• Les collaborateurs du numéro printemps-été d'esse, se sont penchés sur la pratique de l'esquisse. Les formes multiples réunies sous le terme d'esquisse ont en commun une fonction préparatoire et, par conséquent, un statut d'inachèvement. Ainsi l'esquisse ouvre sur un large éventail de stratégies et suscite de nouvelles recherches sur la matérialité, la temporalité et la spatialité de l'oeuvre. Pour ce faire, elle emprunte encore la voie traditionnelle du dessin, de la peinture et de la sculpture, mais aussi, parfois, celle des nouvelles technologies, autant qu'elle fait référence à l'ébauche d'un mouvement ou à l'attitude brève. À l'image du foisonnement des possibilités, ce dossier se détourne volontairement d'une approche essentiellement disciplinaire du dessin pour s'attarder plutôt à l'intention créatrice logée dans l'esquisse et aux fluctuations de ses aboutissements.

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • Le numéro hivernal d'Espace art actuel a pour thème « Blessures ». Ses blessures, peut-on en guérir ? « Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l'oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? [...] Dans le domaine de la représentation esthétique, qu'est-ce que le geste artistique est en mesure d'apporter pour soulager les esprits ? [..][ Et si] les représentations de la souffrance peuvent éveiller les consciences, peuvent-elles réparer ce que l'histoire a fait subir à des individus ? »(André-Louis Paré) Édith-Anne Pageot, Florian Gaité, Ray Cronin, Sydney Hart et Mirna Boyadjian explorent ces questions dans leur texte en s'intéressant au travail des artistes Nadia Myre, Rebecca Belmore, Jaime Black, Hannah Claus, Maria Hupfield, Sonia Robertson, Kader Attia, Emily Falencki, Eric Fischl et Teresa Margolles. Le dossier est suivi, comme d'habitude, des sections « Entretien », « Événement » et « Comptes rendus d'exposition » dont ceux de la documenta 14 de Kassel et de Skulptur Projekte de Münster.

  • «ÉCHEC»Les brouillons et les étapes de l'oeuvre constituent la trame de réflexion de ce dossier «Échec». Que ce soit dû aux pressions du marché, à une certaine imputabilité envers les agences de subventions ou, plus fondamentalement, au discours déconstructiviste, le contexte artistique actuel laisse peu de place à l'échec. Et pourtant, bon nombre d'artistes s'échinent dans des entreprises vouées à l'incomplétude, ou cultivent le charme imparfait des limites, des blocages et du dysfonctionnement. Les dimensions philosophique, éthique et politique de l'échec habitent donc ce numéro, qui explore les ramifications d'un rapport au monde «défectueux» vis-à-vis des contraintes productivistes et conformistes.

  • Le numéro 102 d'ETC MEDIA présente un important article sur le nouveau Printemps numérique qui a littéralement envahi les scènes artistiques de Montréal le printemps dernier. La revue présente également des articles sur des performers comme Tino Sehgal au MAC, Tilda Swinton au MoMA, Li Alin et Cécile Martin ; sur des artistes des arts numériques et médiatiques comme Patrick Bernatchez ; sur la designer de mode Ying Gao ; sur la vidéaste et photographe Élaine Frigon ; et beaucoup d'autres. Aussi au sommaire de ce numéro au format augmenté de pages : des essais sur la lenteur ainsi que sur le collectionnement à l'ère d'Internet, une entrevue avec Rory Blain de Sedition et un compte rendu de l'exposition Afteratlas de Georges Didi-Huberman, entre autres.

  • Avec ce numéro 107, la revue Espace inaugure un nouveau format, logo et design. Pour marquer le coup, le dossier « Re-penser la sculpture? » propose de se questionner sur ce que veut dire la pratique de ce medium aujourd'hui. Après un bref historique de la sculpture depuis les années 1960-1970, certaines propositions d'artistes (Tatiana Trouvé, Guillaume Leblon, Thea Djordjaze) sont interrogées dans leur rapport au concept de « champ élargi » avancé par Rosalind Krauss. La question de l'ombre projetée en sculpture (Tim Noble & Sue Webster, Mac Adams, mounir fatmi), trop peu souvent analysée, est aussi investiguée, ainsi que le travail d'artistes de la jeune génération (Francis Arguin, Chloé Desjardins, Dominic Papillon), caractérisé par une esthétique de la répétition.

  • Ce numéro présente le deuxième volet de la réflexion « Re-penser la sculpture? » en vue de découvrir d'autres façons de contribuer au passage pouvant avoir lieu entre la sculpture, reconnue comme médium, et celle exigeant d'autres usages de l'espace. Un essai de Maxime Coulombe, « La sculpture, vous dites? », une analyse de Marie-Hélène Leblanc, « L'homme et la machine dans la sculpture comme dans la guerre », et un entretien avec Guillaume Labrie sont notamment au menu. Hors dossier, Josianne Poirier étudie « Le paysage sonore comme matière », Rupert Nuttle s'entretient avec Derya Akay et les comptes-rendus de la dernière Manif d'art de Québec, de Chantier Libre 4 et le troisième acte de la trilogie de Sarah Pierce.

  • Cette nouvelle parution d'ESPACE présente un dossier sur le diorama tel qu'il s'expose en art contemporain. Vu l'importance du phénomène, son actualité et l'usage terminologique du diorama qui est maintenant courant, la revue nous propose d'interroger les liens qu'il entretient avec le diorama populaire et muséal, ce qui l'en distingue et quel est la portée de cette récupération. Les oeuvres de Xu Zhen, Dominique Gonzalez-Foerster, Kent Monkman et Vicky Sabourin sont notamment à l'étude. Hors dossier, les comptes-rendus de Generation - 25 Years of Contemporary Art in Scotland, de l'exposition 399 days de Rachel Kneebone, de la rétrospective Niki de Saint-Phalle et de la de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, entre autres.

  • Lorsqu'il est question de migrations humaines, spontanément nous pensons aux personnes qui, de par le monde, sont dans l'obligation de quitter leur pays pour un autre, considéré plus sécuritaire. Les raisons de ces migrations forcées sont multiples : politique, économique, ethnique, religieuse, voire de plus en plus climatique. Dans le domaine artistique, le phénomène migratoire se présente sous divers aspects. Contrairement aux données statistiques, celui-ci se montre sous forme de récits, mais aussi de productions d'objets symbolisant l'expérience exilique. Parmi les textes de ce dossier intitulé « Migrations_Frontières », notons la contribution personnelle de l'artiste Michael Blum sur le thème de la frontière comme construction humaine, le commentaire de Geneviève Chevalier, historienne de l'art, sur l'évolution de l'événement américano-mexicain inSite et l'analyse de Bernard Lamarche à propos de certaines actions transculturelles de l'artiste François Morelli, entre autres.

  • Malgré les relations de pouvoir qui structurent leur milieu, les intervenants du monde de l'art arrivent-ils librement à prendre position ? Cette question a motivé l'appel à contributions du dossier « Prendre position », qui s'inscrit dans une suite de réflexions critiques lancées avec les numéros Indignation et Spectacle sur les contextes économiques, politiques et institutionnels qui influencent la scène artistique. Mais cette fois, c'est aussi vers l'intérieur qu'esse souhaite diriger notre regard. Ce numéro ouvre un espace de réflexion sur les formes et les conditions de la prise de position critique dans le champ de l'art actuel.

  • À partir des années 1960, plusieurs jeunes artistes ont été sensibles à l'idée de revoir la notion de commémoration. Aujourd'hui, c'est l'idée du contre-monument qui tente de répondre à certaines interrogations concernant la lourdeur monumentale et son manque de dynamisme mémoriel. Le dossier « Monuments / Contre-monuments » s'intéresse à deux différents types de contre-monuments et offre un portrait juste des nouvelles dimensions commémoratives au sein de l'histoire collective. Parmi les oeuvres analysées, nous retrouvons Gramsci Monument (Thomas Hirschhorn), Soft Power (Alexandra Pirici) et le Mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes (Krzysztof Wodiczko et Julian Bonder). Pour compléter le dossier, un texte sur la genèse du désormais contesté projet Monument aux victimes du communisme à être érigé à Ottawa, entre autres.

  • Le visage : un grand classique de l'art depuis toujours. En buste ou en portrait, il a longtemps exprimé un certain idéal de l'être humain; il introduit également le rapport au monde, à l'autre, le vis-à-vis. Cet automne, Espace place tous ces Visages au centre des pratiques et perspectives en art actuel. Nous en découvrons de nouvelles optiques et de nouvelles lectures de l'identité, telles que les figures expressives du Franz Xaver Messerschmidt, le masque autochtone, l'égoportrait ou la surveillance de la biométrie. Hors dossier, Jérôme Delgado revient sur l'exposition protéiforme Peut mieux faire, basée sur un matériau imposé, le cahier d'exercices Canada Hilroy. Alain-Martin Richard nous présente Les Attracteurs, trente-six graciles sculptures de bronze installées dans le quartier Saint-Roch à Québec. Magnifiquement illustrée et bilingue, la revue propose également de nombreux comptes rendus de livres et d'expositions, allant de Montréal à Sherbrooke en passant par Bruxelles et Helsinki.

  • « Faire statue » : voici le thème qui inaugure le 30e anniversaire d'Espace art actuel. Il s'agit de mettre en lumière des actes performatifs s'appropriant certains aspects de la statuaire, des années 1960 aux oeuvres les plus contemporaines. Pourquoi cette fascination prégnante pour le corps immobile? Quels fantasmes révèle-t-elle? Quels rapports entre action et inaction? Sept auteurs s'emparent du sujet. Défis d'endurance de la statuaire, effet comique du corps-sculpture, réminiscences des mythes de Pygmalion et de Galatée, correspondances entre le corps humain et l'objet : autant de thèmes fouillés à travers l'analyse de corpus précis, d'hier à d'aujourd'hui. En entrevue avec Sylvie Tourangeau, les artistes Julie Laurin, Victoria Stanton et Nicole Panneton, qui déambulent et justement « font statue » dans l'espace public, s'expriment aussi sur leur pratique. Vous trouverez également dans ce numéro d'hiver d'Espace les habituels comptes rendus d'expositions ainsi que des recensions de livres.

  • C'est sous le thème des substances psychoactives, licites ou illicites, et de leur influence dans le domaine des arts que se présente ce numéro automnal de la revue ESPACE art actuel. Quels liens les pratiques artistiques entretiennent-elles avec les substances psychotropes ? La relation entre les deux peut ouvrir sur le désir de capter des univers intimes d'une rare intensité, mais elle peut aussi contribuer à prendre position en vue de dénoncer son omniprésence dans une société qui voue un culte à la bonne forme physique et à la santé. Ce dossier donne à voir et à lire sur la pratique de Bruce Conner, Beverly Fishman, Nan Goldin, Richard Ibghy et Marilou Lemmens, Carsten Höller, Henri Michaux, Willem de Koening, Brian Gysin, Arnulf Rainer, Frédéric Pardo, Philippe Mayaux, Takashi Murakami, Annie Ratti, Roxy Paine, Martial Raysse, Jean-Jacques Lebel, Bryan Lewis Saunders, Sarah Schönfeld, Jeremy Shaw et Colleen Wolstenholme.

  • Cet automne, la revue Ciel variable consacre son portfolio principal à trois artistes intéressés par le phénomène de migration. « La frontière est devenue une sorte de non-lieu, une zone hors nations, où l'identité des migrants est mise en examen et leur statut tenu en suspens pour un temps de plus en plus long et indéterminé. » Ce numéro aborde certains aspects de cette traversée des frontières avec Roxham de Michel Huneault, The Castle de Richard Mosse et The Space Between the Seconds d'Émilie Serri qui traitent de l'accueil réservé aux migrants, de leur intégration et des questionnements identitaires suscités par de telles mouvances territoriales. La section « Focus », elle, propose trois articles, l'un sur le collectif Outre-vie / Afterlife créé par Raymonde April en 2013, l'un sur la photographie comme acte de collaboration et l'autre sur l'exposition Michel Campeau - avant le numérique.

  • Le numéro hivernal de la revue Ciel variable s'articule autour d'expérimentations chromatiques dans la pratique de Yann Pocreau, Jessica Eaton et Bert Danckaert. De la manipulation de la lumière (par filtration, combinaison, diffraction) jusqu'au travail sur ses surfaces d'inscription (pellicules, papiers photo, surfaces murales) en passant par le repérage de compositions picturales dans les rues de la ville, un espace d'exploration s'ouvre pour la photographie autour des diverses manifestations de la couleur. Il en résulte des images qui mettent en question nos perceptions. Le référent de ces travaux est souvent la peinture abstraite et sa longue tradition d'expérimentation, mais le réel aussi comporte sa part d'ambiguïté perceptuelle quant à l'impact des couleurs. On retrouvera également dans ce numéro des articles de fond sur l'exposition récente de Marisa Portolese au Musée McCord et la dernière édition des Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie de même qu'une réévaluation de l'exposition Camerart, présentée à la galerie Optica en 1974.

  • Trois expositions récentes offrent à la revue Ciel variable l'occasion de jeter un regard inusité sur l'acte de collectionner. Serge Clément présente, avec Archipel, la collection de tous les livres photographiques qu'il a conçus, livres que l'on peut comprendre comme des mises en séquence de collections de ses propres images. Avec Tout ceci est impossible, Bertrand Carrière plonge dans la collection de la Cinémathèque québécoise en s'intéressant au film noir dont il extrait des images-types tout en explorant les jeux de temporalités propres au fondu enchaîné. Enfin, la collection Lazare représente avec États d'âmes, esprit des lieux un exemple assez rare d'une collection rassemblée patiemment au fil des ans pour refléter une vision teintée de mélancolie sur un monde en difficultés. La rubrique « Focus », elle, propose d'explorer le documentaire Le tribunal sur le Congo de Milo Rau, la 22e édition de Paris Photo, Anthropocene fatigue d'Edward Burtynsky et In Pursuit of Magic, exposition rétrospective du travail de Nathan Lyons.

empty