• Sélection naturelle Nouv.

    À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • Un soir de printemps, après avoir quitté le diner dont il est propriétaire, Driss Guerraoui, un Américain d'origine marocaine, est brutalement renversé par une voiture et meurt sur le coup. Le chauffeur du véhicule, lui, prend la fuite.
    La nouvelle de sa disparition est un choc pour sa famille, et ravive des blessures et des questionnements que tous auraient préféré laisser derrière eux. Cette mort est-elle un tragique accident de la route, ou faut-il y voir la marque d'un crime raciste ? Car si les Guerraoui sont l'exemple type d'une immigration réussie, la société américaine n'en a peut-être pas fini avec le rejet de l'autre. Nora, la fille cadette de Driss, en est persuadée.
    Sur fond d'enquête, plusieurs personnages prennent la parole à tour de rôle pour raconter leur histoire. Ces voix s'unissent et se contredisent pour relater leur quotidien dans l'Amérique d'aujourd'hui, et font de la petite ville de Californie où se déroule ce roman le théâtre de ses tensions identitaires les plus enfouies.

  • Dernier représentant d'une entreprise de nains de jardin rachetée par une holding américaine, Xavier Barthoux mène une vie bien rangée entre la tournée de ses clients, son épouse, son chien et sa résidence secondaire des Cévennes. Mais quand il découvre une fissure dans le mur de sa maison, c'est tout son univers qui se lézarde... Animé par une unique obsession, réparer la fissure, il entreprend un périple extrême et merveilleux jusqu'à l'autre bout du monde.

  • Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l'Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l'invite à venir passer des vacances chez elle. À son arrivée, une malheureuse surprise l'attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque... grâce aux livres, bien sûr.

    1 autre édition :

  • Le 7 février 2009, les flammes ont ravagé le bush australien et causé la mort de 173 personnes. Un des incendies les plus meurtriers de l'histoire de l'Australie.
    Derrière ce géant de flammes et de fumée se dessine bientôt la silhouette d'un monstre à taille humaine, accusé d'avoir délibérément mis le feu avant de contempler, assis sur le toit de sa maison, les eucalyptus brûler à perte de vue. Dans la vallée minière reculée de Latrobe, dominée par les énormes cheminées de la centrale à charbon la plus polluante du monde, Chloe Hooper se lance sur la piste du présumé pyromane, dix ans après les faits.
    Qui devient incendiaire, et pourquoi ? Thriller psychologique documentaire aux allures de chasse à l'homme, L'Incendiaire met à nu les ambiguïtés de la société australienne et aborde de front son rapport à la crise environnementale contemporaine.

  • Le monde universitaire est peuplé d'enthousiastes, persuadés qu'ils aident à faire avancer la recherche. Mais à quoi bon avancer quand on a perdu sa boussole ? Dans ce pamphlet, Baptiste Dericquebourg fait le constat d'une Université profondément en crise, uniquement capable d'assurer la reproduction de ses propres ministres. Philosophie et littérature sont désormais bonnes pour elles-mêmes, et le culte de ces disciplines a finalement mené à une « esthétique de l'impuissance ». Les théoriciens structuralistes sont loin d'être innocents de ce processus, à commencer par Pierre Bourdieu.

    Âgé de 33 ans, Baptiste Dericquebourg, a étudié la littérature et la philosophie à la Sorbonne et à l'École Normale Supérieure. Plutôt que d'entrer dans le monde universitaire, il choisit d'abord d'enseigner à l'Institut Français d'Athènes, puis en lycée et en collège. Depuis cinq ans, il est professeur de Lettres classiques en classes préparatoires littéraires en Bretagne. Il a également participé à la traduction de Marxisme et philosophie de Karl Korsch, publié aux Éditions Allia.

  • Vingt ans après la Revue de littérature générale et ses deux numéros historiques, Olivier Cadiot a eu envie de revenir sur le sujet, mais cette-fois sans l'aide de sociologues, de philosophes, de musiciens ou de paysagistes. Avec les seuls moyens de l'écrivain contemporain. Sans plans, ni cartes, ni partitions, ni théorie. Cela donne un feuilleton en plusieurs épisodes, comique et sensible, une histoire en zig-zag émaillée de conseils à de futurs auteurs... et surtout à soi-même. Une suite de variations consacrées aussi bien au passé de la littérature qu'à son présent, à son avenir, à sa mort annoncée mais toujours différée. Ce n'est pas à proprement parler une fiction, bien que cela y emprunte des personnages, des « figures », des cas psychologiques et une vraie liberté de ton ; ce n'est pas non plus un essai bien que s'y retrouvent théories, hypothèses et débats : c'est un livre d'Olivier Cadiot.

  • À 50 ans, Bernard se voyait bien parti pour mener la même vie tranquille jusqu'à la fin de ses jours. Mais parfois l'existence réserve des surprises...
    De catastrophe en loi des séries, l'effet domino peut balayer en un clin d'oeil le château de cartes de nos certitudes. Et le moins que l'on puisse dire est que cet homme ordinaire, sympathique au demeurant, n'était pas armé pour affronter ce qui l'attendait.
    Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise.
    Photographie de couverture : © Ute Mans / Plainpicture

  • Le premier tome d'une série de danse pas comme les autres !
    Victoire, Effia, Antoine, Lou et Max ont une seule passion : la danse ! Même si certains préfèrent la danse classique, d'autres le hip hop, l'improvisation ou la danse contemporaine, dès que l'école est terminée, les voilà qui foncent dans leur club de danse pour prendre des cours et s'entraîner.
    Alors que Lou montre à Max, son frère jumeau, de nouveaux mouvements de danse dans la cour de récré, elle percute Antoine et refuse de s'excuser. À la place, elle lui propose une battle : classique contre street dance. Le résultat est incroyable et donne une belle idée à Amélia, la surveillante et prof de danse : réunir les danseurs afin de mettre au point une chorégraphie originale pour le spectacle de Noël et montrer aux enfants qu'ils partagent beaucoup plus qu'ils ne le pensent.

  • Quand, en vacances à Key West (Floride), Sara se fait poser un lapin par son petit copain, elle décide d'engager un pompier local pour jouer le fiancé idéal auprès de sa famille... Le roman idéal à lire sur la plage !
    " Une superbe romance contemporaine saupoudrée d'un zest latino. " Publishers Weekly
    " De l'émotion, de l'humour et des personnages attachants. Un sans-faute. " Booklist
    Sara, influençeuse mode et beauté sur les réseaux sociaux, a un problème. Et de taille ! Elle doit rejoindre sa famille à Key West pour les vacances. Mais son petit ami lui fait faux bond au dernier moment.
    Comment dès lors affronter les questions de ses frères - et de leurs épouses si parfaites - et de ses parents ? Qui tous s'attendaient à rencontrer le futur époux de la petite rebelle de la famille...
    Et si Luis, ce beau sapeur-pompier en congés forcés rencontré sur le tarmac de l'aéroport, se transformait en gendre idéal ?
    Voilà la bonne idée de Sara - ou pas... Après tout, pourquoi les rêves ne se réaliseraient-ils pas sous le soleil de Key West ?

  • Comment se fait-il que certains mots nous parlent, voire semblent nous appartenir en propre ? Chaque mot "élu" par un écrivain nous livre ici une vision du monde et de la langue.
    Bien sûr, nous savons tous qu'il n'y a pas de mot parfait - ou alors tous le sont! de même que rien ne manque ni n'est en trop dans une langue. Mais l'idée est de surprendre les écrivains au travail, de saisir comment ils découpent et prélèvent leur langue dans la langue partagée.
    Après ceux consacrés aux « mots manquants » et aux « mots en trop », ce troisième dictionnaire iconoclaste vient clore une grande aventure collective, dont l'ambition est de faire découvrir la littérature contemporaine à partir de ses ateliers secrets.

    Belinda CANNONE, professeure de Littérature à l'Université de Caen, est romancière et essayiste. Elle a publié plusieurs romans (le dernier, Nu intérieur, L'Olivier, 2015) et plusieurs essais dont L'Écriture du désir (Prix de l'essai de l'Académie française, 2001), Le Sentiment d'imposture(Grand Prix de l'essai de la Société des Gens de Lettres 2005), La bêtise s'améliore (Stock, 2007), La Tentation de Pénélope (Stock, 2010). Ces derniers livres publiés sont Un Chêne (textes et photos, Le Vistemboir, 2016), S'émerveiller (essai, Stock, 2017) et La Forme du monde (essai, Arthaud, 2019).

    Christian DOUMET est professeur de Littérature à l'université Paris-Sorbonne. Outre des poèmes et ouvrages en prose, il est l'auteur de nombreux essais sur la littérature mais aussi sur l'esthétique musicale, la peinture, qui mêlent réflexion, réel et fiction. Parmi ses dernières publications : La Déraison poétique des philosophes (Stock, 2010), De l'art et du bienfait de ne pas dormir (Fata Morgana, 2012), Notre condition atmosphérique (Fata Morgana, 2014), Paris et autres déambulations, (Fata Morgana, 2016).
    Ces derniers livres publiés sont Aphorismes de la mort vive, Fata Morgana, 2018 ; L'Évanouissement du témoin, éditions Arléa, 2019.

    lls ont déjà dirigé ensemble, aux éditions Thierry Marchaisse, le Dictionnaire des mots manquants et le Dictionnaire des mots en trop.

  • Dans ce livre, Clément Rosset s'entretient librement avec Santiago Espinosa sur divers sujets. Dans une première partie, comprenant cinq entretiens, Rosset raconte avec humour les quatre épisodes marquants de sa vie l'ayant conduit à la réflexion philosophique. Il est ainsi question de son enfance, de son amour de la musique et de la littérature, de ses années de normalien et de son entrée à l'Université de Nice. Il y revient sur ses auteurs de prédilection, sur ses rapports avec l'Académie et avec les philosophes dont il a été le contemporain et parfois l'ami (Cioran, Deleuze, Jankélévitch, Descombes). Dans une seconde partie, deux entretiens visent, au vu d'un certain nombre de contresens ayant été faits par des commentateurs à son égard, à clarifier et à détailler les concepts-clés de sa philosophie : le double et le réel. Il s'agit donc à la fois d'un livre biographique, où Rosset parle de lui-même, et d'un ouvrage de fond, où le lecteur trouvera, tantôt un supplément conceptuel aux livres qu'il aura lus de sa philosophie, tantôt une introduction et une invitation à leur lecture.

  • L'oeil du prince

    Frédérique Deghelt

    • J'ai lu
    • 3 Septembre 2014

    Années 1980 : Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière

  • Comment la danse peut nous rendre heureux.
    Wayne Byars est américain, professeur de danse depuis 35 ans et fondateur du studio Harmonic à Paris. Tous les danseurs classiques et contemporains ont suivi son enseignement très particulier, à contre-courant des méthodes d'apprentissage habituelles. Plus que de la danse, Wayne Byars transmet une philosophie, une manière d'être au monde, de penser la peur, la douleur, la confiance, l'amour du métier, le plaisir d'être au monde et de le partager en public.

  • Ces « essais, reportages et ruminations », tous inédits en français, composent un extraordinaire portrait historique, social et culturel de l'Amérique contemporaine. Ils révèlent un Norman Mailer inattendu, romancier n'hésitant pas à aller « au charbon », à se frotter à la réalité multiple et changeante de son pays. Ce livre apporte un précieux complément à des classiques maileriens d'investigation tels que Les Armées de la nuit, Le Chant du bourreau, ou Oswald, un mystère américain.

    Norman Mailer est né en 1923 à Long Branch, New Jersey, et a grandi à Brooklyn. Après avoir obtenu son diplôme de l'université de Harvard, il a été fusilier dans le Pacifique Sud pendant la seconde guerre mondiale. Il a publié son premier livre, Les Nus et les morts (Albin Michel, 1968), en 1948. Mailer a remporté le National Book Award et le prix Pulitzer en 1968 pour Les Armées de la nuit (Grasset, 1970) et a reçu à nouveau le prix Pulitzer en 1980 pour Le Chant du bourreau (Laffont, 1980).

  • Hagard

    Lukas Bärfuss

    « C'était sans doute un jeu, du moins au début, [...] car si Philip s'était douté de ce qui allait se passer au cours des heures suivantes, il aurait immédiatement laissé la jeune femme tranquille. Il n'a pas cherché sa perte, pas même le danger, même si, quand l'heure est venue et qu'il a compris à quel fil son existence tenait, il a pris le risque sans hésiter. »

    Philip, promoteur immobilier aisé, se met à suivre une silhouette lumineuse, une femme qui porte des ballerines bleu prune. En trente-six heures, il sacrifie à sa poursuite ses rendez-vous, ses voyages, son assistante, sa voiture, son enfant et sa nounou. Le narrateur surveille, raconte l'histoire de Philip comme si c'était la sienne, il veut la comprendre, elle le harcèle depuis longtemps.

    Né en 1971, Lukas Bärfuss est romancier, auteur de Koala et de deux romans traduits en de nombreuses langues. Il est l'un des dramaturges les plus connus de langue allemande, joué dans le monde entier. Cet esprit politique, combatif, dans la tradition des grands dramaturges allemands, lutte pour un monde où les valeurs de l'esprit l'emporteraient sur celles de l'économie. Lukas parle très bien le français, son charisme est évident.

  • Matériau naturel, simple à utiliser et peu coûteux, la corde permet de réaliser un grand nombre de créations Do It Yourself. L'idéal pour apporter à votre déco une touche originale sans vous compliquer la vie ! Noémie Meijer, décoratrice d'intérieur et grande passionnée de DIY, vous propose de découvrir dans ce livre 10 tutoriels pour customiser ou créer vos objets et vos meubles en vous servant simplement de quelques longueurs de cordes. De la jolie suspension à pompons au fauteuil suspendu, en passant par le tabouret tissé et le tableau façon Art Déco, sa palette de créations va forcément vous séduire.Alors n'hésitez plus : avec ces DIY faciles, vous verrez que vous arriverez très vite à donner à votre déco le "petit plus" naturel et chic qui fera toute la différence !

  • « Le grand maître des apparences, Baltasar Gracián, dit que ce qui ne se voit pas est comme s'il n'était pas. Il n'a sans doute pas livré là, peut-être par prudence, le fond de sa pensée : ce qui ne se perçoit pas n'existe pas. Telle est la thèse en tout cas du présent Traité. »
    Clément Rosset

  • Cet ouvrage raconte, pour la première fois sous une forme synthétique, l'histoire de Tahiti et des îles de la Société depuis l'arrivée des hommes jusqu'à nos jours. Résumer plus de mille ans d'histoire du peuple tahitien en un simple volume était un défi qu'un groupe d'enseignants-chercheurs et de chargés de cours de l'Université de la Polynésie française a décidé de relever. Chacun d'eux étant un spécialiste reconnu dans sa discipline, cette synthèse actualise les connaissances sur le passé, lointain comme proche, en fonction des recherches les plus récentes. Ce livre n'est cependant pas destiné aux seuls étudiants ; il s'adresse, en fait, à un large public, tous ceux que la Polynésie intéresse et concerne. Ce regard rétrospectif les aidera à mieux comprendre la société actuelle dans toute sa complexité. Ouvrage publié en partenariat avec l'Université de la Polynésie française et la Maison des sciences de l'Homme du Pacifique.

  • Jeu de patience

    Jennifer Armentrout

    • J'ai lu
    • 19 Février 2014

    Ne jamais ôter son bracelet, être ponctuelle, ne pas attirer l'attention : tels sont les trois préceptes qu'Avery s'est imposé pour son entrée à la fac. Une stratégie que le séduisant Cameron Hamilton pourrait bien déjouer à coups de regard pénétrant et de sourire enjôleur. Patient et obstiné, lorsque Cam a jeté son dévolu sur quelqu'un, il ne recule devant rien rien, excepté peut-être le passé d'Avery, qui semble s'acharner à ressurgir...
    Ensemble, seront-ils capables d'affronter le souvenir de cette terrible nuit qui, cinq ans auparavant et à des kilomètres de là, a tout changé ? Photographie de couverture : © Aldra / Getty Images

  • Les onze nouvelles composant ce recueil révèlent la diversité du talent de Satyajit Ray écrivain. Leur coloration fantastique agrémente avec bonheur l'observation de la réalité indienne à laquelle le célèbre cinéaste nous a habitués dans ses films. Khagam fait froid dans le dos: un homme tue par bêtise un serpent, il se retrouvera quelque temps plus tard dans la peau de ce serpent. Dans Patol Babu, un vieil acteur dépassé par les progrès du cinéma se berce de ses dernières illusions. La nuit de l'indigo, nouvelle qui donne son titre au recueil, s'inspire des souvenirs de jeunesse de l'auteur pour dériver vers un étrange récit de réincarnation et de dédoublement de personnalité. D'autres textes pourraient encore faire songer à Conan Doyle ou Wells, s'ils n'étaient rehaussés par la fantaisie, la magie du « regard » indien. Comme toute nouvelle réussie, il est difficile de résumer celles de Satyajit Ray, dont tout le charme tient à une couleur, une manière, un rythme originaux.

  • Tout est parti d'un constat: des mondes d'une très grande diversité se sont reconnus et se reconnaissent dans un nom, le contemporain, pour dire un nouveau rapport au temps et à l'espace. Ce mot, par lequel des communautés se désignent, s'est imposé dans tous les domaines de la vie commune, dans tous les univers de discours et, c'est une première, sur l'ensemble de la planète.
    Lorsqu'on entreprend d'enquêter sur le contemporain, c'est donc une myriade de données, parfois contradictoires, qui s'impose. Un véritable brouhaha. Mais de ce brouhaha, une dynamique se dégage; une dynamique de décentrement, de débordement, de décadrage, instituant un nouvel imaginaire.
    Toutes les histoires documentées dans cet essai retrouvent ce mouvement. Ainsi de la massification et de la différenciation des sociétés qui ne se laissent plus discipliner dans les concepts politiques hérités de la modernité. Ainsi de la production et de la transmission du savoir, plus horizontales et diffuses, opérant à travers des modes plus démocratiques et moins élitistes. Ainsi du temps vécu comme une concordance de temporalités à l'ère hypermédiatique. Ainsi des formes artistiques et des productions culturelles qui, s'affranchissant de leurs supports et de leurs cadres habituels, rendent indistincts le dedans et le dehors, l'acteur et le spectateur, la production et la publication. Ainsi de la pensée du monde, qui est désormais une pensée des mondes.
    En six stations qui sont autant de mots-clés du contemporain (exposition, médias, controverses, publication, institutionnalisation, archéologie), cet essai s'attache à décrire les transformations actuelles des formes culturelles et des visions de l'histoire.

  • Un autre regard sur la guerre d'Espagne.
    Miguel est un vieux solitaire, veuf depuis des années, qui n'apprécie que la compagnie de son chien Ramon. Il vit dans une cité ouvrière de la région de Tolède. Un matin, il reçoit une lettre de sa soeur Nuria. Elle a perdu son époux et compte venir vivre auprès de lui. Le vieux est pris de panique : sa soeur chez lui, c'en est fini de sa tranquillité, de son bonheur innocent avec Ramon. Il faut fuir ! Son chien sur les talons, le vieux prend un autocar en direction de l'Estrémadure, où il n'était jamais retourné depuis la guerre civile.
    Montepalomas, le village de son enfance, est enseveli sous les eaux d'un barrage. Pourtant du lac les souvenirs remonteront. Des pans entiers de sa jeunesse belle et terrible, quand on l'appelait Medianoche (" Minuit ") et que vivait encore son frère jumeau, Mediodia (" Midi "). Un frère assassiné par les Franquistes et dont le visage, mille ans après la guerre, hante toujours Miguel. Mais peut-être est-il temps de se libérer du passé...
    Dans un style ample et généreux, Carine Fernandez dessine ce voyage intérieur vers la rédemption, tout en revenant sur les années les plus noires qu'ait connues l'Espagne.
    Prix RomanGier 2018, Prix LireElire 2018, Prix Lettres Frontière 2018, Prix Des racines et des mots 2018, et Prix de l'Académie Française Henri Regnier 2018
    - Prix RomanGier 2018
    - Prix LireElire 2018
    - Prix Lettres Frontière
    - Prix Des racines et des mots
    - Prix Henri de Régnier de l'Academie française 2018

  • La recette du bonheur

    Jean-Michel Riou

    • J'ai lu
    • 4 Novembre 2015

    Il était une fois le Roi Gros le Premier. Dans son royaume tout le monde était gros. La vie s'écoulait sans heurt au rythme des repas copieux aux mets nombreux. Gros le Premier et ses sujets vivaient en parfaite harmonie, le bonheur était le lot de tous. Un jour, le Maire du Palais rapporte au Roi qu'il existe dans son fief un individu qui ne souhaite pas vivre pour manger et refuse d'être gros. De mémoire de roi, on n'avait jamais connu ça ! Décidé à lui faire entendre raison, le monarque se rend chez le frondeur qui, intraitable, provoque le Roi dans une joute.Le vainqueur régnera sur le royaume.La recette du bonheur est une ode à la tolérance, un plaidoyer espiègle et bienveillant dans lequel Jean-Michel Riou nous rappelle les fondamentaux de l'humanité.

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