• Anna Karenine

    Léon Tolstoï

    "Avec Anna Karénine, Tolstoï atteint le comble de la perfection créative." Vladimir Nabokov
    Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon, Serioja. Lorsqu'elle se rend à Moscou chez son frère Stiva Oblonski, elle croise en descendant du train le comte Vronski, officier brillant, mais frivole et en tombe amoureuse. Elle lutte contre cette passion et finit pourtant par s'abandonner avec un bonheur coupable, au courant qui la porte vers ce jeune officier. Puis Anna tombe enceinte. Profondément déprimée par sa faute qui la culpabilise, elle décide d'avouer son infidélité à son mari.

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier, chronologie, bibliographie).
    À la mort d'Henry Dashwood, sa femme et ses trois filles, injustement privées de leur héritage, sont contraintes de quitter leur Sussex natal pour s'installer dans le Devon, à Barton Cottage. Dans la petite société locale, les demoiselles Dashwood ont tôt fait de s'intégrer. Elinor, l'aînée, cache derrière une réserve et une tempérance à toute épreuve un amour profond et sincère pour Edward Ferrars, le frère de sa belle-soeur. Marianne, nature passionnée et romanesque, tombe éperdument amoureuse du beau et impétueux John Willoughby, rencontré sous une pluie battante. Et quand des épreuves viendront chambouler leurs existences, les deux soeurs, aussi différentes qu'inséparables, découvriront qu'elles ont chacune beaucoup à apprendre de l'autre...Dans ce grand classique de la littérature anglaise, c'est tout le talent de conteuse de Jane Austen qui se déploie, dans une langue tour à tour drôle et incisive.Édition et traduction de Sophie Chiari.

  • « C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit être en quête d'une épouse. »Élisabeth Bennet a quatre soeurs et une mère qui ne songe qu'à les marier. Quand parvient la nouvelle de l'installation à Netherfield, le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti, toutes les dames des alentours sont en émoi, d'autant plus qu'il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et riche aristocrate. Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits...Jane Austen peint avec ce qu'il faut d'ironie les turbulences du coeur des jeunes filles et, aujourd'hui comme hier, on s'indigne avec l'orgueilleuse Élisabeth, puis on ouvre les yeux sur les voies détournées qu'emprunte l'amour.Traduit de l'anglais par Sophie Chiari.

  • "Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.»
    Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.»
    Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

  • Edition enrichie de Dominique Barbéris comportant une préface et un dossier sur le roman.

    D'où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait? Avec le sentiment d'y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l'histoire d'une formation, l'affrontement d'un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C'est la révolte d'une humiliée, d'une femme inconvenante parce qu'elle s'oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le cygne noir, Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant.
    Cette voluptueuse autobiographie déguisée - derrière Jane, on devine Charlotte - donne l'impression d'une âme parlant à l'âme.

  • 16 juin 1816. L'orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s'ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d'horribles histoires, selon la mode du temps. On décide même d'en écrire. Dans la nuit, la jeune Mary - elle n'a pas encore 19 ans - ne peut dormir : elle rêve d'un hideux fantasme d'homme. Quelques jours plus tard naissent Victor Frankenstein et sa créature. Récit d'une inquiétante nouveauté, vite porté à la scène, très souvent ensuite à l'écran. Devenu si mythique que, dans l'esprit du public qui a oublié Mary Shelley, le créateur et sa créature se sont confondus.
    Traduit de l'anglais par George Cuvelier et Eugène Rocartel
    @ Disponible chez 12-21
    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

  • La totalité des essais écrits durant toute sa vie par Henry David Thoreau, publié en français pour la première fois.Le présent volume regroupe la totalité des essais écrits durant toute sa vie par Henry David Thoreau (1817-1862), l'auteur de
    Walden et de
    La Désobéissance civile.
    Au total, près de quarante textes, dont dix sont traduits et présentés pour la première en français. Du premier rédigé à vingt ans jusqu'au dernier, révisé sur son lit de mort, toutes les thématiques chères à Thoreau s'y retrouvent. Leur ordonnancement chronologique permet de suivre le fil de sa pensée, son évolution, ses bifurcations, et ses engagements. À côté de ses essais célébrant différents aspects de cette Nature qu'il n'a cessé d'arpenter, on trouve des textes qui sont de véritables bréviaires de sa philosophie vécue sans concession, et des brûlots politiques qui, bien qu'inscrits dans un contexte historique particulier, n'en continuent pas moins de résonner jusqu'à nous. Car c'est le propre de Thoreau de transcender ce qu'il vit à un instant pour lui donner une dimension plus ample qui trouve des échos avec nos propres interrogations. Ce que dénonce ou célèbre Thoreau nous parle plus que jamais : le temps pour soi, la simplicité volontaire, l'attention à la nature, l'hégémonie de la valeur travail, la soumission à l'argent, la désobéissance civile, le recours à la violence pour une cause que l'on croit juste...
    À côté des deux seuls livres qu'il a publiés de son vivant et de son immense journal, ces essais constituent l'autre chef-d'oeuvre de Henry David Thoreau, son indispensable complément, son précieux prolongement, qui fait de son auteur notre contemporain.

  • Oliver, jeune orphelin de neuf ans, part pour Londres, où il trouve refuge chez un brigand qui veut faire de lui son complice. Puis, Oliver rencontre un honnête homme, M. Brownlow, qui devient son protecteur. Grâce à lui, il découvre pourquoi le sort s'acharne contre lui : il est l'héritier d'un homme très riche, mais il a également un demi-frère jaloux qui veut s'approprier son argent.

  • Edition enrichie (Introduction et chronologie)Baudelaire avait raison : ces nouvelles sont extraordinaires.
    Un homme atteint la lune en ballon, un autre transforme en or les vils métaux, les morts apparaissent pour entraîner les vivants au tombeau, les malédictions s'accomplissent.
    Edgar Poe était fasciné par le rêve, le spiritisme, la métempsycose mais aussi les sciences. Il a créé un monde irréel d'autant plus envoûtant que le fantastique est peint avec logique et minutie.
    Cet écrivain américain ressentit toute sa vie la perversité qui existe en tout être. L'homme est sans cesse et à la fois homicide et suicide, assassin et bourreau.
    « Edgar Poe a emprunté la voie royale du grand art. Il a découvert l'étrange dans le banal, le neuf dans le vieux, le pur dans l'impur. Voilà un être complet », disait Valéry.

  • Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, biographie et bibliographie)Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée. 

  • " Les deux hommes partageaient la même enfance diffi cile, le même culte de leur métier, le même sens de la fraternité. Et, surtout, la même obsession : transformer l'existence en oeuvre d'art. "André Clavel, L'Express.
    Voici un ouvrage resté longtemps méconnu en France, par un des romanciers anglais les plus populaires du XIXe siècle, Charles Dickens. Pourtant il retrace le destin d'un clown, certes, mais d'un clown comme on n'en avait guère vu jusqu'alors.La vie du grand Joe Grimaldi, son aventureuse carrière, nous dévoilent quelques-uns des plus curieux aspects des moeurs britanniques, des théâtres aux bas-fonds. Le hasard, en semant bien des incidents étranges, des rencontres dramatiques, des péripéties bizarres dans l'existence de ce comédien, semble s'être complu à lui faire un sort extraordinaire et à le désigner ainsi à l'attention des biographes.Et Dickens n'est pas n'importe quel biographe. À vingt-cinq ans et sous le pseudonyme de Boz, il a déjà prouvé son étonnant talent de conteur. S'il reprend alors les Mémoires de Grimaldi, c'est sans doute qu'il a reconnu, en cet enfant prodige, son double.

  • Orpheline de mère, seule avec un père âgé en mauvaise santé, Emma Woodhouse, vingt et un ans, ressent une certaine solitude lorsque son ancienne gouvernante et amie quitte le domaine de Hartfield. Pour se distraire, la jeune femme s'improvise alors entremetteuse et décide de marier Harriet Smith, sa protégée, qu'elle destine au vicaire de Highbury. Mais son inexpérience des coeurs et des êtres, ainsi que celle de ses propres émotions amoureuses - qu'elle sait à peine comprendre ou interpréter - la mèneront de surprises en désillusions. Ses stratégies et ses manigances n'apportant pas, de toute évidence, les résultats escomptés, Emma apprendra à ses dépens que l'amour et les sentiments ne se commandent pas...Publié anonymement en 1816, Emma, roman brillant devenu un classique de la littérature anglaise, dépeint avec humour et une grande finesse psychologique le petit monde provincial dans lequel Jane Austen elle a elle-même passé toute sa vie.Traduit de l'anglais par Pierre Nordon.

  • Maltraité par un beau-père tyrannique, le jeune David Copperfiled est arraché à sa mère et envoyé dans la terrible Pension Salem. Abandonné, exploité, il est sauvé d'une enfance misérable par l'affection de sa tante. Mais bien des épreuves attendant encore David avant qu'il ne parvienne à se construire une vie d'homme et à trouver le bonheur...

  • Persuasion

    Jane Austen

    Lorsque Anne Elliot et Frederick Wentworth se rencontrent, ils tombent amoureux et se fiancent secrètement. Mais la marraine de la jeune femme le considérant peu convenable, la persuade de mettre fin à cette union.
    Après avoir fait fortune dans la Marine, Wentworth, devenu capitaine, revient en Angleterre et croise à nouveau Anne après des années de silence. Le temps, les non-dits et les incompréhensions auront-ils raison de leurs coeurs ?
    Publié après la mort de Jane Austen, Persuasion est son dernier roman achevé.
    Abordant le thème de la « seconde chance » en amour, il est considéré comme le plus abouti et le plus mature de tous.

  • Boston, 1642. Dans la petite communauté puritaine, obsédée par la honte et le péché, la trop belle Hester Prynne est reconnue coupable d'adultère et clouée au pilori. Elle devra également porter, sa vie durant, une lettre écarlate : un " A " cousu sur sa poitrine, comme marque d'infamie. Une peine qui aurait pu être atténuée si elle avait révélé le nom de son amant, et père de sa petite fille, Perle. Mais ni les menaces, ni les promesses n'ont pu le lui arracher. Un homme pourtant, son mari porté disparu et revenu vivre à Boston sous une autre identité, va partir en quête de la vérité. Et, une fois le nom trouvé, exercer une vengeance aussi cruelle que raffinée.
    /> Publié en 1850, La Lettre écarlate est considéré comme l'un des romans fondateurs de la littérature américaine. Bouleversante de grâce et de dignité, d'une force intérieure à toute épreuve, Hester est quant à elle l'une des premières grandes héroïnes romanesques.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Leyris.

  • Un conte merveilleux plein d'humour, de fantaisie, de rencontres extravagantes, devenu un classique du genre.
    Notions littéraires : le conte merveilleux ; le personnage du conte ; l'humour, l'absurde et le non-sensHistoire des arts : la littérature pour la jeunesse au temps de Lewis Carroll ; histoire du livre illustré
    OEuvres du rabat : John Tenniell

  • Northanger abbey

    Jane Austen

    À dix-sept ans, Catherine Morland est férue de romans gothiques. Lors d'un voyage à Bath, elle y fait la rencontre de Henry Tilney et de sa famille qui l'invitent à séjourner dans leur mystérieux manoir.
    L'imagination débordante de la jeune fille va la mener au-delà de ses rêves en la guidant vers l'âge adulte et l'amour...
    OEuvre de jeunesse, Northanger Abbey a été publié après la mort de Jane Austen.
    Avec cette ironie qui lui est propre, l'autrice y parodie les romans gothiques tout en inscrivant ce livre dans la lignée des romans d'apprentissage.

  • Lady Susan

    Jane Austen

    • Ecriture
    • 8 Novembre 2017

    " Quel plaisir exquis de soumettre un esprit insolent, d'oeuvrer pour qu'un être prédisposé à vous haïr finisse par admettre votre supériorité. " Publiées après la mort de Jane Austen en 1817, les oeuvres posthumes présentées dans ce volume sont ici restituées dans leur intégralité.Lady Susan met en scène une veuve souhaitant à tout prix privilégier sa liberté. Désargentée, elle est contrainte d'emménager chez son beau-frère, un riche banquier, pour la fille duquel elle doit trouver un bon parti. Et au jeu de l'amour, les conventions sociales l'emportent souvent...Dans Les Watson, Emma doit retourner vivre parmi les siens, dans le Surrey, après de longues années d'absence. Mais comment combler le fossé qui s'est creusé entre eux... et espérer rencontrer l'amour ?Sanditon, roman inachevé, s'amuse de la prétention des Parker, décidés à faire de leur bourgade un lieu à la mode...Ces trois textes de jeunesse sont une introduction rêvée à l'oeuvre de la plus grande romancière anglaise du xixe siècle, dont ils préfigurent la ne ironie et un sens hors du commun de l'observation.

  • Cranford

    Elizabeth Gaskell

    Traduit et préfacé par Domnique Jean
    Soudées par une profonde amitié, les humbles dames de la petite communauté agricole de Cranford se contentent d'un mode de vie simple et hors du temps. Mais l'urbanisation qui gagne du terrain et la construction d'une voie de chemin de fer, ainsi que l'ordre masculin et les conventions sociales, menacent leur fragile microcosme...
    Les craquements du vieux monde se font aussi entendre à la ferme de l'Espérance où le jeune Paul Manning, revenu de la ville, emménage chez son oncle, le pasteur Holman. Là, il se lie d'affection avec sa cousine Phillis. Quand celle-ci tombe sous le charme d'un bel ingénieur, porteur de valeurs modernes, la nouvelle harmonie familiale menace de s'effondrer...
    Les héroines d'Elizabeth Gaskell, face à la férocité du monde, s'inscrivent dans la métamorphose de l'Angleterre victo- rienne, où la désuétude des anciens codes laisse place à la solitude des êtres et à l'espoir de temps meilleurs. La ro- mancière les observe avec ce mélange de tendresse et d'iro- nie qui sont sa marque.

  • Les affres d'une femme qui peine à trouver sa place au sein de la société de son temps. Avec Middlemarch, Le Moulin sur la Floss est sans doute l'un des plus célèbres romans de George Eliot, l'une des romancières britanniques préférées de Virginia Woolf. Un classique à (re)découvrir ! " Relire les romans de George Eliot nous procure toujours la même énergie et la même chaleur, à tel point qu'on ne veut plus la quitter. " (Virginia Woolf)
    Élevée au moulin de Dorlcote, dans les paysages verdoyants du Lincolnshire, la toute jeune et idéaliste Maggie Tulliver forme avec son frère Tom un couple lié par un amour indestructible.
    Ce lien est pourtant mis à mal après la mort de leur père, que la faillite a contraint à vendre son moulin. Maggie se morfond dans sa nouvelle vie et se rapproche un peu plus de Philip Wakem, un jeune homme sensible et cultivé, issu d'une famille rivale. Au grand dam de Tom, qui a du abandonner ses études pour subvenir aux besoins des siens, au prix d'un labeur acharné...
    L'intérêt soudain que lui manifeste Stephen, le fiancé de sa cousine, met un comble au trouble de Maggie, tiraillée entre raison et sentiments. C'est alors qu'entre en scène un personnage inattendu : la puissante Floss en crue, qui pourrait bien tout emporter...

  • À l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Emily Brontë, " Pavillons Poche " publie son chef-d'oeuvre et unique roman, Les Hauts de Hurle-Vent, avec une préface de Lydie Salvayre.
    " Il est l'orgueil en personne. Il est l'excès. Il est la foudre. Il est élégant et sauvage. Il est tendre et brutal comme un tranchant de scie. Il s'appelle Heathcliff. De Heathcliff, Emily Brontë a le caractère entier, l'insolence prompte et le refus têtu de se plier aux contraintes sociales dès lors qu'elles ne s'appuient que sur des faux-semblants. De lui, le goût de la lande que, depuis l'enfance, elle parcourt en tous sens, une lande qui meurt l'hiver sous le poids de la neige et les hurlements du vent pour renaître au printemps dans les bruyères roses et les crocus dorés dont elle fait des bouquets. Mais Emily ne partage en rien la noirceur effroyable de son héros, pas plus que sa classe sociale dite inférieure, une classe contre laquelle Heathcliff, l'enfant trouvé, l'enfant sauvage, l'enfant sans nom et sans lignage, se révoltera et se vengera avec un acharnement qui confinera à la démence. " Lydie Salvayre

  • Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikov doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce " songe monstrueux ", il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu'à ce qu'il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.
    OEuvre majeure de la littérature russe, Crime et Châtiment est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikov son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l'Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.

  • Shirley

    Charlotte Brontë

    Publié sous le pseudonyme de Currer Bell, à Londres, en 1849, le roman paraît pour la première fois en France, en 1850. La présente édition est établie d'après la traduction française de Ch. Romey et A. Rolet, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1858.
    La province du Yorkshire subit en 1812, la première dé- pression industrielle de l'Histoire. Dans la petite paroisse de Briarfield, plusieurs destins vont se croiser. La jeune Caroline Helstone, fille du pasteur, est éprise de son cousin Robert Moore, manufacturier dont les filatures tournent à vide, nullement intéressé par un mariage peu lucratif... jusqu'à l'arrivée dans la ville voisine, Shirley Keeldar, une héritière vive et entreprenante, dont le ca- ractère charmera plus d'un habitant du Yorkshire ...

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