• " Ce matin, Michel Rocard a présenté son sexe au Congrès. "Jean-Luc Mano" La France, de toute éternité, a toujours été du côté des opprimés et toujours été du côté des dictateurs. "Nicolas SarkozyQui n'a jamais appelé une professeure " maman " au lieu de " madame ", ou remplacé par accident un mot du quotidien par un terme connoté ? Faire un lapsus est généralement gênant, mais lorsque l'on est une personnalité publique, cela prend d'autres proportions !
    Ce petit livre vous permettra de rire des lapsus les plus drôles ou révélateurs des grand·e·s de ce monde.

  • À la veille d'une bataille de la guerre de Sécession, Henry Fleming est un jeune soldat de l'armée nordiste fraîchement enrôlé et assailli par le doute. Pourquoi s'est-il engagé ? Sera-t-il capable, du haut de ses 17 ans, de faire face au danger ? Le lendemain, sous le feu ennemi, il réagit comme un lâche et s'en veut terriblement. Mais dans la confusion générale, Henry est frappé à la tête, recevant cet "insigne rouge du courage" qu'est une blessure de guerre. Son attitude au combat va s'en trouver radicalement modifiée.

  • Cet essai fulgurant révolutionne l'histoire des idées. Semblable à une lettre adressée à un ami, il échappe à la rigueur usuelle du genre et hisse l'oralité comme condition de la raison. Pour que je puisse formuler clairement ma pensée, il me faut une oreille. Mieux encore : un visage. Quand la relation à autrui nous anime, nous sollicite, nous excite, nous pousse aux improvisations les plus éhontées, sources des idées les meilleures. Que vous bafouilliez, émettiez des sons inarticulés ou oubliiez quelque liaison, peu importe : la clarté peu à peu se fait dans votre esprit et vous encourage à poursuivre. L'interaction oblige à puiser en soi, à faire preuve d'audace, à développer une stratégie prompte à se tirer d'affaire. À la lumière de sa propre expérience, Kleist écrit là une véritable plaidoirie en faveur de l'expression orale et de ses ressorts cachés.

  • Le mot chien ne mord pas !

    Qui n'a jamais souffert de malentendus, d'incompréhension, d'incommunicabilité dans ses relations avec les autres ? Nous utilisons tous le même langage et pourtant, nous ne nous comprenons pas toujours.

    La réalité n'est pas dans les mots : le mot "chien" évoquera pour certains un danger en puissance et pour d'autres, jeu et tendresse. Tous nos problèmes avec les autres, des malentendus ordinaires aux ruptures de la relation, viennent de cette confusion qu'entretient le langage : méprise entre notre monde et celui de l'autre, entre nos croyances, nos opinions, et la réalité. Comment, alors, réussir à se comprendre, à renouer avec un langage qui nourrisse la relation ?

    Pierre Raynaud nous initie aux bénéfices du langage réel : exercices à l'appui, il dévoile les pièges de la communication, décrypte nos paroles et analyse leurs nuances. Pour mieux nous entendre avec les autres, il nous invite à résister à la tentation de tout interpréter, à observer sans juger, à écouter avant d'agir... Nous développerons ainsi un pragmatisme relationnel qui nous permettra d'influencer positivement nos interlocuteurs et d'obtenir ce que nous voulons sans même avoir à le demander.

  • Le tilleul Nouv.

    Un narrateur se souvient de ses années d'enfance en Argentine, en plein péronisme. Sur la place de la ville trônait un immense tilleul dont son père utilisait les fleurs pour préparer des infusions. Ce père avait du sang noir. Sa mère, elle était descendante d'Européens. La ville, Coronel Pringles, était parcourue de rumeurs, de tensions politiques. Son paysage se transformait. Et les pauvres, guidés par Eva Perón, aspiraient à faire partie d'une nouvelle classe moyenne.

    Cette enfance, c'est celle de César Aira. Ou peut-être pas : derrière ce qui semble être une autobiographie se cache un texte ludique et émouvant où la fiction et la réalité se confondent. Rien n'est plus faux que la mémoire, nous dit Aira. Et c'est une chance : cela permet de se réinventer. Et donne naissance à des vocations d'écrivain.

  • Roboïdes

    Maryse Kiss

    -'... L'avantage d'un donneur vivant est que son cerveau sera irrigué et oxygéné jusqu'à la transplantation, sauf durant les quelques minutes sans conséquence lors du transfert dans votre boîte crânienne. Le donneur privé de cerveau sera officiellement déclaré mort : c'est sa volonté, être euthanasié. On ne choisit pas de naître, on peut cependant décider de la façon de mourir.'

    Roboïdes -- construit autour d'Antoine Delahaye, 28 ans, célibataire, sportif de haut niveau , Jasper, le Roboïde, doté d'une Intelligence Artificielle et de sentiments humains , et Fripouille, le robdog -- est un roman d'anticipation, rythmé, écrit avec humour et sensibilité. Basé sur de nombreuses recherches, l'auteure se projette dans une vingtaine d'années et imagine la société française telle qu'elle pourrait être.

    Roboïdes évoque, entre autres, le transhumanisme, l'évolution de la chirurgie des greffes, la relation homme-robot et la confusion des sentiments maître-machine.

  • Les deux Camille. Elle et lui. Ils sont disjoints devant Paul qui va décéder. Qu'est-ce que ce complot que le moribond leur a réservé pour sa dernière heure ? Devant sa tombe, c'est l'histoire d'un fou furieux...

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s´étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n´a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l´origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L´amour, l´espoir, la poésie n´y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d´une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l´inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L´ouvrage est précédé d´une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l´auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l´ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l´oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

    L'ouvrage paraît dans la collection Bibliothèque canadienne française.

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