, en rentrant chez elle, Fiona Lawson tombe sur des déménageurs. Tous ses meubles ont disparu, il y a des gens dans sa maison - un couple qu'elle n'a jamais vu lui annonce qu'il en est le nouveau propriétaire. Fiona essaie immédiatement de joindre son mari, mais son numéro est hors service. Et ses enfants, eux aussi, ont disparu. Cauchemar éveillé ? Cela ne fait que commencer !
    Meilleur livre de l'année 2019 dans la catégorie Policier et Thriller du
    British Book Award.

  • Depuis sa plus tendre enfance, Cassandre Ascari dissimule sa féminité afin d'intégrer la chevalerie au service de son protecteur Eugène d'Ambroise.
    Sous le prénom de Guillaume, sa première mission consiste à escorter une rançon dans le but de délivrer Frénégonde Bailly, retenue en otage par le vil Bryan du Loch.
    Au cours de son expédition, les péripéties se multiplient, tout comme les rencontres avec le mystérieux Jasper, personnage charismatique qui semble la suivre et, lui aussi, dissimuler un sombre secret.

  • Cet ouvrage est le fruit de travaux interdisciplinaires où les auteurs apportent un éclairage original sur ces questions complémentaires que sont à la Renaissance l'Histoire et le Secret, la Mémoire et la Dissimulation, également abordées à partir de leur face visible ou cachée, l'ostentation, le silence ou l'oubli. L'entrelacs de ces diverses notions permet d'interroger l'histoire politique et idéologique, l'organisation de l'activité économique, le domaine de l'esthétique mais aussi l'imaginaire et la production littéraire et dramatique des années 1580-1640. De Shakespeare à Hobbes, de l'art des emblèmes aux Masques de Cour, en passant par l'analyse des stratégies de pouvoir ou encore par le questionnement de la démarche critique connue sous le nom de "New Historicism", école de pensée venue d'une Californie à l'écoute des sciences sociales françaises, ces études souhaitent contribuer au décloisonnement des disciplines et interroger un champ de savoir principalement axé sur l'Angleterre et ses relations avec l'Europe, au cours de la période allant de la Renaissance aux débuts de l'ère baroque.

  • Le château de la forêt du Mundat, nouvellement nommé Schaefferhof, semble avoir retrouvé la quiétude depuis que les Hassler y ont pris la place des De La Gravière, et qu´ils ont réussi à en éradiquer la malédiction d´origine. Cependant des drames continuent à endeuiller les familles, et cette fois sans lien avec les Six Arbres. Y aurait-il une autre malédiction ? La nouvelle génération vient pourtant d´entrer de plain-pied dans le XXe siècle, avec pour nouveaux outils l´automobile et le téléphone. Pierre, Guillaume, Henriette, mais aussi l´orgue de la cathédrale de Strasbourg et un étrange tableau du XVIIIe siècle, seront les acteurs et sujets principaux de ce deuxième livre qui nous mènera à Berlin-Spandau et à Kempten en Bavière, tandis que la matriarche Odile, solide comme un roc dans toutes les épreuves, continuera à imprimer sur les deux générations la marque de son caractère énergique

  • Alors que la détective Maud Graham commence à réaliser que ses parents se fragilisent, elle est appelée à enquêter sur le meurtre de Lydia Francoeur, la secrétaire de la résidence des Cèdres. Dans cet univers apparemment paisible, Maud et ses collègues de l'équipe d'enquêteurs du service de police de la ville de Québec font face à des embûches inhabituelles. Si ces policiers chevronnés savent composer avec la dissimulation et la manipulation, ils sont beaucoup moins familiers avec le flou, la frustration et la détresse découlant des problèmes liés au vieillissement. Il leur faudra rivaliser de détermination et d'humanité pour parvenir à reconstituer le fil des événements entourant la mort tragique d'une femme qu'on croyait aimée de tous. Avec une impressionnante maîtrise et une profonde sensibilité, Chrystine Brouillet brosse un tableau tout en ombres et lumière, vérités et mensonges. Ses personnages prennent vie, nous choquent, nous bouleversent, mais on retrouve avec bonheur l'univers de Maud Graham.

  • Le pouce crochu

    Fortuné du Boisgobey

    • Ska
    • 1 Juillet 2017


    Une fille opiniâtre poursuit l'assassin de son père... ainsi se résume succinctement cette histoire, écrite par l'un des précurseurs du roman policier...

    « Était-ce bien une main, cette tâche noirâtre qui tranchait sur le rideau blanc ? Camille en douta d'abord, mais elle ne parvenait pas à s'expliquer cette étrange apparition. Elle crut même être dupe d'une illusion d'optique. Le feu se mourait dans l'âtre et la lumière de la lampe commençait à baisser, si bien que le salon s'emplissait d'ombre et qu'elle ne distinguait plus nettement les objets. Elle aurait voulu fermer les yeux et elle ne pouvait pas. Ce point noir la fascinait. Cela ressemblait à une araignée énorme, armée de pattes velues, et cela ne bougeait pas. Était-ce la griffe de quelque bête monstrueuse ? Camille n'était pas poltronne, et pourtant elle sentait son sang se glacer dans ses veines. »
    Selon Thierry Chevrier, du Boisgobey « nous présente des héros profondément faillibles et humains, sujets au doute comme à l'erreur, lancés dans une traque pour la vérité, tenaces, hésitants, parfois déçus de fausses apparences, vérité souvent détruite au moment où l'on commençait à y croire, au fil d'aventures toujours profondément aléatoires et surprenantes. » Si l'on voit parfois les coutures de fil blanc dans ses intrigues, le point se rapproche davantage de la broderie que du ravaudage grossier. Emile Zola si critique envers les auteurs populaires de feuilletons à succès de son époque distinguait du Boisgobey qui faisait « plus proprement que les autres ». (extrait de l'avant-propos de Franq Dilo)

  • Les hommes du temps d'Henri III dénonçaient souvent dans leurs écrits les «practiques» et «menées» du roi et des grands, qualifiant ainsi des agissements ou des comportements dissimulés, faits de ruse, de théâtralité et de duplicité qui corrompaient les relations d'amitié, de fidélité et d'obéissance. Si le temps des troubles de la Ligue fut celui de la violence, il fut aussi celui de la persuasion: les princes tramaient et défaisaient incessamment toutes sortes d'entreprises en «jouant» de leur influence. C'est à «ces grandz qui ne font traffique que de simulation», qui cachent leurs desseins derrière les masques de leur visage, que cette étude s'intéresse. Elle aborde les techniques de l'influence, les usages ambivalents du langage, les comportements équivoques destinés à persuader ou à tromper autrui. Elle s'attache à mettre en situation l'action et les propos du souverain et des gentilshommes dans le cadre concret de quelques affaires politiques analysées dans le détail. Fondée principalement sur des sources épistolaires ou des relations écrites au plus près des événements, elle tente de restituer l'ambiance d'un univers politique de la fin du XVIe siècle traversé par la rumeur qui, souvent manipulée, changeait et influençait sans cesse leurs décisions ou leurs actions. Le pouvoir et la puissance politique reposaient aussi sur la force des apparences.

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