• Encensé par ses admirateurs, critiqué parbeaucoup
    de magistrats, la " Bête noire "des prétoires
    s'explique pour la première fois.
    Non, il n'est pas fasciné par le mal, mais il défend autant la présomption d'innocence que le droit - pour les criminels de tout bord - à une juste peine qui ne varie pas du simple au double d'une cour d'assises à l'autre.
    Non, il n'est pas l'ennemi des magistrats, mais il s'interroge sur l'absence de la notion d'humanité dans leur serment, alors qu'elle figure dans celui des avocats. Car ceux qui lui confient leur destin sont aussi des êtres humains, dont la ligne de vie a parfois de quoi inspirer aux jurés une certaine clémence.
    /> Non, il n'est pas contre l'État, mais il est souvent révolté par le fonctionnement de la Justice. Comme personne ne l'a fait auparavant, il raconte les petits arrangements, les influences et les pièges qui peuvent biaiser un verdict. À travers les anecdotes et les souvenirs édifiants des grands procès d'assises auxquels il a participé, il dresse le portrait d'un système judiciaire implacable, au sein duquel la défense n'est guère que tolérée, même quand elle tente désespérément d'éviter les erreurs judiciaires.
    " J'ai décidé de devenir avocat à quinze ans. C'était le 28 juillet 1976 et j'avais entendu à la radio que Christian Ranucci, l'homme du "pull-over rouge", avait été exécuté à l'aube. Ce n'est pas le récit d'une vocation que je fais ici, mais d'une sorte de fatalité. Je suis condamné à plaider. "

  • " Ce fut ma première et ma dernière grande histoire d'amour... "
    Par ces mots, lors de la soirée Sidaction en avril 1994, Barbara Samson bouleversait des millions de téléspectateurs. À dix-sept ans, parce que le garçon qu'elle aimait ne lui avait pas dit qu'il était séropositif, Barbara avait été contaminée par le virus du sida.
    C'est cette histoire qu'elle raconte ici. Et aussi, par-delà le drame, l'histoire d'une adolescence, les espérances et les doutes, la recherche de l'amour, le don éperdu de soi, tout ce qu'elle partage avec des milliers d'autres garçons et filles. Un témoignage simple et fort, pour que son drame soit évité à d'autres, et que l'amour ne soit plus jamais porteur de mort.

  • Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce qu'on appelle le " locked-in syndrome " - littéralement : enfermé à l'intérieur de lui-même -, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou même simplement respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil - le gauche -, c'est son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie.
    Avec son oeil, il cligne une fois pour dire " oui ", deux fois pour dire " non ". Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières... Avec son oeil, il a écrit ce livre : chaque matin pendant des semaines, il en a mémorisé les pages avant de les dicter, puis de les corriger.
    Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, il nous envoie ces cartes postales d'un monde que nous ne pouvons qu'imaginer - un monde où il ne reste rien qu'un esprit à l'oeuvre. L'esprit est tour à tour sarcastique et désenchanté, d'une intensité qui serre le coeur. Quand on n'a plus que les mots, aucun mot n'est de trop.
    Publié dans trente pays, Le Scaphandre et le Papillon a déjà touché des millions de lecteurs dans le monde. Le film qui en a été tiré, réalisé par Julian Schnabel et interprété par Mathieu Amalric, figure dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2007.


  • Exilée du Caucase, mannequin chez Chanel, cette célèbre beauté fut une héroïne de la Seconde Guerre mondiale et une icône de la Légion étrangère.

    Leïla Hagondokoff est une enfant qui vit entre le Caucase et Saint Pétersburg dans une famille de militaires. En 1917, elle a dix-neuf ans, elle est très belle, et tombe amoureuse d'un officier atteint d'une grave blessure à la tête qu'elle épouse contre l'avis de ses parents. La Révolution les pousse à fuir vers l'est et ils atteignent Shanghai au terme d'un terrible voyage. En Chine son existence est aventureuse, elle divorce et parvient à gagner la France. Chanel l'engage comme mannequin et sa vie sentimentale bien remplie se termine par un élégant mariage français. Mais cette séductrice devient une combattante pendant la guerre d'Espagne et la Seconde Guerre mondiale. Elle invente, fait financer et dirige des ambulances qui, pour la première fois, sont conçues afin d'opérer les blessés intransportables. Elle fait la campagne d'Italie, la campagne de France, repartira en Algérie pendant la guerre afin d'établir un centre de repos pour les soldats désargentés. La fin de sa vie et le reste de sa fortune sont consacrés à la Légion étrangère, pour qui elle est une bienfaitrice et une légende vivante. Personnalité complexe, libre et transgressive, sa volonté de fer et son courage physique et moral n'eurent d'égal que sa célèbre beauté.

  • Onze ans après " avoir été mort ", un homme témoigne du génocide du Rwanda, son pays. Un document bouleversant et remarquablement écrit." Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au coeur du Rwanda, je n'ai plus connu la paix. J'avais 15 ans, j'étais heureux. Le ciel était gris mais mon coeur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. Mon corps, mon visage et le plus vif de ma mémoire en portent les stigmates, jusqu'à la fin de ma vie. Pour toujours. " Comme celle de tous les survivants, l'histoire de Révérien Rurangwa rejoint l'Histoire. Son récit évoque, avec un réalisme saisissant, l'atrocité du dernier génocide du XXe siècle : celui des Tutsi au Rwanda. Il dit aussi la force de l'instinct de survie et des processus de résilience ; l'impuissance à envisager le pardon quand la justice est bafouée ; l'énigmatique pouvoir du mal et le mystérieux silence de Dieu. Et c'est en cela qu'il parle à tous les Hommes. Révérien Rurangwa, 27 ans, est aujourd'hui réfugié en Suisse, où il se bat pour rendre hommage aux victimes, obtenir des réparations pour les rescapés, pour que les milliers de criminels qui demeurent impunis passent enfin en justice.

  • Dans ce vibrant témoignage, Édith Fournier nous confie son cheminement aux côtés d'un conjoint atteint d'un grave processus de dégénérescence neurologique. Ce compagnon tant aimé, c'est Michel Moreau, cinéaste de métier, artiste d'âme et créateur sensible. La pensée que livre ici l'auteure témoigne de sa transformation intérieure, forage de l'âme d'autant plus profond que les deuils sont immenses. [...] À tous ceux qui cherchent à nourrir leur réflexion dans cet étrange parcours auprès de tout grand malade engagé sur la voie de l'éternité.

  • Il aura fallu la parution de deux ouvrages - Le Manuel du Goulag en 1997 et Qu'elle était belle cette utopie ! Chroniques du Goulag en 2000 - pour que le public découvre le destin singulier et extraordinaire de Jacques Rossi, ce Français emprisonné au Goulag. Mais, si ces deux ouvrages donnaient toutes les clés du système concentrationnaire soviétique et exprimaient les souffrances inouïes des déportés, ils ne disaient rien du parcours de l'auteur avant et après son séjour au Goulag. C'est l'objet de ce livre où il s'est confié à l'écrivain Michèle Sarde.
    Jacques le Français, surnom qui lui fut donné par ses compagnons de captivité, relate avec force, vivacité et humour l'existence de Jacques Rossi. Né en 1909 d'une mère française, il vécut en Pologne une adolescence de fils de famille et adhéra très jeune au Parti communiste, ce qui entraîna une première peine de prison. En 1929, il se trouvait à Berlin où ses talents de polyglotte (il pratique une dizaine de langues) lui valurent d'être affecté à la section des liaisons internationales OMS du Komintern et au service de renseignements de l'Armée rouge, le GRU. Pendant environ huit ans, le jeune agent secret mena à bien de dangereuses missions en voyageant à travers l'Europe sous des identités d'emprunt.
    Pendant la guerre d'Espagne, agent de liaison pour le compte des Républicains sur le territoire de Franco, il est rappelé à Moscou lors des grandes purges de 37. Accusé d'espionnage, il est condamné, sans autre forme de procès, à " huit ans de camp de redressement par le travail " qui se prolongeront en vingt années forcées en Arctique et en Sibérie. Après la mort de Staline, il sera assigné à résidence à Samarcande en Asie centrale pendant quatre ans. Au sortir d'URSS, la vie de l'ancien Goulaguien sera consacrée à rentrer dans sa patrie française où il ne retournera définitivement qu'en 1985 et à témoigner sur un siècle qui restera dans l'Histoire celui de l'inhumanité idéologique, symbolisée par les totalitarismes nazi et soviétique.


  • Juin 1962 : les pieds-noirs quittent l'Algérie

    La Traversée raconte le départ en France des pieds-noirs sur Le Ville d'Alger, en juin 1962, et plus particulièrement celui de l'auteur, alors âgé de 15 ans. Le récit, véridique, relate ce voyage sans retour, considéré comme l'exode le plus important de l'histoire du XXe siècle après celui de 1940, et rapporte par le biais des souvenirs personnels la vie des Français d'Algérie pendant la guerre d'insurrection.
    Récit cruel et émouvant où les odeurs et les saveurs se mêlent à la nostalgie et au sentiment de l'exil. Témoignage inédit sur un des événements les plus douloureux, les plus méconnus et les plus négligés de l'histoire de la décolonisation. 50 années après, Alain Vircondelet livre, documents à l'appui, un témoignage passionné sur une communauté qui fut victime de l'histoire et que la France ne sut pas accueillir.

  • Rosa Bonheur a connu, dans la seconde moitié du XIXe siècle, un succès si extraordinaire en France comme à l'étranger, qu'on la considérait comme le peintre le plus célèbre de son temps, alors que cette même époque maintenait les femmes dans une dépendance à peu près totale et, le plus souvent, les empêchait autant de s'exprimer que de créer. Mais Rosa Bonheur, petit bout de femme en apparence et grande artiste dans l'âme, sut très jeune s'affranchir des préjugés et assumer l'aventure de sa vie, la force de sa personnalité et son émancipation.
    Elle fut la première femme artiste à recevoir la Légion d'honneur. Acharnée au travail et jalouse de son indépendance, cette rebelle qui se forma toute seule apprit, au fil des années, à devenir un être libre, quitte à couper ses longs cheveux, trois quarts de siècle avant que cette mode se généralise, à s'habiller en homme et à fumer le cigare à l'instar de George Sand. Admirée par Delacroix, Géricault et Corot, particulièrement appréciée de l'impératrice Eugénie, du duc de Morny, de la reine Victoria ou de Buffalo Bill, la petite Bordelaise d'origine modeste, qui finit châtelaine dans la forêt de Fontainebleau, sut imposer à l'Europe cultivée la virtuosité de son style.
    Saint-simonienne convaincue, adorant les animaux, cette vestale de l'Art, qui selon sa volonté vécut et mourut vierge, n'a cessé de peindre ces présumés inférieurs parce que, disait-elle, "ils ignorent les passions". En leur compagnie, celle que John Ruskin surnommait la "French Lady" a composé, à travers des milliers de dessins, de tableaux et de sculptures aussi savants que vivants, la grande géorgique de l'histoire de l'art occidental, signant ainsi un poème champêtre du temps passé.

  • Le 27 avril 1938, Géraldine Apponyi, issue de la noblesse hongroise, surnommée " la rose blanche de Budapest " en hommage à sa beauté, épouse Zog Ier, roi des Albanais. De la gloire à l'exil, le destin hors normes d'une reine d'un an, dont la trajectoire lumineuse traverse près d'un siècle d'histoire européenne, du démantèlement des Balkans à la montée des fascismes, de la guerre froide à l'ère postcommuniste.
    Avec l'arrivée de Géraldine Apponyi à la cour de Tirana en 1938, le glamour et la modernité entrent en Albanie. De mère américaine et de père hongrois, de confession catholique et apparentée à toutes les familles royales de la vieille Europe, la " Rose blanche de Hongrie " tombe sous le charme du petit État des Balkans et de Zog Ier, son souverain musulman. Si la rencontre a été arrangée, le coup de foudre surprend la jeune comtesse et le roi dès le premier regard, dès le premier bal.
    Mais, un an plus tard, c'est le drame : l'Italie fasciste envahit l'Albanie et, tandis qu'elle vient de mettre au monde le prince héritier Leka, la reine doit fuir. Commence alors pour elle une vie d'errance, plus de soixante années d'exil qui ne prendront fin qu'en 2002, lorsque Géraldine rentrera triomphalement dans une Albanie délivrée du communisme.
    De l'Empire austro-hongrois à la montée du nazisme, de la guerre froide à la chute du mur de Berlin, Géraldine, reine des Albanais est une superbe fresque historique où l'épopée lumineuse et tragique de l'héroïne se confond avec celle d'une Europe à jamais disparue.
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  • Artisan social, Gilbert Cotteau n'aurait pu le devenir sans l'amour profond de son prochain et la quête du bonheur des autres dans la paix, la joie et la confiance. Plus que le récit d'une vie et d'un engagement solidaire, cet ouvrage est une invitation à choisir un autre chemin pour vivre ensemble. Préfaces d'Annie Duperey et Simone Veil. Une enfance heureuse - dans un milieu de gens simples, incarnant leurs valeurs de travail, de solidarité et de civisme aiguise la stupéfaction indignée de Gilbert Cotteau à la découverte des séparations brutalement infligées aux fratries d'enfants orphelins. SOS Villages d'Enfants naît en France de cette façon. D'un réflexe de conformité éthique à la dignité due à des êtres humains fragiles. En 1953, cette première innovation imprime dans la pensée de ce jeune homme de 22 ans, novice devant la vie, l'idée qu'à toute situation qui ajoute de la souffrance évitable à la souffrance inéluctable peut probablement s'opposer un contre-feu constructif. Durant six décennies, cette notion l'incite à décortiquer les causes sociétales de souffrances de gens sans défense pour concevoir un moyen de les alléger. Téléalarme, accès de lieux publics aux handicapés et écoute empathique de personnes fragilisées en sont trois illustrations. Cette disposition naturelle n'a pas enfanté un long fleuve tranquille. Y en a-t-il pour celles et ceux qui regardent et voient les autres ? Pourtant, il l'affirme : " À 82 ans, sans peur de la vie et de la mort, je suis heureux ; le bonheur des autres m'emplit de paix, de joie et de confiance. Rejetez l'égoïsme et la compétition exacerbés, vous choisirez à portée de votre coeur la voie d'un vivre ensemble neuf qui vous comblera. "

  • Jacques Marette, pionnier de cette profession, est embaumeur. De la disparition d'Edith Piaf à celle de Jean Cocteau, en passant par les victimes des catastrophes ferroviaires et aériennes, les chefs d'Etat comme les morts anonymes, Jacques Marette écrit ici une page capitale dans l'histoire de ce métier hors du commun. Il ne cache rien des péripéties ni des incidents qui en sont le lot quotidien. Son récit, anecdotes à l'appui, nous fait pénétrer pour la première fois dans l'univers des embaumeurs français.


  • Un document choc, adapté au cinéma par Pierre Godeau, sous le titre Éperdument.
    " On pourra toujours dire et penser que nous n'aurions pas dû. Mais depuis quand l'amour se commande-t-il ? Toutes les bonnes raisons que nous avions l'un et l'autre d'arrêter ne nous ont jamais séparés. Rien n'y a fait. Et ça m'a coûté tout ce qui jusque-là était ma vie. "

    Début 2011, Florent Gonçalvès, directeur modèle de la prison de Versailles, était arrêté pour avoir entretenu une liaison avec l'une de ses détenues, et pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agissait de la jeune femme qui avait servi d'" appât " dans l'affaire du gang des barbares.
    Les médias se déchaînèrent, les colonnes des journaux s'emplirent d'accusations et d'insinuations : l'homme bénéficiait d'un " système ", la fille l'avait " manipulé ".
    Or tout était faux : chassé de l'administration pénitentiaire, lâché par sa famille, poursuivi en justice, Florent Gonçalvès avait tout perdu, y compris son honneur, pour la plus inexcusable et la plus belle des fautes : l'amour d'une femme...
    Aujourd'hui, Florent Gonçalvès a décidé de rétablir la réalité des faits en livrant dans ce témoignage, qui paraîtra au moment où s'ouvrira son procès, sa part de vérité.


  • Un manifeste qui nous concerne tous !

    Pierre Priolet produit des fruits en Provence. Il y a un an ses larmes en direct sur France Inter et Canal + ont bouleversé le pays. Jean-Pierre Elkabbach, Thierry Ardisson, Guillaume Durand et Michel Denisot l'ont invité dans leurs émissions et à chaque fois sa présence, sa colère, ses mots simples et justes ont déclenché une avalanche de courriers et d'appels. Il était temps : ils sont des milliers d'agriculteurs, pris comme lui à la gorge, à disparaître sans faire de bruit, dans l'indifférence.
    Parce qu'il a les mots pour raconter les vergers à l'abandon, le paysage français qui se désertifie, l'humiliation quotidienne de paysans infantilisés par les subventions, le scandale de la grande distribution qui les étrangle, les pesticides autorisés en Espagne alors qu'en France, les agriculteurs sont traités de pollueurs. Parce qu'il n'adhère peut-être aussi à aucun syndicat et que sa parole est libre, Pierre Priolet est devenu en quelques mois le porte-voix d'un monde qu'on assassine. Passionné, il ne se contente pas de dénoncer, il se veut aussi l'instigateur d'un projet pour bâtir un nouveau système de distribution qui se passerait des aides, et il se bat pour l'idée d'une société où l'on consommerait plus juste. Un livre bouleversant, un appel au secours, mais aussi une très efficace réflexion sur notre société et sur un système en bout de course.

  • L'humour, l'émotion et la tendresse sont au rendez-vous dans ce livre sur l'amitié qui lie ces deux pros des médias.
    Claude, je nous revois à Portofino commencer nos entretiens dans la perspective de ce livre, c'était il y a au moins sept ans. A la terrasse d'un café du port, le minimagnéto pour enregistrer nos échanges était prêt, mais toi, pas encore. C'est seulement cette année 2009 que nous avons tout repris à zéro, au coin de ton feu, dans ton refuge de l'Île Saint-Louis, maintenant que les hommes de ta vie ne sont plus là et que tu te sens plus libre pour parler. En effet, l'idée m'était venue que plutôt de recueillir des bribes de ta vie, au hasard de nos vacances, émissions, dîners et voyages, ç'aurait été chouette de tout remettre dans l'ordre et qu'on sache vraiment comment tu avais traversé ces huit décennies : ton enfance de fille d'une écrivain célèbre, la guerre, Le Monde, la radio, la télé, les livres, tes trois maris, tes amants... C'était mon souhait le plus cher parce qu'on rencontre peu de personnages comme toi dans une vie, et je souhaitais faire partager l'intérêt, la curiosité, l'amusement, la surprise permanente que j'ai la chance, jamais tarie, de ressentir à tes côtés. Tu sais à peu près tout de moi, de ma vie, et j'avais envie de tout savoir moi aussi. Ma pudeur, ma timidité et la peur de te déranger ne m'auraient jamais permis de te poser toutes ces questions. Je prends ce qu'on me donne ; j'avais déjà beaucoup ; avec ce livre, tu m'as donné plus encore.

  • Ce livre est le récit d'un père amoureux et dévoué, qui a accompagné son fils Michaël, atteint d'une maladie neuromusculaire dégénérative, jusqu'à sa mort à presque douze ans. Quelles sont les leçons qu'apporte la vie avec un enfant « mortel » ? Comment convertir une telle épreuve en source de vie et de joie ? Du désespoir le plus sourd à une expérience proche du sublime, ce témoignage lucide et émouvant raconte les jalons d'un parcours aux échos universels. Ce récit en hommage à Michaël, « une grande âme dans un petit corps », est aussi à l'image de celui qui savait opérer la plus grande des magies : ouvrir les coeurs.

  • Automne 2007, Amanda Knox, 20 ans, quitte Seattle pour réaliser son rêve : étudier en Italie. Mais le rêve vire au cauchemar lorsque sa colocataire, Meredith Kercher, est retrouvée assassinée dans leur appartement.
    Perdue, isolée, dans un pays dont elle parle à peine la langue, Amanda devient rapidement la suspecte idéale. À l'issue d'un procès controversé, elle est condamnée à 26 ans de prison pour meurtre. Ce n'est que 4 ans plus tard qu'elle est acquittée à la suite d'un procès en appel, et peut enfin retrouver sa famille aux États-Unis.
    En s'inspirant des journaux intimes qu'elle a tenus en Italie, Amanda livre pour la première fois son histoire et montre quelle détermination il lui a fallu pour prouver son innocence malgré l'acharnement des médias.

  • Magnitude 7.3

    Tinan Leroy

    Paris, Haïti, l'adoption, l'abandon, deux mères, deux familles, deux langues, deux douleurs. Comment se construire à travers les chocs émotionnels et les secousses de la vie ? Christophe Leroy subi ces traumatismes dévastateurs dont naitra Tinan Leroy, un autre lui-même.
    À la fois acteur et spectateur, impliqué et détaché, ému et distant, Tinan Leroy a les accents de celui qui a traversé la ligne de feu.
    Dix huit ans après son adoption et son arrivée à Paris chez une mère française, Christophe Leroy décide de retrouver sa famille haïtienne. Ses recherches le mènent à Port au Prince et Bombardopolis.
    Il découvre un pays, une culture et la vie difficile qui est le quotidien des siens. Il se fond dans l'amour de ses soeurs, cousins, cousines, oncles, tantes, grand-mère, frère... Jusqu'à retrouver sa mère et connaître les conditions qui ont mené à son adoption.
    À cette nouvelle famille et ce nouveau pays, il donne sans compter tout son amour, son énergie, son aide, sa joie. Mais peu à peu ce monde idéal se lézarde, et la réalité fait s'effondrer son rêve par pans entiers.
    Cette quête de racines, de repères et d'amour est ici racontée avec une grande pudeur, une totale et douloureuse lucidité. Si en France l'amour semble corrompu, en Haïti il apparaît souvent dénaturé par l'égoïsme, l'intérêt et le mensonge. Quand tout s'effondre - séisme du coeur -, Christophe, devenu Tinan émerge des décombres. Il aura préservé un frère, une nouvelle conscience de lui-même et du monde.
    Cette re-naissance fera de lui un homme. S'il n'a pas choisi son passé, il est décidé à construire son avenir loin des mensonges, quel qu'en soit le prix.

  • ...La mère d'Édith était irréversiblement engagée dans un processus de dégénérescence neurologique: la redoutée maladie d'Alzheimer. Ce livre relate l'incontournable torture des proches devant la condition du parent en perte d'autonomie et l'inespérée reconnaissance d'une fille et de sa mère, à l'heure où les inhibitions ont cédé la place à la présence pure, au pouvoir du geste sur la parole et à l'audace de l'ultime rapprochement.

  • Lorsqu'il ouvre les yeux, un soir de 1987, face aux marches de l'Opéra de Paris, cet homme a tout oublié. Son nom, sa profession, le lieu où il habite, tout. Pas de papiers sur lui : "Je ne sais pas qui je suis ", dit-il aux policiers qui l'interpellent, puis au médecin qui l'interne dans un hôpital psychiatrique. Serait-il malade ? Commence alors une quête douloureuse, à la recherche de son identité. Mais quand on la retrouve grâce à un détail insolite livré sous narcose, il se sent perdu comme jamais. Car ces parents, cette épouse, ces jeunes enfants qui sont les siens, il ne les reconnaît pas. Il a 30 ans. Comment reprendre le cours d'une vie à jamais effacée ? Comment va-t-il recouvrer toutes ses aptitudes, son talent d'architecte, la faculté d'aimer à nouveau cette famille qui a disparu de sa mémoire ? Est-il le même qu'avant. Ce qu'on lui raconte sur son passé ne lui plaît qu'à moitié. Deviendra-t-il meilleur ? Dans un témoignage poignant, Jacques-Michel Huret nous livre une aventure pleine de courage et de détermination. La sienne, et celle de Martine, sa femme. Une petite femme douce et fragile, qui a opposé à cette longue épreuve une force de titan : celle de l'amour inconditionnel.

  • Comment une petite fille fragile et condamnée par les médecins a-t-elle pu mener une vie de soeur missionnaire aux quatre coins du monde ? Comment une religieuse en est-elle arrivée à faire un doctorat de sexologie pour lutter contre les abus dont sont victimes les jeunes garçons et filles un peu partout sur la planète ? Comment a-t-elle affronté la misère, la souffrance et le terrorisme sans jamais perdre la foi ? La vie de Marie-Paul Ross est un pari gagné contre l'adversité.
    Elle a sillonné le Pérou, la Bolivie et la Corée du Sud pour venir en aide aux plus démunis. Elle a débusqué, même dans les pays développés, les misères cachées, les violences sexuelles et la prostitution enfantine. Et en même temps, elle a dû se battre contre son Église, non seulement pour exercer son métier de sexologue, mais aussi pour faire connaître ses techniques visant l'épanouissement du corps autant que la paix de l'âme. Forte de l'appui que lui a accordé Jean-Paul II, elle poursuit sa mission...
    Une leçon de courage, d'espoir et de joie.

  • Ce texte n'est pas seulement un formidable témoignage et le récit d'une vie d'aventurier ; c'est avant tout le livre d'un humaniste pragmatique, foncièrement libre.
    En 1969, Louis Schittly, jeune médecin de 31 ans, accepte une mission pour la Croix-Rouge au Biafra. Là, avec des moyens dérisoires, plongé dans l'horreur de la guerre civile, il participe au sauvetage de plusieurs milliers d'enfants victimes de la famine. Le voilà French doctor, bientôt pionnier de Médecins sans frontières.
    Le début d'une vocation, car il part sous l'égide de l'Ordre de Malte au Vietnam, où, tout en étant témoin des " effets collatéraux " de la guerre toute proche, il accepte de faire passer clandestinement des médicaments au Viêt-công. Puis ce sera l'Afghanistan, en 1980 : loin des grands débats politiques, il décide de porter secours à la population privée de toute aide médicale. " J'étais, dit-il, un paysan alsacien qui apportait son aide à des paysans afghans, rien de plus ! "
    Retour en Alsace. À un peu plus de quarante ans, Louis se marie, fonde une famille, et pratique la médecine près de chez lui. Jusqu'au jour où Bernard Kouchner, ancien compagnon du Biafra devenu secrétaire d'État, l'appelle pour une nouvelle mission au Sud-Soudan...
    Ce texte n'est pas seulement un formidable témoignage et le récit d'une vie d'aventurier ; c'est avant tout le livre d'un humaniste pragmatique, foncièrement libre.

  • Au fil des pages, Christian Tétreault vous emmène sur les traces du bonheur à travers des récits de vie inspirants, émouvants, joyeux ou même franchement drôles. Ses réflexions profondes et pleines d'esprit sur la foi, la vie et la mort vous inviteront à vous forger votre propre histoire dans cette quête universelle qu'est la recherche du bonheur. Découvrez l'histoire de Philippe Bond qui, pour compenser sa timidité maladive, a décidé de passer sa vie à faire rire les autres. Ou encore celle de Mylène, qui n'aura eu que deux étés pour bâtir les souvenirs des moments précieux passés avec sa grand-mère. Ou bien entrez dans l'univers de Marina Orsini, qui a cheminé avec sa mère depuis sa tendre enfance. Que ce soit dans la touchante demande en mariage qu'a vécue Mitsou ou dans le récit de Michel Barrette, dont la vie est jalonnée de gens et de moments inoubliables, vous constaterez que le bonheur est un chemin sans fin. 

    Bonne route.

  • Saint-Georges-de-Beauce, le 29 mars 1981, une mère et ses deux filles dorment paisiblement dans un petit appartement de la 127e Rue. Soudain, en pleine nuit, un homme armé d'un fusil de chasse défonce la porte de la résidence et tire à bout portant sur la mère, affolée. Tout cela devant les yeux apeurés de deux fillettes impuissantes.

    «On pourrait croire que cette histoire est tirée d'un film d'horreur. En réalité, c'est la mienne, écrit Karine Veilleux. Je vais vous la raconter à travers mes yeux d'enfant de trois ans et de ceux de la mère que je suis devenue aujourd'hui.»

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