• En ce début d'année, 24 images nous présente un bref retour sur le cinéma de 2014, évitant - comme à son habitude - les critères consensuels, d'où le caractère éclaté de leurs choix. La revue amorce également l'an nouveau en ravivant l'esprit libre et tellement vital du cinéma de Maurice Pialat, auquel la Cinémathèque québécoise consacre une rétrospective, en publiant le texte du cinéaste Philippe Lesage qui nous rappelle toute la force de ce cinéma. Le nouveau film de Rodrigue Jean, L'amour au temps de la guerre civile, fait couverture. Une analyse du film et un entretien avec le réalisateur sont au sommaire. Donigan Cumming, dont les films A Prayer for Nettie et Erratic Angel figurent sur le DVD accompagnant ce numéro, est interviewé par Philippe Gajan.

  • Pour son numéro d'été, 24 images va à la rencontre de l'art contemporain. Dans son éditorial, le rédacteur en chef Bruno Dequen plaide pour « un cinéma ouvert au monde, nourri de multiples formes d'expressions artistiques qui se le réapproprient tour à tour ». Intitulée « Le cinéma en partage », la publication donne la parole à de nombreux artistes : photographes, concepteurs d'installations, sculpteurs et performeurs. Charles Guilbert, Geneviève Cadieux, Raymonde April ou encore Martha Towsend prennent la plume pour expliciter les liens entre le cinéma, les autres arts et leurs pratiques personnelles. Outre ce grand dossier, le numéro propose également un article de fond sur l'oeuvre du controversé danois Nicolas Winding Refn ainsi que des entretiens avec le réalisateur indépendant américain Whit Stillman à propos de son oeuvre et de son plus récent opus Love & Friendship et avec le vidéaste Mathieu Jacques, membre du duo son-image Organ Mood.

  • Selon la rédaction de 24 images, l'année cinéma 2016 est celle des figures de résistance. Première figure : celle d'Ines, la businesswoman sauvée par l'amour paternel dans le fabuleux film de Maren Ade Toni Erdmann, dont le chignon blond orne la couverture de la revue. Deuxième figure : celle du réalisateur Andrzej Wajda, âme créative de la Pologne, qui a tiré sa révérence en octobre dernier après soixante-dix ans de carrière. Troisièmes figures : ceux que Philippe Gajan nomme « les nouveaux alchimistes du cinéma québécois », de jeunes réalisateurs qui refusent ou réinventent les contraintes de la fiction narrative. Quatrième figure : la radicalisation politique extrême, vue par Bertrand Bonello ou Simon Lavoie et Mathieu Denis. Cinquième figure : celle du documentariste belge Pierre-Yves Vandeweerd. Sans parler de toutes les découvertes offertes par le septième art au sein des festivals de l'année... du cinéma toujours engagé, dans l'histoire, dans la société, dans l'émotion, dans la forme.

  • Ce numéro de printemps fait état d'une embellie du cinéma québécois. Plusieurs réussites sont à célébrer : en film immersif, en documentaire (Combat au bout de la nuit de Sylvain L'Espérance, Gulîstan, terre de roses de Zayne Akyol), en ovni historique (Le Cyclotron d'Olivier Asselin), sans oublier la fresque-événement de Mathieu Denis et Simon Lavoie Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. Également au menu, un portrait et entretien avec le cinéaste israélien Nadav Lapid et l'inauguration d'une nouvelle chronique pour 2017 : Montréal et cinéma, carte blanche pour célébrer le 375e anniversaire de la ville. Le numéro est accompagné d'un DVD rassemblant sept des courts-métrages québécois les plus marquants des deux dernières années, aussi réunis en table ronde. Peut-être la meilleure façon de faire connaissance avec les créateurs de la relève de notre septième art?

  • En ouverture de ce numéro estival, Benoît Dequen affirme qu'« il est plus important que jamais d'abattre les murs, de décloisonner la cinéphilie, mais aussi la nature des voix qui s'expriment sur et autour du cinéma. » C'est pourquoi 24 images ouvre ses pages d'été au théâtre. Se détournant de la compilation de films tirés de texte dramatique, ce numéro s'intéresse au passage de l'écran à la scène et aux démarches singulières d'hommes et de femmes de théâtre passionnés et inspirés par le 7e art. Le décloisonnement créatif est également mis de l'avant avec un hommage à Seijun, un survol personnel de Ralph Elawani sur le cinéma et la contre-culture à Montréal, un dernier salut à l'acteur Tomás Milián, aussi à l'aise dans la série B que chez Antonioni, et une tragédie théâtrale en 4 chants sur l'histoire de l'art vidéo.

  • 24 images explore l'influence du cinéma populaire des années 1980 sur les films d'aujourd'hui dans son numéro d'août-octobre Années 1980 - Laboratoire d'un cinéma populaire. L'objectif est de réévaluer cette période cinématographique singulière reconnue entre autres pour son obsession envers les évolutions technologiques ou la suprématie des synthétiseurs dans ses bandes-son. Il s'agit aussi de tenter de définir l'essence de cette décennie qui, comme le dit Julien Fonfrède responsable du dossier, « alternaient sans complexe le sublime et le grotesque », le divertissement et l'émotion. De plus, deux nouvelles chroniques s'ajoutent, l'une sur les séries où il est question de The Handmaid's Tale adaptée du roman de Margaret Atwood et l'autre sur les liens entre cinéma, jeux vidéos et projets interactifs qui se penche sur le projet de réalité virtuelle d'Alejandro González Iñárritu et le jeu vidéo This War of Mine. Le DVD qui accompagne chaque édition propose cette fois-ci trois films de la cinéaste américaine Jennifer Reeder.

  • 24 images consacre au cinéaste américain David Lynch sa seconde livraison automnale. Artiste multidisciplinaire, et avec le succès populaire de Twin Peaks : The return, un des rares cinéastes à encore relever le défi de rassembler critique, cinéphile et grand public, Lynch est un touche-à-tout. Le premier article du dossier présente d'ailleurs son travail d'artiste visuel. Puis, avec de multiples et divers angles d'approches, les collaborateurs de ce dossier spécial abordent la filmographie du cinéaste, de ses premiers courts-métrages à Inland Empire, son dernier film avant le retour de Twin Peaks en 2017, en passant par The Elephant Man, Dune, Blue Velvet, Lost Highway et Mulholland Drive. Se définissant comme un « constructeur de mondes », il est certes un créateur hors-norme probablement le plus célèbre des cinéastes narratifs d'avant-garde selon Dennis Lim. Ses films sont loin d'avoir épuisé leurs mystères, malgré l'abondance d'écrits qu'ils ont suscités et susciteront encore.

  • C'est en mode bilan, comme chaque fin d'année, que se présente le numéro de décembre-janvier de 24 images. La rédaction y présente son palmarès annuel, qu'elle a d'ailleurs fait passer de 10 à 15 titres jugeant que la qualité des productions était trop grande pour se limiter à dix. De plus, la rédaction avait envie de soutenir plus de 10 films et d'inclure une plus grande variété de propositions. Pour parer à d'éventuelles récriminations, elle précise que son palmarès est davantage celui des films vus par la rédaction qu'un réel palmarès annuel, mais qu'intitulé leur numéro « bilan septembre-octobre-novembre-début décembre 2017 » leur semblait beaucoup moins vendeur... « Des films modestes, mais grandioses. » voilà ce qui résume leur bilan. Le film occupant leur première place, The Florida Project, est d'ailleurs de cette trempe. Le numéro souligne aussi la vitalité d'un certain cinéma de genre, l'arrivée au long-métrage de jeunes talents québécois prometteurs et la grande forme de vétérans.

  • Premier numéro de son nouveau format, entre le livre et la revue, cette édition estivale de 24 images consacre un riche dossier au cinéma de 1968. C'est l'occasion pour les collaborateur.trice.s. de la revue d'envisager les événements de 68, dont le fameux mois de Mai, dans un spectre plus large que celui du cinéma français, dont la contribution n'en reste pas moins mémorable. C'est donc sur les réalisatrices cubaines, les collectifs japonais, les étudiants mexicains, les cinéastes québécois, les documentaristes américains et les cinématographies de l'Europe de l'Est que se braquent les projecteurs des auteur.trice.s. Le dossier est agrémenté d'une liste de 68 films, des années 1960 à aujourd'hui, qui semblaient refléter le mieux les bouleversements vécus par le cinéma durant les années 60 et après. Tous sont porteurs de l'esprit contestataire, révolté et subversif au coeur de Mai 68. Le numéro est complété par les chroniques : jeu vidéo et cinéma, recension d'écrit, série télé, et autres critiques de sorties récentes.

  • Les femmes sont nombreuses à fréquenter les salles de cinéma ou les différentes formations préparant aux métiers du cinéma, mais elles sont pourtant encore rares à occuper les postes clés sur les plateaux de tournage.
    Céline Gobert et Jean-Marie Lanlo ont rencontré quelques praticiennes de notre cinématographie pour comprendre les raisons de cette faible représentativité. Leur choix s'est porté sur des réalisatrices d'horizons divers telles Chloé Robichaud (Sarah préfère la course), Sophie Deraspe (Le profil Amina), Isabelle Hayeur (La bête de foire), qui est également présidente de l'association Réalisatrices Équitables, ou Izabel Grondin (La table), qui prépare actuellement son premier long-métrage.
    Les deux critiques ont également convié à la réflexion Ségolène Roederer (directrice générale de Québec Cinéma), la directrice photo Jessica Lee Gagné (Boris sans Béatrice) et la productrice Nicole Robert (Québec-Montréal).
    Ces différents témoignages leur permettent de dresser un état des lieux du cinéma québécois au féminin, tout en donnant au lecteur des éléments lui permettant de saisir une réalité qui dépasse le seul milieu du cinéma pour toucher notre société dans son ensemble.

  • Les lettres que Pierre Falardeau adresse au peintre hollandais Léon Spierenburg parlent en toute franchise de ses films, de ses combats, de ses passions et de ses idées. Ses amours et ses amitiés y occupent aussi une belle place, à l'image de celle que le cinéaste leur accordait dans la vie. Écrites entre 1972 et 2009, ces lettres forment une fresque autobiographique qui n'était pas destinée à être publiée. S'y révèle la genèse d'un être que l'on savait déjà épris d'absolu, de liberté, un être volontaire et capable d'un grand enthousiasme. S'y dévoilent aussi les fêlures et les doutes - ceux-là, Pierre Falardeau ne les a jamais laissés prendre le dessus, réussissant toujours à demeurer impitoyable et généreux. Rédigées initialement en anglais, ces lettres forment un cri d'espoir envers la vie et l'humanité, envers l'engagement malgré tout. Même si cela doit se faire au prix d'une rage permanente et d'une existence incandescente.

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