• Préserver à tout prix la tranquillité des campagnes ou bien la céder à ces jeunes férus de vélo en quête de plaisirs et de sensations ? Voilà un enjeu qui oppose jeunes citadins et anciens d'un village morvandiau. La solaire Blandine, fleur du pays, saura-t-elle réconcilier les deux camps ? Blandine habite le Morvan, entre monts, forêts et rivières à truites. Rares y sont les visiteurs jusqu'à ce que de jeunes " étrangers " se prennent de passion pour les chemins du Travers qu'ils dévalent " à fond la caisse " sur leurs vélos tout-terrain. Ils ont été accueillis par Octave, vieux paysan dont ils égayent la solitude. Mais au café du village, ça gronde. Qui sont-ils ? De quel droit s'approprient-ils les rudes collines et saccagent-ils les sentiers ?
    De Blandine, seize ans, on tolère les virées sportives dans le Travers. Mais on apprend bientôt qu'elle va y rejoindre son amoureux, un de ces inconnus...
    Deux camps s'opposent alors : citadins et locaux, renouveau des territoires et traditions rurales. Blandine, aussi futée que gentille, saura-t-elle les réconcilier ?
    Avec l'aide de Pierre Tricot, le sage, celui en qui tous ont confiance...

  • Pour subvenir aux besoins de son foyer, la jeune Violette est contrainte de quitter son nourrisson et son mari sans travail, pour " partir en nourriture " à Paris. Un roman qui évoque la mémoire des femmes morvandelles, nourrices prisées dans la capitale à la fin du XIX e siècle.
    1885. Dans l'attente de son premier enfant, Violette cultive un bonheur simple avec son mari Bertin. Même s'ils vivent de peu dans leur masure morvandelle, et qu'elle est souvent seule quand lui, galvacher, s'en va des mois durant avec ses boeufs pour se louer.
    Mais Bertin est las de sa vie itinérante. Il a une idée en tête... Que sa douce épouse aille " en nourriture " chez des bourgeois à Paris. En effet, les nourrices y sont choyées un an ou plus, puis rentrent avec un joli pécule. Au prix d'un lourd sacrifice : se séparer de leur enfant.
    Bientôt, l'argent vient à manquer et Bertin peine à trouver du travail. La jeune mère doit se résoudre à partir, et confie sa fille aux bons soins de sa soeur.
    Devenue une nourrice appréciée, elle va faire dans la capitale une rencontre qui la bouleversera à jamais... Qu'en sera-t-il de Violette, loin des siens ?

  • Guillaume, brillant architecte à Versailles, se rend en catastrophe en Bourgogne : son frère jumeau se bat contre la maladie et ne peut plus assurer la gestion du vignoble familial. Guillaume choisit de rester et de prendre tout en main. Un roman sensible et touchant, un regard juste sur la gémellité au sein d'une fratrie.
    Guillaume, brillant architecte, dirige un cabinet florissant à Versailles. Surchargé de travail, il descend en catastrophe en Bourgogne car son frère jumeau, Robin, l'a appelé à l'aide. Atteint d'un cancer, celui-ci est épuisé par sa chimiothérapie et il sait qu'il ne pourra pas assumer seul les vendanges, d'autant plus que sa femme est sur le point d'accoucher. Une fois sur place, Guillaume décide de rester et de tout prendre en main, bien que n'y connaissant pas grand-chose. Il n'hésite pas d'ailleurs à lâcher un gros projet d'architecture, pas question pour lui de laisser tomber son frère, qu'il adore. Il s'installe donc chez le couple, dans leur maison qu'il a lui-même dessinée, et essaye de tout gérer de front. Mais les ennuis s'accumulent et il perd pied. François, le paysan avec qui les jumeaux avaient signé un contrat de fermage au décès de leurs parents afin qu'il continue l'exploitation de la ferme familiale, vient d'annoncer qu'il prenait sa retraite. Pour les jumeaux, il n'est pas question de vendre ce patrimoine, mais trouver rapidement une personne capable de gérer cette exploitation, et notamment l'important cheptel de charolaises, n'est pas chose aisée. Quant à Ralph, le fils de Guillaume, il a abandonné ses études et se rebelle contre son père en lui faisant payer chèrement un divorce qu'il n'a jamais supporté. Leur relation est exécrable. Guillaume va-t-il réussir à résoudre seul tous les problèmes ? Peut-il laisser tomber son cabinet d'architecte et mettre ainsi sa vie entre parenthèses pour épauler sa famille ? Un retour en Bourgogne est-il envisageable, lui qui a tout fait pour construire sa vie ailleurs ?

  • Au XVe siècle, pour enterrer son douloureux secret, Balbine de Joinville va lier son destin à celui des hospices de Beaune. Un drame réaliste et sensible mêlant la petite et la grande Histoire. Avec une préface signée Michel de Decker.Balbine de Joinville est religieuse aux hospices nouvellement fondés à Beaune. Elle a choisi de s'enfermer en ces lieux, l'année de ses dix-huit ans, pour cacher la honte d'avoir été violée. Elle y est demeurée par passion pour les herbes médicinales - une passion qui nourrit un talent de thérapeute qu'apprécie le médecin Maric Lambert, attiré par cette religieuse singulière. Du viol, perpétré par son oncle dans le château familial, une petite fille est née, Jeanne. Elle est élevée par le jardinier, non loin de sa cousine Alix, seule héritière des Joinville. Bien qu'elles ignorent ce qui les lie, une forme de rivalité s'installe entre elles. Tout les oppose : Alix renonce à un grand amour pour faire un mariage de prestige ; Jeanne devient chef d'une bande de brigands et disparaît peu à peu de la mémoire de ses proches. Jusqu'au jour où une blessure plus grave que les autres la conduit aux hospices de Beaune...
    Balbine, Alix, Jeanne : trois destins de femmes s'entremêlent pendant un demi-siècle comme les fils de laine d'une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne dans les hospices de Beaune à leur apogée.

  • Roman sur la vieillesse, la solitude, et hommage aux parents de l'auteur, Les Fruits de l'hiver a été couronné par le prix Goncourt en 1968. " Les Fruits de l'hiver est à la fois un témoignage passionné de l'amour maternel et l'expression d'un remords. " Michel RagonLes années terribles de la guerre prennent fin, à Lons-le-Saunier dans le Jura. Heureusement ces temps oppressants poussent le voisinage à plus d'entraide, à une vraie solidarité
    Mais les privations quotidiennes, le travail incessant des jours, l'occupation allemande, leur vie en vase-clos pèsent sur le vieux couple Dubois. Sans baisser les bras, Paul part chaque jour dans son petit jardin, y puiser ce qu'il peut en tirer ; sa femme fait aussi de son mieux...
    Et les Dubois se tracassent également pour leurs deux enfants : l'attente du retour de Julien, qui a déserté on ne sait où, pour échapper au STO et Paul, l'épicier, qui fricote de très près avec la milice...
    Une histoire de vie bouleversante.

  • 1914-1960. Chronique d'une famille de fermiers morvandiaux. Les problèmes de la paysannerie et le destin d'une femme luttant pour garder sa terre. Août 1914. C'est le début de la fenaison au hameau de l'Huis Maugrit dans le Morvan, mais les hommes ont été mobilisés. A douze ans, l'énergique Marie, qui se rêvait institutrice, se résigne à prendre en charge la petite ferme familiale. Avec Anne, son inséparable amie, elle traverse toutes les épreuves de la guerre. Trois années passent. Un camp de prisonniers - des insoumis pour la plupart - est installé à la mine voisine. L'un d'eux, Roland, noue des liens très tendres avec la cousine de Marie, Lucienne. Mais celle-ci disparaît et seule Marie sait pourquoi. Avec l'après-guerre viendront la désillusion et l'exode rural. Marie résiste et s'accroche à sa terre. Un jour, Roland, qui avait quitté le pays, réapparaît et malgré le terrible secret qu'elle ne révélerait pour rien au monde, elle consent à l'épouser... .

  • Dans un village du Morvan, un jeune fermier assiste à l'inexorable mutation des campagnes. La mécanisation à tout-va, la solitude auront-elles raison de sa volonté de conserver la terre de ses parents ?
    Joseph n'a jamais oublié ce beau jour d'été où, enfant, il a vu pour la première fois un tracteur.
    Il était rouge, tellement impressionnant... En ces temps d'après-guerre, la société rurale subit
    de profonds changements. Joseph en prend conscience très tôt.
    Le jeune homme vit dans la petite ferme familiale, au coin du chemin menant à la Roncerai, autrefois le plus beau domaine de la région. A la déshérence de ce lieu répond celle du pays. Joseph, fidèle à son univers clos, partage son temps entre la ferme léguée par ses parents et ses travaux de bûcheronnage.
    Quant aux filles... elles se sont presque toutes envolées.
    Le progrès à tout-va, la solitude auront-ils raison de la volonté de Joseph de rester à la terre ? Il faudra l'arrivée de Julienne pour que tout
    change...

  • Il y a soixante-dix ans, des hommes ont disparu au coeur du Morvan forestier, dans une mine de fluorine proche d'une ferme aujourd'hui abandonnée. Une jeune violoniste, qui enquête sur ce drame ayant coûté la vie à son grand-père, découvre la beauté d'une région au passé parfois troublé.
    Mathieu, jeune garde forestier, traque le moindre départ de feu dans les plantations de sapins de Douglas dont le Morvan regorge. Un beau matin, il voit s'échapper de la ferme abandonnée de Montcouvert une colonne de fumée. Qui donc fait du feu au milieu des bois ? Mathieu y envoie Baptiste, son meilleur ami, en vacances chez son grand-père, l'ancien aubergiste du village. Ce cavalier émérite découvre avec stupéfaction qu'une jeune femme, violoniste, a établi son campement à la ferme. Autre étrangeté, elle semblerait avoir choisi ce lieu pour jouer en pleine nature. Subjugué par Guillermina, Baptiste va l'aider dans sa quête, car elle lui confie être à la recherche d'une mine de fluorine - ce minerai qui fit la richesse de la région - où son grand-père serait mort. Un drame que la mémoire locale a soigneusement effacé. Quel rôle Clément, le grand-père de Baptiste, qui vivait là, a-t-il joué enfant ? Quelles tensions entre les habitants, qui se haïssent d'une vallée à l'autre, ont tissé cette histoire trouble ?

  • Afin de sauvegarder l'âme de leur hameau de l'inexorable course du profit et du progrès, des habitants, avec à leur tête Thibaut, un ado plein d'idées, se mobilisent... De ce hameau tranquille, les Ruées, qui a vu sa population fondre comme neige au soleil notamment avec l'envolée des jeunes vers la ville, ne subsistent que l'auberge, la vieille gare et quelques habitations. Une poignée de fidèles aiment se retrouver à l'auberge, lieu d'une riche tradition familiale, où Mathilde a élevé seule Adeline et Thibaut, aujourd'hui adolescents. Bientôt un projet met en concurrence l'auberge de Mathilde et une zone artisanale, dont la municipalité attend beaucoup pour le développement du village voisin et pour l'emploi... Jusqu'à ce jour, grâce à l'auberge et la gare, même désaffectée, les gens du hameau avaient le sentiment de conserver, aussi fragile soit-elle, l'âme des Ruées. Pour combien de temps ? Mais il y a les choucas, ces élégants oiseaux noirs qui nichent sur le toit de la vieille gare ! Dès lors, les causes se confondent. Toucher aux choucas, c'est s'en prendre aux gens du hameau... Et le timide Thibaut sait, lui, d'un crayonné habile, comment rallier le plus grand nombre à leur cause, comment sauver l'auberge, comment joindre aux belles paroles les vraies résistances...

  • Une histoire d'héritage, mystérieuse et tragique, de nos jours dans le Morvan. Une juste et sensible peinture du monde paysan.A la mort de Ludovic Grollier, dernier descendant d'une famille morvandelle jadis puissante, ses héritiers découvrent un testament si alambiqué que personne ne s'y retrouve. D'ailleurs, était-il vraiment propriétaire de la Grande Cheintre qui fut, sans conteste, la plus belle exploitation du village ? Gustave Grollier, dernier agriculteur du pays et lointain cousin du défunt, veut profiter de la situation. C'est alors que survient un étranger qui semble s'intéresser à l'affaire. Puis d'autres personnes entrent en scène : les intérêts en jeu sont très importants.
    Dans leurs curieux cadres, trois photos jaunies par le temps finiront par révéler le secret d'une bien étonnante histoire de famille.

  • Dans la région du Beaujolais, une nouvelle enquête pleine d'humour et de cadavres menée par Archibald Sirauton, ancien juge d'instruction reconverti en viticulteur.A Saint-Vincent-des-Vignes, village niché du côté du mont Brouilly, entre Beaujeu et Morgon,
    la vie suit son cours, jamais tranquille. Le maire, Archibald Sirauton, doit se coltiner tous les tracas de l'hiver de ses administrés. Et il y a de quoi faire ! Surtout quand on apprend la disparition inexplicable du duc du Beaujolais, le richissime fondateur des Chais Pillorget. Mais Archi (pour les intimes) a de la bouteille ! Ancien juge d'instruction reconverti en viticulteur heureux, il n'a rien perdu de son flair, de ses réparties cinglantes et de sa connaissance encyclopédique de la loi.
    C'est donc sous cette triple étiquette, maire, vigneron et ancien magistrat, qu'il va traîner ses guêtres et son humour chez les héritiers Pillorget, tellement avides qu'on a tôt fait de rebaptiser les fameux chais " les chais des ambitieux "...

  • En 1866, Antoine Donnadieu, architecte passionné en charge des travaux menés dans la cathédrale d'Autun, en Bourgogne, exhume par hasard une pièce unique, un bas-relief du XIIe siècle représentant une femme nue couchée " à la perfection de laquelle rien ne se pouvait comparer " : La Tentation d'Eve. Aussitôt réapparue, tout le monde se l'arrache. Reste une inconnue : que sont devenues les figures d'Adam et du diable, les autres éléments de la fameuse trinité ? Dans l'ambiance trouble de la fin du second Empire et des premières années difficiles de la IIIe République, Robert Brampton, aventurier américain, dénicheur de beaux objets et ami d'Antoine, raconte cette histoire envoûtante de chasse au trésor et de manipulation. Un roman minutieux et passionnant, teinté d'histoire et de suspense, autour d'un trésor bourguignon.

  • Artistes, femmes du monde, élégants de la capitale, tous prisent la parfumerie de Manon Dupré, rue Saint-Honoré. En 1750, l'usage est de se parfumer quotidiennement de la tête aux pieds et jusqu'aux accessoires. Une coquetterie venue droit de Versailles. Pourtant, en ce mois de mai, ce ne sont pas les senteurs mais une rumeur qui court les rues de Paris, une rumeur folle de trafic d'enfants. Lorsque deux jeunes garçons de son entourage, à leur tour, disparaissent, Manon, la jeune et belle parfumeuse, s'inquiète. Trop affectée pour attendre leur hypothétique retour, trop maligne pour n'y voir qu'une simple coïncidence, trop intriguée aussi, elle se lance tous sens affûtés à leur recherche. Une quête et un compte à rebours qui la mèneront dans le milieu, impopulaire et corrompu, de la police de Louis XV...

  • Enquête toute en fantaisie pour Archibald Sirauton, vigneron, maire, fin limier à ses heures, dans les coulisses d'un théâtre converti en scène de crimes... Corsé, plein, chaleureux comme un bon beaujolais.Rouge comme les rideaux d'un théâtre...
    Rouge comme la robe d'un bon beaujolais...
    Et rouge comme les yeux d'Archibald Sirauton. Ce dernier voit doublement rouge ! Tout Saint-Vincent-des-Vignes, son village - jamais tranquille - niché au creux des coteaux du Brouilly, est sens dessus dessous : un corbeau distille via Village en folies, " journal électronique sans concession ", des horreurs sur chacun ou presque de ses administrés. En plus, Xa, comédienne de son coeur, se voit accusée de meurtres sur son lieu de travail, en pleine répétition d'une pièce de Molière, à Lyon.
    En tant que maire de Saint-Vincent-des-Vignes, ancien magistrat, amant de la belle Xa, Archibald Sirauton, reconverti en viticulteur, se sent investi d'une double mission...

  • Version numérique enrichie ! En bonus : Philippe Bouin répond au questionnaire de Proust "revisité", un quiz Beaujolais et le premier chapitre des prochaines aventures d'Archibald Sirauton, Les Chais des ambitieux (parution 2014).
    Stupeur et dégrisement à Saint-Vincent-des-Vignes, village niché au coeur du Beaujolais. On a découvert le cadavre d'un homme égorgé au sommet du mont Brouilly avec autour de lui des objets de rituel satanique fichés en terre. Le maire, car il s'agit de lui, Joseph Marzot, ne fêtera donc pas le premier jus tiré des cuves. Non loin, dans le superbe manoir de l'Ardières, Archibald Sirauton - le bien nommé -, ancien juge d'instruction, aujourd'hui premier adjoint au maire et viticulteur heureux, décide de mener une enquête parallèle à celle de la police... en compagnie de joyeux drilles. D'autant que nombre de rumeurs et racontars pimentent l'affaire et comme disent les Vincenvignoblois : " La malédiction était sur lui. Joseph n'aurait jamais dû acheter le Vignoble du Diable... " .

  • A la Libération, en Bourgogne, le projet de deux amies d'enfance de transformer une ferme en auberge dans une campagne encore endolorie par la guerre. La suite des Labours d'hiver.
    Au coeur du Morvan, la ferme de l'Huis Maugrit a survécu au déclin des campagnes grâce à l'obstination d'une femme : Marie Courbet. Mais après la Libération, la solitude du hameau se révèle vite insupportable au caractère trop entreprenant et autoritaire de Marie. Lorsque son amie Anne lui souffle l'idée moderne de créer une " ferme-auberge ", l'avenir redevient possible, notamment aux côtés de son petit-fils avec lequel elle noue, enfin, des liens d'affection. Seules l'entravent encore les séquelles d'un passé dont elle porte le poids du lourd secret. Un roman paysan dans le plus beau sens du terme.

  • L'arrivée d'une famille d'origine maghrébine vient bouleverser les habitudes d'un village morvandiau. Ce sont des enfants, Tom et Aïda, qui réconcilieront les habitants. Un beau plaidoyer contre l'exclusion.Entre Tom et Aïda, dès le premier instant, c'est le coup de foudre. Qu'ils aient l'un et l'autre treize ans ne change rien à l'affaire... Si Tom est un Morvandiau " pure souche ", Aïda, elle, a échoué avec sa famille dans ce hameau perdu entre prés et forêts, loin de tout, même de l'école. Tout serait simple pour les deux enfants s'il n'y avait le refus de la différence, la peur de l'autre et quelques rudes règlements de comptes entre certains villageois et les " étrangers " d'origine algérienne. A leur façon, Tom et Aïda vont se battre. Et surtout, ils ne renonceront à rien. Les foins, la moisson, la grande foire de septembre et la nature rythment ce roman où les traditions morvandelles sont confrontées aux réalités de notre époque.

  • Quelque temps avant de mourir, Émile a modifié son testament en faveur de Marie, l'institutrice avec qui il a noué une relation passionnée. Me Blanchard, notaire de la famille, convoque Emma, Louis, Marie, Margot, Marthe et le docteur Colliard. À la lecture du testament, c'est la douche froide pour Emma : Émile lègue à Marie la maison des Quatre-Vents, le bois qui l'entoure et de l'argent pour la reconstruire. Emma, de son côté, ne récupère le reste que si elle épouse Louis dans les six mois ! Émile a également adressé une lettre à Marie dans laquelle il lui dit les craintes que lui inspire Emma et la possibilité qu'il pourrait disparaître de manière tragique. Pour Emma, ce testament est une catastrophe. Elle qui croyait devenir l'unique maîtresse de la Vernières se retrouve face à une étrangère. Avec un domaine morcelé, et des moyens réduits, la lutte entre les deux femmes est inéluctable.Tandis que s'ébauche cette lute, Emma découvre qu'elle n'a jamais cessé d'aimer le docteur Colliard. Jusqu'au jour où celui-ci lui annonce qu'elle est enceinte

  • Dans un hameau du Morvan, François cherche sa voie, tiraillé entre son lourd héritage familial et son besoin d'émancipation.François Courbet habite la ferme de l'Huis Maugrit. Entouré des femmes de sa famille, au caractère fort, qui tiennent avec succès une petite auberge, il souffre d'ignorer ses origines paternelles. Loin de cet univers figé, secret, le monde est en ébullition : à Paris, le mois de mai 68 agite tous les esprits.
    François veut devenir menuisier et s'adonne avec passion à la pratique de la vielle, renouant ainsi avec une coutume bourguignonne. A ses problèmes identitaires se greffe une douloureuse passation de biens qui dépossède les Courbet de l'auberge, de la menuiserie et d'un moulin. Partir... Pour François, une parenthèse lointaine s'impose. Il laisse derrière lui sa fiancée, qui est aussi la soeur de son pire ennemi.
    De retour en Bourgogne, le besoin de renouer avec sa terre, la tradition hôtelière de la famille et la découverte tardive d'un fils réconcilieront François avec sa propre histoire.

  • 1943 : trois ans déjà que les Allemands sont entrés à La Charité-sur-Loire. Le domaine de la Vernière est devenu le QG de l'armée allemande d'occupation.Emma, sa propriétaire en a été dépossédée au profit de Marie, son amie devenue collabo, qui a épousé Klaus Mayer, le commandant de la place.De son côté, Emma reprend le café de la Poste à Donzy et entre dans la Résistance, tout en entretenant une relation amoureuse avec Paul, le chef de réseau.Au fil des mois, contre toute évidence, certains collabos, tels Blanchard, le notaire, ou Armand, l'ancien ouvrier agricole qui a juré la perte d'Emma, continuent de miser sur la victoire de l'occupant, alors que Marie commence à douter d'avoir fait le bon choix...Le jour de la Libération, chacun, au regard de ses choix, devra rendre des comptes, payer ses erreurs ou se racheter.

  • D'amour et de cendres

    Jacques Mazeau

    • Archipel
    • 14 Février 2018

    1915 : dans les campagnes, les Françaises prennent le pouvoir. Jeanne, que la guerre a privée d'Octave, prend son destin en main. Tout le savoir-faire de Mazeau, star du suspense-terroir.
    1915. Le conflit s'enlise. Sur le front, terrés dans les tranchées, les hommes tentent par tous les moyens de survivre. Pour supporter la mort qui rôde, ils se raccrochent en pensée à leur compagne restée au village.Loin du fracas des canons, les femmes, seules, prennent en main fermes, ateliers et villages. La terre doit continuer à "donner" malgré la folie des hommes. Libres de leurs choix, elles se découvrent pour la première fois maîtresses de leur destin.Louise et Angèle dirigent leur exploitation pour assurer le quotidien. Quant à Jeanne, jeune femme curieuse et intelligente, la guerre l'a privée à jamais de son jeune époux, Octave. Enceinte, la voici à la tête de la scierie de Champlemy, dans la Nièvre. Mais elle n'a pas renoncé pour autant à l'amour...Chacune, cependant, le sait : en ces temps troublés, le pire et le meilleur ne sont jamais certains... Entre espoir et inquiétude, l'amour survivra-t-il aux longs mois d'absence ?

  • Août 1914. A l'heure de la mobilisation générale, le village bourguignon de Narcy devient le théâtre de décès inexplicables. Le curé, pourtant robuste comme un chêne, est découvert au pied de l'autel vidé de son sang, une étrange morsure au cou. La mort du maire, dans les mêmes circonstances, précipite la venue du très parisien et très présomptueux policier Hubert de Monchicourt, ex-agent des Brigades du Tigre. Lequel tente de trouver une cause rationnelle à ces faits divers et va tomber sous le charme de l'énigmatique Isabelle, la nouvelle institutrice qui semble cacher plus d'un secret derrière son beau sourire... Une savoureuse et mordante chronique villageoise.

  • Comment tout un village bourguignon, par le biais d'une rumeur sur la présence d'un loup alentour, se ligue contre une jeune Parisienne, récemment installée.En Bourgogne, au temps des autoroutes et du TGV, le loup est de retour et, avec lui, les mythes et les croyances qui lui sont attachés. L'Ouïau, le vieux bûcheron, a vu sa trace en forêt, et lorsque les enfants de la discrète Agnès, une Parisienne fraîchement établie dans la région, osent contredire la rumeur, tous ou presque se liguent contre l'étrangère.
    Comment ose-t-elle s'immiscer ainsi dans la vie d'un village si tranquille ?
    Trois moutons tués par les chiens d'un notable intouchable, et l'affaire du loup prend une tout autre tournure...

  • Avec la peine d'une amante dont la récente passion vient d'être brisée, Marie assiste à l'enterrement d'Émile. Nous sommes en 1939, dans un bourg de la Nièvre. Elle découvre ceux et celles dont lui parlait son amoureux. Mais le hasard a parfois des raisons que la raison ne connaît pas... En effet, peu avant de mourir, l'ombrageux Émile a modifié son testament en faveur de Marie. À sa grande surprise, elle est convoquée chez le notaire. C'est la consternation pour Emma, la petite-fille du défunt : Émile lègue à la fois à Marie la maison des Quatre-Vents, le bois qui l'entoure, des chevaux et une somme rondelette. A Emma le reste, mais pas d'argent... Marie hérite surtout d'une longue lettre d'Émile où celui-ci lui fait des révélations sur la famille et sur plusieurs meurtres jamais résolus. Quant à Emma, qui pensait devenir la régente de la ferme, elle se retrouve confrontée à une étrangère dont elle ignore encore tout, mais sur laquelle les lettres de sa mère, mystérieusement disparue des années auparavant, vont beaucoup lui apprendre...La Ferme de l'enfer est l'histoire d'un secret de famille, patiemment égrené au long des chapitres.

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