• Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l'hôpital psychiatrique d'Avalon Valley.
    Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l'obsession d'Exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit.
    Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce « long malaise » qu'est sa vie, Frederick Exley transforme la dérive alcoolisée d'un marginal en une épopée renversante.
    Chargé en grande partie de ce qu'il appelle « des fardeaux du chagrin » et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C'est hilarant. C'est touchant. C'est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

  • Certains n'iront pas en enfer est un roman d'autofiction. Écrit et publié après le retour de Zakhar Prilepine du Donbass (en juillet 2018), il est marqué par un certain recul par rapport aux événements. Cela imprègne le récit d'une indéniable mélancolie et permet de magnifier la réalité pour donner une stature quasi-mythique à certains des personnages évoqués. Ce roman est inspiré d'une expérience personnelle, issue de l'engagement de l'auteur dans le conflit du Donbass. Prilepine offre ici un texte éclectique, impressionniste et littéraire qui nous permet de mieux comprendre les raisons de son départ pour le Donbass, son état d'esprit et ses occupations concrètes pendant les années de guerre. Il retrouve sa plume imagée et concise et une force d'évocation captivante.

    Écrivain, journaliste et homme politique, Zakhar Prilepine est lauréat de nombreux prix littéraires. Il a vu ses oeuvres traduites dans une vingtaine de langues et plusieurs de ses romans sont adaptés au théâtre et au cinéma.Les éditions des Syrtes ont publié : Pathologies (2008 et 2018), Le Péché (2009 et 2018), Ceux du Donbass (2018), Officiers et poètes russes (2019).

  • Les aveux

    Saint Augustin

    'Ne laisse pas ma part obscure me parler. Je me suis dispersé là-bas. Je suis obscur. Mais là, même là, je t'ai aimé à la folie. Je me suis perdu et je me suis souvenu de toi...
    Maintenant je reviens vers ta source. En feu. Le souffle coupé. Personne pour m'en empêcher. Je vais la boire. Je vais en vivre. Je ne suis pas ma vie. Je vis mal de moi. J'ai été ma mort.' Livre XII, 10 'Interpellations, confidences, exhortations, aveux, micro narrations, souvenirs, hymnes, fictions, louanges, analyses exploratoires, déplorations, cris, anathèmes, psaumes, discours, chants...
    J'ai voulu, par une nouvelle traduction intégrale du texte d'Augustin, rendre justrice à cette véritable odyssée personnelle, à ce voyage intime dans le temps, la mémoire de soi et l'écriture. Augustin révolutionne ainsi la confession antique, détourne la littérature classique, et fait exploser les cadres anciens à l'intérieur desquels nous avons l'habitude de nous réfugier et de penser notre vie.' Frédéric Boyer.

  • « Les livres ont donc constitué très tôt le territoire de mon imaginaire, de ma projection dans des histoires et des mondes que je ne connaissais pas. Plus tard, j'y ai trouvé le mode d'emploi de la vie, un mode d'emploi auquel j'accordais beaucoup plus de confiance qu'au discours scolaire ou au discours de mes parents. J'étais encline à penser que la réalité et la vérité se trouvaient dans les livres, dans la littérature. » A.E. (Retour à Yvetot, éditions du Mauconduit, 2013)

    Son enfance, sa mémoire, sont la matière même de ses livres. Pourtant, c'est seulement en 2012 qu'Annie Ernaux retourne à Yvetot sur invitation de la ville de Normandie qui l'a vue grandir. Elle vient y donner une conférence sur son travail qui y est intimement lié. Ce retour en tant qu'écrivaine est un véritable événement littéraire et c'est cet événement qui est retranscrit ici. À la suite de ce texte lu par Dominique Blanc, Annie Ernaux se remémore, dans un entretien inédit, des moments de son enfance et de sa jeunesse à Yvetot à travers des photographies qu'elle a choisi de commenter.

  • L´Apocalypse n´est pas un événement visible, parce qu´elle frappe individuellement. Ainsi, la narratrice se plie à l´ordre de l´Ange annonciateur : Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite. Elle s´attelle au récit d´une certaine Fin des Temps, celle des valeurs patriarcales et normées, incarnées par le couple hétérosexuel. Modifier le réel est l´unique solution, mais l´usage de la fiction se complique lorsqu´il engendre le suicide au sein de son propre lectorat.
    Par-delà son exercice de déconstruction, ce livre est un roman d´amour. Chloé, Igor, la Clef, une femme un homme une femme, quelques possibilités. Tenter des formes de vie alternatives, c´est toujours se heurter à une remise en cause de son identité. Au lecteur de choisir, et peut-être d´inventer ce qui doit arriver ensuite. À l´héroïne, comme à lui-même. Le hasard n´existe pas, alors autant s´organiser.

  • «Dans les semaines qui ont suivi la sortie de La Vie sexuelle de Catherine M., je me suis rendu compte qu'une question revenait toujours dans les réactions des lecteurs : " Comment avez-vous fait avec la jalousie ? " J'ai alors pensé que mon projet n'était pas abouti tant que je n'avais pas répondu à cette question.» Le coup de tonnerre littéraire qu'a provoqué La Vie sexuelle de Catherine M. révélait le regard singulier que l'auteur portait sur son corps et sur sa vie.

    Aujourd'hui, elle raconte son «autre vie», celle où s'effondre de manière étrange et imprévue un pan de son existence, cette crise traversée dans un mélange de rêves et de déchirements.
    Jour de souffrance est un défi d'écrivain : à la fois le prolongement d'une oeuvre puissante et son contraire implacable, maîtrisé et saisissant.

  • Le jeune capitaine britannique Tom Barnes est envoyé en mission dans une zone de conflit. Au retour d'une patrouille nocturne, il marche sur un engin explosif improvisé et est immédiatement rapatrié en Angleterre. Débute alors un autre combat tant psychologique que physique durant lequel le héros va parvenir à surmonter « ce à quoi l'on ne pouvait survivre » grâce à l'aide non seulement des médecins, mais aussi de sa famille ainsi que de l'être aimé.
    Raconté tour à tour par quarante-cinq objets - garrot, sac à main, gilet pare-balles, verre de bière, prothèse, miroir, sac d'engrais, vélo, pile électrique, basket blanche... - conçus pour assister, observer ou nuire, ce récit est un tour de force qui nous fait découvrir de manière inédite le destin et les pensées profondes des acteurs du conflit et de leurs proches, qu'ils soient patriotes ou fanatiques, cyniques ou manipulés, bienveillants ou éblouis par l'idéalisme de la jeunesse. Chronique singulière et néanmoins réaliste, Anatomie d'un soldat est en outre un témoignage saisissant et chargé d'émotion : celui de la reconquête de soi-même, de cette dignité et de cette force qui sont le propre de l'Humain.

  • Le Garçon sauvage commence sur un hiver particulier : Paolo Cognetti, 30 ans, étouffe dans sa vie milanaise et ne parvient plus à écrire. Pour retrouver de l'air, il part vivre un été dans le Val d'Aoste. Là, il parcourt les sommets, suspendu entre l'enfance et l'âge adulte, renouant avec la liberté et l'inspiration. Il plonge au coeur de la vie sauvage qui peuple encore la montagne, découvre l'isolement des sommets, avant d'entamer sa désalpe, réconcilié avec l'existence. Néanmoins, ce séjour initiatique ne parvient pas à l'affranchir totalement du genre humain : « je pourrais me libérer de tout, sauf de la solitude. »

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Ouvrir son coeur

    Alexie Morin

    Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la honte. Ce livre raconte ma vie, des morceaux de ma vie. Il raconte la solitude d'une enfant, l'école peuplée de camarades qui savaient, eux, comment être des enfants, comment être un groupe, alors que je ne savais pas. Il raconte l'histoire de mon oeil. Il raconte les chirurgies, la peur, et l'amitié fusionnelle et jalouse avec une petite fille lumineuse, que la mort guettait. Il raconte une adolescence atrabilaire et secrète. Il raconte une petite ville industrielle, son usine immense et inhumaine, aux allures de vaisseau générationnel, et l'été de terreur et d'hébétude que j'y ai vécu, avant ma fuite à Montréal, qui n'arrangera rien. En racontant, j'essaie de comprendre comment les souvenirs deviennent des souvenirs, les personnes des personnes, les livres des livres. L'instant présent est inconnaissable et le passé est perdu. Les souvenirs, les livres, les personnes se construisent en se racontant. En se racontant, ils se transforment. Rien n'est jamais fixé. Au bout de cette histoire se trouve la mort. Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la mort. - Alexie Morin

  • La vérité

    Neil Strauss

    Est-il naturel d'être fidèle à la même personne toute sa vie ? Les alternatives à la monogamie mènent-elles à davantage de bonheur ? Peut-on empêcher la passion de s'user avec le temps ?
    D'orgies sous Viagra en cliniques pour dépendants sexuels, de laboratoires de pointe en harems des temps modernes, Neil Strauss va chercher des réponses...
    Ce qu'il croyait savoir sur l'amour, le sexe et lui-même en sera changé à jamais.

  • Julie, quarante-six ans, a fait son lit et rangé sa cuisine équipée après le départ de ses enfants pour l'école. Elle est écrivaine et musicienne et, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec Julie, treize ans, avec sa jeunesse.
    Sur les photyos d'époque, ses enfants ne la reconnaissent pas. Leur mère, crane rasé, violon en main, dans la nuit berlinoise, juste après la chute du mur. Leur mère enroulée dans un camion qui traverse les nouvelles frontières et mène aux scènes underground d'Europe de l'Est ? Inimaginable.
    Et la gamine survoltée qui a la rage et hrle dans le micro, est-ce qu'elle reconnaîtrait la femme qu'elle ne pensait jamais devenir ? Ce livre, c'est le groupe qu'elles forment à elles deux. Sa musique est pugnace, douce-amère, entêtante. Dans sa lucidité, elle nous berce tous.

  • «En 2007, nous avions fait paraître aux Éditions Gallimard un ouvrage collectif intitulé Pour une littérature-monde, où nous rappelions que la littérature n'était pas compressible à l'intérieur de frontières. Ce livre, par son écho, a contribué à faire évoluer notre perception d'une littérature de langue française outrepassant les limites de l'Hexagone.
    Le débat continue, sous des déguisements parfois inattendus. En cette année où l'on veut célébrer le cinquantième anniversaire des indépendances africaines, voilà que le débat, en France, se replie frileusement sur les contours d'une "indentité nationale".
    Chaque être est un millefeuille, autrement dit un livre composite, qui ne peut se réduire à cette fiction identitaire nationale. "Je est un autre", lançait il y a longtemps un poète fameux. Et cela est encore plus vrai aujourd'hui, en une époque de fantastiques télescopages culturels, tandis que naît un monde nouveau où chacun, au carrefour d'identités multiples, se trouve mis en demeure d'inventer pour lui-même une "identité-monde". Les romanciers qui ont appris à composer avec toutes ces voix de l'intérieur, discordantes, foisonnantes, paralysantes, entraînantes, qui se moquent des langues et des frontières, ont évidemment leur mot - poétique - à dire.» Michel Le Bris et Jean Rouaud.

  • Après

    Nikki Gemmell

    LE CHOIX D'UNE MÈRE, LA DOULEUR D'UNE FILLE.

    « C'est votre mère. » Dès que la porte s'est refermée. J'ai su à ce moment-là qu'Elayn était morte. Comment elle s'y était prise et pourquoi.

  • On croit que la mort éloigne, mais c'est le contraire : la mort rapproche. C'est un peu comme si en parlant de ma mère avec Anne, en repensant à elle sans cesse, je l'aimais plus et, en l'aimant plus, je la faisais revivre.

    Une enfance dans les années cinquante au sein d'une famille placée sous l'ombre tutélaire d'un père passionné de littérature et d'une mère à la fois crainte et admirée, peintre prometteuse tour à tour fantasque et ombrageuse. Les instants du passé remontent à la surface, entre la maison familiale au charme baroque de Neauphle-le-Château et les incursions dans le Saint-Germain-des-Prés de l'époque.
    Un récit intimiste et cathartique sur les non-dits et les zones d'ombre d'une figure maternelle énigmatique. Une élégie à la mère disparue qui dessine le puzzle d'une enfance de l'après-guerre.

  • Biographie de l'amoralité trace le parcours d'une sculptrice cloîtrée dans un atelier en compagnie de deux modèles. Animée par un désir d'absolu, elle puise dans des forces insoupçonnées pour façonner des statues qui parlent une langue d'éboulement. Au fil des poèmes, la performance devient une obsession. Pire, une condamnation à créer, coûte que coûte. À travers une incursion dans le monde de l'art, l'auteur propose une réflexion sur les conséquences d'une dévotion complète à la création. Ce livre joue avec les genres et se présente à la fois comme un traité de sculpture, une ode au hip-hop, un magazine de mode et un essai sur la morale.

  • Qui est Hoppe ? La petite fille prénommée Felicitas, née en Allemagne dans la ville du « Joueur de flûte » et initiée au hockey sur glace au Canada après avoir été enlevée par un inventeur fou qui se prétend son père ? La jeune fille surdouée à l'imagination débordante appelée Hoppe qui parcourt les océans avant d'échouer dans une petite ville aux portes du désert australien où elle rencontre l'amour ? Ou est-ce l'auteur qui signe cet étrange et envoûtant roman d'aventures et d'initiation dans lequel elle s'amuse à déplacer sans cesse les frontières entre autobiographie et biographie rêvée ? C'est au lecteur de se faire sa propre opinion en parcourant cet incessant voyage entre deux mondes, l'un réel et l'autre fantasmé, dans lequel l'auteur prend ses aises avec les contingences de la réalité et jongle brillamment avec les démentis, les équivoques et les paradoxes en mêlant plusieurs niveaux d'écriture. Née en 1960 à Hamelin, Felicitas Hoppe vit entre Bâle et Berlin. Après avoir été journalisme, elle rencontre son premier succès littéraire grâce au Pique-nique des coiffeurs, son premier roman traduit en France aux éditions Jacqueline Chambon/Le Rouergue. Elle est l'auteur d'une dizaine de romans pour lesquels elle a reçu de nombreux prix, comme le prix de Brême pour la littérature et le prix Roswitha. En 2012, elle a reçu le prix littéraire le plus prestigieux d'Allemagne, le Georg Buchner Preis.

  • Après le monstre

    Laurent Pinori

    Une oeuvre qui expose des difficultés existentielles sans entrer, à un moment donné, au coeur de la dépression de son auteur serait un peu comme une histoire d'amour sans les scènes de sexe : un objet littéraire désuet. Alors il fallait bien que tu le fasses, ce livre, un jour ou l'autre. Avant de l'écrire, tu as attendu d'avoir la certitude que le rapport au monde qui est devenu le tien quelques années après l'attaque du monstre était un état stable et durable. C'est l'état où tu es remonté après avoir touché le fond. Bien plus près du fond que de la surface mais vivant.

  • Profitant d'une année sabbatique à Paris, Anne Grimm se consacre tout entière à l'écriture de ses mémoires. Mère, soeur, amante, professeure, femme, elle livre sans pudeur mais toujours en nuances un parcours singulier qui se déploie sur trois continents et trois mariages. Femme de tête et de coeur, elle raconte avec lucidité ses passions amoureuses - qu'elle poursuit jusqu'à en perdre la tête - et sa naissance à l'écriture.

    OEuvre protéiforme, ce premier roman de Marguerite Andersen annonce, dès sa parution en 1982, la trajectoire exceptionnelle d'une grande écrivaine.

  • La Fin est l'histoire de William, un homme de 38 ans qui souffre.
    Un professeur.
    Alors il écrit.

    La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant - et follement original - que l'auteur a préparé mélange le récit hilarant et dérangeant d'une sexualité crue, la novlangue d'un capitalisme managérial éco-socio-responsable, les références d'une adolescence nineties et d'une jeunesse qui résiste à se dissoudre ; l'itinéraire passera par la série Game Of Thrones, l'Islande, la Croatie, le groupe Oasis, Stanley Kubrick, David Bowie - entre autres - le tout hanté par une Éducation nationale aussi névrosée que les personnages qui peuplent cette quête d'un amour perdu ou (re) trouvé.

    L'auteur aurait pu en rester à la fin de la face A.
    Oui mais voilà.
    Il fallait écrire, encore et toujours.
    Sur la société, bien sûr.
    Sur la musique, le cinéma, comme autant de miroirs, le sien, les siens.
    Sur la série de son coeur, aussi.
    À la femme de notre coeur et qui, peut-être, serait celle qui nous sauverait.
    Sur la folie.
    Jusqu'à la fin.

  • Autoportrait ou autofiction, la mise en scène de soi touche tous les arts et en déjoue les frontières. Bien que ce genre à part, souvent reçu avec un soupçon de mépris, précède l'ère numérique, existe-t-il un lien inédit entre processus de création et culture web ? Les réseaux sociaux ont-ils fait basculer la fiction dans le réel ? Le dossier #selfies du numéro estival de la revue JEU propose de mettre à jour notre regard sur le phénomène en accueillant un échantillon de je, joueurs et joueuses qui taquinent la frontière du vrai et du faux. Des moi multiples aux voix dissonantes, car #selfies est pluriel, sans majuscules, rhizomatique. À l'époque de la connectivité, la subjectivité se veut virale, son éclairage se fait politique. (source : JEU, revue de théâtre)

  • Y avait-il des limites si oui je les ai franchies mais c'était par amour ok Nouv.

    La vie de Michelle s'amorce dès la jeune enfance par des abus inqualifiables qui la hanteront encore à l'âge adulte.

    La narratrice est atteinte d'un trouble de personnalité limite qui fausse la frontière entre ses comportements excessifs et une hypersensibilité qui révèle une femme furieusement attachée à l'envie d'aimer et d'être aimée. C'est là son seul souhait, et le plus grand défi de sa vie.

    Le premier livre de Michelle Lapierre dérange par sa franchise désarmante. Rare incursion dans la psyché borderline, Y avait-il des limites... est un kaléidoscope de scènes à la limite du supportable et de réflexions lumineuses sur la maladie mentale, la famille, les relations amoureuses, narrées par une écriture d'une beauté à couper le souffle.

  • Depuis le village Osborne au centre-ville de Winnipeg, Jean Chicoine s'enfonce une fois de plus dans la forêt du langage. Comme dans son premier roman, les galaxies nos voisines, l'écriture constitue le véritable éros de ce roman qui puise son sujet dans la matière même de la langue. Dans cette nouvelle autofiction (« qu'écrire d'ôtre, en effet, sinon des visions définitives? »), le village Osborne devient le point névralgique d'une écriture qui explore la langue et le monde dans toutes ses dimensions, par laquelle l'auteur, grand voyageur du temps, accompagné de son Ange et béni du Grand Wazou, traverse sa jeunesse québécoise pour conjurer et retrouver Mistral, Uguay, Boisvert, Miron, Montaigne, Baudelaire, Rutebeuf, Villon, Gainsbourg et d'autres. Finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada pour son roman les galaxies nos voisines, Jean Chicoine, né à Montréal, vit dans le village Osborne à Winnipeg depuis 1990. L'Ange s'est envolée, les trois flos ont grandi et volent de leurs propres ailes. Il lui reste dans la réalité une quatrième flo, sa toute belle fashionista.

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