• Se plaçant du côté des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, Christine Bard déploie une oeuvre foisonnante renouvelant les modes de connaissance sur l'histoire des femmes, en écrivant par exemple le Dictionnaire des féministes, aujourd'hui reconnu, mais en s'attachant aussi à des objets inédits, comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties, l'histoire du vêtement, tels le pantalon ou la jupe. L'auteur s'attarde sur la corrélation entre la féminisation de l'histoire et l'histoire des femmes, sur les articulations entre savoir et engagement, sur l'utilité sociale de l'activité d'historienne.
    Elle revient aussi sur le moment contemporain du féminisme et sur les enjeux et les polémiques qui le traversent, depuis le mouvement de libération de la parole de #metoo, tout en rappelant tout ce qui l'a précédé : des décennies d'actions et de pensées féministes, trop souvent ignorées. Pour mieux éclairer la puissance de ses propres travaux de recherche, Christine Bard se livre enfin à un exercice de généalogie personnelle, en revisitant son passé intime et tout ce qui l'a poussée sur ces chemins du féminisme. Une manière d'inscrire une trajectoire personnelle dans un mouvement collectif.

  • Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société : combien couterait de salarier toutes les activités procréatives, affectives, éducatives, de soin et d'hygiène aujourd'hui réalisées gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?
    La lutte contre le sexisme n'exige pas tant l'égalité de salaire entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d'une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation - ce qui dessine l'horizon d'un communisme de type nouveau.

  • Ce livre est un condensé des meilleures chroniques « Grenades » de Safia Kessas diffusées sur La Première. Les thèmes qui y sont abordés avec un ton décalé, parfois acide mais jamais méchant touchent aux féminismes et aux diversités. De metoo au Black Live matters, Safia brosse de façon incisive et malicieuse un fait d'actualité marquant.

    Qu'est-ce que la masculinité toxiques ?
    Savez-vous que les sorcières existent vraiment ?
    Pourquoi le mot féminicide est-il entré dans le vocabulaire ?
    Qu'y a-t-il derrière les injonctions aux régimes et à la beauté qui pèsent sur les femmes ?
    Que sont le victim blaming, le mansplaining ou le manterrupting ?

    Toutes ces questions et bien d'autres sont réunies dans cet ouvrage qui, au-delà des textes savoureux, a pour ambition de proposer des pistes de réflexion. Chaque chronique est en effet agrémentée d'une analyse et d'éventuelles ressources pour aller plus loin et mieux comprendre les changements sociétaux qui nous entourent.
    Dans sa chronique La Grenade diffusée sur La Première, Safia Kessas aborde les thèmes liés aux féminismes et aux diversités sur un ton humoristique, parfois acide, souvent incisif, mais jamais méchant.
    Ces chroniques sont illustrées avec beaucoup de grâce et de moder- nité par Leyla Cabaux.
    La grenade de multiples vertus. Elle est bonne pour la santé et vous est conseillée sans modération.

  • Dans cet ouvrage, Camille Froidevaux-Metterie revient particulièrement sur l'affaire Weinstein et sur ses conséquences et montre comment ce scandale marque un moment particulier dans la fondation d'un nouveau féminisme. L'auteure analyse, en philosophe et en tant que femme, des faits universels comme les règles, la maternité, les seins, le premier rapport sexuel, le passage de la cinquantaine...


    Camille Froidevaux-Metterie réfléchit aux implications de l'expérience vécue de la corporéité féminine dans nos sociétés de l'émancipation. Elle propose de tenir ensemble la lutte contre les mécanismes d'aliénation et l'aspiration à un réinvestissement positif et apaisé du corps féminin.


    « Un féminisme de l'intime »

    Le Monde, Catherine Vincent


    « Le corps féminin au coeur du féminisme »


    France inter, Laure Adler





    « Une libération qui peut désormais aller jusque dans les sphères les plus intimes de la féminité »



    France culture, Olivia Gesbert

  • Rassemblant des essais et des articles écrits entre 1978 et 1993, ce livre précurseur analyse les rapports de domination en démontrant que leurs formes matérielles sont inextricablement liées à leurs formes idéelles - à la manière dont la pensée scientifique ou théorique, le "sens commun", l'idéologie les valident ou les justifient. Le servage, l'esclavage et ce que, la première, Colette Guillaumin a nommé sexage, reposent sur une appropriation rendue possible par l'établissement de catégories prétendument naturelles qui font des dominé·es "des choses dans la pensée elle-même".

  • Racisme et machisme à la télévision, métisses et carnaval, Serena Williams, féminisme, quotas raciaux, mobilisation sur les réseaux sociaux, blackface... Rien n'échappe au regard aiguisé de la philosophe, féministe et activiste Djamila Ribeiro. Dans ces chroniques originellement publiées dans la presse, Djamila Ribeiro réagit à chaud sur des situations du quotidien, à partir desquelles elle aborde des concepts comme le patriarcat, les droits LGBT+, l'autonomisation des femmes, et évoque des auteures de référence pour le féminisme comme Angela Davis ou Simone de Beauvoir. Parce que l'exemple brésilien nous aide aussi à penser la situation française, son regard critique est plus que jamais nécessaire.
    Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse papier et TV, elle donne aussi des conférences dans le monde entier. Avec un demi-million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids.

    « Djamila Ribeiro démystifie le féminisme noir » (Globo)

    « Faut-il lire Djamila Ribeiro ? Évidemment ! » (Folha de São Paulo)

  • Comment la variété des contextes historiques et aux cultures politiques affecte-t-elle le destin d'une oeuvre comme celle de Simone de Beauvoir ? Autour de la Méditerranée, d'Espagne ou d'Italie en Israël, la chronique des traductions, de la diffusion parfois clandestine (sous Franco) et des appropriations accentuant l'aspect intellectuel ou la dimension féministe, les histoires centrées sur la réception de l'oeuvre beauvoirienne indiquent des chronologies et des thématiques diversifiées, qui se combinent aux particularités politiques et littéraires (le républicanisme, le franquisme, le poids de l'Église catholique, l'importance des traductions depuis le français et le prestige des intellectuels...). La structuration des féminismes autour de l'opposition féminisme égalitariste/féminisme différentialiste est-elle perceptible ces rives méditerranéennes comme elle a pu l'être ailleurs ? Né du colloque sur « Les Réceptions contemporaines de l'oeuvre de Simone de Beauvoir, France, Italie, Espagne » (Université Côte d'Azur - décembre 2018), cet ouvrage ouvre une série qui se poursuit par deux autres Cahiers "Avec Simone de Beauvoir", parus simultanément en 2020.
    Ouvrage sous la direction de : Marie-Joseph Bertini, Odile Gannier, Magali Guaresi, Barbara Meazzi, Francesca Sensini & Maria-Grazia Scrimieri.


  • Il est bientôt une heure du matin, je suis fatiguée et loin de chez moi. Si je ne veux pas rater le dernier métro, il faut partir maintenant. Attraper un bus, ne pas perdre de temps. J'agrippe ma veste, mon sac et j'embrasse mon amie. La porte claque derrière moi. J'ai juste le temps de l'entendre ajouter :


    - Prudente, hein ?





    Sophie d'Aubreby naît à Bruxelles en 1988 et grandit en France. Elle revient à Bruxelles en 2014, après avoir foulé les trottoirs de différents pays, souvent la nuit. Elle travaille dans la communication et collabore de temps en temps à des revues féministes.

    Déplier les jambes

    est sa première nouvelle.


  • Au XVIIIe siècle, les femmes sont naturellement confinées à jouer leurs rôles de mère et d'épouse et les hommes ont seuls accès aux sphères d'action et de pouvoir. Condorcet publie alors ce texte en 1791 qui révèle à l'opinion des inégalités « nouvelles » de genre. Pertinent, précis et concis à la fois, alors politiquement incorrect, ce texte fondateur ouvre la voie à ce que sera après Condorcet, le féminisme politique et les luttes des femmes pour leurs droits et leur liberté.

  • Quand discuter devient pinailler, est-ce pour mieux préciser les choses, ou bien est-ce un exercice de vaine rhétorique ? L'ouvrage aborde cette question en posant que le plaisir de parler est ici central et que la littérature en fournit de beaux exemples dans la première partie, chez Molière ou Louis-René des Forêts. Spécialistes de l'argumentation, les philosophes pinaillent-ils par méthode ? La deuxième partie évoque cette thématique chez Descartes et Pascal, tandis que la troisième explore des lieux privilégiés où le pinaillage importe, comme la palabre africaine ou encore les interprétations talmudiques, voire bien entendu dans le cours des rapports interpersonnels, sur l'exemple de la relation de Victor Hugo avec Juliette Drouet. Un ouvrage rare et informé sur une pratique langagière essentielle et peu étudiée.

  • Le Mouvement de Libération de la Femme est d'actualité dans un monde largement dominé par des pouvoirs réactionnaires où la majorité des femmes peine à sortir d'une dépendance se renouvelant chaque jour. Avec Les Années MLF et Liberté et Radicalité, Sens Public entend faire reconnaître cette exigence première : les femmes ont moins besoin de protection que d'initiatives.
    Réunissant les témoignages et les photographies des premières militantes du mouvement, rééditant quelques documents introuvables et publiant des contributions originales qui marquent la spécificité beauvoirienne, ces volumes auxquels Sylvie Le Bon de Beauvoir a personnellement contribué, inscrivent le féminisme dans son histoire, si marquée par les pensées et les engagements de Simone de Beauvoir et de sa revue Les Temps modernes.

  • Le Mouvement de Libération de la Femme est d'actualité dans un monde largement dominé par des pouvoirs réactionnaires où la majorité des femmes peine à sortir d'une dépendance se renouvelant chaque jour. Avec Les Années MLF et Liberté et Radicalité, Sens Public entend faire reconnaître cette exigence première : les femmes ont moins besoin de protection que d'initiatives.
    Réunissant les témoignages et les photographies des premières militantes du mouvement, rééditant quelques documents introuvables et publiant des contributions originales qui marquent la spécificité beauvoirienne, ces volumes auxquels Sylvie Le Bon de Beauvoir a personnellement contribué, inscrivent le féminisme dans son histoire, si marquée par les pensées et les engagements de Simone de Beauvoir et de sa revue Les Temps modernes.

  • P. Thullier-Girard présente dans ces pages gorgées de références riches allant des confins de l'histoire aux figures de la pop culture actuelles, un mémoire de recherche sur Tituba, la sorcière des sorcières. Un ouvrage empreint de féminisme et visité par les démons quotidiens de cette autrice à l'assaut du patriarcat... Des démons instables et trop présents, qui s'expriment dans un essai aussi renseigné que passionné.
    Théâtre, poésie et féminisme, P. Thullier-Girard associe dans cet ouvrage ses passions. Elle y glisse aussi une ferveur qui emporte tout sur son passage. Salutaire et iconoclaste.

  • En 1879, le parti socialiste français organise plusieurs congrès ouvriers afin de mener une lutte pour l'amélioration des conditions économiques et sociales du prolétariat.
    La journaliste Hubertine Auclert y participe et fait un rapport sur la condition féminine.
    Soucieuse de mettre ses contemporains face à leurs contradictions, elle interpelle les socialistes dans un discours qui fera date.

  • Destin d'amour Nouv.

    Marthe-Cécile Micca, autrice d'origine camerounaise, analyse ici le sujet intemporel qu'est l'amour, avec ce regard particulier à la femme africaine. Aux frontières du néo-féminisme, cet essai développe l'émancipation affective de ces femmes dans un contexte où les tabous sont encore très présents, où l'amour reste contraignant.
    Marthe-Cécile Micca propose d'avancer vers une ouverture d'esprit propre à libérer l'amour de ces entraves idéologiques surannées, afin d'exprimer ses sentiments et émotions naturellement et d'émanciper les femmes africaines.

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