Littérature générale

  • « Le premier livre de Rupi Kaur, lait et miel, est un recueil poétique que toutes les femmes devraient avoir sur leur table de nuit ou la table basse de leur salon. Accompagnés de ses propres dessins, ses poèmes, d'une honnêteté et d'une authenticité rares, se lisent comme les expériences collectives et quotidiennes d'une femme du XXIe siècle. » - Erin Spencer, Huffington Post US
    « L'écriture de Rupi Kaur dénote un talent artistique et une sagesse qu'on trouve chez les auteurs confirmés. » - Samira Sawlani, Media Diversified
    Auteure et artiste, Rupi Kaur vit à Toronto, au Canada. Elle a commencé à dessiner et à peindre à l'âge de 5 ans - un passe-temps hérité de sa mère. Immigrée indienne originaire du Pakistan, Rupi ne pouvait pas parler anglais avec les autres enfants à l'école. D'où son sentiment de solitude. Mais dès qu'elle a appris la langue, les livres sont devenus ses meilleurs amis. Elle a dessiné jusqu'à l'âge de 17 ans, puis s'est tournée davantage vers sa passion pour l'écriture et la mise en scène de son écriture, notamment à travers des lectures aux quatre coins du Canada.
    En novembre 2014, elle publiait à compte d'auteur son premier recueil de poésie, Milk and Honey. Rupi cherche avant tout à s'exprimer, que ce soit par la poésie ou d'autres moyens d'expression comme l'illustration, le design, la photographie, la vidéographie et la réalisation.
    Mais quoi qu'elle fasse, ses sujets de prédilection sont la féminité, l'amour, la perte, le traumatisme et la guérison.

  • Ciblée par de nombreuses menaces, dues à son statut d'écrivaine féministe et militante, la narratrice s'isole dans un chalet en pleine forêt pour disparaître. Face à la neige qui recouvre tout au-dehors, elle peut s'abandonner à son monde intérieur et retrace pour nous le fil des événements. Elle se souvient de l'arrivée du beau-frère dans la famille, toute la violence des hommes qu'il cristallise à lui seul. À son contact les personnalités s'effilochent et l'inacceptable devient pardonnable; la famille détourne les yeux, on lui demande à elle, l'écrivaine, de maintenir la paix par le silence, de céder à ceux qui tentent depuis toujours de tuer le langage. Or, face à cette violence, elle ne peut qu'ouvrir une porte à la vérité par l'écriture et tenter de construire un témoignage universel.

    Née au Québec en 1957, Élise Turcotte est poète, nouvelliste et romancière. Ses romans, parmi lesquels : Le Bruit des choses vivantes, La Maison étrangère et Guyana, ont été salués par la critique et ont remporté de nombreux prix littéraires au Québec. L'Apparition du chevreuil, paru à l'automne 2019, est finaliste du Prix des Libraires du Québec 2020.

    1 autre édition :

  • Dans ce recueil de nouvelles, Claudine Jacques dépeint un tableau sans concession de la Nouvelle-Calédonie contemporaine à travers une galerie de portraits souvent tragiques. Des squats miteux aux somptueuses villas de Nouméa, des stations d'élevage aux lotissements étranglés dans la ville, des êtres se démènent pour garder ou trouver un cap dans leur quotidien. Comme un miroir de la complexité d'une société pétrie de métissages, de coutumes, de croyances mais aussi de tensions, d'inégalités et de violence, Caledonia Blues souligne, au-delà de l'opposition Kanak-Caldoche, l'incroyable équation calédonienne.

    Claudine Jacques écrit depuis toujours. Après avoir dirigé un Centre de formation professionnelle, elle cesse toute activité en 1994 pour se consacrer à l'écriture. Son premier recueil de nouvelles, Nos Silences sont si fragiles, fait forte impression tant il parle vrai. Puis Claudine Jacques écrit son premier roman en 1998, Les Coeurs barbelés, publié aux éditions de La Table Ronde en 1999. Claudine Jacques est installée en brousse où elle gère la bibliothèque de son village depuis vingt ans.

  • Circulus

    Marie Rouzin

    Dans les bois, à la périphérie d'une très grande ville, une jeune femme solitaire rencontre une future mère, Andronica. Elle l'accompagne dans une roulotte pour assister à son accouchement. Naissent deux garçons, fruits d'une grossesse non désirée. Commence alors un long voyage pour ces deux femmes, bientôt rejointes par d'autres, pour retrouver le père. Avec la volonté farouche de les lui faire reconnaître. Ce voyage initiatique est riche de rencontres : une veuve vendeuse de beignets, une femme éperdue de colère, deux frères prêts à élever les enfants, des ouvriers sur un chantier, une troupe de cirque. Violence et difficulté d'exister prédominent dans cette quête non sans le lyrisme d'une parole quasi incantatoire.

    Prix littérature de la ville de Caen-Normandie 2019


  • « Elle avait gardé toute la nuit Nadja serré entre les cuisses - comme si elle avait attribué à ce livre un pouvoir magique. Mais le petit volume à présent lui comprimait le ventre.
    Elle l'avait toujours à la main quand elle s'est levée pour aller aux toilettes. Elle a pris au passage, sur la table, un Bic noir appartenant à l'auberge. Dans le cabinet, elle a ouvert Nadja sur ses genoux à la page de titre et écrit méticuleusement J'aimerai au-dessus du nom de l'auteur, en script du même corps. Elle a tracé avec art toutes ses lettres afin que la mention nouvellement composée J'aimerai André Breton soit bien unifiée, et que ses propres caractères paraissent eux-mêmes sortir de l'imprimerie. »
    Né en 1950, Serge Filippini a suivi des études de lettres et de philosophie. Il est notamment l'auteur de L'Homme incendié, La Vie en double, Deux testaments et Un amour de Paul.

  • « J'avais tout juste vingt-trois ans au moment des faits.
    J'ai pris soin de rapporter les éléments d'un point de vue affectif car, dans ce genre d'affaire, on est sans doute plus blessé dans son âme que dans son corps.
    Même si j'ai tenté d'être la plus juste possible dans la retranscription de mon histoire, il se peut que certaines informations soient incorrectes, déformées par le prisme des souvenirs. »

    En écho aux propos d'Emilie K., les commentaires du docteur Bernard Marc, médecin légiste clinicien, explicitent ce crime particulier qu'est le viol, un crime dont la victime, toujours vivante, doit supporter la souffrance, un crime qui ne passionne ni les foules ni les rédacteurs de faits divers et leurs lecteurs, ce viol qui ne représente rien de moins que les deux tiers des crimes jugés en France !

    Ce récit est donc emblématique de celui de toutes celles et de tous ceux, majeurs comme mineurs, qui ont subi ce crime hier, le vivent peut-être aujourd'hui et le subiront demain, car pas un seul jour ne se passe en France sans qu'un nouveau viol ne soit commis, sans qu'un nouveau nom ne s'inscrive à la liste des victimes.


    « Émilie K. livre son histoire fracassée avec une lucidité totale, n'éludant aucun détail gênant, s'interrogeant sur ses propres failles et fragilités, sans jamais céder au sordide ni au pathos. »


    Anne-Sophie Martin

  • Alors que Florence relègue à l'oubli certains épisodes de sa vie, le passé ressurgit et l'arrache à son quotidien. Ses proches tentent tout pour la retrouver. Gaëlle Lemercier et Nathan Lonrac, les inspecteurs du Mystère de la Montagne Saint Pierre, sont chargés de l'enquête. Les pistes sont nombreuses et il faut agir vite. Mais que peut-on contre le temps ?

  • Aimer, donner, pardonner

    France Guérin

    Les années ont passé, mais France se souvient toujours du placard où sa belle-mère l'enfermait pour la nuit. Elle avait fait d'une serpillière la plus belle des poupées et se répétait inlassablement : " Quand je serai une grande dame, j'aurai plein d'enfants. Je leur ferai tout ce qu'on ne m'a pas fait. " Elle n'a pas oublié les corvées, les coups, les humiliations. Ni les abus de son grand-père. Pendant longtemps, la vie ne lui a rien donné. Et pourtant, cette femme hors du commun est heureuse. Elle a donné la vie à trois filles. Elle fut une " seconde mère " pour des dizaines d'enfants et a adopté deux garçons handicapés. La maltraitance n'est pas une fatalité. On peut avoir subi le pire et devenir une mère aimante. Le bonheur est une lumière intérieure. France en est la preuve vivante. Ce témoignage bouleversant est un modèle de courage, de résilience et un immense message d'espoir. France Guérin vit à Montreuil. Ému par son histoire, Nicolas Torrent, journaliste à Canal+, lui a proposé d'écrire ce livre avec elle.

  • «?Je me suis reconstruite petit à petit. Un jour, j'ai retrouvé un ami d'enfance grâce aux réseaux sociaux. Il est venu me voir souvent. Un jour, il m'a fait une prière de guérison, nous étions en juin 2009, ce fut une expérience indescriptible : je me suis d'abord sentie comme si j'étais sous une tonne de béton, puis à un moment j'ai pleuré, pleuré sans rien contrôler, et j'ai eu l'impression d'être libérée, de voler, légère comme une plume.?» Enfant non désiré, Katarina souffre depuis toute petite d'un cruel manque d'affection. Toute jeune, elle est violée par son père. Elle se confie à sa mère, mais l'affaire est classée sans suite car son père est malade et elle doit continuer à endurer de nouveaux sévices. Ce drame odieux la laisse traumatisée pour le restant de ses jours. Ne pouvant plus vivre chez sa mère alcoolique, elle s'installe chez ses grands-parents qui la traitent comme Cosette. Grâce à sa passion pour l'équitation, elle entame une difficile construction de soi, mais ne rencontre que des partenaires violents, avec lesquels un équilibre est impossible à trouver. Elle prend la plume pour raconter sa tragique histoire à sa fille, afin que celle-ci connaisse ses origines. Ce lien qui l'unit à son enfant constitue sa seule planche de salut.

  •  La violence, chez Maupassant, c'est un élément souterrain constant, et probablement d'abord l'écho de la violence faite à lui-même: cet homme sait que sa fin sera précoce et douloureuse (juste, il ne sait pas qu'elle sera bien plus précoce et bien plus douloureuse qu'il ne peut l'imaginer). Homme d'excès, et pourtant peintre aussi fabuleux.  Je n'aime pas les romans de Maupassant, ses nouvelles sont un noeud crucial de notre littérature. Par la vitesse d'écriture (écrites le soir et transmises aux journaux dans la nuit pour parution le lendemain), par l'ouverture du champ littéraire: la vie de bureau, les abords de la ville, le dépli du quotidien...
    Mais violence liée directement au fait social dont se charge l'écriture. Destins de rien, ou bien ces égarés dans la guerre. Violence sociale de la bureaucratie bourgeoise qui prend ses marques. Puis violence du rapport homme-femme.  La Petite Roque est un récit quasi insoutenable. Seulement, à 120 ans de distance, faire que nos sociétés prennent en charge le traitement du viol reste un combat.  C'est peut-être cette nouveauté qui fait de la Petite Roque un récit aussi important dans notre histoire littéraire: si la narration passe insensiblement d'un point observation extérieur, flaubertien, à une caméra portée à l'épaule tout près du criminel, et entrant dans son propre délire, c'est que le crime accompli, dans sa part irréparable, crèvera la surface du texte avec une présence qu'on trouve peut-être aujourd'hui dans certains thrillers dits policiers, mais cantonnée là aux êtres ordinaires.  Pour cela, parce que la relecture même de la Petite Roque m'est insoutenable, je l'ai encadrée de deux nouvelles dites normandes: deux récits d'un comique presque attendri, jouissance de la langue paysanne, êtres humains silhouettés d'un seul trait.  A vous le bonheur Maupassant, tout en sachant la dureté de ce qu'il recouvre : et que pour la première fois le viol, alourdi des contraintes sociales, est posé dans son abjection.

    FB 

  • Myriam

    Jean-Yves Revault

    Â l´âge de quarante ans, Jacques Golberg apprend qu´il n´est pas le fils d´un héros mort dans un accident d´avion avant même sa naissance, mais le fruit d´un viol collectif. Sur son lit de mort, Myriam Golberg lui révèle la terrible vérité, ajoutant même qu´elle ne l´a gardé que pour qu´un jour il la venge de ce que lui ont fait subir ses cinq violeurs la nuit du 30 juin 1970. Il ne peut faire autrement que promettre...
    Que sont devenus les cinq hommes de cette nuit de cauchemar, et comment s´arrangent-ils avec leur conscience ? Jacques Golberg pourra-t-il poursuivre sa mission à l´ONU où il est chargé... du contrôle des naissances pour tout le tiers-monde ? Et que décidera-t-il quand il apprendra que la femme qu´il aime... n´est autre que la fille d´un des cinq monstres ?...
    Ce nouveau roman de Jean-Yves Revault traite de l´opposition cornélienne entre désir (légitime ?) de vengeance et aspiration (impossible ?) au pardon.

  • Le Calvaire de Daniella

    S.C. Rose

    Alors que Daniella a une vie paisible et sans histoire, la direction de son entreprise change. Et c'est le terrible Gidéon Diaz qui devient son nouveau patron.
    Gidéon Diaz a la réputation d'être un requin dans le monde des affaires, mais si, en réalité, il était bien pire que cela?
    A l'instant où il pose les yeux sur Daniella, le sort de la jeune femme est scellé. Elle ne le sait pas encore, mais sa vie vient de basculer...
    ... seulement, parfois, des ténèbres jaillit la lumière...

    DARK ROMANCE
    Avertissement: Ce livre est une Dark Romance, certaines scènes pouvant heurter les âmes sensibles (scènes de viol), pour public Averti.

  • Mathilde et Andréa sont deux femmes qui réussissent ce qu'elle entreprennent, l'une dans son métier d'avocate, l'autre dans son activité de journaliste. Elles s'organisent pour travailler ensemble et se rencontrent bien au-delà de leurs champs de compétence.

  • Affaire policière

    Jean Coudert

    Je sais bien qu'elle passait son temps à faire son intéressante et faisait jaser les gens qui la traitaient d'allumeuse. Je l'avais déjà avertie et savais qu'il allait lui tomber quelques tuiles sur la tête. Comment supporter l'injustice ? Comment survivre à dix-huit mois de prison et de calomnie ? Pire encore, comment porter le poids d'une culpabilité injustifiée une fois libéré ? Chronique d'une erreur judiciaire ordinaire inspirée de faits réels, le roman de Jean Coudert nous plonge dans la peau d'une victime de mauvaises circonstances. Une illustration du suspect à tout prix, du temps perdu, des enquêtes bâclées, mais aussi de l'importance capitale du rôle que revêt l'ADN depuis une vingtaine d'années.

  • "Je vous prie de m´excuser. Je dérange certainement vos vies rangées. Vous avez, je le sais, vos préoccupations, vos soucis, vos amours, vos enfants et vos bonheurs. J´aimerais cependant, s´il vous plaît, que vous accordiez un moment à ce message que je vous fais parvenir. J´ai quelque chose à vous raconter. J´ai besoin de vous le faire partager. Vous en apprendrez sur moi, sur vous ainsi que sur nous tous. Cette lettre aidera ceux qui l´ont vécu comme ceux qui essayent de le comprendre, elle ravira les curieux, choquera peut-être les pudiques et fera bander les aficionados du ragot. Vous en avez tous pour votre compte alors n´attendons pas plus longtemps, allons-y, plongeons dans le passé..." À vingt trois ans, Jean ne sait que trop ce que paraître veut dire. Pour lui, c´est l´heure des comptes. Jean veut grandir et exister. Sachant bien qu´il y aura de l´effroi, un lourd secret dévoilé, des rires mais aussi des huées, il poste tout de même cette lettre qui va faire vaciller tout son monde...

  • La souillure

    Pastore Gilbert

    Joyeuse, elle se rendait à la fête du village, traversant la campagne provençale ensoleillée et parfumée. Tout lui souriait. Elle ignorait qu'elle allait être victime d'un viol des plus horribles. Nous sommes en mai 1940 Une vie à rechercher les auteurs de ce geste et à mûrir une vengeance. Une haine au service d'un combat interdit.

    Extrait

    « Pressés d'atteindre leur proie, ils couraient, insensibles aux ronces et aux branches. Leurs vêtements étaient tâchés, quelle importance lorsque l'on chasse. Ces détails comptent peu lorsque la proie est proche. Leur bas-ventre enflammé, ils assouvissaient leur envie. L'esprit obscurci, ils crient l'hallali. »

  • Un voyage de classe très ennuyeux, pour la bonne élève qu´est Amandine, se transforme en calvaire et la traumatise quand elle est victime d´un viol. Elle tente alors de se reconstruire petit à petit, malgré sa colère, sa haine et ce lourd secret qu´elle porte comme un fardeau.

  • Aurore est une jolie jeune fille que le destin n'a pourtant pas gâtée. Ayant subi une expérience traumatisante que son subconscient lui a fait oublier, cette dernière se cherche, cumule les ennuis, et croit trouver le réconfort dans la drogue.

    Un jour, après avoir fait un chantage odieux à l´une de ses meilleurs amies, Aurore est contrainte d´intégrer un célèbre centre de désintoxication pour soigner son addiction et surtout se reconstruire. Là-bas elle découvrira un univers clos, au règlement strict et uniquement féminin.

    Elle y fera la connaissance de la sensuelle Océane, une femme volcanique avec laquelle elle développera une complicité fusionnelle et très ambiguë... Malheureusement, leur relation va se compliquer avec le passé sombre et tortueux d´Aurore qu'elle même ne s'explique pas.

    Aidée par les deux psychiatres du centre, celui-ci remontera doucement à la surface, entraînant un déchaînement de souffrances, de larmes et de doute chez Aurore.

    Parviendra-t-elle enfin à exorciser ce mal enfoui au plus profond d'elle-même ? Rien n'est moins sûr pour cette fille complexe, enchaînée à ses propres démons...

  • Elena est orpheline. Un beau jour, elle trouve enfin une famille adoptive. Malheureusement, la désillusion est brutale et sans appel. Dès lors, le parcours de sa vie se construit de tragédie en tragédie.

  • « Quand j'ai vu ses yeux qui m'ont fait une peur mortelle - des yeux rouges d'animal qui veut dévorer sa proie, mon corps est devenu inerte, je n'ai plus rien senti. C'était très bizarre ce qui m'est arrivé ; j'étais paralysée, sans pouvoir faire quoi que ce soit, j'étais là sans être là. C'était comme si j'étais sortie de mon corps et j'assistais à mon propre viol sans rien faire, j'étais tétanisée. Je me suis laissé faire. » Avec ce récit, I. Winteregg signe un témoignage douloureux, qui rend compte de la double lutte d'une femme meurtrie : une lutte et contre la culpabilité, et pour faire reconnaître son statut de victime de viol. Et ce type d'agression d'apparaître ici clairement comme une double peine pour les femmes abusées, emportées dans un combat extérieur et intérieur destructeur, dont l'issue est trop souvent leur musellement. Âpre, bouleversant, militant, ce texte met encore en évidence, avec force, les défaillances de la justice en la matière.

  • Les phénix

    Marianne Méry

    « Poupée de chiffon Qui ne peut plus dire non Mais qui ne dit jamais oui Si ce n'est pas oui c'est non et puis tant pis ? Mais pour eux qui ne dit mot consent Et j'ai cru pendant longtemps Que ce n'était pas des agressions Puisqu'à haute voix je n'avais dit non » Le viol : 75 000 cas chaque année en France, une femme sur cinq dans le monde. Comment les victimes traversent-elles ce cauchemar ? Comment comprendre leur ressenti ? C'est la poésie et la force des mots que Marianne Méry a choisies pour évoquer l'innommable et ses traumatismes. Mêlant ses souvenirs à ceux d'autres vies brisées, elle livre un témoignage bouleversant sur un fléau qui n'en finit pas de hanter les mémoires.

  • Alexandre, élève de terminale, vit une existence idéale entre une mère et une grand-mère qui le choient tant qu'il se sent pleinement heureux malgré quelques cicatrices provoquées par la disparition de son père et de son grand-père. Pas encore seize ans, il se partage entre ses études et le football qu'il pratique avec bonheur et réussite.

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