• Petits pays de France

    Didier Cornaille

    • Omnibus
    • 31 Octobre 2018

    Un voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l'histoire des hommes à celle des paysages, l'évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature.Une somme patrimoniale, par un auteur qui connaît les multiples paysages de la France. Les Amognes, l'Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar... Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu'ils sont à la fois très français et très exotiques, car s'ils ont tissé l'histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C'est ainsi qu'il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c'est la France vue du ciel, mais en rase-mottes, par-dessus les collines jusqu'au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu'à l'estuaire qui se déploie face au large.
    On y découvre que les frontières restent bien vivantes, malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs, parce qu'elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.

  • Quel est le lien entre un Ch´ti du Nord et un Auvergnat ? Un coeur en chacun d´eux qui bat, vaillant et généreux.

    Le premier est d´origine polonaise. Fils et frère de mineurs, Jules Stapinski baigne depuis son enfance dans la culture du Nord et des corons. Il a réussi, a profité de la vie en homme simple jusqu´au jour où un fatal accident l´expédie tout droit au paradis... Le deuxième est Auvergnat, fruit des amours coupables d´une mère volage avec un Allemand durant l´Occupation. Après ses études, Armand, devenu médecin, s´installe à Orcival. Mais en 1987 son coeur, déjà malade, vacille, il doit être remplacé. Par la grâce des progrès de la médecine, Jules « a offert » son coeur à Armand, qui, reconnaissant, va chercher par tous les moyens à connaître l´identité de son sauveur...

  • Depuis Des grives aux loupsà L'appel des engoulevents, les Vialhe, paysans corréziens, sont entrés dans le paysage sentimental de la France rurale. Pendant des siècles, du néolithique à l'agronomie triomphante des années 50, ces hommes et ces femmes, par leur labeur, leur intelligence et leur fidélité au sol natal, ont construit et maintenu un espace à leur mesure. Ils ont fait de leur territoire, et au-delà de leur pays, le plus beau jardin nourricier du monde.
    En cette fin de XXe siècle qui voit la mort programmée de la paysannerie, cette saga millénaire est celle d'un peuple et d'une civilisation.

  • Le récit d?une aventure exemplaire ;le couronnement de la grande entreprise romanesque de Claude Michelet.0300C´est en un temps (le milieu du IXe siècle, quand les fils et petits-fils de Charlemagne se disputent l´empire disloqué) et dans une région d´une extrême misère, celle que l´on appelle aujourd´hui la Brenne, proche de la Sologne. Partis de Solignac, la grande abbaye bénédictine du Limousin, l´abbé Théodéric et douze de ses frères ont mission de relever un premier établissement, Saint-Romain, qui s´est éteint. Ils arrivent, avec pour seules armes une faucille et leur foi, dans un pays de pauvres terres et de marécages ; ils découvrent une population ? quelques centaines de serfs ? minée par les fièvres et les écrouelles et encore toute proche du paganisme. Tout est à faire sur le plan matériel comme sur le plan spirituel.L´abbé Théodéric et les siens se jettent dans l´aventure. Avec leurs manants, ils défrichent, ils assèchent les marais, ils créent des étangs. Ils combattent le sorcier, incarnation du Malin, qui terrorisait les gens. Ils élèvent une abbatiale et un cloître. Ils font de Saint-Romain un lieu de pèlerinage. Ainsi, à grand effort et grande foi ? chaque calamité ranimant leur courage ? ils rendent vie à ce territoire déshérité.Mais vient le temps des invasions des Vikings, ces « païens du Nord » qui, remontant les fleuves, pillent, incendient, massacrent. Et, un jour, ils fondent sur Saint-Romain. La moitié des paysans et des frères sont tués, l´abbatiale incendiée... Alors, l´abbé Théodéric rassemble les survivants et proclame : « Nous allons recommencer ! »... Et ils recommenceront.On mesure la grandeur du propos de Claude Michelet. L´aventure qu´il relate est de celles qui ont fait la civilisation occidentale. L´ambition était grande, elle est totalement réussie, car tout est dans ce livre : le versant matériel et humain (les défricheurs et leur entreprise) et le versant spirituel (Dieu, l´Éternel) ; le travail des hommes animés par une foi.

  • Voici de retour les héros des Promesses du ciel et de la terre, ces pionniers venus de France installés dans le Chili des années 1870. Ils ont toujours le goût du rique. Jetés malgré eux dans la "guerre du Pacifique", qui, à partir de 1879, oppose le Chili à la Bolivie et au Pérou, ils jouent leur fortune, leur bonheur et leur vie dans ce conflit terrible, ignoré de l'Europe. Il y a la guerre ; il y a la conquête de nouveaux horizons que certains d'entre eux mènent avec passion. Et il y a la paix, les gestes et les travaux de la paix, de la vie, que Pauline et Antoine cultivent avec non moins e passion... L'amitié, l'amour, la confiance et l'espoir, ces fleurs-là ne cessent jamais de s'éapnouir dans ce nouveau grand roman de l'auteur de Des grives aux loups.

  • Près de 60 métiers disparus racontés par la dernière génération à les avoir exercés. Gérard Boutet, infatigable arpenteur de nos campagnes, fait ici oeuvre de mémoire.
    On imagine mal ce que pouvait être l'existence journalière des gens de naguère, bien avant que la machine ne vienne améliorer leur condition. Souvent on naissait sans être vraiment désiré ; on grandissait comme une mauvaise herbe et sitôt les dix ans, avec plus de force en bras que de jugeote en ciboulot, on se louait pour gagner sa croûte loin des jupes rassurantes d'une mère trop occupée à torcher les puînés. On apprenait le boulot sur le tas, en regardant faire les anciens qui n'étaient pas avares en coups de pied au cul.
    Ils ne sont plus légion, ceux qui peuvent encore évoquer ces duretés qu'ils ont endurées. Les années ont coulé. Ils sont partis les uns après les autres, sans bruit, le plus simplement du monde. Avec eux ont disparu les derniers témoins d'une époque à jamais révolue.
    Gérard BOUTET En quarante ans, de 1920 à 1960, la vie quotidienne dans nos campagnes a subi plus de transformations que pendant les vingt siècles qui ont précédé.
    Conscient de la disparition progressive d'un savoir-faire rural devant les assauts de l'urbanisation et de la mécanisation, Gérard Boutet a arpenté nos campagnes à la rencontre de ces gens de peu, les gagne-misère, et a rapporté sans nostalgie le récit de leur vie quotidienne avant qu'ils ne s'éteignent, et avec eux la mémoire de nos campagnes.




    Préface de l'auteur

  • 1871.
    La Commune a chassé Pauline de Paris, le feu a ravagé les terres d'Antoine. La providence leur fait croiser Martial, un jeune négociant en vins qui rêve aventures et grandes entreprises. Ce sera le Chili, une terre qu'ils savent à peine situer sur la carte mais dont les promesses chantent à leurs oreilles. Très vite Antoine et Martial y bâtissent leur empire tandis que leurs femmes tiennent en ville un comptoir commercial.
    Pourtant, la fortune ne leur fait pas renier leur pays et les drames qu'ils ont fuis. Lorsque ceux-ci les rattraperont, c'est auprès du père Damien, prêtre de passion et de générosité qui parcourt sans relâche les paroisses misérables des contreforts andins, que l'espoir renaîtra.

  • Le principal personnage de cette histoire est une maison plantée sur un plateau aride au lieu dit, autrefois, Rocheflame et, aujourd'hui, Rocsèche.
    Une demeure de paysan, modeste d'apparence, mais forte de ses pierres et de sa charpente, faite pour défier le temps et les passions humaines. Pour cette maison et les terres qui l'entourent, deux hommes, à cinq siècles d'intervalle, vont se battre, pour qu'elle vive et que vive avec elle tout ce qu'elle signifie : la dignité, la liberté, l'amour des êtres et des choses et cette permanence des valeurs fondamentales sans lesquelles il n'est pas de civilisation.

  • Dépassant son expérience personnelle, Claude Michelet dresse le portrait vivant des agriculteurs français d'aujourd'hui - des différents types d'agricultures et des différents types d'agriculteurs. Il montre ce que sont ces hommes et ces femmes qui travaillent la terre, qui l'entretiennent et assurent notre nourriture ; ce que sont leur mentalité, leur caractère ; les raisons de leurs réactions et de leurs colères ; le rôle éminent qu'ils tiennent dans l'équilibre social et moral de la nation ; et ce qu'il adviendrait si, un jour, las de trop de tracasseries, désespérés de trop d'incompréhension, ils se détournaient de la terre. Avec passion, renversant au passage bien des idées reçues, il plaide. Il s'adresse aux citadins comme aux agriculteurs pour que les uns et les autres prennent conscience de l'impérieuse nécessité d'une nouvelle alliance entre la ville et la campagne - faute de quoi cette terre qui nous fait vivre, ces paysages que nous aimons retourneraient au désert.

  • Jusqu'au milieu du XX e siècle, chaque village et bourg de France abritait une cohorte d'artisans qui participaient à la vie quotidienne d'une population encore très rurale et étaient indispensables à la bonne marche de la communauté. Puisant dans la somme encyclopédique de La France en héritage, Gérard Boutet a réalisé ce petit dictionnaire dans lequel on trouvera des métiers que l'on attend (maréchal-ferrant, charpentier, chaudronnier, sabotier, tonnelier...) et d'autres aujourd'hui insolites, tels que l'épinglier (qui fabriquait des épingles), le fleuristier (fabricant de fleurs artificielles pour les modistes ou les couronnes mortuaires), voire le patenôtrier (fabricant de chapelets et colifichets de piété) ou l'oribusier (fabricant de chandelles de résine). Chacun des 120 métiers, qu'il soit de petite industrie ou de petite main, est défini en prenant en compte les caractéristiques régionales, sans oublier les aspects historique et anecdotique.

  • Voilà plus de quinze ans que les héros des Promesses du ciel et de la terre et de Pour un arpent de terre ont débarqué au Chili. À force de courage et d'audace, ils ont créé un empire à leur mesure. En cette année 1887, soulevés par l'une des plus grandes aventures du siècle, voici Antoine, Martial et Romain sur l'immense chantier du canal de Panamá, dont le creusement vient de commencer. Une entreprise démesurée, sous un climat d'enfer, où les hommes tombent par milliers. Mais une passion : ce défi à la nature les porte au-delà d'eux-mêmes.
    Loin, sur l'immense hacienda familiale, les femmes et les enfants ne cessent d'imaginer l'avenir, de le créer. Se jouera-t-il dans la France retrouvée ou sur cette terre d'adoption qui s'offre aux jeunes ?

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