• Deux spécialistes du Douanier Rousseau sont conviés par un énigmatique collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre.
    Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un récit anonyme en sept chapitres relatant les dernières années de la vie de l'artiste.
    Coupés du monde et partageant leur amour pour la peinture, Orie, jeune historienne de l'art japonaise, et Tom, assistant-conservateur au MoMA de New York, découvrent le mystère stupéfiant de la genèse d'un tableau célèbre - et les perturbantes zones d'ombre du monde de l'art.
    En connaisseuse passionnée de la peinture de Rousseau, l'auteur compose une enquête-puzzle autour de la figure émouvante d'un artiste totalement dévoué au rêve et à la vision qui l'habitent. Un roman qui ne s'adresse pas uniquement aux amateurs de peinture mais tout simplement aux amateurs de beauté, et de mystère.

    Historienne de l'art, conservatrice et romancière, Harada Maha est née en 1962 à Tôkyô.
    Son premier roman, Dans l'attente de bonnes nouvelles, s'est vu décerner le Japan Love Story Award, vendu à plus de 370 000 exemplaires, il est aussi adapté au cinéma. Elle reçoit en 2012 et le 25ème prix Yamamoto Shugorô pour La Toile du Paradis.

  • « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.

  • En 1979, Honecker, dirigeant de la RDA, et Brejnev, chef de l'U.R.S.S., se donnent un baiser sur la bouche. La photographie de ce "baiser de la fraternité socialiste" fait le tour du monde. En 2016, une artiste d'origine polonaise, Sonia, le reproduit en peinture. Une exposition de ses toiles sur ce motif doit ouvrir ses portes dans une galerie à New York. Or, deux toiles présentent des coulures sur leurs bords que Sonia souhaite effacer avant le vernissage. Elle les embarque dans un Uber. Mais... Patatras ! Elle les y oublie. S'ensuivent des péripéties rocambolesques pour tenter de les retrouver... Or, Uber est un mur infranchissable, inébranlable. Ben Lerner réussit le tour de force de poser des questions politiques à partir d'une histoire presque triviale : un baiser volé.

    Né en 1979 à Topeka dans le Kansas, Ben Lerner enseigne la littérature au Brooklyn College. Il est l'auteur de recueils de poèmes et de deux romans, parus en français chez l'Olivier : Au départ d'Arocha (qui lui a valu aux États-Unis le Believer Book Award) et 10 : 04. En 2017, les éditions Allia ont publié La Haine de la poésie.

  • Pour retrouver l'effet d'étrangeté que produisit l'emballage du Pont-Neuf, il faut remonter dans le temps, quand Christo était encore peu connu du grand public. En 1985, le sens d'une entreprise aussi inédite, collective et éphémère, était loin d'aller de soi, en tout cas pour les non-initiés : avait-on encore affaire à un ouvrage d'art - le pont - ou bien à une oeuvre d'art ? Comment se faire une opinion ? Et fallait-il même prendre tout cela au sérieux, qui défiait autant le sens commun que la sociologie ? L'enquête menée à l'époque par Nathalie Heinich permet de s'immerger dans le Paris du premier « effet Christo ». Truffée d'anecdotes savoureuses et de documents originaux, elle offre une introduction remarquablement vivante à la question des frontières de l'art.

    Nathalie HEINICH est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Elle a publié de nombreux articles et près d'une quarantaine d'ouvrages, traduits en quinze langues, portant sur le statut d'artis­te et d'auteur, l'art contemporain, les identités en crise, l'histoire de la sociologie, et les valeurs.
    Parmi ses derniers ouvrages : Le Paradigme de l'art contemporain. Structures d'une révolution artistique, Gallimard, 2014.

  • «Dans les semaines qui ont suivi la sortie de La Vie sexuelle de Catherine M., je me suis rendu compte qu'une question revenait toujours dans les réactions des lecteurs : " Comment avez-vous fait avec la jalousie ? " J'ai alors pensé que mon projet n'était pas abouti tant que je n'avais pas répondu à cette question.» Le coup de tonnerre littéraire qu'a provoqué La Vie sexuelle de Catherine M. révélait le regard singulier que l'auteur portait sur son corps et sur sa vie.

    Aujourd'hui, elle raconte son «autre vie», celle où s'effondre de manière étrange et imprévue un pan de son existence, cette crise traversée dans un mélange de rêves et de déchirements.
    Jour de souffrance est un défi d'écrivain : à la fois le prolongement d'une oeuvre puissante et son contraire implacable, maîtrisé et saisissant.

  • Nous nous garons, nous voilà soulagés. Mais si nous nous avisions de repartir ? Nous risquerions de nous é-garer. La séquence est brutale : ... se garer... s'égarer. Sortis du stationnement, serions-nous irrémédiablement perdus ? La langue française affirme qu'il n'y a rien entre le garage et l'égarement, rien sinon la vague étendue qui supporte l'aventure. Se mettre en mouvement serait donc se fourvoyer à coup sûr, errer au pied de moulins à vent, devant des géants, allez savoir.
    Les égarements auraient de quoi nous effrayer.
    À juste titre ? Et si, au contraire, ils nous aidaient à redevenir naïfs, un rien donquichottesques ? Un atlas des égarements ne serait pas de trop. Il existe. Des écrivains et des artistes du monde entier nous en livrent l'ébauche.

  • Disparue en 2015, Chantal Akerman est l'une des figures de proue du cinéma moderne, dont se réclament de grands cinéastes comme Gus Van Sant ou Todd Haynes. Unique, son oeuvre l'est par son hétérogénéité: la fiction s'y mêle au documentaire, le cinéma à la vidéo, les adaptations littéraires y côtoient des essais expérimentaux, un film peut y donner naissance à une installation artistique... Expérience du temps (des 13 min. de Saute ma ville aux 3h40 de Jeanne Dielman), ce cinéma est aussi l'exploration de lieux: chambres, appartements, hôtels, entre Europe et Amérique, de Moscou à New York... Ce livre se propose de visiter à nouveau les lieux que son cinéma nous a fait habiter. D'une scène, d'un geste, d'un motif à l'autre, il tâchera de se souvenir: qu'a-t-on vu dans les films d'Akerman?

    Jérôme Momcilovic est critique au magazine Chronic'art dont il dirige les pages cinéma. Il est l'auteur de Prodiges d'Arnold Schwarzenegger (prix du meilleur livre français sur le cinéma en 2016) paru chez Capricci.

  • Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art. « Le livre parle de mon voyage et de ma participation à la Documenta de Kassel. C'est une promenade, comme Locus Solus de Raymond Roussel, à travers des lieux très étranges, mais tous imprégnés d'une grande créativité. C'est aussi la découverte d'un art contemporain plus vivant présent à Kassel, un art qui se confond avec la vie, et qui passe comme la vie. » Enrique Vila-Matas, La Razón

  • Quand les uns ont des difficultés dans leur couple, les autres ont décidé de risquer leur vie pour bousculer la politique d'un Etat. Le narrateur vient squatter chez une copine dont il a les clefs... mais d'autres sont déjà là, de vrais squatters qui n'ont peur de rien : ils ont déjà peint un phallus géant sur le pont face au bureau du KGB à Saint-Pétersbourg et ont déjà pendu des immigrés et des Juifs dans un supermarché. Ce groupe d'artistes anarchiste n'est autre que Voïna, mot russe qui signifie Guerre, une guerre qu'ils livrent depuis 2007 à un Etat fascisant.
    Le narrateur évoque avec brio cette nuit partagée avec la branche la plus radicale de l'art actuel. Un thriller à la fois drôle et haletant, avec des personnages interlopes, dont l'Inspecteur en charge du dossier. Guerre.

  • Le XXIe siècle a fait de l'Art contemporain un acteur incontournable des relations internationales. Véhicule privilégié du soft power, il constitue un moyen d'influence au service du rayonnement des grandes puissances. Aude de Kerros analyse les liens entre création artistique et géopolitique, de 1945 à nos jours. Elle décrit notamment avec précision les événements marquants de la dernière décennie et leurs conséquences : la mondialisation des transactions, la transparence du marché de l'art - dévoilé par les nouvelles technologies de l'information -, l'entrée sur le marché du monde non occidental, toutes choses troublant l'ordre établi et défiant les prédictions d'une uniformisation pacifique et rentable de l'art par le monde occidental.

    Cet ouvrage très documenté produit une réflexion vivante : il souligne l'évolution des méthodes d'influence des différentes puissances tout en décrivant la construction du système international de l'art, parvenu au contrôle complet du marché, mais aussi le processus de son dépérissement, dû à l'enfermement. Comment résister à la permanence des civilisations et à leur capacité d'adaptation, en même temps qu'à la révolution technologique qui permet l'émergence d'autres connections ? C'est d'un nouveau monde de l'art dont il est question, aux contours inédits.

  • Robert Filliou, artiste franco-américain, a exposé en 1969 cet assemblage devenu célèbre : un balai-brosse, un seau, une serpillière et un écriteau accroché au balai, portant l'information « La Joconde est dans les escaliers ». C'était l'avis d'une éclipse de l'art, signifiée par l'absence d'une de ses icônes. C'était aussi la réduction d'un personnage illustre au statut ordinaire de concierge. Ce contraste produisait un effet trivial.Élargissons : le délitement moderne de quelques idéaux traditionnels entraîne des conséquences également triviales. On explore ici, sur un mode doucement sarcastique, les manifestations de cet abaissement. Des références à la vie commune, ainsi qu'à certaines oeuvres d'art anciennes ou récentes, relancent, ici et là, cette réflexion sur la prose de la vie.

    Jean Galard est agrégé de philosophie. Il a enseigné l'esthétique à São Paulo. Il a été attaché culturel d'ambassades et directeur d'instituts français à Casablanca, Niamey, Istanbul, Mexico, Amsterdam. Chargé de constituer les services culturels du Louvre, il les a dirigés pendant quinze ans. Il est l'auteur d'ouvrages sur ce musée et de divers essais. Il a publié en France notamment chez Actes Sud, Robert Laffont, Gallimard, Citadelles & Mazenod et abondamment à l'étranger.

  • Les liaisons dangereuses de l'artiste, du financier et du fonctionnaire

    Tout commence avec l'effondrement financier de 2008 et le sauvetage des cotes par les acteurs du marché de l'art. L'Art Contemporain vole de record en record ! Simultanément, l'illusion d'art disparaît. Une prise de conscience a lieu : où est passé l'art ? Apparaissent alors idées dissidentes et pratiques non conformistes.

    Face aux métamorphoses récentes de l'art contemporain, Aude de Kerros tente de répondre à la question que tout le monde se pose : combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? A quand le krach de l'AC ? Comment cela peut-il avoir lieu ?

    Après le succès de L'art caché, elle nous propose une analyse documentée de l'Art Contemporain, dans sa compromission avec la finance et le pouvoir. Son ton vif et son propos nourri apportent un éclairage unique sur les relations perverses de l'AC avec les marchés et les institutions. En Art Contemporain, artiste, financier et fonctionnaire forment un trio infernal.

  • Chokolov City est un roman composé de six histoires qui retracent le destin d'une communauté imaginaire de Bulgares à New York, des années 1900 aux années 1960. Ces Bulgares doivent très peu aux Bulgares réels, pas plus que le cadre ne prétend restituer le véritable New York. Parce que Chokolov City se réclame d'une autre authenticité, celle du fantasme désuet de la grande ville américaine moderne, tel que la comédie classique hollywoodienne l'a façonné. Dans ce New York de studio, produit par la MGM, dirigé par George Cukor, vit et meurt un peuple poli, élégant et raffiné, sans doute trop parfait pour jamais exister.

    Jonathan Baranger est né le 3 avril 1980, à Orléans, où il a grandi et où il demeure. Il enseigne le français en collège, à Tigy, dans le Loiret.
    Il écrit de la fiction depuis dix ans.
    Chokolov City est son premier texte publié.

  • Octobre 2010. Ai Weiwei expose plusieurs millions de graines de tournesol peintes à la main dans le grand hall de la Tate Gallery à Londres. Son oeuvre émeut des millions de visiteurs car elle illustre la lutte qu'il mène contre les abus du régime totalitaire le plus puissant du monde. Avril 2011. La police secrète chinoise l'arrête : Ai Weiwei est emprisonné et condamné à un isolement complet pendant plus de deux mois. À sa sortie, le gouvernement chinois l'accuse d'évasion fiscale et le somme de payer un million de pounds dans les quinze jours. Juillet 2011. Barnaby Martin se rend à Pékin quelques jours après la libération conditionnelle de l'artiste assigné à résidence. Les entretiens qu'il mène secrètement avec Ai Weiwei dans son atelier permettent de dresser un portrait rare fondé sur le témoignage inédit du plus célèbre artiste et dissident chinois.

  • Lors d´un vernissage au château Le Luxe, tout commence par la disparition de l´artiste Pierre Weiss, puis de sa sculpture, transportée on ne sait où par douze Polonais. Dans l´ivresse générale, les rôles s´inversent entre convives et domestiques, vivants et revenants, les accouplements font partout des émules, révélant les destins de personnages aux identités multiples. On aura compris qu´un illogisme malicieux plane sur cette fiction. En conteuse hors pair, Gaëlle Obiégly invite le lecteur à retomber en enfance, l´enfance de l´art romanesque.

    «Cette nuit-là, autour du musée des valeurs sentimentales des personnes sont rassemblées. Invités, intrus, maîtres, serviteurs. Le jour suivant les dispersera. Rien n´a été prémédité sauf la soirée en l´honneur d´un artiste qui déserte et provoque, par sa rébellion espiègle, l´illumination.» Gaëlle Obiégly.

  • C'est en 1968 à Londres que Jonathan Cott, pour le magazine Rolling Stone, rencontre la première fois John Lennon et Yoko Ono. Cet entretien marque le début d'une amitié durable dont témoigne ce volume qui dévoile nombre de leurs conversations - pour certaines inédites - dont l'une ayant eu lieu trois jours avant l'assassinat de John Lennon.

  • Cabin Agency publie le premier ouvrage monographique de l'artiste plasticienne et performer Carole Douillard. Ce catalogue bilingue (franc

  • Les artistes contemporains délaissent les grandes luttes communes, les partis politiques, et acceptent les subventions de l'État. Ils refusent les étiquettes et se moquent du mythe de l'artiste guidant le peuple. Quand l'oeuvre d'art devient fragments, mouvement, quand son sens est ouvert et dépend de l'expérience du spectateur, quelle est son action sur le monde? Peut-on encore croire à sa portée politique?

    Les nostalgiques pleurent la disparition de l'art engagé. Pour Ève Lamoureux, l'art engagé n'a jamais cédé; il résiste d'une autre manière, à un autre pouvoir, sur d'autres terrains. Exit la division entre l'art pour l'art et l'art au service d'une idée. Exit la conception avant-gardiste militante de l'art engagé. L'engagement actuel passe par une action micropolitique multiforme, une création soucieuse de l'Autre, à la fois autonome et collective, misant sur le processus et la participation. Ainsi, l'auteure nous montre de quelle façon l'art apporte une nouvelle définition de l'engagement politique.

    Cet essai analyse la démarche d'artistes québécois comme l'ATSA, BGL, Doyon/Demers, Danyèle Alain, Sylvie Cotton, Nicole Jolicoeur, Devora Neumark, Alain-Martin Richard, Jean-Claude St-Hilaire et Raphaëlle de Groot. En prolongeant, sur le plan théorique, des créations souvent performatives et éphémères (décors, manifestations, dialogues, oeuvres à compléter soi-même, etc.), ce livre les situe dans l'histoire récente de l'art et met en lumière leur dimension politique.

  • Depuis la fin des années 1980, de nouvelles pratiques artistiques se sont multipliées en même temps que les technologies du numérique.
    Ces artistes, qui commencent aujourd'hui à être reconnus sur la scène internationale de l'art contemporain, ont investi des territoires entièrement nouveaux en utilisant les technologies numériques : capteurs sensoriels, bases de données, robots, mondes virtuels, dispositifs immersifs, jeux, réseaux sociaux, réseaux de surveillance, virus informatiques...
    Par ailleurs, en raison de la nature même de ces supports, ils ont replacé le spectateur au centre des préoccupations artistiques, en s'intéressant notamment à la notion de relation, ainsi qu'aux problématiques sociales et environnementales.
    Cet ouvrage permet de découvrir les tendances les plus récentes de l'art des nouveaux médias et donne les clés de lecture pour comprendre et analyser le travail de ces créateurs résolument contemporains.

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • Les collaborateurs du numéro printemps-été d'esse, se sont penchés sur la pratique de l'esquisse. Les formes multiples réunies sous le terme d'esquisse ont en commun une fonction préparatoire et, par conséquent, un statut d'inachèvement. Ainsi l'esquisse ouvre sur un large éventail de stratégies et suscite de nouvelles recherches sur la matérialité, la temporalité et la spatialité de l'oeuvre. Pour ce faire, elle emprunte encore la voie traditionnelle du dessin, de la peinture et de la sculpture, mais aussi, parfois, celle des nouvelles technologies, autant qu'elle fait référence à l'ébauche d'un mouvement ou à l'attitude brève. À l'image du foisonnement des possibilités, ce dossier se détourne volontairement d'une approche essentiellement disciplinaire du dessin pour s'attarder plutôt à l'intention créatrice logée dans l'esquisse et aux fluctuations de ses aboutissements.

  • Le fantôme de Suzuko Nouv.

    L'action se déroule au coeur de Tokyo, entre une galerie d'art contemporain, le fleuve Sumida et le marché aux poissons de Tsukiji.
    Un Montréalais retourne au Japon, où son amoureuse a disparu dans des circonstances tout à fait singulières. Ainsi commence cette
    histoire d'amour et de deuil, un récit sur la présence des absents.
    Dans ce roman sensuel et déroutant se croisent une femme aux paupières incandescentes, un peintre serbe, une taxidermiste, des flamants roses et des corbeaux, une renarde et des chats sans queue.

  • Le numéro hivernal d'Espace art actuel a pour thème « Blessures ». Ses blessures, peut-on en guérir ? « Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l'oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? [...] Dans le domaine de la représentation esthétique, qu'est-ce que le geste artistique est en mesure d'apporter pour soulager les esprits ? [..][ Et si] les représentations de la souffrance peuvent éveiller les consciences, peuvent-elles réparer ce que l'histoire a fait subir à des individus ? »(André-Louis Paré) Édith-Anne Pageot, Florian Gaité, Ray Cronin, Sydney Hart et Mirna Boyadjian explorent ces questions dans leur texte en s'intéressant au travail des artistes Nadia Myre, Rebecca Belmore, Jaime Black, Hannah Claus, Maria Hupfield, Sonia Robertson, Kader Attia, Emily Falencki, Eric Fischl et Teresa Margolles. Le dossier est suivi, comme d'habitude, des sections « Entretien », « Événement » et « Comptes rendus d'exposition » dont ceux de la documenta 14 de Kassel et de Skulptur Projekte de Münster.

  • Comment inscrire l'art public dans la ville autrement? Pour analyser la question, Jacques Doyon dirige un dossier réunissant trois artistes aux approches fort différentes : la sculpture-installation de Nicolas Baier créée pour le 50e de la Place Ville-Marie, les graffitis urbains de Dominique Auerbacher et les fresques photographiques de Patrick Dionne et Miki Gingras. La section « Focus » de la revue s'attarde sur ­Anticoste­ de Richard Baillargeon, une mosaïque de photos et d'objets hétéroclites rassemblés comme autant de fragments à recomposer pour « lire » l'histoire de l'île, et sur la récente exposition d'Omer Fast, ­Continuous Coverage­, à la galerie d'art contemporain The Power Plant. La revue clôt ses pages avec un entretien de Jacques Doyon avec Bonnie Rubenstein, directrice artistique du festival de photographie CONTACT de Toronto.

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