Langue française

  • La rivière noire

    Arnaldur Indridason

    • Audiolib
    • 16 Février 2011

    Dans un appartement, un jeune homme gît dans un bain de sang sans qu'il y ait le moindre signe d'effraction ou de lutte. Pas d'arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime. Et dans sa poche, des cachets de Rohypnol, connu sous le nom de drogue du viol... Runolfur a-t-il violé une femme qui s'est ensuite vengée ? Un châle trouvé sous le lit va mettre Elinborg, l'inspectrice qui remplace Erlendur, sur la piste d'une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien. Une fiole de narcotiques oriente les enquêteurs vers de secrètes violences... Comme il l'avait fait dans Hypothermie, Jean-Marc Delhausse donne à ce nouveau roman d'Arnaldur Indridason la dimension d'angoisse et de violences cachées que masque la banalité du quotidien.
    Durée : 9 h

  • Ciblée par de nombreuses menaces, dues à son statut d'écrivaine féministe et militante, la narratrice s'isole dans un chalet en pleine forêt pour disparaître. Face à la neige qui recouvre tout au-dehors, elle peut s'abandonner à son monde intérieur et retrace pour nous le fil des événements. Elle se souvient de l'arrivée du beau-frère dans la famille, toute la violence des hommes qu'il cristallise à lui seul. À son contact les personnalités s'effilochent et l'inacceptable devient pardonnable; la famille détourne les yeux, on lui demande à elle, l'écrivaine, de maintenir la paix par le silence, de céder à ceux qui tentent depuis toujours de tuer le langage. Or, face à cette violence, elle ne peut qu'ouvrir une porte à la vérité par l'écriture et tenter de construire un témoignage universel.

    Née au Québec en 1957, Élise Turcotte est poète, nouvelliste et romancière. Ses romans, parmi lesquels : Le Bruit des choses vivantes, La Maison étrangère et Guyana, ont été salués par la critique et ont remporté de nombreux prix littéraires au Québec. L'Apparition du chevreuil, paru à l'automne 2019, est finaliste du Prix des Libraires du Québec 2020.

  • Dans ce recueil de nouvelles, Claudine Jacques dépeint un tableau sans concession de la Nouvelle-Calédonie contemporaine à travers une galerie de portraits souvent tragiques. Des squats miteux aux somptueuses villas de Nouméa, des stations d'élevage aux lotissements étranglés dans la ville, des êtres se démènent pour garder ou trouver un cap dans leur quotidien. Comme un miroir de la complexité d'une société pétrie de métissages, de coutumes, de croyances mais aussi de tensions, d'inégalités et de violence, Caledonia Blues souligne, au-delà de l'opposition Kanak-Caldoche, l'incroyable équation calédonienne.

    Claudine Jacques écrit depuis toujours. Après avoir dirigé un Centre de formation professionnelle, elle cesse toute activité en 1994 pour se consacrer à l'écriture. Son premier recueil de nouvelles, Nos Silences sont si fragiles, fait forte impression tant il parle vrai. Puis Claudine Jacques écrit son premier roman en 1998, Les Coeurs barbelés, publié aux éditions de La Table Ronde en 1999. Claudine Jacques est installée en brousse où elle gère la bibliothèque de son village depuis vingt ans.

  • Circulus

    Marie Rouzin

    Dans les bois, à la périphérie d'une très grande ville, une jeune femme solitaire rencontre une future mère, Andronica. Elle l'accompagne dans une roulotte pour assister à son accouchement. Naissent deux garçons, fruits d'une grossesse non désirée. Commence alors un long voyage pour ces deux femmes, bientôt rejointes par d'autres, pour retrouver le père. Avec la volonté farouche de les lui faire reconnaître. Ce voyage initiatique est riche de rencontres : une veuve vendeuse de beignets, une femme éperdue de colère, deux frères prêts à élever les enfants, des ouvriers sur un chantier, une troupe de cirque. Violence et difficulté d'exister prédominent dans cette quête non sans le lyrisme d'une parole quasi incantatoire.

    Prix littérature de la ville de Caen-Normandie 2019


  • « Elle avait gardé toute la nuit Nadja serré entre les cuisses - comme si elle avait attribué à ce livre un pouvoir magique. Mais le petit volume à présent lui comprimait le ventre.
    Elle l'avait toujours à la main quand elle s'est levée pour aller aux toilettes. Elle a pris au passage, sur la table, un Bic noir appartenant à l'auberge. Dans le cabinet, elle a ouvert Nadja sur ses genoux à la page de titre et écrit méticuleusement J'aimerai au-dessus du nom de l'auteur, en script du même corps. Elle a tracé avec art toutes ses lettres afin que la mention nouvellement composée J'aimerai André Breton soit bien unifiée, et que ses propres caractères paraissent eux-mêmes sortir de l'imprimerie. »
    Né en 1950, Serge Filippini a suivi des études de lettres et de philosophie. Il est notamment l'auteur de L'Homme incendié, La Vie en double, Deux testaments et Un amour de Paul.

  • « J'avais tout juste vingt-trois ans au moment des faits.
    J'ai pris soin de rapporter les éléments d'un point de vue affectif car, dans ce genre d'affaire, on est sans doute plus blessé dans son âme que dans son corps.
    Même si j'ai tenté d'être la plus juste possible dans la retranscription de mon histoire, il se peut que certaines informations soient incorrectes, déformées par le prisme des souvenirs. »

    En écho aux propos d'Emilie K., les commentaires du docteur Bernard Marc, médecin légiste clinicien, explicitent ce crime particulier qu'est le viol, un crime dont la victime, toujours vivante, doit supporter la souffrance, un crime qui ne passionne ni les foules ni les rédacteurs de faits divers et leurs lecteurs, ce viol qui ne représente rien de moins que les deux tiers des crimes jugés en France !

    Ce récit est donc emblématique de celui de toutes celles et de tous ceux, majeurs comme mineurs, qui ont subi ce crime hier, le vivent peut-être aujourd'hui et le subiront demain, car pas un seul jour ne se passe en France sans qu'un nouveau viol ne soit commis, sans qu'un nouveau nom ne s'inscrive à la liste des victimes.


    « Émilie K. livre son histoire fracassée avec une lucidité totale, n'éludant aucun détail gênant, s'interrogeant sur ses propres failles et fragilités, sans jamais céder au sordide ni au pathos. »


    Anne-Sophie Martin

  • Flora est ambitieuse, pleine de vie et a un avenir tout tracé.
    Mais ça, c'est avant ce voyage qui va détruire sa vie. À son retour de Punta Cana, elle s'isole et refuse tout contact physique.
    Pourquoi rejette-t-elle l'aide de tout le monde ? Qu'a-t-elle vécu ? Obtiendra-t-elle sa vengeance ?
    Découvrez l'histoire troublante d'une jeune femme qui doit se reconstruire malgré les séquelles physiques et psychologiques qu'elle garde de sa mésaventure.

  • Alors que Florence relègue à l'oubli certains épisodes de sa vie, le passé ressurgit et l'arrache à son quotidien. Ses proches tentent tout pour la retrouver. Gaëlle Lemercier et Nathan Lonrac, les inspecteurs du Mystère de la Montagne Saint Pierre, sont chargés de l'enquête. Les pistes sont nombreuses et il faut agir vite. Mais que peut-on contre le temps ?

  • https://youtu.be/GEmF40iKLV4

    Dans ce nouvel ouvrage, Corinne Van Loey dénonce le terrorisme de la culture du viol et l'omerta qui l'entoure, qu'il convient de briser. Même si les langues se délient à la suite de l'affaire Weinstein et des mouvements #MeToo et #balance ton porc, l'analyse faite des agressions sexuelles et des viols par nos sociétés contribue encore souvent à banaliser, minimiser, excuser, voire encourager les violences en les justifiant par l'exercice de l'autorité et la nature de la sexualité masculine. À travers l'histoire, les civilisations, les cultures et l'éducation, l'auteure propose une étude détaillée du viol et des agressions sous toutes leurs formes, du déni qui les entoure, surtout dans l'environnement proche des victimes, et décrypte les traumatismes causés et leurs conséquences. Dès lors, quelles solutions peut-on apporter ? Elles passent par une meilleure protection des victimes, possible par la libération de la parole, la formation des personnels soignants, l'éducation et par des sanctions judiciaires équitables

  • Aimer, donner, pardonner

    France Guérin

    Les années ont passé, mais France se souvient toujours du placard où sa belle-mère l'enfermait pour la nuit. Elle avait fait d'une serpillière la plus belle des poupées et se répétait inlassablement : " Quand je serai une grande dame, j'aurai plein d'enfants. Je leur ferai tout ce qu'on ne m'a pas fait. " Elle n'a pas oublié les corvées, les coups, les humiliations. Ni les abus de son grand-père. Pendant longtemps, la vie ne lui a rien donné. Et pourtant, cette femme hors du commun est heureuse. Elle a donné la vie à trois filles. Elle fut une " seconde mère " pour des dizaines d'enfants et a adopté deux garçons handicapés. La maltraitance n'est pas une fatalité. On peut avoir subi le pire et devenir une mère aimante. Le bonheur est une lumière intérieure. France en est la preuve vivante. Ce témoignage bouleversant est un modèle de courage, de résilience et un immense message d'espoir. France Guérin vit à Montreuil. Ému par son histoire, Nicolas Torrent, journaliste à Canal+, lui a proposé d'écrire ce livre avec elle.

  • You're mine !

    River Emy

    Frédérique et Liam auraient pu faire un très beau couple, en apparence, tout le monde le croit, mais, derrière la porte fermée de leur appartement, elle vit un enfer.

    Liam rentre souvent saoul le soir et assouvit ses pulsions sans qu'elle ait son mot à dire. Les viols se succèdent, la peur est au maximum, et la vie de Frédérique n'est qu'un cortège de peines et de douleurs. Un jour, elle trouve le courage de partir.
    Ce jour sera le début d'une vie meilleure, elle en est sûre. Elle a repris la danse et postule pour devenir professeur dans une école prestigieuse. La danse, c'est tout sa vie, son oxygène, son horizon.
    Lorsqu'elle tombe sur Jonathan, le directeur, tout se bouscule en elle. Il est beau, mystérieux, et surtout très talentueux.
    Peut-être est-il temps de faire confiance à un homme ?

    Mais le bonheur n'entrera pas aussi facilement dans la vie de Frédérique, Liam n'est pas mort, il mûrissait juste sa vengeance.

  • Mathilde et Andréa sont deux femmes qui réussissent ce qu'elle entreprennent, l'une dans son métier d'avocate, l'autre dans son activité de journaliste. Elles s'organisent pour travailler ensemble et se rencontrent bien au-delà de leurs champs de compétence.

  • « Paulo ouvrit maladroitement le journal à la page de ce fait divers. L'article s'étalait en gros. Il le parcourut à plusieurs reprises : pas de doute, c'était bien son crime. Son visage s'éclaira d'un rire heureux : c'était deux jeunes qui portaient le chapeau. Il se frotta les mains tout en exprimant sa satisfaction. Ça, c'était super.

  • Affaire policière

    Jean Coudert

    Je sais bien qu'elle passait son temps à faire son intéressante et faisait jaser les gens qui la traitaient d'allumeuse. Je l'avais déjà avertie et savais qu'il allait lui tomber quelques tuiles sur la tête. Comment supporter l'injustice ? Comment survivre à dix-huit mois de prison et de calomnie ? Pire encore, comment porter le poids d'une culpabilité injustifiée une fois libéré ? Chronique d'une erreur judiciaire ordinaire inspirée de faits réels, le roman de Jean Coudert nous plonge dans la peau d'une victime de mauvaises circonstances. Une illustration du suspect à tout prix, du temps perdu, des enquêtes bâclées, mais aussi de l'importance capitale du rôle que revêt l'ADN depuis une vingtaine d'années.

  • Simon Carrière, policier, a planté le gyrophare sur le toit de sa voiture, seul moyen de se rapprocher au plus près d'une scène macabre. Toute la cité est bloquée et tous ses habitants présents : jeunes encapuchonnés et pères de famille en une masse compacte, encore sous le choc, mais prêts à en découdre. Les femmes et leurs enfants aux fenêtres ou hululant depuis les balcons : une jeune fille du quartier vient de se suicider... Le capitaine Humbert enquête, lui, sur la disparition d'Aude : elle a été exécutée pour une embrouille de stups. Reste la violence de sa mise à mort. Il y a certainement autre chose derrière tout ça. Séquestrations, violences, balances et autres coups bas, c'est le lot du trafic de stups. Mais Dijon, ce n'est pas encore Marseille, Paris, Lyon ou Grenoble... La dope, ici, ce sont quelques familles, dont des membres sont en contact avec des grossistes basés dans des villes plus importantes. Il y a eu de belles affaires, mais on voit surtout des groupuscules plus anarchiques, quelques lascars qui font des trajets en Hollande pour ramener du produit, jusqu'à ce qu'ils finissent par se faire serrer par la douane volante à Gevrey-Chambertin. On est loin de la French Connection... A moins que les forces de l'ordre ne soient tout simplement trop aveugles pour voir dans ces gosses élevés de travers, pervertis par le fric facile des trafics et entraînés aux luttes viriles et à la violence, l'ombre d'une réalité inéluctable où le viol serait pratiqué comme une arme dissuasive, une arme de pouvoir aussi destructrice qu'une kalachnikov. Tournantes, violences faites aux femmes par des trafiquants de stupéfiants, disparitions de jeunes femmes : mélangeant plusieurs intrigues très contemporaines et nourrie aux faits divers qui ont défrayé la chronique judiciaire, Marie Vindy nous plonge dans un univers à la fois d'une grande proximité - une région et son quotidien avec des personnages auxquels il est aisé de s'identifier - et glaçant par la noirceur qu'il révèle. Son plus grand roman noir. Chiennes nous permet de retrouver les personnages croisés dans Une femme seule et Cavales : l'action se déroule au sein de la section de recherches de la gendarmerie nationale. Née en 1972 à Dijon, Marie Vindy finit par s'orienter vers l'écriture et publie Une femme seule en 2012 (Fayard), puis Cavales en 2014 à la Manufacture de livres. Passionnée de faits divers et de littérature policière, chroniqueuse judiciaire, Marie Vindy vit à Dijon avec son mari et ses enfants.

  • « L'instant d'après, je sentis une douleur au dos, une pression tellement forte que ma respiration fut presque coupée. Deux personnes, une de chaque côté de moi, me tenaient cloué au sol à l'aide de leurs genoux, mes mains furent rabattues dans le dos au niveau de la ceinture et je sentis un objet de métal, des menottes, m'immobiliser définitivement. Plus personne ne m'écrasait ni ne me touchait, je pouvais maintenant bouger la tête. Même si ma respiration s'en trouvait libérée, mon coeur battait la chamade comme si je venais de courir le cent mètres. Des gens couraient tous vêtus de noir, leurs bottes frappant le sol soulevaient une fine poussière sur la véranda, ils entraient et sortaient du camp sans dire un mot, chacun d'eux transportait un enfant en pleurs qui se débattait en vain. » Lors d'un accident survenu pendant une partie de chasse, Ronald Mondou est plongé dans un monde irréel. Il en reviendra avec un don. Embauché par la Sûreté du Québec, il aidera à démanteler un réseau de kidnapping, viol et meurtre d'enfants. Mais l'enquête qui le mènera jusqu'au Mexique ne laissera personne indemne... Fantômes et sorciers, meurtriers et entités maléfiques : dans ce polar transgenre, la réalité la plus crue côtoie l'imaginaire le plus débridé. Déstabilisant et accrocheur.

  • "Je vous prie de m´excuser. Je dérange certainement vos vies rangées. Vous avez, je le sais, vos préoccupations, vos soucis, vos amours, vos enfants et vos bonheurs. J´aimerais cependant, s´il vous plaît, que vous accordiez un moment à ce message que je vous fais parvenir. J´ai quelque chose à vous raconter. J´ai besoin de vous le faire partager. Vous en apprendrez sur moi, sur vous ainsi que sur nous tous. Cette lettre aidera ceux qui l´ont vécu comme ceux qui essayent de le comprendre, elle ravira les curieux, choquera peut-être les pudiques et fera bander les aficionados du ragot. Vous en avez tous pour votre compte alors n´attendons pas plus longtemps, allons-y, plongeons dans le passé..." À vingt trois ans, Jean ne sait que trop ce que paraître veut dire. Pour lui, c´est l´heure des comptes. Jean veut grandir et exister. Sachant bien qu´il y aura de l´effroi, un lourd secret dévoilé, des rires mais aussi des huées, il poste tout de même cette lettre qui va faire vaciller tout son monde...

  • La souillure

    Pastore Gilbert

    Joyeuse, elle se rendait à la fête du village, traversant la campagne provençale ensoleillée et parfumée. Tout lui souriait. Elle ignorait qu'elle allait être victime d'un viol des plus horribles. Nous sommes en mai 1940 Une vie à rechercher les auteurs de ce geste et à mûrir une vengeance. Une haine au service d'un combat interdit.

    Extrait

    « Pressés d'atteindre leur proie, ils couraient, insensibles aux ronces et aux branches. Leurs vêtements étaient tâchés, quelle importance lorsque l'on chasse. Ces détails comptent peu lorsque la proie est proche. Leur bas-ventre enflammé, ils assouvissaient leur envie. L'esprit obscurci, ils crient l'hallali. »

  • Un voyage de classe très ennuyeux, pour la bonne élève qu´est Amandine, se transforme en calvaire et la traumatise quand elle est victime d´un viol. Elle tente alors de se reconstruire petit à petit, malgré sa colère, sa haine et ce lourd secret qu´elle porte comme un fardeau.

  • Aurore est une jolie jeune fille que le destin n'a pourtant pas gâtée. Ayant subi une expérience traumatisante que son subconscient lui a fait oublier, cette dernière se cherche, cumule les ennuis, et croit trouver le réconfort dans la drogue.

    Un jour, après avoir fait un chantage odieux à l´une de ses meilleurs amies, Aurore est contrainte d´intégrer un célèbre centre de désintoxication pour soigner son addiction et surtout se reconstruire. Là-bas elle découvrira un univers clos, au règlement strict et uniquement féminin.

    Elle y fera la connaissance de la sensuelle Océane, une femme volcanique avec laquelle elle développera une complicité fusionnelle et très ambiguë... Malheureusement, leur relation va se compliquer avec le passé sombre et tortueux d´Aurore qu'elle même ne s'explique pas.

    Aidée par les deux psychiatres du centre, celui-ci remontera doucement à la surface, entraînant un déchaînement de souffrances, de larmes et de doute chez Aurore.

    Parviendra-t-elle enfin à exorciser ce mal enfoui au plus profond d'elle-même ? Rien n'est moins sûr pour cette fille complexe, enchaînée à ses propres démons...

  • Elena est orpheline. Un beau jour, elle trouve enfin une famille adoptive. Malheureusement, la désillusion est brutale et sans appel. Dès lors, le parcours de sa vie se construit de tragédie en tragédie.

  • « Quand j'ai vu ses yeux qui m'ont fait une peur mortelle - des yeux rouges d'animal qui veut dévorer sa proie, mon corps est devenu inerte, je n'ai plus rien senti. C'était très bizarre ce qui m'est arrivé ; j'étais paralysée, sans pouvoir faire quoi que ce soit, j'étais là sans être là. C'était comme si j'étais sortie de mon corps et j'assistais à mon propre viol sans rien faire, j'étais tétanisée. Je me suis laissé faire. » Avec ce récit, I. Winteregg signe un témoignage douloureux, qui rend compte de la double lutte d'une femme meurtrie : une lutte et contre la culpabilité, et pour faire reconnaître son statut de victime de viol. Et ce type d'agression d'apparaître ici clairement comme une double peine pour les femmes abusées, emportées dans un combat extérieur et intérieur destructeur, dont l'issue est trop souvent leur musellement. Âpre, bouleversant, militant, ce texte met encore en évidence, avec force, les défaillances de la justice en la matière.

  • Les phénix

    Marianne Méry

    « Poupée de chiffon Qui ne peut plus dire non Mais qui ne dit jamais oui Si ce n'est pas oui c'est non et puis tant pis ? Mais pour eux qui ne dit mot consent Et j'ai cru pendant longtemps Que ce n'était pas des agressions Puisqu'à haute voix je n'avais dit non » Le viol : 75 000 cas chaque année en France, une femme sur cinq dans le monde. Comment les victimes traversent-elles ce cauchemar ? Comment comprendre leur ressenti ? C'est la poésie et la force des mots que Marianne Méry a choisies pour évoquer l'innommable et ses traumatismes. Mêlant ses souvenirs à ceux d'autres vies brisées, elle livre un témoignage bouleversant sur un fléau qui n'en finit pas de hanter les mémoires.

  • Next

    Jerome Fort

    Novembre 2009. D'étranges meurtres surviennent jour après jour dans la ville de New Haven, Connecticut. Que ce soient les victimes ou les modes opératoires, rien en apparence ne relie ces assassinats, si ce n'est la mascotte en peluche de l'équipe universitaire de football des Yale Bulldogs, retrouvée sur chacun des lieux du crime. Le capitaine Andrew Konrad, responsable de la Division des services d'investigation de la police de la ville, se trouve alors plongé avec son équipe au coeur d'une sordide affaire, le ramenant sur une enquête classée sans suite dont il avait eu la responsabilité au début de sa carrière. Manipulé par un corps d'élite de l'armée américaine, il devra mener une course contre la montre afin de déjouer les meurtres à venir et empêcher la reprise de l'affaire par le FBI. Et, à son insu, il va devenir l'engrenage d'une terrible et machiavélique machination, véritable passerelle entre le passé et le présent, qui pourrait se retourner contre lui. De même qu'il ne ménage pas ses personnages entraînés dans une spirale de plus en plus macabre et meurtrière, de même Jérôme Fort ne laisse aucun répit à son lecteur au fil de ces pages sans temps mort, au rythme savamment entretenu et à la progression au cordeau. Thriller à la construction étourdissante, au scénario et aux ressorts mortellement efficaces, « Next » nous réserve ainsi quelques heures de lecture tendues et époustouflantes.

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