• Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

  • Gaby Aspinall n'a rien du gendre idéal. De toute façon, il n'a pas l'intention de se marier. Il cultive un cynisme à toute épreuve. Rien ne trouve grâce à ses yeux. Il déteste, en vrac, les syndicats, Nespresso, Alain Souchon, le rugby, ce sport de gros cons.... Ce parfait salaud a pourtant, au plus profond de lui, des failles abyssales qui lui redonnent un peu d'humanité. Acheteur dans une multinationale en cours de rachat par les Américains, Gaby se révèle aussi amoral que l'entreprise qui l'emploie. Mauvais coûts, malgré la noirceur de son personnage, est un livre drôle, rythmé par des dialogues enlevés. Il y a dans l'écriture de Jacky Schwartzmann une filiation avec le Iain Levison d'Un petit boulot.

  • Ce texte inclassable a d'abord été l'un des plus fulgurants manifestes dada, dont Tristan Tzara s'est inspiré pour son Manifeste Dada (1918). Or, quand il le republie en 1927, Serner le transforme en manuel de savoir-vivre... pour voyous de haute volée ! Ce guide burlesque regorge de conseils avisés en toutes circonstances, que ce soit en charmante compagnie, en voyage ou encore dans l'habillement. Face à une époque de paranoïa aiguë, il s'agit d'instruire l'homme de cour moderne, à savoir l'escroc. Et en somme, de faire l'éloge du cynisme. Serner inflige une thérapie par électrochocs à une humanité dont la folie ne trouve plus de contrepoint que dans la sagesse de l'aigrefin : « Le monde veut être trompé, c'est certain. D'ailleurs, il deviendra sérieusement méchant, si tu ne le fais pas. »

    Né en 1899 à Carlsbad et mort au camp de Theresienstadt en 1942, Walter Serner a d'abord été l'une des plus brillantes figures du mouvement Dada. L'originalité de ses romans, publiés au début des années vingt et devenus des classiques de la littérature moderne, lui a valu le surnom de "Maupassant du crime" et de "Choderlos de Laclos des bas-fonds".

  • Cinq destins subtilement liés s'organisent en un implacable crescendo jusqu'à un final spectaculaire où s'entrechoquent Albert Camus et Jérôme Bosch.

    Avec un puissant sens du détail et une empathie qui frappe en plein coeur, Aïssa Lacheb décrit le chemin de croix et la chute d'individus victimes de déterminismes dont ils ne savent pas s'extraire.

    Aïssa Lacheb nous donne à regarder des réalités brutales mais, traversée de poignants éclats de poésie, sa langue éclaire par contraste la beauté tragique de l'âme humaine. Érostrate for ever montre la souffrance et aiguise notre compassion pour les damnés et notre révolte face à l'inacceptable.

  • Si ces épigrammes devaient être gravés sur la tombe d'un monument, ce serait un monument à la liberté... de pensée. Que l'on en juge : "Nous nous soumettons à la majorité parce que nous y sommes tenus. Mais nous ne sommes pas forcés de donner à notre attitude soumise une posture respectueuse." Ou encore : "Chez celui qui n'a jamais causé de tort à autrui, la vengeance est une vertu." C'est une collection d'aphorismes de cette trempe que renferme ce petit ouvrage, appelé à tenir dans la poche, sinon à occuper durablement sa table de nuit. Dans un style à la Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues, ces diatribes acerbes­ sonnent comme autant de piqûres de rappel. Celui qui est devenu l'un des maîtres du fantastique sait introduire ce qu'il faut de méchanceté ("Le premier homme que vous croiserez est un imbécile. Si vous pensez le contraire, interrogez-le et il vous le prouvera"). Ajoutez à cela une once d'anticléricalisme ("Chrétiens et chameaux accueillent leurs fardeaux à genoux"), une pointe de lucidité trempée dans l'ironie ("La mort n'est pas la fin ; il reste le litige sur l'héritage"), enfin une infime misogynie ("Pour étudier ce qu'il y a de bon et de mauvais chez la femme, il est inutile de faire appel à deux femmes"). Pour finir, laissez tonner et résonner la formule impeccable et de circonstance : "Un auteur populaire est quelqu'un qui écrit ce que pense le peuple. Le génie les invite à penser autre chose."

  • « Chers jeunes, laissez-vous surprendre par l'amour de Dieu ! »
    Pape FrançoisAimer, avenir, chômage, confiance, difficulté, justice, peur, vocation, etc. : une centaine de thèmes présentés sans détours par le pape. Un recueil indispensable pour tous les jeunes.Titre original : Parole ai Giovani © Libreria Editrice Vaticana

  • En 1923, laventurier anglais R.J. Fletcher quitte les Nouvelles-Hébrides (elles deviendront plus tard le Vanuatu), laissant là lenfant quil a eu dune Mélanésienne.
    Épuisé, sans le sou, il ne se doute pas que dans une autre vie et sous le pseudonyme dAsterisk, il sera un auteur célèbre pour avoir écrit des lettres scandaleuses dépeignant les Nouvelles-Hébrides comme des « îles dillusion » plus infernales que paradisiaques.
    Presque un siècle plus tard, Pierre Furlan parcourt à son tour lîle dÉpi. Guidé par la petite-fille mélanésienne de Fletcher, il reconstitue lhistoire mouvementée du célèbre auteur sous un nouvel éclairage : celui de la génération qui a connu lindépendance.
    Les événements relatés dans ce récit sont véridiques, comme le sont les lettres de R.J. Fletcher retrouvées et publiées ici pour la première fois.

  • Le tenor hongrois

    Patrick Raynal

    « Le bar était presque désert et elle était seule à le tenir. C'était elle, aucun doute là-dessus. Les yeux de sa grand-mère, l'allure de son grand-père. Elle est venue vers moi en souriant. Sa silhouette dansait dans la lumière et j'ai su que j'étais arrivé quelque part. » Car, au fond, dans ce recueil de nouvelles, c'est bien de cela dont il est question... arriver quelque part. Là on cherche des ornithorynques (Un ornithorynque dans le tiroir). Ailleurs, on poursuit un meurtrier et on découvre l'immense amour d'une épouse (Feed back). Ailleurs encore, on avoue son désir (Monsieur), ou l'on pénètre dans les cauchemars de sa mère pour mieux l'en débarrasser (Le Ténor hongrois). Entre Paris, New York, Nice ou le Montana, tous les personnages qui jalonnent ces nouvelles de Patrick Raynal sont en quête d'une vérité, celle qui permet d'entrevoir la sérénité, de vivre, encore. Et cette quête prend tous les chemins, toutes les couleurs, toutes les musiques ; d'une nouvelle à l'autre, on se balade tranquillement entre polar et dérive, cynisme et émotion, chaque fois sur un thème nouveau. Les personnages évoquent enfance et rock'n' roll, évoluent dans des villes rongées par la décrépitude qui servent de toile de fond aux confessions les plus surprenantes.

  • Diogène le chien

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    Diogène le cynique (-413 - -327 avant j.
    C), plus connu sous le sobriquet de diogène le chien fut le contemporain de socrate, platon, aristote, épicure et le disciple d'antisthène qui le rouait de coups de bâton. il mourut à corinthe qui lui consacra une colonne surmontée d'un chien, tandis que ses concitoyens lui élevaient une statue. il fut, selon aristote, le fondateur de la secte cynique [du grec kunismov " qui concerne le chien "]. cette école était ainsi appelée parce que ses adeptes avaient du chien la vigilance hargneuse et que d'autre part ils se réunissaient au lieu-dit " le chien agile ".
    C'est diogène qui, dit-on, vivait nu dans un tonneau, se masturbait sur la place publique, apostrophait les grands. il aurait répondu au dieu vivant, alexandre lui-même, qui se proposait d'exaucer tous ses voeux le très fameux et très impertinent " ôte-toi de mon soleil ". à platon qui venait de définir l'homme comme un animal à deux pattes sans plumes, il aurait présenté un poulet plumé ponctué d'un vigoureux " voici l'homme selon platon ! ".
    Il parcourait inlassablement les rues d'athènes, morigénant, insultant, rageant, se proclamant " citoyen du monde ". il écrivit quelques pièces aujourd'hui perdues. mais ce n'est pas certain. sa vie est un tissu d'anecdotes scandaleuses, excentriques, provocatrices, rapportées par quelques doxographes, notamment par diogène laërce. paul hervieu s'inscrit dans cette tradition. son diogène le chien est un joyau de concision et de style.
    Il restitue une athènes étonnement vivante, celle du ive siècle des philosophes, avec luxe détails et érudition. dès les premières pages le lecteur est plongé dans la vie quotidienne de la ville, pénètre avec minutie ses rites et coutumes. il suit pas à pas les agissements de ce " socrate en délire " que fut diogène selon la formule de platon, se réjouit de ses bons mots, participe à ses intuitions, se scandalise de ses audaces, exulte de ses provocations ; et admire avec envie cette liberté sans faille qui est sans le moindre doute la caractéristique majeure de ce philosophe en acte que fut diogène.

  • Négocier un prêt étudiant destiné à être joué au Rapido, s´ouvrir les veines avec une bouteille de Château Lamothe 2006 suite à une séance de dessin ayant mal tourné, donner une conférence armé d´un thermos de Calva à des lycéens aux cerveaux mal oxygénés... Paul, écrivain en devenir, attachant et détestable, enchaîne les situations et les échecs dont il espère qu´ils feront de lui un authentique poète maudit.
    Avec humour et impertinence, Claude Marion propose un portrait du poète maudit, entre caricature et vraie réflexion sur la nécessaire liberté de l´écrivain. Le Bonheur est une fatalité est son premier livre.

  • Un roman foisonnant où Céline raconte son enfance et sa jeunesse :
    "C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin.
    C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."

  • SAUVE QUI PEUT

    Maryse Kiss

    • Bookelis
    • 28 Juillet 2017

    Comédie en un acte dans la tradition du théâtre de boulevard. Elle nous emmène de quiproquos en quiproquos, de situations embrouillées en rebondissements inattendus.

    Thème : comment trouver quelqu'un pour effectuer à sa place le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle sans que l'entourage se doute de la supercherie ?

    Laurent, jeune homme cupide, invite chez lui Jacques, un « rejeté » de la vie et lui propose de faire le pèlerinage à sa place en échange d'une somme importante. S'échafaude alors un plan compliqué pour donner l'illusion à Marie-Laure, la fiancée de Laurent, que son futur mari est aussi pieux que téméraire alors que son projet secret est en fait de partir aux Maldives avec sa maîtresse.

    /> En bouquet final de ce pétillant feu d'artifice, l'adage : 'tel est pris qui croyait prendre' se vérifie une fois de plus en la personne de Laurent.

  • Le Monde en mieux

    Dominique Lebel

    NE DIT-ON PAS TOUJOURS QUE LE MIEUX EST L'ENNEMI DU BIEN ?

    L'idéal, l'utopie d'une vie merveilleuse, dans des villes et des pays merveilleux, dirigés par des gens merveilleux pour des peuples merveilleux, c'est ce que chaque nouvelle de ce recueil raconte à sa manière.
    Mais l'idéal implique des renoncements, des compromis avec la vie, et alors les rêves peuvent se transformer en cauchemars, des cauchemars dont les personnages de ces histoires vont avoir bien du mal à se sortir.
    S'ils s'en sortent...

    Dominique Lebel est agrégée de lettres modernes et diplômée de l'École du Louvre. Elle a longtemps enseigné le français avant de se consacrer à l'écriture et d'être étudiée à son tour dans les lycées.
    Dans Le Monde en mieux, elle dépeint avec humour et ironie des situations terribles qui pourraient bien être issues de notre passé, de notre présent ou, pire, de notre avenir.

  • À vingt ans, Ariane Morency s'interroge sur son avenir. Son jeune idéalisme vient se heurter au cynisme de son père, un artiste désabusé, qui croit que « le bonheur, c'est une belle ordure ». Pendant qu'ils discutent, la vie va, semant sur son passage ses merveilles et ses outrages.

  • Chemin cassé suivi de Chemin sans fin Nouv.

    Passé maitre dans l'art de l'écriture à contrainte, Thibodeau réussit un véritable tour de force avec ce livre dans lequel il n'utilise pas une seule fois le " r " sonore, la consonne identitaire par excellence de l'accent acadien. Il en résulte une proposition de lecture hors du commun, à la fois auditive, espiègle et ludique. Les poèmes oscillent entre le cynisme nordique et le baroque latino par l'usage de propos parfois impitoyables, souvent outranciers, à l'égard d'une époque incapable de distinguer ses vérités de ses mensonges. Un grand bol d'air frais pour contrer la morosité ambiante.

  • Ookpik Nouv.

    Ookpik

    Bruno Salazard

    La lucidité n'est pas toujours l'alliée d'une vie heureuse. Dans Ookpik, un adolescent revient sur les obstacles qui ont émaillé sa route et jette un regard sans illusion sur l'espèce humaine. Malgré l'amour familial, les tentatives de prise en charge clinique, ses recherches de grandeur et de beauté, rien ne le console du monde qui l'entoure. Jour après jour, il s'enfonce un peu plus dans le cynisme. Si le jeune homme désespère de la vie terrestre, son coeur n'est pas sans espoir. Dans le ciel vole Ookpik, un rapace majestueux et immaculé, qui incarne à lui seul la pureté qui manque aux hommes. Est-il possible de vivre selon cet idéal ?
    Dans ce roman court au style poétique, Bruno Salazard aborde avec délicatesse le thème des personnes à haut potentiel, des adolescents en quête d'absolu. 

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s´étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n´a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l´origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L´amour, l´espoir, la poésie n´y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d´une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l´inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L´ouvrage est précédé d´une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l´auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l´ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l´oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

    L'ouvrage paraît dans la collection Bibliothèque canadienne française.

  • Voici l'étrange «remake» de la millénaire histoire de Pygmalion, artiste grec, et de Galatée, son envoûtante sculpture, à qui Vénus donna vie pour satisfaire l'intense sentiment amoureux de son créateur. Avec Xavier et Klaude, toutefois, le résultat, très XXIe siècle, devient cocktail de cynisme et de vengeance. Après Ovide, George Bernard Shaw et d'autres, Bernard Gilbert propose une version noire de ce mythe captivant.

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