• Ces textes ne constituent en rien une théorie du roman ; ils tentent seulement de dégager quelques lignes d'évolution qui me paraissent capitales dans la littérature contemporaine. Si j'emploie volontiers, dans bien des pages, le terme de Nouveau Roman, ce n'est pas pour désigner une école, ni même un groupe défini et constitué d'écrivains qui travailleraient dans le même sens ; il n'y a là qu'une appellation commode englobant tous ceux qui cherchent de nouvelles formes romanesques, capables d'exprimer (ou de créer) de nouvelles relations entre l'homme et le monde, tous ceux qui sont décidés à inventer le roman, c'est-à-dire à inventer l'homme. Ils savent, ceux-là, que la répétition systématique des formes du passé est non seulement absurde et vaine, mais qu'elle peut même devenir nuisible : en nous fermant les yeux sur notre situation réelle dans le monde présent, elle nous empêche en fin de compte de construire le monde et l'homme de demain. (A. R.-G.)

    Pour un nouveau roman a été publié en 1963. Ce recueil de textes, à visée polémique, reprend et combine plusieurs articles d'Alain Robbe-Grillet parus entre 1953 et 1963.

  • Un problème de santé ? Un mode de vie particulier ? Découvrez la nouvelle collection 100% inédite du Dr Jean-Michel Cohen qui s'adapte à votre situation santé !Découvrez la nouvelle collection 100% inédite du Dr Jean-Michel Cohen ! Un guide pratique avec de nombreux conseils et des recettes gourmandes qui s'adaptent à votre situation santé !Que manger lorsqu'on souffre d'hypercholestérolémie ? Quels sont les aliments à éviter, et ceux à privilégier ? Quels petits plats se préparer pour pouvoir manger sainement tout en se faisant plaisir ?
    Grâce à ce livre, le docteur Jean-Michel Cohen nous éclaire sur ce problème de santé qui touche 1 adulte sur 5 en France, et nous livre des recettes spécialement adaptées aux personnes concernées par le cholestérol.
    Le livre est composé de 2 parties :
    -
    une partie théorique et explicative : qu'est-ce que le choléstérol ? que faut-il savoir sur l'hypercholestérolémie ? quelles habitudes alimentaires adopter pour faire baisser ton taux de cholestérol ?
    -
    50 recettes illustrées et des idées de menus spécialement élaborés pour ceux qui souffrent d'hypercholestérolémie.

  • Une ville qui n'existe pas, mais décrite par le menu, avec une précision (une joie, aussi) de maquettiste : rue par rue, lieu par lieu, avec ses grands passants, ses fantômes, son ton. Ville du bord de l'eau (comme si, entre la Garonne et la Loire, un autre fleuve et un autre estuaire avaient existé), ville où la donne de l'utopie a été plus généreuse qu'ailleurs, ville qui a donc beaucoup rêvé et qui, à son tour, fait rêver. Écrite à partir de son plan dessiné un jour de désoeuvrement, Olonne est devenue une sorte d'absolu de la fiction, une sorte de vertigineux « comme si », qui est aussi comme un roman. Description d'Olonne a obtenu le prix France Culture en 1992.

  • L'affaiblissement des populations d'abeilles, sauvages et domestiques, est un des sujets majeurs de notre temps. Cet ouvrage offre des outils pour comprendre l'abeille et la pollinisation et se propose de réaliser un état des lieux de ce qui perturbe ces insectes indispensables à l'alimentation humaine et à l'équilibre de la nature.À l'heure où les abeilles occupent un espace important dans le débat public, il devient nécessaire de démêler le vrai du faux, afin d'identifier les solutions concrètes pour inverser la tendance et venir en aide à ces gardiennes de notre avenir.Apprenons dès aujourd'hui à comprendre et à protéger les abeilles pour préserver la biodiversité et sauvegarder le monde de demain !

  • L'importance accordée à l'observation de l'action est une tendance marquante des sciences sociales contemporaines. Mais comment observe-t-on ? Que capte l'oeil du sociologue ou de l'anthropologue quand il observe ? En réalité, le regard fait le partage entre ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas ou l'est moins, entre le nécessaire et l'accessoire. Toute observation comporte ainsi un reste, qui mérite cependant que l'on s'y arrête. Dans ce livre publié pour la première fois en 1996 et devenu un classique, Albert Piette interroge les différentes traditions sociologiques ou ethnologiques afin de dégager le principe de pertinence que chacune d'elles met en oeuvre pour séparer l'essentiel du détail. Développant une approche originale, il défend l'idée selon laquelle la réalité sociale se construit dans la tension, variable selon chaque situation et chaque acteur, entre le primordial et le superflu. Ce sont ces écarts, ces restes, qui contribuent à définir les individus dans ce qu'ils ont de proprement humain.

  • D. Tsepeneag ne se cache plus derrière Ed Pastenague. Ce nom s'était glissé sous sa plume au moment où le blanc de la feuille lui devenait insupportable et que, pour le noircir, il jouait avec son propre nom en le faisant culbuter dans tous les sens. Une fois né ainsi, comment empêcher le jeune Pastenague de succomber à la tentation littéraire.
    Mais regarder par la fenêtre, devant sa machine
    à écrire, décrire les pigeons qui volent, la maison d'en face, et Madame Maryse qui passe sous sa marquise à cinq heures, tout cela ne suffit pas à faire un roman. Il appelle à la rescousse ses amis du lycée d'Agen, les trois Ed : Edmond le Nègre, Edgar le Jaune, Édouard le Rouge. Échange de lettres, de questions, de coups de téléphone, de critiques, de rencontres, d'injures : l'atelier
    d'écriture est à l'oeuvre. À travers une succession de scènes désopilantes d'invention et d'humour se dessine la saga multiraciale de plusieurs familles : vietnamienne, martiniquaise, arabe, anglaise et même française... Après avoir servi de pseudonyme, Pastenague est devenu personnage et on peut le retrouver dans tous les romans de D. Tsepeneag qui ont suivi Pigeon vole. C'est peut-être mieux d'être personnage que l'auteur d'un seul et unique livre, un nom oublié en haut de la couverture...

  • Le premier amour

    Amigorena S H.

    "J'avais dix-huit ans et j'étais amoureux. Ma vie n'avait qu'un seul but : la traduire. Mais comment trouver les mots justes pour la forme de la forme de ses seins ? pour le secret du secret de son sourire ? pour la profondeur ineffable de son regard sombre ? Je voulais la traduire comme on traduirait un poème d'une langue qu'on aime - mais qu'on ne comprend pas. Je voulais écrire sur elle - et sur elle. Je voulais décrire ses lèvres - et ses lèvres. Je voulais, pour toujours, la tenir toute entière sur le bout de ma langue. Malheureusement, les premiers amours, aussi éloquents soient-ils, ne sont jamais que les préludes des premières défaites."

  • Après la vague post-moderniste des années 1980, on assiste à un « retour à la description ». Attentif à la réalité quotidienne des pratiques descriptives en histoire, en anthropologie et en sociologie, ce volume s'intéresse aux formes concrètes de la description dans l'espace ou le temps, d'une discipline à l'autre. Il aborde le travail descriptif spécifique aux sciences sociales, comme les « descriptions des autres », que le chercheur en sciences sociales utilise comme source ou comme objet de sa recherche.

  • Il est quelques points relatifs à Edgar Poe, sur lesquels il y a un accord unanime, par exemple sa haute distinction naturelle, son éloquence et sa beauté, dont, à ce qu'on dit, il tirait un peu de vanité. Ses manières, mélange singulier de hauteur avec une douceur exquise, étaient pleines de certitude. Physionomie, démarche, gestes, air de tête, tout le désignait, surtout dans ses bons jours, comme une créature d'élection. Tout son être respirait une solennité pénétrante. Il était réellement marqué par la nature, comme ces figures de passants qui tirent l'oeil de l'observateur et préoccupent sa mémoire. Le pédant et aigre Griswold lui-même avoue que, lorsqu'il alla rendre visite à Poe, et qu'il le trouva pâle et malade encore de la mort et de la maladie de sa femme, il fut frappé outre mesure non seulement de la perfection de ses manières, mais encore de la physionomie aristocratique, de l'atmosphère parfumée de son appartement, d'ailleurs assez modestement meublé. Griswold ignore que le poëte a plus que tous les hommes ce merveilleux privilège attribué à la femme parisienne et à l'Espagnole, de savoir se parer avec un rien, et que Poe, amoureux du beau en toutes choses, aurait trouvé l'art de transformer une chaumière en un palais d'une espèce nouvelle.


  • Des petits aux grands écrans, des histoires destinées à accompagner le sommeil des enfants à celles qui occupent les adultes, des journaux quotidiens aux livres d'Histoire, des fictions littéraires aux paraboles religieuses, des fables politiques aux histoires drôles ou à la publicité, les figures les plus diverses du récit ponctuent nos existences. Le récit accompagne la vie et la mort des plus humbles comme des plus grands hommes, il trace les limites de ce que chacun doit et peut faire à travers ragots, potins ou éloges. Sur les ondes et au cinéma, le retour, ces dernières années, des plus traditionnelles formes de narration doit nous inciter à examiner les modes de fonctionnement et les fonctions de ce type de mise en texte.

  • Quelles sont les relations entre les deux genres complexes, variés et changeants que constituent les romans grecs anciens et la poésie, épique, lyrique, dramatique, d'époque archaïque, classique, hellénistique ? Ce recueil de dix-sept articles, issus d'un colloque tenu à Nice en 2013, ouvre à nouveaux frais ce dossier. Au-delà des influences et intertextualités, quatre domaines sont étudiés : lien entre images et figures poétiques et romanesques ; jeux de références, lectures, réécritures ; effets de rythme et jeux de structure ; roman comme poésie et poésie comme roman. Chaque aspect fait l'objet d'approches à la fois théoriques et appliquées, présentant un état des lieux critique et proposant des perspectives renouvelées, voire des interrogations originales. Sont ainsi abordés l'évolution de la prononciation du grec à l'époque impériale, le rapport description/narration et l'ekphrasis , la métaphore et la fiction, la relation des romanciers anciens à la tradition rhétorique voire scolaire, le roman épique ou tragique et la poésie romanesque, ou encore les liens avec la littérature latine. Enfin, ce sont les relations entre théorie littéraire contemporaine et réflexivité ancienne, ainsi qu'entre littérature générale et philologie classique, qui sont ici réinterrogées.

  • Magali Nora signe là, en cinquième ouvrage, un carnet de routes poétique, empreint de parcours initiatiques et de voyages, moteurs essentiels à son inspiration. Changeant parfois de styles et de temps, l'écriture reste émotive, descriptive et concise à la fois, toujours forte de sens. Deux volets se succèdent dans ce recueil attachant, abouti, dont presque tous les textes sont autobiographiques - universels et symboliques dans l'Ailleurs et l'Autrement. À lire lentement, mais les initiés le savent déjà.

  • Visites guidées par deux femmes résolues, Khaoula et Catherine, dans les mystères et méandres d'un pouvoir autocratique appelé RADP. Khaoula, l'éternelle rebelle, amoureuse du juste et du vrai, dévoilera par le cru et le dru les détresses des hommes et le bonheur des rats dans une société avilie par la cupidité, la corruption et les escroqueries organisées de ses dirigeants. Catherine, dite l'Allemande, déchirée et bouleversée par ses origines algérienne et bavaroise, raconte les monstruosités commises au nom de la révolution. Les deux femmes, que leurs destins convergents ont portées au coeur du pouvoir, racontent un régime qu'elles ont vécu de l'intérieur au travers de toutes ses perversions et ses techniques de gouvernance dictatoriale à l'aube des printemps arabes.

  • La description a été jusqu'à présent principalement étudiée en référence au récit, essentiellement littéraire, et à l'enseignement du français, dans une perspective typologisante. Cet ouvrage, qui s'inscrit dans un projet de recherche de l'équipe de didactique du français de Lille III (THEODILE), tente, à partir de contributions de spécialistes de différentes disciplines, de repenser la description au travers de quatre entrées : celle de sa définition (statut, organisation, fonctions, tensions internes, inscription générique) ; celle de son fonctionnement dans les pratiques de recherche (linguistique, psychologie, sociologie, médecine...) ; celle de sa place et des problèmes qu'elle soulève en formation et notamment dans les mémoires professionnels ; celle de son importance, de ses effets postulés et des difficultés rencontrées dans les disciplines scolaires autres que le français (histoire et géographie, sciences, langues...).

  • Il n'y a jamais eu une image française de l'Italie. Même à l'intérieur de la catégorie fortunée que représentent les voyageurs, nous n'aurons pas les mêmes impressions chez "l'antiquaire", comme on disait alors, chez l'artiste, l'architecte, l'homme politique ou le diplomate, l'ecclésiasique, le militaire, chez celui qu'intéressent les problèmes de l'économie etc. De surcroît, les temps changent et, pour prendre un exemple précis, le jugement sur Naples des voyageurs du xviie siècle n'a rien à voir avec celui qu'aura le Siècle des Lumières qui, à son tour, sera différent de celui de la génération romantique. Et il serait facile de multiplier les exemples. Mais, s'il n'y a pas une image française de l'Italie, il y a, nous le savons tous, des images françaises stéréotypées de l'Italie, comme il y a des images italiennes stéréotypées de la France, sur lesquelles il n'est pas inutile non plus de méditer. Mais, pour cerner ces images, pour voir comment elles sont nées et comment elles se sont transmises, il ne faut pas se limiter aux "grands auteurs", au lyrisme stendhalien pour qui l'Italie signifiait le bonheur de vivre, ni aux phrases acerbes d'un Président de Brosses qui ne perdait pas une occasion d'exercer avec talent un esprit critique développé. Il faut feuilleter ces "textes anodins", comme dit Marguerite Yourcenar, qui, de fait, sont, le plus souvent, loin d'être des chefs-d'oeuvre ; il faut les feuilleter en essayant de discerner ce qui a été vécu et ce qui a été inventé, ce qui est impression authentique et ce qui a été copié dans les livres, et surtout en essayant de comprendre comment, dans ces lentes stratifications, apparaissent un certain nombre de traits qui, malgré tout, peuvent être considérés, je crois, comme des constantes.

  • Gli studiosi della Roma settecentesca saranno grati a Wanda Rupolo per la scoperta e l'edizione delle lettere di viaggio di François Eyrard, prete della Missione. Questo genere letterario, tornato in auge nell'Europa colta del XVIII secolo, tra la fine delle guerre di successione e la Rivoluzione, quando il «Grand Tour» diviene oltre che un'esigenza una moda, presenta dei capolavori, ai quali anche lo storico ricorre per confrontare i suoi documenti con l'opinione dei contemporanei. Basterà citare, per fermarsi ai più noti connazionali del P. Eyrard, Montesquieu, Labat, De Brosses, Caylus, Dupaty, Roland de la Platière. Anche il nostro li ha presenti, sebbene citi solo il Lalande, più sfortunato di lui, perché le lettere di presentazione non gli avrebbero giovato negli ambienti curiali romani. Forse perché, egli dice sorridendo, nel paese del «dolce far niente» gli astronomi sono meno favoriti dei teologi.

  • La poésie ancienne n'est pas volontiers descriptive, et pourtant il y en a de célèbres, comme le bouclier d'Achille. Ce sont alors des "pauses" dans le discours, toujours liées, chez les anciens, à la méditation inspirée (enargeia). Ce sont des moments où l'auteur justifie ses propres pratiques poétiques, où il dialogue avec le lecteur. Mme Galand, grâce à une maîtrise exceptionnelle de la culture antique, médiévale et renaissante suit le devenir des descriptions poétiques chez les poètes héritiers de l'Alexandrinisme : Ovide, Stace, Ausone, Alain de Lille et Politien. Une tradition poétique nous est ainsi révélée au plus près des textes.

  • Quel texte... mais quel texte !
    On est en 1903. Cela parait dans "Le Gaulois" (quand même, là où Maupassant, un peu plus tôt, publiait ses plus audacieuses nouvelles - elle s'est bien affadie, la confiance de la presse aux auteurs...).
    À la limite, et d'autant si on a lu Walter Benjamin, tous les outils sont disponibles dans les "Tableaux parisiens" de Baudelaire. Et à peiine deux ans plus tard, un des gandins fadasses qu'on voit passer là, dans les lieux où il faut se montrer, se cloîtrera dans une chambre tapissée de liège pour écrire sa "Recherche du temps perdu" qui participe des mêmes outils, de la même folie.
    À première vue, sans jeu de mots, le dispositif est provocant, mais simple : le narrateur s'installe dans un point fixe privilégié de la ville (ou la plage considérée comme lieu urbain), et décrit exhaustivemment ce qu'il voit, dans le temps précis où se continue l'écriture. En soi, ce serait déjà fascinant.
    Et, chaque reprise, il se complique la donne : après la vue sur mer et boulevard, entrer dans le lieu de représentation, opéra ou théâtre, puisque bien sûr on y va autant pour se montrer que pour voir. Et si c'est trop facile, rajouter une couche d'arbitraire: un omnibus - donc le narrateur cette fois mobile, comme ceux qu'il décrit. Et puis, pour finir, est-ce que l'exercice vaut pour une fraction de réel plus petite, en augmentant le zoom du microscope ? Essayons avec une table dans un restaurant...
    On n'a jamais vu la ville comme cela. La ville contemporaine de la folie Roussel. Celle qui en même temps conçoit la Tour Eiffel et ses Expositions universelles.
    Mais ce serait tellement trop simple, pour quelqu'un comme Roussel. Rappelez-vous "Locus Solus", rappelez-vous le fabuleux et bref "Comment j'ai écrit certains de mes livres".
    Et maintenant, reprenons le début de "La vue" : une boule de verre, une image qui se forme à l'intérieur. Plus loin, le peintre. Plus loin, celui qui se promène avec un livre et puis nous entrons dans l'intérieur du livre.
    Oui, si le réel se donne ainsi à voir, dans tous les déplis et jeux croisés de l'instantané et de la durée, c'est parce qu'il n'est que construction d'écriture, qui se brise, se déboîte, génère au milieu de la phrase sciée en deux l'image qui la dédouble et multiplie le récit.
    Alors bien sûr, lire ce texte légendaire (que Roussel lui-même rassemble en livre dès 1904) comme une merveilleuse et plus que moderne proposition d'écriture (les Surréalistes ni Perec n'y manqueront pas, ni Novarina et d'autres). La ville de 1900 s'y donne comme jamais elle n'a été aussi vertement mise à nu : dans son mouvement, son fourmillement, sa multiplicité de temps séparés et l'anonymat des silhouettes, et c'est fascinant.
    Mais lire aussi, à chaque reprise de thème, ces dispositifs optiques ou narratifs qui s'exposent presque naïvement, comme expérience même de la vie (et non plus la vue) que l'écriture invente : eh oui, rien qu'une boule de verre, celle-même des dix-sept sphères de "L'Aleph" de Borges quarante ans plus tard.
    Respect au maître, et la folie pour nous.
    FB



  • 1831. Alexis de Tocqueville visite la province du Bas-Canada. Déjà sa réflexion sur le système socio-politique canadien s'amorce et se poursuivra pendant plus d'un quart de siècle. La rébellion des Patriotes de 1837-1838 gronde... 1898. André Siegfried fait son premier voyage en terre d'Amérique et assiste à la marche vers l'indépendance de la colonie canadienne. Tocqueville et Siegfried, tous deux préoccupés par les valeurs de liberté, image qu'a toujours projetée l'Amérique, ont porté un regard critique sur la situation à deux époques différentes.

  • La tradition du voyage en Italie remonte fort loin : nul n'ignore quel pôle d'attraction ont constitué de bonne heure pour les étrangers des lieux de pèlerinage comme Rome, Lorette ou Bari, les universités de Bologne, de Padoue... Cette tradition a donne naissance à toute une littérature dont la veine n'est pas tarie de nos jours. A cet égard, la seconde moitié du XVIIIe siècle presente un intérêt tout particulier : avec l'apparition d'une mentalité nouvelle, c'est la conception du voyage elle-même qui se modifie, tandis que la relation de voyage, genre aux limites assez imprécises, longtemps proche du guide à l'usage des étrangers, tend à devenir plus personnelle. Désormais, dans la plupart des cas, elle vise moins à donner des informations complètes et précises, valables pour tous, qu'à exprimer les impressions d'un voyageur, se rapprochant ainsi de l'autobiographie.

  • L'oeuvre romanesque d'Émile Zola (1840-1902) n'a pas cessé d'être lue, par tous les publics, populaires ou lettrés. Mais, de génération en génération, on l'a lue différemment. Le fait frappant, à notre époque, est l'intérêt qu'elle suscite dans tous les courants de la critique moderne. Ces lectures ont renouvelé notre connaissance de Zola : l'homme, son savoir et ses rêves, sa poétique et son écriture.
    Prenant appui sur ces travaux, l'auteur propose une étude synthétique des principaux aspects de la formation littéraire, de l'inspiration romanesque et des techniques de Zola, afin de mieux comprendre le courant appelé « naturalisme » auquel la postérité l'a associé.

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